- Parce que le jardin n’est pas uniquement un endroit dans lequel on travaille. C’est aussi un endroit dans lequel on vit. Et sous prétexte que nous sommes en automne, il serait dommage d’abandonner brutalement la terrasse, les fauteuils, la table extérieure et tout ce qui fait le plaisir du jardin.
Agenda : Fête de la courge au Jardin partagé participatif Montauby Grand Jean de Saint martin de Seignanx samedi 10-10-26 : 87 Rue Artemis, 40390 Saint-Martin-de-Seignanx.
OCTOBRE : COMMENÇONS PAR REGARDER LE JARDIN.
- Avant de sortir le sécateur, la tondeuse, la bêche et tout l’arsenal du parfait jardinier, je voudrais commencer par un conseil extrêmement simple : regardez votre jardin. Oui, regardez-le, parce qu’après l’été, octobre est un excellent mois pour faire un bilan. Bilan que l’on a en partie fait en septembre…
- Je sais que vous êtes fatigué par les canicule successives, le jardinage sous de fortes chaleurs, mais restons concentré. Quand je découvre un jardin dans le cadre d’une étude paysagère, je ne regarde jamais seulement les plantes, je regarde les circulations, les expositions, les vents dominants, les zones humides, les zones sèches, les ombres, les vues, les usages…
Et octobre nous révèle énormément de choses.
- Après l’été, certaines erreurs deviennent visibles, une plante installée au mauvais endroit vous le fait comprendre, une terrasse exposée plein ouest peut rappeler brutalement qu’elle manque d’ombrage. Une zone complètement grillée en été nous indique parfois que le végétal choisi n’était tout simplement pas adapté, et c’est important, parce que jardiner intelligemment ne consiste pas toujours à intervenir davantage. Parfois, il faut simplement mieux observer avant d’agir.
Le jardin à t-il souffert cet été.?
- En octobre, certaines plantes portent encore les stigmates de l’été. Feuilles brûlées, rameaux desséchés, floraisons écourtées, pelouse clairsemée… Notre premier réflexe pourrait être de vouloir tout couper.
- Attention : Une plante qui paraît triste n’est pas nécessairement morte, avant de condamner un arbuste, observez les rameaux. Grattez très légèrement l’écorce d’une petite branche avec l’ongle. Si le tissu situé dessous est encore vert, la branche est vivante. Et surtout, ne confondons pas nettoyage et acharnement, un jardin n’a pas besoin d’être passé au Kärcher végétal chaque automne !
- Certaines parties sèches peuvent rester en place, les inflorescences fanées de nombreuses vivaces et graminées peuvent être magnifiques lorsqu’elles attrapent la rosée ou le givre, elles offrent aussi nourriture ou refuge à une petite faune.
- Alors oui, on nettoie ce qui est malade, on retire ce qui risque de contaminer d’autres plantes, on enlève ce qui gêne réellement. Mais on peut aussi apprendre à accepter qu’un jardin d’automne ne ressemble pas à un jardin du mois de mai. Et heureusement !
OCTOBRE : LE GRAND RETOUR DES PLANTATIONS.
- S’il y a une phrase à retenir aujourd’hui, c’est peut-être celle-ci : octobre est un formidable mois pour planter. Octobre, avec aussi novembre sous nos latitudes, mais on y reviendra avec la Sainte Catherine.
Pourquoi octobre ?
- Parce que le sol conserve encore une partie de la chaleur accumulée pendant l’été, tandis que les températures de l’air diminuent et que l’humidité revient généralement.
- Autrement dit, les conditions deviennent très intéressantes pour le développement des racines. Lorsque nous plantons au printemps, la plante doit parfois accomplir plusieurs choses en même temps : développer ses racines, produire des feuilles, fleurir et, quelques semaines plus tard, affronter la chaleur du premier été ou d’un canicule printanière précoce.
En automne, la situation est différente.
- La partie aérienne ralentit progressivement son activité, mais le sol peut rester suffisamment doux pour permettre aux racines de continuer leur installation. La plante prépare donc tranquillement son avenir. Elle travaille sous terre, et au printemps suivant, lorsque la végétation redémarrera, elle aura déjà pris possession d’une partie de son nouvel environnement. C’est pour cela qu’une plantation automnale bien conduite permet souvent une meilleure implantation et une meilleure résistance à la sécheresse l’été suivant. Je me répète, mais si une plante a pour principale ennemis, la chaleur de l’été, planter en début d’automne offre à la plante trois saisons pleines, automne, hiver et printemps, trois saisons pleines pour s’installer correctement avant la quatrième saison, l’été !
- Attention toutefois à ne pas transformer cette règle en dogme. Planter en automne ne signifie pas planter n’importe quoi, n’importe où et dans n’importe quelles conditions. Dans une terre extrêmement lourde et gorgée d’eau en hiver, certaines plantes sensibles à l’humidité préféreront une plantation printanière, et une plante très frileuse installée juste avant l’hiver peut évidemment rencontrer quelques difficultés. Là encore le printemps sera pour elle la meilleure période pour profiter de trois saisons pleines, le printemps, l’été, l’automne avant d’affronter la quatrième, l’hiver ! C’est principalement vrai pour les plantes méditerranéennes ou exotiques.
Comme toujours au jardin : on observe le sol, l’exposition, le climat et la plante.
COMMENT BIEN PLANTER ?
Profitons-en pour rappeler quelques bases.
D’abord, préparez un trou suffisamment large, je préfère généralement un trou plus large que profond.
Pourquoi ?
- Parce que les jeunes racines vont surtout avoir besoin de coloniser progressivement le sol autour de la motte. Si vous plantez une haie en terre lourde, préférez une tranchée à des trous individuels. Vos trous risque de devenir une cuvette pleine d’eau ou vos plantes vont stagnées. Une tranchée et certes plus de travail, mais elle sera naturellement drainante !
- Ensuite, regardez les racines : Lorsqu’une plante est restée longtemps dans son conteneur, les racines peuvent avoir tourné en rond. C’est ce que l’on appelle parfois un chignon racinaire. Si vous plantez la motte telle quelle, les racines peuvent continuer à tourner, il faut donc délicatement les libérer.
- Puis vient une étape trop souvent négligée : l’arrosage. Et là j’entends déjà quelqu’un me dire : « Mais Loïc, il pleut en automne ! » Oui. Parfois. Mais la pluie ne remplace pas nécessairement l’arrosage de plantation. Lorsque vous plantez un arbre ou un arbuste, un arrosage abondant permet notamment de mettre correctement la terre en contact avec les racines et de supprimer certaines poches d’air. Donc même si le ciel menace de vous tomber sur la tête dans l’heure qui suit, arrosez votre plantation.
Enfin, pensez au paillage.
- Et justement, en octobre, la nature commence à nous fournir gratuitement l’un des meilleurs matériaux possibles. Les feuilles mortes. Nous allons y revenir.
PLANTER UN ARBRE, C’EST AUSSI PENSER À SA TAILLE ADULTE.
Octobre donne souvent envie de planter.
- Et c’est très bien. Mais lorsque vous achetez un petit arbre d’un mètre cinquante dans une pépinière, essayez d’imaginer ce qu’il deviendra dans dix, vingt ou trente ans. C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes dans les jardins.
On plante pour aujourd’hui, alors qu’un arbre se plante pour demain.
- Avant de choisir son emplacement, posez-vous quelques questions : Quelle sera sa hauteur adulte ? Quelle sera la largeur de son houppier ? Comment ses racines vont-elles se développer ? Est-il adapté au sol ? Va-t-il supporter le vent ? Son feuillage est-il persistant ou caduc ? Va-t-il créer de l’ombre sur une terrasse ? Et cette ombre sera-t-elle bienvenue en juillet… mais gênante en janvier ?
- Voilà pourquoi la conception d’un jardin est passionnante, on travaille avec le temps. Un paysagiste ne dessine pas seulement ce que sera le jardin au moment de sa livraison, il imagine ce qu’il deviendra.
LES BULBES : PLANTER AUJOURD’HUI DES FLEURS QUE L’ON A PRESQUE OUBLIÉES .
Octobre, c’est aussi le grand moment des bulbes de printemps.
- Tulipes, narcisses, crocus, muscaris, jacinthes, alliums… C’est un geste que j’aime beaucoup parce qu’il demande un peu de confiance, on creuse un trou, on place quelque chose qui ressemble parfois davantage à un petit oignon qu’à une future fleur, on rebouche, et ensuite… plus rien, pendant des semaines, puis l’hiver passe, et un matin de février ou de mars, on aperçoit une petite pointe verte.
Et là, on se souvient : « Ah oui ! J’avais planté ça ! » Mais c’est quoi au juste ?
- Je vous conseille donc de garder les étiquettes et de les installer au jardin sur un piquet afin de vous rappeler ce que vous avez mis en terre… ou un croquis, ça marche aussi ! Et quand la plantes sort le bout de son nez, c’est presque un cadeau que l’on s’est fait plusieurs mois auparavant.
- Pour obtenir un effet naturel, évitez parfois les alignements trop stricts. Vous pouvez lancer doucement quelques bulbes sur le sol et les planter là où ils sont tombés, le résultat sera souvent plus spontané. On peut aussi installer les bulbes entre des vivaces ou sous certains arbres caducs, au printemps, ils profiteront de la lumière avant que les arbres n’aient complètement retrouvé leur feuillage. Et l’avantage avec les vivaces, c’est qu’un fois fanées, vos bulbes seront recouverts par les vivaces, et la matière pourra redescendre complétement dans le bulbe sans que vous ayez la vision d’une tulipe fanée au jardin, et de plus, le fait de laisser la matière redescendre complétement dans le bulbes permettra à ce dernier de refleurir l’année prochaine et de durer des années.
LES VIVACES ET LES GRAMINÉES.
- Octobre est également très intéressant pour installer de nombreuses vivaces rustiques. Et si vous souhaitez donner du mouvement au jardin, pensez aux graminées, a cette période de l’année, elles prennent tout leur sens.
- Les Miscanthus, Pennisetum, Calamagrostis et beaucoup d’autres offrent des silhouettes extraordinaires. Le soleil d’octobre est plus bas sur l’horizon, il traverse les inflorescences, et soudain, une plante qui paraissait presque ordinaire au mois de juin devient lumineuse.
- C’est aussi cela, concevoir un jardin, ne pas seulement réfléchir aux fleurs, mais réfléchir à la lumière, aux transparences, aux mouvements, aux textures. Un jardin réussi en octobre n’est pas forcément un jardin couvert de fleurs, il peut être beau simplement grâce à une graminée qui bouge dans le vent devant une lumière rasante. Et pour vous aider, je vous mets également le lien de toutes ces graminées sur mon blog, loicbance.canalblog.com, tapez « graminées » dans la barre de recherche en haut à droite et faite votre choix !
LES FEUILLES MORTES : ARRÊTONS DE JETER DE L’OR BRUN.
Voilà probablement l’un de mes sujets préférés en automne.
- Les feuilles mortes. Chaque année, la nature nous livre gratuitement des tonnes de matière organique. Et que faisons-nous parfois ? Nous les mettons dans des sacs pour les faire partir. C’est assez extraordinaire quand on y pense. Nous achetons du compost, du terreau et du paillage…tout en évacuant une matière capable de participer à la fabrication de l’humus de notre propre jardin. Alors évidemment, toutes les feuilles ne doivent pas nécessairement rester exactement là où elles tombent, sur une terrasse, elles peuvent devenir glissantes, dans une allée, elles peuvent être gênantes, sur une pelouse, une couche épaisse et humide peut étouffer le gazon, dans un bassin, une accumulation importante peut dégrader la qualité de l’eau.
- Donc oui, on ramasse, mais ramasser ne signifie pas jeter. Déplacez-les, sous les haies, dans les massifs, au pied de certains arbres et arbustes, dans le compost, ou fabriquez un terreau de feuilles.
- Vous pouvez même passer la tondeuse sur les feuilles déposées sur la pelouse pour les broyer, elles se décomposeront beaucoup plus rapidement.
- Les feuilles mortes peuvent protéger le sol contre les pluies battantes, limiter certaines adventices, conserver l’humidité et progressivement nourrir la vie du sol. Voilà un changement de regard intéressant : une feuille morte n’est pas un déchet, c’est une feuille qui commence sa deuxième vie.
LE SOL : LE GRAND OUBLIÉ DU JARDIN.
Profitons justement des feuilles mortes pour parler du sol.
- Nous regardons énormément les plantes, mais beaucoup moins ce qu’il y a dessous. Pourtant, sans sol vivant, difficile d’avoir durablement de belles plantes. Une poignée de terre n’est pas simplement un support dans lequel on plante quelque chose, c’est un milieu vivant. Bactéries, champignons, vers de terre et quantité de petits organismes participent à la transformation de la matière organique.
- Alors en automne, plutôt que de laisser certaines terres complètement nues, protégez-les. Comment ? Avec du paillage, des feuilles, du broyat ou avec un engrais vert au potager. La nature laisse rarement longtemps un sol nu, et il y a une raison. Une terre couverte résiste mieux aux intempéries. Dans notre région, c’est particulièrement intéressant lorsque les pluies automnales deviennent fortes. Une goutte de pluie qui frappe directement une terre nue peut participer à la dégradation de sa structure superficielle, un couvert végétal ou un paillage amortit cet impact. Bref, couvrir son sol, c’est un peu lui mettre un manteau, sauf que ce manteau finit par se transformer en nourriture. Plutôt pratique !
LE COMPOST EN OCTOBRE.
- Et puisque nous parlons de matière organique, allons faire un tour du côté du composteur. En octobre, il reçoit beaucoup de matière. Résidus du potager, feuilles, déchets de cuisine, petites tailles broyées… Attention toutefois à l’équilibre. Si vous remplissez uniquement votre composteur de feuilles sèches, la décomposition peut être lente. Si vous le remplissez uniquement de matières très humides, vous risquez d’obtenir quelque chose de compact et peu aéré.
- Il faut mélanger des matières plutôt carbonées : feuilles sèches, petites brindilles broyées, carton brun non imprimé en morceaux… Et des matières plus riches en azote : déchets frais de cuisine, tontes en quantité raisonnable, résidus verts du potager…
- Et surtout : de l’air. Un compost n’est pas une poubelle, c’est un milieu vivant. On a fait une émission sur ce sujet en novembre 2025, c’était la N°45 Le compostage de A à Z disponible sur le blog, tapez compost dans la barre de recherche du blog.
LA PELOUSE EN OCTOBRE.
Allons maintenant voir la pelouse.
- Après l’été, elle peut avoir fière allure… ou ressembler à une vieille moquette ayant traversé quelques déménagements. Pas de panique. Avec le retour de températures plus douces et de l’humidité, le gazon peut retrouver de la vigueur.
- Octobre peut encore être propice au regarnissage lorsque les conditions restent favorables. Avant de semer, préparez correctement le sol : Griffez les zones dégarnies, retirez le feutre excessif si nécessaire, semez, un apport d’engrais organique peut être bénéfique à ce moment, ensuite, passez légèrement le râteau et tassez. Et maintenez suffisamment d’humidité pour permettre la germination.
Concernant la tonte, progressivement, on espace.
- Et surtout, évitez de tondre trop court. Une pelouse rasée à quelques millimètres n’est pas nécessairement une pelouse en meilleure santé. En automne, laissez lui un peu de hauteur, même si on peut logiquement tondre un peu plus court qu’en été, à vous de trouver le juste milieu. Et lorsque les feuilles commencent à tomber en masse, évitez qu’elles restent en couche épaisse sur le gazon.
- Ramassez-les… …et vous savez maintenant où les mettre ! Dans les massifs, sous les haies, ou au compost… La boucle est bouclée. Et pour vous aider, vous en avez maintenant l’habitude, tapez pelouse dans la barre de recherche du blog loicbance.canalblog.com.
AU POTAGER : L’ÉTÉ S’EN VA, MAIS LE POTAGER NE FERME PAS.
Passons au potager.
- Les tomates commencent sérieusement à comprendre que la fête touche à sa fin, les courgettes sont moins enthousiastes, les haricots ralentissent, les courges, elles, commencent à prendre toute leur importance. Octobre est donc un mois de transition. On récolte encore : Carottes, betteraves, céleris-raves, courges et différents légumes racines selon ce que vous avez semé.
- Les dernières tomates vertes peuvent être récoltées avant une période vraiment froide et terminer leur maturation à l’abri. Pour les courges destinées à la conservation, manipulez-les avec précaution, une blessure sur l’épiderme peut devenir une porte d’entrée pour les pourritures. Conservez-les dans un endroit sec, aéré et adapté. Mais surtout, ne pensez pas que le potager ferme ses portes. On peut encore cultiver : Mâche, épinards et différents légumes d’hiver peuvent prendre le relais selon les conditions et les variétés.
- C’est une autre façon de jardiner plutôt destinée aux connaisseurs, on passe du potager de l’abondance estivale au potager de patience.
Que faire des pieds de tomates.
- Voilà une question qui revient souvent. Que faire des vieux pieds de tomates ? S’ils sont parfaitement sains, ils peuvent rejoindre le compost, idéalement coupés en morceaux pour accélérer leur décomposition. En revanche, s’ils présentent des maladies importantes, notamment des symptômes suspects de maladies cryptogamiques, soyez prudent, l’objectif est d’éviter de conserver un inoculum qui pourrait poser problème plus tard. Et profitez du nettoyage pour regarder votre sol, ne le laissez pas forcément nu tout l’hiver. Un paillage ou un couvert végétal peut être beaucoup plus intéressant qu’une terre exposée aux pluies pendant plusieurs mois.
Les engrais verts.
- Nous en parlons régulièrement, mais octobre est une bonne occasion de rappeler l’intérêt des engrais verts. Sur une parcelle libérée du potager, plutôt que de laisser le sol nu, on peut semer certaines plantes destinées non pas à être récoltées pour être mangées, mais à améliorer ou protéger le sol : Seigle, vesce, trèfle incarnat ou d’autres espèces selon la période, le terrain et la rotation choisie. Elles occupent le sol, leurs racines travaillent la terre, elles captent certains éléments nutritifs, et une fois fauchées, elles produisent de la matière organique.
Voilà encore une fois une philosophie intéressante : nourrir le sol avant de demander au sol de nous nourrir.
LE VERGER EN OCTOBRE.
Au verger aussi, octobre est généreux.
- Pommes, poires, raisins, noix, noisettes… Selon les variétés et les situations, les récoltes se poursuivent. Ramassez également les fruits tombés au sol, un fruit pourri abandonné sous l’arbre peut devenir un réservoir intéressant pour certaines maladies ou certains ravageurs.
- Et octobre est également un bon moment pour réfléchir aux futures plantations fruitières. Vous rêvez d’un pommier ? D’un poirier ? D’un figuier ? D’un kaki ? Avant d’acheter, ne choisissez pas uniquement une variété parce que la photographie de l’étiquette est jolie. Renseignez-vous sur son développement, son adaptation au terrain, ses besoins de pollinisation, hé oui, un arbre seul peut parfois rester stérile, il lui faut un ou une compagne ! et sa sensibilité, pas amoureuse, mais aux éventuelles maladies. Et, encore une fois, imaginez sa taille adulte, le petit fruitier que vous ramenez aujourd’hui dans le coffre de la voiture n’a pas nécessairement prévu de rester petit toute sa vie !
LES ROSIERS ET LES MASSIFS : NE TAILLONS PAS TOUT.
Dans les massifs, la tentation automnale est grande.
- On veut que ce soit propre, alors on coupe, puis on recoupe, puis on découvre une branche un peu de travers… Et tant qu’à avoir le sécateur dans la main… Stop ! Octobre ne doit pas devenir le mois du grand massacre végétal.
- Pour les rosiers, retirez les parties malades et les feuilles fortement atteintes qui risquent de conserver des problèmes sanitaires. Mais les cynorhodons ou églantine peuvent être intéressants. Ce sont les fruits des rosiers, ils sont décoratifs et peuvent aussi constituer une ressource pour la faune.
- Même chose pour certaines vivaces, une tête sèche d’échinacée, par exemple, peut encore avoir un intérêt esthétique et écologique. Les graminées, surtout, gagnent souvent à rester en place pendant l’hiver, imaginez un Miscanthus couvert de givre un matin de janvier… Si vous l’avez coupé au ras du sol en octobre, le spectacle sera forcément moins impressionnant ! On aura largement le temps d’intervenir plus tard.
LE JARDIN ET LA BIODIVERSITÉ : LAISSEZ UN PEU DE DÉSORDRE.
Et cela nous amène à la biodiversité.
- Nous avons longtemps voulu des jardins parfaitement propres, pas une feuille, pas une branche, pas une herbe qui dépasse. Mais pour une grande partie de la petite faune, notre notion humaine de « propre » ressemble surtout à une absence totale d’abris. Un tas de feuilles sous une haie, quelques branches dans un coin tranquille, des tiges creuses conservées, un espace un peu moins entretenu, tout cela peut devenir un refuge.
- Le hérisson, notamment, recherche à l’automne des endroits protégés pour passer la mauvaise saison, donc si vous avez la possibilité de conserver un petit espace tranquille, faites-le. Et surtout, avant de déplacer brutalement un tas de feuilles ou de branches en plein hiver, vérifiez que personne n’y a élu domicile.
- Un jardin vivant n’est pas un jardin sale, c’est un jardin dans lequel on accepte que nous ne soyons pas les seuls habitants.
LES PLANTES EN POT : ATTENTION À L’EAU PLUS QU’AU FROID.
Parlons maintenant des terrasses et des plantes en pot.
- Nous pensons souvent immédiatement au gel, mais dans notre région, un autre problème peut devenir particulièrement important : l’excès d’eau. Une plante installée en pleine terre dispose d’un volume important pour ses racines, dans un pot, elle dépend complètement de ce petit univers que nous avons fabriqué.
- Lorsque les pluies deviennent régulières, une soucoupe remplie d’eau peut maintenir le substrat constamment détrempé, et certaines plantes détestent cela. Pensez donc à vérifier le drainage, retirez éventuellement les soucoupes lorsque leur présence n’est plus utile, surélevez légèrement certains pots et protégez les plantes réellement frileuses avant les premiers épisodes froids : Agrumes, bougainvilliers, certaines plantes grasses ou plantes d’origine subtropicale demanderont une attention particulière selon leur situation.
- Mais là encore : ne transformez pas systématiquement votre salon en serre tropicale dès le premier octobre ! Adaptez-vous aux températures réelles.
LES MOUSTIQUES : OCTOBRE NE SIGNIFIE PAS FORCÉMENT LA FIN.
Puisque nous parlons d’eau stagnante… Un petit rappel.
- Avec la douceur automnale que nous pouvons connaître, octobre ne signifie pas nécessairement la disparition immédiate des moustiques. Alors continuez à surveiller les petites réserves d’eau inutiles : Soucoupes, seaux, bâches, Jouets d’enfants oubliés, arrosoirs, petits récipients et nettoyer correctement vos gouttières, ça sera également bénéfique pour évacuer correctement les pluies automnales.
Une petite quantité d’eau peut suffire au développement larvaire de certains moustiques, nous en avons déjà beaucoup parlé dans Jardins d’ici : le meilleur traitement commence souvent par la suppression des gîtes larvaires. Autrement dit, plutôt que d’essayer de tuer des centaines de moustiques adultes, empêchons déjà quelques centaines de larves de devenir adultes. Là encore, vous pouvez réécouter ou lire l’émission N°66 du 15 avril 2026 Les moustiques au jardin pour compléter votre information, tapez « moustiques » dans la barre de recherche du blog.
LE BASSIN.
- Si vous avez un bassin, retirez régulièrement une partie des feuilles qui tombent dans l’eau. Quelques feuilles ne vont évidemment pas provoquer l’apocalypse, mais une accumulation importante de matière organique au fond du bassin peut poser problème en se décomposant.
- On peut installer temporairement un filet au-dessus d’un petit bassin lorsque la chute des feuilles devient vraiment importante.
- Mais n’oublions jamais qu’un bassin est lui aussi un écosystème, l’objectif n’est donc pas de le transformer en baignoire stérile.
L’ARROSAGE : NE RANGEZ PAS TOUT TROP VITE.
Avec le retour des pluies, nous avons tendance à oublier l’arrosage.
- Pour les plantes installées depuis plusieurs années, c’est souvent logique, mais attention aux plantations récentes et au pots placer sous les avants toits. Un arbre planté en octobre devra être arrosé à la plantation et suivi ensuite en fonction des précipitations.
- Et n’oubliez pas une chose : une petite pluie n’arrose pas nécessairement profondément le sol, parfois, les premiers centimètres sont humides et la terre reste sèche dessous. Plutôt que de vous fier uniquement à l’apparence du sol, vérifiez, enfoncez un doigt, grattez légèrement, Observez. Le jardinier possède des dizaines d’outils… mais l’un des plus efficaces reste encore son index !
LES PREMIERS COUPS DE VENT.
- Au Pays basque et dans le Sud des Landes, octobre peut aussi nous rappeler que nous habitons près de l’océan. Le vent revient, profitez-en pour vérifier les tuteurs des jeunes arbres. Un tuteur n’a pas vocation à immobiliser complètement un arbre, le tronc doit pouvoir bouger légèrement afin de se renforcer. Il vous faudra donc pouvoir l’élargir les premières années. En revanche, la motte ne doit pas être constamment déstabilisée par les coups de vent.
- Vérifiez donc les attaches, assurez-vous qu’elles ne blessent pas l’écorce. Contrôlez également pergolas légères, voiles, parasols et mobilier. Le parasol oublié ouvert pendant un coup de vent d’automne possède une capacité étonnante à découvrir des endroits du jardin où vous ne l’aviez jamais installé.

:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260918%2Fob_55677e_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260413%2Fob_8a7eba_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260224%2Fob_9dcb68_jardins-d-ici-emission-jardinage-cote.jpg)
:format(webp):upscale()/https%3A%2F%2Fstorage.canalblog.com%2F54%2F94%2F1339538%2F131802787_o.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260901%2Fob_14692a_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260901%2Fob_260c67_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20250825%2Fob_8f5040_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20250527%2Fob_0a371f_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260220%2Fob_aa9fb7_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20240812%2Fob_d88fa1_piscines-pays-basque-piscines-landes.jpg)
:format(webp):upscale()/file%2F1283448%2F20241211%2Fob_76338a_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.webp)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20260901%2Fob_f3542c_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
:format(webp):upscale()/image%2F1283448%2F20240819%2Fob_99a49a_13.jpg)
:format(webp):upscale()/https%3A%2F%2Fstorage.canalblog.com%2F86%2F78%2F1339538%2F131107867_o.jpg)
/image%2F1283448%2F20250820%2Fob_f08a8f_logo-facebook.png)
/image%2F1283448%2F20260930%2Fob_ed3be5_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)

/image%2F1283448%2F20250820%2Fob_27d48a_logo-instagram.jpg)
/image%2F1283448%2F20250227%2Fob_e31e7a_jardins-d-ici-le-replay-paysagiste-pay.png)
/image%2F1283448%2F20260930%2Fob_a1dddd_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260918%2Fob_872164_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260918%2Fob_76a718_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_c24d07_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_ab6e26_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_3ead46_popillia-japonica-scarabee-japonais.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_62f6ce_solenopsis-invicta-la-fourmi-de-feu.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_f03296_wasmannia-auropunctata-fourmi-electriq.jpg)
/image%2F1283448%2F20260911%2Fob_b08fd2_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260912%2Fob_84a215_paysagiste-landes-jardins-d-ici-arbres.jpg)
/image%2F1283448%2F20260912%2Fob_f08b83_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260912%2Fob_30fa2a_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260821%2Fob_4df231_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260821%2Fob_7b4914_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_046453_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_9f7c55_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_c1940e_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260713%2Fob_f9c721_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260713%2Fob_7eee6e_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260713%2Fob_182efb_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260708%2Fob_6f0360_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260708%2Fob_2f6c6f_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260708%2Fob_c31993_3.jpg)
/image%2F1283448%2F20260708%2Fob_00f1dc_pasagiste-landes-paysagiste-pays-basqu.jpg)
/image%2F1283448%2F20260708%2Fob_33a27d_4.jpg)