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Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. conseils auprès des particuliers

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13 décembre 2025

👨‍🌾 Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. Concepteur de jardins.

👨‍🌾 Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. Concepteur de jardins.
Loïc BANCE, paysagiste conseil Pays Basque et paysagiste Landes, accompagne les particuliers dans leurs projets d'étude paysagère et de conception de jardin. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement. Il me permet de découvrir votre terrain,...
16 septembre 2026

Les arbres remarquables par Paysagiste Pays Basque Paysagiste Landes.

Dans cet article, nous parlerons de : C‘est quoi un arbre ? Et c’est quoi un arbre remarquable ? Qui à eu l’idée des arbres remarquables ? Les ouvrages ? Comment détecter un arbre remarquable ? Comment déclarer un arbre que l’on pense remarquable ? Que se passe-t-il pour l’arbre l’lorsqu’il est déclaré arbre remarquable ? Les platanes de nos bords de route = Napoléon ? La protection juridique des arbres date de quand ?

 
 
Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 84: Les arbres remarquables.

 

 

📅 Publié le : 16/09/2026 🔄 Mis à jour le : 16/09/2026

 

 

 

🌿 Les arbres remarquables.

 

 

 

Parfois un arbre humanisme mieux un paysage que ne le ferai un homme.


Gilbert Cesbron, né le 13 janvier 1913 à Paris, où il est mort le 12 août 1979, est un écrivain français

 

 

  • Aujourd’hui, je vais vous parler des arbres, mais pas seulement des arbres, je vais vous parler des arbres remarquables. Bien sûr, vous savez ce qu’est un arbre… Mais le savez-vous vraiment… Et là je vois que le doute s’installe tout doucement. Donc, on va parler d’arbres.

 

  • On va voir ce qu’est un arbre, et surtout ce qu’est un arbre remarquable. Mais aussi, qui a eu l’idée des arbres remarquables ? Les ouvrages pour s’informer sur ces arbres remarquables ? Comment détecter un arbre remarquable ? Comment déclarer un arbre que l’on pense remarquable ? Que se passe-t-il pour l’arbre l’lorsqu’il est déclaré arbre remarquable ? On parlera aussi, si le temps nous le permet, des arbres de nos bords de routes, les platanes de nos bords de route planté par Napoléon pour ombrer ses armés lors des déplacements, à pied à l’époque ? légende, vérité ? et a protection juridique des arbres date de quand ? Napoléon là encore ? Info ou intox, je vous dis tout dans Jardins d’ici, alors, soyez à l’écoute !

 

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Sait-on vraiment ce qu’est un arbre ?

 

Côte Sud FM 90.3 et www.cotesudfm.fr : 

 

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Loïc BANCE 0669106726

✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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L'actualité verte !

🎙️

Le Podcaste. cette émission en replay

 

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Le podcast de Cote Sud FM Jardins d'ici.

 

Allez directement au podcast. En cours de mise en ligne.

 

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Lecture de l'émission jardin de la cote Basco Landaise.

En route pour la lecture.

 

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un arbre remarquable ?

 

 

🌿 À lire comme vous voulez.
Vous pouvez lire cet article dans son intégralité ou utiliser le sommaire interactif pour aller directement à l’essentiel. Chaque section est pensée pour être claire, indépendante et accessible.

Si le sommaire ne s'affiche pas, c'est que vous êtes sur la page d'accueil du Blog.

Cliquez sur le titre de l'article ci-dessous pour l'afficher :

Les arbres remarquables

 

Sommaire :

 

 

  • Après avoir parlé de la forêt comme écosystème, puis de ce qu’elle représente pour nous, et du bois que l’on extrait de ces forêts, je vous propose aujourd’hui d’entrer dans la forêt, mais de la quitter en même temps, je m’explique… on fait abstraction des arbres qui nous entoure et on se concentre sur un arbre pour regarder l’individu, l’arbre qui, au milieu de ses semblables, finit par devenir un véritable monument vivant. Et, si possible un arbre remarquable. Et, c’est justement le sujet de cette émission, mais attention, un arbre remarquable n’est pas forcément un arbre très vieux, ni forcément un arbre gigantesque. C’est justement ce que nous allons voir dans Jardins d’ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est quoi un arbre, un arbre remarquable et c'est quoi A.R.B.R.E.S ?

 

 

 

 

  • On pourrait commencer par une question presque naïve : « On sait tous reconnaître un arbre… mais sait-on vraiment ce qu’est un arbre ? » Botaniquement, l'arbre n'est d'ailleurs pas une catégorie parfaitement définie comme peut l'être une famille botanique. C'est une plante ligneuse vivace, généralement dotée d'un tronc et d'une ramification qui forme un houppier.

 

  • Et surtout, contrairement à une idée très répandue, la taille ne suffit pas à définir un arbre, même si dans la pratique on considère souvent qu’un arbre est plus grand qu’un arbuste. On parle d’arbuste jusqu’à sept mètres de hauteur, au-dessus c’est les arbres, mais, un petit olivier tortueux peut être un arbre, alors qu'un bambou de plusieurs mètres de haut reste botaniquement une graminée, une herbe géante.

 

  • Un arbre, ce n'est pas seulement un végétal qui pousse vers le ciel. C'est un être vivant qui construit son histoire dans le temps. Et justement… certains ont une histoire tellement particulière qu'on les qualifie de remarquables.

 

 

 

Et c’est quoi, un arbre remarquable ?

 

 

C'est là que le sujet devient vraiment passionnant.

 

 

 

  • L'association A.R.B.R.E.S. la bien nommée, définit les arbres remarquables comme des êtres vivants présentant des caractères extraordinaires, soit par leur âge, leurs dimensions, leur esthétique, leurs particularités, leur situation, leur histoire ou encore leur légende. Ils constituent ainsi un patrimoine à la fois naturel et culturel.

 

  • Donc : Un arbre remarquable n'est pas nécessairement le plus gros ou le plus vieux. Il peut être remarquable parce que : il est exceptionnellement vieux ; il possède des dimensions extraordinaires ; sa forme est étonnante ; il est rare dans son environnement ; il possède une histoire particulière ; il est associé à une légende ou à une tradition ; il constitue un élément majeur d'un paysage et plus étrange encore, il présente une particularité biologique ; et là se pose la question, car si on sait ce qu’est une légendes, qu'est-ce qu'une particularité biologique chez un arbre remarquable ? J’essaierai de développer ce point un peu plus loin. Quoi qu’il en soit, « Un arbre remarquable, ce n’est pas forcément un arbre qui bat un record. C’est un arbre qui raconte ou qui montre quelque chose que les autres ne racontent ou ne montrent pas. »

 

Mais avant de se lancer dans cette histoire des arbres remarquables, savez-vous qui a eu l’idée des arbres remarquables ?

 

Est-ce qu’un beau matin quelqu'un qui levé en disant : "Et si on inventait les arbres remarquables ?" 😄

 

 

  • Les inventaires d'arbres exceptionnels existaient déjà localement, mais en France, une étape importante est franchie avec la création en 1994 de l'association A.R.B.R.E.S. — On à vue plus ou moins ce qu’était un arbre, mais que veut dire A.R.B.R.E.S, hé oui, c’est un sigle ! Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde.

 

  • L'association est notamment portée par Georges Feterman, professeur agrégé de SVT, naturaliste et passionné par les arbres. Son objectif est alors d'inventorier ces arbres, de faire connaître leur histoire et surtout de contribuer à leur sauvegarde. Puis arrive une étape importante : 2000 : création du label « Arbre remarquable de France »

 

  • À partir de l'opération « 200 arbres pour retrouver nos racines », l'association commence à attribuer ce label. Et en 2012, un deuxième label apparaît : « Ensemble arboré remarquable ». Parce qu'un groupe d'arbres peut être exceptionnel alors qu'aucun arbre, pris individuellement, ne justifierait nécessairement le label.
  • Et si l’envie de vous plonger dans l’univers des arbres remarquables de France, Si vous avez envie de partir à la recherche de ces monuments vivants… voici quelques livres que je vous conseil. »
     

 

 

Parmi les ouvrages sur les arbres remarquables :

 

 

 

  • Guide des Arbres Remarquables de France, de Frédéric Cousseran et Georges Feterman, publié chez Edisud en 2009. Il présente les découvertes de l'association département par département.

 

  • Arbres extraordinaires de France, de Georges Feterman, aux éditions Dakota. L'ouvrage présente plus de 130 arbres remarquables, avec notamment leur histoire et des informations permettant de les retrouver.

 

  • Et Georges Feterman est également l'auteur de : Les 500 plus beaux arbres de France, La France des arbres remarquables, Les arbres extraordinaires de France, mais aussi Arbres de mémoire et Forêts remarquables de France. Tous ces ouvrages, permettent, quand on commence à chercher les arbres remarquables, on découvre quelque chose d'assez extraordinaire : on ne découvre pas seulement des arbres, on découvre aussi l'histoire des lieux où ils vivent. »

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Comment détecter un arbre remarquable ?

 

 

 

 

  •  Il faut déjà, apprendre ou avoir la curiosité de regarder autrement les arbres que vous croisés lors de vos promenades, en forêt, en campagne, en ville… Bien sûr en plus de votre regard aiguisé, quelques indices doivent vous guider :

 

 

Premier indice : les dimensions. 

 

 

  • On observe : la hauteur ; la circonférence du tronc ; l'envergure du houppier ; éventuellement la surface occupée par l'arbre. Mais attention : on compare toujours l'arbre à ce qui est normal pour son espèce et son environnement. Un chêne de 30 mètres n'a pas la même signification qu'un arbre d'une espèce naturellement beaucoup plus petite. Il faut donc comparer ce qui est comparable !

 

 

 

⏳ Deuxième indice : l'âge.

 

 

  • Un arbre ancien peut être remarquable. Mais déterminer précisément son âge est souvent difficile sans disposer d'archives ou d'éléments historiques. On peut l'estimer à partir de ses dimensions, de son architecture et de son contexte, mais une grosse circonférence ne donne pas automatiquement un âge précis. Donc, quelques recherches peuvent être utiles.

 

 

 

🌳 Troisième indice : la forme.

 

 

  • Et là, ça devient passionnant pour un paysagiste. Un arbre peut avoir : Un tronc complètement tortueux ; creux, des branches soudées ; plusieurs troncs ; un port extraordinaire ; une architecture façonnée par le vent ; une croissance particulière ; une forme liée à une ancienne conduite en têtard. 

 

 

 

📜 Quatrième indice : l'histoire.

 

 

  • C'est parfois ce qui transforme un « bel arbre » en arbre remarquable. Un arbre peut être lié : à un personnage historique ; à un événement ; à une ancienne propriété ; à une tradition ; à un lieu de rassemblement ; à une légende.

 

  • Les critères retenus par l'association comprennent justement l'âge, les dimensions, l'esthétique, la situation, mais aussi l'histoire et les légendes et même, les particularités biologiques tel que l'anastomose, je vous expliquerai l'anastomose un peu plus loin dans cette émission.

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Comment déclarer un arbre que l'on pense remarquable ?

 

 

 

  • Maintenant que vous savez ce qu’est un arbre, et comment détecter un arbre remarquable, nous allons aborder la déclaration d’un arbre que l’on pense être remarquable. Fort de vos descriptions, dimensions, âge même approximatif, la forme de l’élu et son histoire vous pouvez vous lancer dans la déclaration de votre découverte. Mais, petite précision qui à son importance, il n'est pas nécessaire d'être propriétaire ou spécialiste des arbres pour signaler un arbre. L'association A.R.B.R.E.S. indique que le signalement peut être effectué par les propriétaires, les collectivités, mais aussi par le public en général.

 

  • Pour proposer un arbre à la labellisation, il faut constituer un dossier avec notamment : une fiche de description ; des photographies ; les informations permettant de situer et d'identifier l'arbre ; les éléments qui expliquent pourquoi vous le considéré comme remarquable. Le dossier est ensuite étudié par le comité de labellisation et les correspondants concernés.

 

  • Alors, la prochaine fois que vous passez devant un arbre qui vous intrigue, ne vous contentez pas de vous dire qu'il est magnifique. Regardez-le, mesurez-le, cherchez son histoire… il est peut-être remarquable… Et vous serrez à votre tour, remarqué et remarquable !

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Que se passe-t-il lorsqu'un arbre est déclaré remarquable ?

 

 

 

  • Là aussi, une précision s’impose, car il existe une confusion possible : Le label « Arbre remarquable de France » n'est pas exactement la même chose qu'un classement juridique de l'arbre au titre des monuments historiques ou des sites remarquables. Le label est attribué par l'association A.R.B.R.E.S. aux arbres qui répondent à ses critères. Depuis plusieurs années, le label est reconnu par le ministère chargé de l'Écologie.

 

  • Le propriétaire — particulier, commune, collectivité, établissement public… — signe alors une convention de partenariat et s'engage à entretenir, sauvegarder et mettre en valeur l'arbre considéré comme un élément du patrimoine naturel et culturel. Un panneau peut également être installé pour signaler l'arbre au public. Mais surtout, et c'est important : Le label ne signifie pas que l'arbre devient intouchable par magie. Il apporte une reconnaissance patrimoniale et engage le propriétaire dans une démarche de préservation. La protection juridique proprement dite peut relever d'autres dispositifs.

 

  • « Finalement, reconnaître un arbre remarquable, ce n'est pas simplement lui donner un titre. C'est reconnaître qu'un arbre peut être un morceau de notre patrimoine. Un patrimoine qui pousse, qui respire, qui vieillit… et qui, contrairement à un monument de pierre, continue de vivre. »

 

  • Bon, ça c’est bien dit, c’est bien beau, mais dans notre région, ou trouver, ou voir un ou des arbres remarquables. N’ayez pas peur, je vous emmène dans les récits d’arbres, des récits, légendes d’un autre temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… On prend quelques minutes pour découvrir quelques arbres remarquables de notre région. Suivez mois on va essayer de ne pas se perdre…
     

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Les arbres remarquables de notre région.

 

 

 

Arbres remarquable : Le chêne de Cantaure.

 

 

  • Il serait daté du 14éme siècle, un véritable livre d’histoire, dont les feuilles nous racontent le passé, des histoires d’autre fois. Il semble imposer son temps au milieu d’une clairière qui aurait pu être son cimetière si un intervenant convaincu sont propriétaire de le sauver de la hache. Ce même propriétaire, surement tombé sous le charme du chêne, j’aurais pu dire le Carpinus du Quercus, puisqu’en latin, le charme se dit Carpinus et le chêne Quercus, mais il s’agit dans cette phrase de charme, pas de l’arbre mais de cette attraction comparable à un sortilège, sortilège qui semble s’être abattue sur ce propriétaire, puisqu’il léga à la commune cette parcelle.

 

  • Sous ses feuilles, le moyen âge vous contemple et avec lui, nombre de légendes, contes et croyance. Vous observerez surement quelques formes angulaires sur cet arbre, des formes en Y s’symbolisant le « bivium », la croisée des chemins, le choix que doit faire chaque adepte pour entrer dans la secte et suivre ses commandements, censés faire de lui un homme divin. Vous trouverez ce chêne sur la commune de Luë, communes des grands lacs, située à l’ouest de Labouheyre.

 

 

 

 

Arbre remarquable : Le chêne de Saint Vincent de Paul, Lou biel cassou : 

 

 

  • Cet arbre se trouve tout près de la maison de naissance de Vincent, devenu ensuite St Vincent de Paul, il est tout près de sa maison natale, la ferme Ranquine situé elle sur la commune de Pouy, elle-même rebaptisée Saint Vincent de Paul en son honneur en 1828. Pour info, Vincent est né en 1581et DCD en 1660 à Paris.

 

  • Ce Chêne pédonculé d’un diamètre de 13 mètres à subit nombres d’évènements climatiques qui lui a laissé quelques traces. Les essais de fortifications réalisés à l’époque en béton, aurait pu le fragiliser, mais cet arbre remarquable est toujours là, malgré une cavité creusée dans son tronc pour y déposer une statue de la vierge Marie. Bref, il a quand même été pas mal malmené et ne mesure aujourd’hui plus que quatre mètres de hauteur. Il est même dépassé par son rejeton qui lui, a été mis en terre en 1868 sur le même site.

 

Lou Biel Cassou veut dire le vieux chêne, le chêne se disant Cassou en occitan et Quercus en Latin.

 

 

 

 

Arbre remarquable : L’orme de Biscarosse.

 

 

 

  • Aujourd’hui cet orme, Ulmus en Latin est mort en juillet 2010, déjà 16 ans, cette Orme, qui fût le plus ancien de France n’est plus. Mais ne pleuraient pas tout de suite, la science est là et, des prélèvements de cellules souches ont été réalisés par l’ONF et l’INRA, et, deux nouveaux prétendants pourraient prendre la place du ce fossile.

 

  • Mais reste à jamais la légende liée à cet arbre remarquable fut-il défunt et abattu en 2012 : La légende de la bergère nue, et je m’en vais vous la conter : Vers 1450, une jeune bergère, Adeline, fut injustement accusée d’avoir trompé son fiancé Pierre avec un officier anglais dont elle avait repoussé les avances. Pour ménager l’occupant, le conseil des anciens la condamna à être exposée nue, pendant une journée, sous l’arbre de la justice. Au coucher du soleil, elle mourut de honte et de chagrin. Le lendemain, on vit fleurir, sur le tronc de l’orme, à l’endroit où la malheureuse avait la tête, une couronne de fleurs blanches semblable à celle des jeunes mariées. Depuis, tous les ans au printemps, une couronne blanche fleurit au même endroit.

 

 

 

 

Arbres remarquables Pays basque.

 

 

 

  • Mais le Pays Basque n’est pas en reste avec ces très très vieux arbres têtards ou trognes que l’on peut apercevoir dans nombre de forêt. Une étrange silhouette pour un arbre. Un gros tronc, bas sur patte, les coupes successives servaient à la production de bois en tout genre, chauffage, outils, clôture, et ceci sans toucher aux troncs, ce qui leurs value la grosse tête. De nos jours, ils ne sont plus trop exploités, ce qui donne cette apparence bizarre, un gros tronc, une grosse tête et de longues banches menant au ciel. Une drôle de coiffure.

 

  • Cette pratique ancestrale à pratiquement disparue, ces arbres têtards sont aujourd’hui en danger. Ils sont pourtant un foyer important de biodiversité, ils accueillent une vie spécialisée de petits auxiliaires et de plus grosses bêtes.

 

  • Et me vient naturellement en mémoire un arbre remarquable, l’arbre de Gernika, vestige des bombardements destructeur de 1937 par la légion Condor des Nazies Allemand. Il est depuis, le symbole de la résistance de ce peuple.

 

  • Bien sûr, ce n’est pas l’arbre originel, puisque quatre arbres sont connus : l’arbre du père du 14éme siècle à 1742, le Vieil arbre de 1742 à 1860, puis l’arbre fils successeur, c’est celui qui supporta le bombardement de la ville et il fut lui-même remplacé en 2005 par un de ses rejet. Il existe dans le monde, nombre d’arbre de Gernika, issue de ces rejets et disséminé dans de nombreux pays par la diaspora Basque. Un vieil arbre au symbole très fort sous lequel, comme autrefois, les Lehendakariak (présidents) de la communauté Basque continuaient à prêter serments jusqu’en 2009 : debout sur la terre basque, sous l'arbre de Gernika, devant vous, représentants la citoyenneté Basque, en souvenir des ancêtres, je jure d'accomplir fidèlement ma mission" Tel était le serment !

 

  • Finalement, si la forêt occupe une place si particulière dans notre imaginaire, c'est peut-être parce qu'elle nous ressemble. Comme nous, elle naît, grandit, traverse les épreuves, vieillit, se renouvelle et transmet aux générations suivantes son ADN. Derrière chaque arbre se cache une histoire. Derrière chaque sentier, une mémoire. Et lorsque nous pénétrons dans une forêt, nous ne marchons pas seulement parmi des troncs et des feuillages. Nous avançons au milieu des traces laissées par des milliers d'années de nature, de travail humain, de croyances, de légendes et de vie. La forêt est un immense livre ouvert. Il suffit de prendre le temps d'apprendre à le lire.

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Les arbres remarquable : Conclusion.

 

 

 

 

  • On à fait un petit tour des arbres remarquable, et pour faire un rapide rappel de l’essentiel sur ces arbres remarquables, « Est-ce qu'un arbre remarquable doit forcément être vieux ? » Et la réponse est : Non. Un jeune arbre peut exceptionnellement présenter une forme, une rareté, une histoire ou une particularité qui le rend remarquable. À l'inverse, un arbre très vieux n'est pas automatiquement remarquable. 

 

  • C'est finalement une excellente façon de faire comprendre ce concept à votre entourage : L'âge peut rendre un arbre remarquable. La taille peut le rendre remarquable. La beauté peut le rendre remarquable. L'histoire peut le rendre remarquable. Mais parfois, c'est simplement ce qu'il représente qui le rend remarquable. Certains arbres sont devenus remarquables précisément parce que des générations de personnes les ont regardés, entretenus, protégés ou simplement racontés.

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Les platanes de nos bords de routes serait plantés par Napoléon : Info ou Intox ?

 

 

 

 

  • Et puisque l’on parle d’histoire pour ces arbres remarquables, j’aimerais ici tordre le coup à une idée largement rependue au sujet d’arbres non moins remarquables, les platanes centenaires qui bordes nos routes. Est-ce bien Napoléon qui les auraient fait planter pour ombrager le déplacement de ses Grognards et autres cavaliers ?

 

  • On raconte que Napoléon fit planter des platanes le long des routes pour offrir de l'ombre à ses soldats. L'histoire est séduisante… mais elle est probablement plus légendaire que véritablement démontrée. En revanche, une chose est certaine : c'est au XIXᵉ siècle que le platane va conquérir les routes françaises.

 

  • En réalité, les plantations d'arbres d'alignement le long des routes sont bien antérieures à Napoléon. Dès le XVIIIᵉ siècle, les grands chemins sont plantés d'arbres, notamment des ormes, des châtaigniers et des fruitiers… Hé oui, des fruitiers, les arbres plantés le long des chemins pouvaient produire des fruits accessibles aux passants, mais cela ne signifie pas nécessairement que les autorités avaient prévu ces plantations pour ravitailler les voyageurs. Il faut aussi se rappeler que les déplacements étaient beaucoup plus lents. Un voyageur à pied, à cheval ou en voiture hippomobile pouvait passer des heures, voire des journées, sur les routes. Un fruit cueilli en chemin pouvait donc représenter un complément appréciable. Et surtout, certains fruits se transportaient et se conservaient relativement bien : pommes, poires, prunes, etc. Les usages alimentaires des fruits étaient multiples : consommation fraîche, séchage, conservation, transformation… certains de ces arbres ont finalement survécu à ceux qui les avaient plantés et sont devenus les témoins vivants d'une époque où l'on ne regardait pas encore l'arbre uniquement comme un élément de décor.

 

 

 

 

Aujourd’hui, pourquoi le platane plutôt qu'un autre arbre ? 

 

 

 

  • Parce qu'il était presque taillé sur mesure pour devenir l'arbre des routes. Il pousse vite, supporte relativement bien les conditions urbaines et routières, possède un feuillage abondant, peut être conduit en alignement et produit cette fameuse voûte végétale.

 

  • Le phénomène est particulièrement spectaculaire sur le canal du Midi. Les premiers arbres y sont plantés dès 1694, mais les platanes n'apparaissent qu'ensuite et leur généralisation est surtout liée au XIXᵉ siècle, les platanes du canal du Midi ne sont donc pas tous « napoléoniens » !

 

  • Mais cette monoculture atteint ses limites puisque ces platanes sont aujourd’hui en grands danger face au chancre coloré, maladie dû à un champignon microscopique, à priori incurable.

 

  • Les plantations ont évolué pendant des siècles, avec des saules, mûriers, peupliers, ormes, frênes puis platanes, gageons que nous reviendrons aux anciennes pratiques… La roue tourne toujours…

 

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On peut passer devant le même arbre pendant trente ans sans le remarquer… jusqu’au jour où quelqu’un prend le temps de demander : « Mais au fait, quelle est son histoire ? »

 

 

🌳 10 questions-réponses sur les arbres remarquables.

 

 

 

 

1. Un arbre doit-il obligatoirement être très vieux pour être considéré comme remarquable ?

 

  • Non. L’âge est un critère important, mais ce n’est pas le seul. Un arbre peut être remarquable par ses dimensions, sa forme, sa rareté, une particularité biologique, sa place dans le paysage ou encore son histoire et les légendes qui lui sont associées.

 

 

2. Un arbre remarquable est-il forcément un arbre gigantesque ?

 

  • Non plus ! Tout dépend notamment de l’espèce. Un arbre aux dimensions modestes peut être exceptionnellement grand ou gros pour son espèce. On doit donc comparer ce qui est comparable : un vieux buis remarquable ne rivalisera évidemment jamais avec un séquoia géant.

 

 

3. Comment estime-t-on l’âge d’un arbre remarquable sans l’abattre ?

 

  • On peut utiliser des documents historiques, des photographies anciennes, des plans, des témoignages ou connaître sa date de plantation. On peut aussi estimer son âge à partir de sa circonférence et de la vitesse de croissance habituelle de l’espèce, mais cela reste une approximation. Le diamètre d’un tronc n’est pas une horloge : deux arbres du même âge peuvent avoir des dimensions très différentes selon le sol, le climat et leurs conditions de croissance.

 

 

4. Qui peut signaler un arbre que l’on pense remarquable ?

 

  • Tout le monde peut attirer l’attention sur un arbre exceptionnel : son propriétaire, une commune, une association, mais également un simple particulier qui l’a découvert. Pour le label national « Arbre remarquable de France », c’est l’association A.R.B.R.E.S. qui instruit les propositions et attribue le label. Association A.R.B.R.E.S.

 

 

5. Lorsqu’un arbre reçoit le label « Arbre remarquable de France », devient-il automatiquement juridiquement intouchable ?

 

  • Non, et c’est une distinction importante. Le label constitue une reconnaissance patrimoniale, mais ce n’est pas à lui seul un classement juridique rendant tout abattage impossible. Un arbre peut toutefois bénéficier parallèlement d'autres protections : document d’urbanisme, site classé, espace boisé classé, protection des alignements, etc.

 

 

6. Une particularité biologique peut-elle rendre un arbre remarquable ?

 

  • Oui. Cela peut être une croissance ou une architecture exceptionnelle, plusieurs troncs, des branches ou des racines qui se soudent — ce que l’on appelle une anastomose —, une capacité de régénération étonnante ou d’autres caractéristiques inhabituelles. Mais il faut distinguer une véritable particularité biologique d’une forme simplement provoquée par le vent, une taille ancienne ou un accident.

 

 

7. Un arbre complètement creux peut-il encore être vivant ?

 

  • Absolument ! C’est même l’une des choses les plus étonnantes chez les vieux arbres. Le bois situé au centre du tronc peut se décomposer tandis que les tissus vivants périphériques continuent d’assurer les fonctions indispensables. Un arbre creux n’est donc pas nécessairement un arbre mort — et sa cavité peut devenir un formidable habitat pour les insectes, oiseaux, chauves-souris et autres organismes.

 

 

8. Un arbre remarquable peut-il se trouver dans un jardin privé ?

 

  • Oui. Il n’a absolument pas besoin d'être dans une forêt ou un parc public. Un arbre situé dans le jardin d'un particulier peut parfaitement présenter un intérêt exceptionnel par son âge, ses dimensions, son histoire ou sa rareté. En revanche, remarquable ne veut pas dire accessible au public : la propriété privée reste une propriété privée.

 

 

9. Les alignements de vieux platanes qui bordent certaines routes françaises sont-ils des arbres remarquables ?

 

  • Certains peuvent l’être individuellement, et l’alignement lui-même peut présenter un intérêt patrimonial remarquable. Mais tous les vieux platanes routiers ne deviennent pas automatiquement des « arbres remarquables ». En revanche, les allées et alignements bordant les voies ouvertes à la circulation publique bénéficient en France d’une protection spécifique prévue par l’article L.350-3 du Code de l’environnement. Article L.350-3 du Code de l’environnement – Légifrance

 

 

10. Quelle est finalement la meilleure façon de reconnaître un arbre remarquable ?

 

  • Peut-être simplement commencer par prendre le temps de le regarder. Mesurer son tronc, observer son architecture, identifier son espèce, rechercher son âge, interroger les habitants, consulter de vieilles photographies et essayer de comprendre son histoire. Car ce qui rend un arbre remarquable n’est pas toujours immédiatement visible.

 

 

 

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16 septembre 2026

🍁 L'automne au jardin : Une fin qui est déjà un commencement.

Dans cet article, nous mettons en avant les raisons pour lesquelles l'automne est la saison privilégiée pour les plantations et les aménagements paysagers,

 
 
Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 85 : L'automne.

 

 

📅 Publié le : 23/09/2026 🔄 Mis à jour le : 23/09/2026

 

 

 

🌿 L'automne.

 

 

 

Ce qu'il y a parfois de beau avec l'automne, c'est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l'espace, brutalement, semble se gorger de soleil.


Victor-Lévy Beaulieu, né le 2 septembre 1945 à Saint-Paul-de-la-Croix et mort le 9 juin 2025 à Notre-Dame-des-Neiges, est un écrivain, dramaturge, polémiste et éditeur québécois.

 

 

 

🍂 Aujourd’hui, c’est l’automne !

 

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Jardins d’ici, votre émission consacrée au jardin, aux plantes, à ceux qui les cultivent… et aujourd’hui, à ceux qui parfois les mangent avant nous !
Nous sommes mercredi 23 septembre 2026. Et cette fois, ce n’est pas seulement une date sur le calendrier : aujourd’hui, c’est réellement l’automne !
L’équinoxe d’automne a eu lieu cette nuit, très précisément à 2 h 05, heure française.

 


Alors voilà : l’été a officiellement rendu son tablier.


 

  • Et quel été ! Nous allons y revenir, parler des conséquences et des remèdes au jardin après cet été caniculaire, mais nous allons aussi parler des insectes invasifs exotiques, des petits nouveaux dans une liste déjà bien fourni. Mais nous allons aussi parler des bienfait e l’automne puisque nous y sommes !

 

 

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🍁 L'AUTOMNE : UNE FIN QUI EST DÉJÀ UN COMMENCEMENT

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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L'actualité verte !

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Le Podcaste. cette émission en replay

 

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Le podcast de Cote Sud FM Jardins d'ici.

 

Allez directement au podcast. En cours de mise en ligne.

 

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Lecture de l'émission jardin de la cote Basco Landaise.

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🍂 PRÉPARER 2027 DÈS L'AUTOMNE 2026.

 

 

🌿 À lire comme vous voulez.

Vous pouvez lire cet article dans son intégralité ou utiliser le sommaire interactif pour aller directement à l’essentiel. Chaque section est pensée pour être claire, indépendante et accessible.

Si le sommaire ne s'affiche pas, c'est que vous êtes sur la page d'accueil du Blog.

Cliquez sur le titre de l'article ci-dessous pour l'afficher :

L'automne au jardin.

 

Sommaire :

 

 

C’est l’automne, mais avant l’automne, il y a eu un été, et quel été !

 

  • Un été dont nos jardins vont probablement garder les traces pendant encore plusieurs mois. Chaleur, sécheresse, végétaux grillés ou affaiblis, pelouses transformées en paillassons, arbres qui ont parfois perdu prématurément leurs feuilles… Mais également moustiques, frelons, chenilles processionnaires et toute une petite armée d'insectes, parasites ou ravageurs qui profitent eux aussi de l'évolution de nos conditions climatiques.
  • Et puis, à nos frontières ou déjà ponctuellement sur notre territoire, de nouveaux noms commencent à apparaître : Popillia japonica, le scarabée japonais. Solenopsis invicta, la fourmi de feu, et Wasmannia auropunctata la petite fourmi de feu, également appelée fourmi électrique. Des noms qui sonnent presque comme le casting d'un mauvais film de science-fiction... Sauf qu'ils existent réellement !

 


Alors aujourd'hui, dans Jardins d'ici, je vous propose quelque chose d'un peu différent.

 

  • Nous allons regarder dans le rétroviseur…pour mieux regarder devant nous. Parce que l'automne n'est pas seulement la saison où l'on ramasse les feuilles. C’est probablement l'une des meilleures périodes de l'année pour observer son jardin, comprendre ce qui n'a pas fonctionné cet été et préparer le suivant. Car au jardin, comme souvent ailleurs : Prévenir, c'est déjà traiter.
     

 

 

 

🍁 L'automne, une fin qui est déjà un commencement..

 

 

 

 

 

 

  • L'automne est souvent présenté comme la saison où le jardin s'endort. Je ne suis pas tout à fait d'accord. Il ne s'endort pas. Il change de rythme. Les jours raccourcissent, les températures commencent progressivement à baisser, la lumière change, les couleurs apparaissent, souvent magnifiques. Les arbres caducs vont récupérer une partie des éléments contenus dans leurs feuilles avant de les abandonner, et c’est là que les feuilles mortes se ramassent à la pelle !

 

  • Et pendant que nous avons l'impression que tout s'arrête en surface, quelque chose d'essentiel continue sous nos pieds. Les racines travaillent. 

 

  • C'est précisément ce qui fait de l'automne une période extraordinaire pour planter, déplacer certains végétaux, amender les sols, pailler et préparer le jardin de l'année suivante. J'avais d'ailleurs consacré un article aux bienfaits de l'automne et à la préparation du jardin pour le printemps suivant, ainsi qu'un autre article sur les couleurs automnales dans le Pays Basque et les Landes.
     

 

L'automne n'est donc pas la salle d'attente de l'hiver. C'est déjà l'atelier du printemps.

 

 

 

 

 

 

 ☀️ Mais avant l'automne… QUEL ÉTÉ 2026 !

 

 

 

 

  • Il faut revenir quelques instants sur ce que nous venons de vivre. Parce que ce n'est pas une impression de jardinier. Les chiffres sont assez impressionnants. L'été 2026 est devenu l'été le plus chaud observé en France depuis le début des mesures en 1900. Nous avons connu trois vagues de chaleur successives, voire quatre… Une première du 17 au 30 juin. Une deuxième du 4 au 19 juillet, une troisième du 28 juillet au 19 août et une moins importante quoi que suivant les régions début septembre.

 

  • Au total : plus de 53 jours de vague de chaleur. Ajoutons à cela un déficit pluviométrique proche de 40 % à l'échelle nationale et une sécheresse des sols exceptionnelle. Dans le Sud-Ouest, certaines températures ont également été impressionnantes.

 

  • Le 29 juillet, par exemple, 42,7 °C ont été relevés à Bélis, dans les Landes au Nord de Mont de Marsan. Autrement dit : pendant une bonne partie de l'été, nos végétaux n'ont pas simplement eu chaud. Ils ont dû survivre pendant que nous cherchions quelques sources de fraîcheur… Et cela change complètement notre façon d'aborder les dégâts que nous observons aujourd'hui.
     

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🌞Mon jardin en automne face à ces épisodes caniculaires.

 

 

 

🌳 Mon arbre à souffert, est-il mort ?

 

 

 

 

  • C'est probablement l'une des premières questions à se poser en ce début d'automne. Un arbuste a perdu ses feuilles. Un arbre présente des branches sèches. Un hortensia ressemble davantage à une botte de foin qu'à un hortensia. Une haie entière semble avoir brûlé.

 

 

  • Premier conseil : ne sortez pas immédiatement le sécateur ! Une plante qui paraît morte n'est pas nécessairement morte. La chute prématurée des feuilles peut être une stratégie de survie. Quand un arbre manque fortement d'eau, maintenir plusieurs milliers ou plusieurs dizaines de milliers de feuilles devient extrêmement coûteux. Chaque feuille transpire, et lorsque l'eau devient trop rare, l'arbre peut sacrifier une partie de son feuillage pour réduire ses pertes. Il faut donc observer : gratter très légèrement l'écorce d'un jeune rameau peut parfois permettre de vérifier si les tissus sont encore verts. Regarder les bourgeons. Observer la souplesse des petites branches. Et surtout : laisser du temps au végétal de reprendre gout à la fraîcheur automnale !

 

 

 

 

✂️ Ce qu'il ne faut surtout pas faire.

 

 

 

  • Face à un végétal qui a souffert de la chaleur, nous avons souvent envie de faire quelque chose immédiatement. Tailler, fertiliser, arroser énormément et parois trop rapidement remplacer. Mais parfois, le meilleur geste est précisément de ne pas en faire trop, ne pas effectuer une taille sévère sans raison. Une taille importante peut provoquer une nouvelle pousse alors que la plante doit justement reconstituer ses réserves. Bien sûr, retirez les parties manifestement mortes ou dangereuses peut-être nécessaire, mais pour le reste, observez avant d'intervenir.

 

  • Ne pas essayer de « réparer » le végétal avec de l'engrais, un végétal stressé n'a pas nécessairement faim, Il a parfois simplement… soif, mais, il a surtout besoin de retrouver un fonctionnement racinaire normal. Une forte fertilisation azotée à l'automne peut provoquer des pousses tendres qui seront ensuite plus sensibles au froid.

 

  • Ne pas noyer brutalement un sol desséché : Après plusieurs semaines de sécheresse, certains sols deviennent très difficiles à réhumidifier. L'eau peut ruisseler en surface ou emprunter quelques fissures sans réellement humidifier toute la motte. Et c’est particulièrement visible pour les plantes en pots. La coupelle se remplie, mais la surface reste sèche… Un bassinage s’impose si le pot le permet. Mieux vaut généralement un arrosage lent, profond et suffisamment espacé qu'une petite douche quotidienne. Et puisque l’on parle d’eau, on va parler d’histoire d’O.
     

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💧 L'automne, c'est le moment de repenser l'eau.

 

 

 

Et voilà probablement l'une des grandes leçons de l'été 2026. Nous devons arrêter de réfléchir uniquement à la question : Comment arroser davantage ? 

 

 

  • La vraie question devient : Comment conserver davantage l'eau qui tombe naturellement sur mon jardin ?  Et là, le jardinier dispose de nombreuses solutions : Améliorer la structure du sol, apporter de la matière organique, pailler, pailler encore pailler toujours… Limiter les surfaces minérales inutilement imperméables, créer des zones d'infiltration, des noues, récupérer les eaux de toiture qui elle, ne sont pas soumissent aux restrictions d’arrosage contrairement aux eaux du réseau.

 


Petit aparté sur ce sujet ou l’on entend tout et son contraire : Une amende de 135euro en cas d’arrosage en période de restriction ?

 

 

  • Vous avez le droit de récupérer l’eau de pluie dans votre jardin. Ça déjà c’est un fait, le décret n°2008-652 du 2 juillet 2008, consolidé par le décret n°2025-239 du 14 mars 2025, vous le permet et vous autorise à utiliser cette eau pour arroser votre jardin. Seule restriction, si un arrêté préfectoral interdit cet usage.

 


Mais revenons aux solutions pour économiser l’eau au jardin. 

 

 

  • Choisir des végétaux adaptés au sol et à l'exposition, créer de l'ombre, installer les jeunes plantations au bon moment, et surtout développer progressivement des systèmes racinaires capables d'aller chercher l'eau en profondeur.

 

Le jardin de demain ne sera pas nécessairement un jardin sans eau, ce sera surtout un jardin qui utilise intelligemment celle qu'il reçoit.
 

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🌱 Faut t-il remplacer les plantes qui ont souffert ?

 

 

 

  • Pas immédiatement, l'automne permet justement de dresser un inventaire. Qu'est-ce qui a résisté ? Qu'est-ce qui a souffert ? À quel endroit ? Dans quel sol ? À quelle exposition ? Deux plantes identiques peuvent avoir réagi complètement différemment à seulement quelques mètres de distance. Pourquoi ? Parce que le jardin est fait de microclimats. Un mur exposé plein sud ou une terrasse qui restitue la chaleur durant la nuit. Une zone balayée par le vent, une dépression où l'humidité reste plus longtemps, l'ombre d'un grand arbre, la concurrence racinaire d'une haie, Tout cela compte. Et c'est justement maintenant qu'il faut prendre des notes, parce qu'en janvier, nous aurons oublié ce qui s'est passé au mois de juillet surtout après les réveillons de fin d’année ! j’anticipe un peu, d’ailleurs, je sais déjà que je vais être en retour pour mes cadeaux de noël… Là aussi ça s’anticipe, je dis ça, je ne dis rien !

 

 

Et ma pelouse, grillée ? Est-elle morte ?

 

 

  • Là encore, prudence, les dernières pluies on peut-être redonner un peu de vert à vos pelouses, mais comment savoir si les parties plus abimées sont morte ou vivantes ? Avant de tout retourner, peut-être que l’astuce du paysagiste va vous aider !

 

Le test de traction :

 

  • Prenez une belle poignée de votre herbe et exercer une traction franche vers le haut. Si vous n’avez dans votre main que quelques brindilles d’herbes, le système racinaire étant resté dans le sol, bingo ! votre pelouse n’est pas morte, elle à seulement fait redescendre dans ses racines, comme les arbres, toute l’eau dans son système vital. Elle devrait donc repartir d’elle-même.

 

Le test hydrique :

 

  • Choisissez un endroit sec de votre pelouse, pas bien grand, trente centimètres par trente, et arrosez régulièrement cette surface tous les jours, matin ou soir à vous de voir…  Si dans un laps de temps d’une quinzaine de jours, votre carré test devient vert, bingo là encore, votre pelouse n’est pas morte. Dans le cas contraire, il vous faudra surement regarnir ou reprendre l’ensemble de votre gazon.

 

 

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🦟 Et puis il y a eu… LES MOUSTIQUES !

 

 

 

  • On pourrait penser qu'avec la sécheresse, nous aurions été tranquilles. Eh bien non, si ce n’est pendant les fortes chaleurs, le moustique est comme nous, il cherche aussi la fraîcheur !

 

  • Et de plus, le moustique, et notamment le moustique tigre, n'a pas besoin d'un étang olympique, quelques millimètres ou quelques centimètres d'eau peuvent suffire dans certains petits récipients. Et dans nos jardins, les maternités à moustiques sont parfois installées par nous-mêmes, une soucoupe sous un pot, un seau oublié derrière le cabanon, un pied de parasol, une bâche qui forme une poche, une gouttière mal nettoyer, bouchée, un récupérateur d'eau mal fermé, un jouet d'enfant, une brouette laissée dehors, un regard d'évacuation et parfois même certaines structures du mobilier de jardin.

 

  • J'ai consacré sur mon site une page entière à ce sujet : « En finir avec les moustiques au jardin », avec les différentes solutions que l'on peut intégrer dès la conception du jardin.

 

Mais justement… Pourquoi parler des moustiques le 23 septembre ? Parce que c'est maintenant qu'il faut préparer l'été prochain.
 

 

 

 

🦟 Le meilleur moustique est celui qui ne naît pas.

 

 

  • On pense souvent à lutter contre les moustiques lorsqu'ils commencent à nous piquer, c'est déjà trop tard. Le principe le plus efficace reste d'agir sur leurs lieux de reproduction. L'automne est donc une excellente période pour faire le tour du jardin, mais, pas avec une bombe insecticide, avec vos yeux.

 

  • Cherchez tout ce qui peut retenir de l'eau, nettoyez les gouttières, videz les récipients inutiles, retournez ceux qui peuvent l'être, fermez correctement les réserves d'eau, réfléchissez aux évacuations. Et profitez de l'hiver pour modifier les aménagements qui créent systématiquement de petites retenues d'eau. Parce qu'au printemps prochain, lorsque le moustique reviendra, il sera beaucoup plus difficile de courir derrière lui. Le moustique adulte, c'est le problème visible, l'eau stagnante, c'est souvent le problème réel.

 

  • Je prépare à ce sujet, une vidéo sur ce sujet, cette anticipation, car, mon jardin, a lui aussi à subit l’assaut des moustiques cet été.

 

  • Et de plus, je prépare également sur mon jardin, un show-room sur l’installation d’une barrière anti-moustiques par la mise en place d’une ceinture de piégeage avec différents systèmes et traitements, tous bio. Je vous en dirais plus, une fois tout cela installée, et surtout, je pourrais réellement comparer la saison moustiques 2026, à celle à venir ! 2027 au jardin sans moustique, ou du moins sans trop de moustiques, car je le rappelle, le moustique est un polinisateur, et une manne nourricière pour nombre d’insectes et oiseaux. Donc, on ne tue pas tout, mais on gère l’infestation.

 

 

 

🐦 Les alliés du jardinier.

 

Prévenir ne signifie pas transformer le jardin en forteresse chimique, bien au contraire.

 

 

  • Un jardin diversifié peut accueillir toute une série de prédateurs naturels, notamment contre les moustiques, encore eux… Oiseaux insectivores, chauves-souris, libellules, araignées, amphibiens lorsque le milieu s'y prête, et de nombreux insectes auxiliaires. Cela ne signifie évidemment pas qu'une mésange va régler à elle seule votre problème de moustiques ! Mais cela signifie qu'un jardin biologiquement vivant possède davantage de mécanismes de régulation qu'un espace totalement minéral ou constitué de quelques végétaux isolés. Créer un jardin résilient, c'est donc aussi créer de la biodiversité. Un point d’eau, correctement pensé, habité, peut être un super allié pour accueillir cette diversité et lutter contre les indésirables. On fera d’ailleurs une émission sur ce sujet, et vous verrez que : Pas besoin d’un grand jardin pour accueillir une petite zone humide qui fera toute la différence !

 

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🐛 Les autres nuisibles : CHENILLES PROCESSIONNAIRES.

 

 

 

 

 

 

  • La processionnaire du pin est surtout connue lorsque les chenilles descendent en procession, une longue file indienne de chenilles qui descend du pin. Mais attendre la procession pour découvrir que l'arbre est infesté, c'est encore une fois intervenir tardivement.

 

  • Selon les situations et les stratégies choisies, l'automne permet notamment de préparer ou mettre en place certains dispositifs de lutte ou de surveillance avant les processions hivernales. Les éco pièges, par exemple, doivent être installés avant la période de descente. Et surtout : ne manipulez jamais les chenilles ou leurs nids sans protection adaptée.

 

  • Les poils urticants peuvent provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires, et représentent également un véritable danger pour les animaux domestiques. Un chien qui renifle ou lèche une procession peut subir des lésions extrêmement graves.

 

La règle est donc simple : on observe, on sécurise, mais on ne joue pas à l'apprenti exterminateur.
 

 

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🐝Les autres nuisibles : LE FRELON À PATTES JAUNES.

 

 

 

 

  • Autre habitué désormais de nos jardins : le frelon à pattes jaunes, que l'on appelle encore souvent frelon asiatique. À l'automne, les colonies atteignent leur activité maximale. C'est également la période où apparaissent les futures femelles reproductrices. Elles vont quitter le nid, s'accoupler puis chercher un endroit où passer l'hiver.

 

  • Les ouvrières, les mâles et l'ancienne reine disparaîtront avec la colonie, le nid, lui, ne sera normalement pas réutilisé l'année suivante, cela signifie quelque chose d'important.

 

  • Découvrir en plein hiver un énorme nid vide au sommet d'un arbre et vouloir absolument le détruire n'a pas forcément grand intérêt.

 

  • En revanche, repérer les nids actifs en automne est utile, notamment parce que c'est une période où ils peuvent être particulièrement populeux. Et attention aux tailles de haies ! Un nid secondaire peut être installé relativement bas et rester invisible derrière le feuillage.

 


Avant d'attaquer une haie dense au taille-haie, prenez quelques minutes pour observer les allées et venues d'insectes. Quelques secondes d'observation peuvent éviter une très mauvaise surprise.
 

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🪲 Les nouveaux envahisseurs… LE SCARABÉE JAPONAIS.

 

Popillia japonica. Un petit coléoptère d'environ un centimètre, avec des reflets métalliques verts et cuivrés.
Popillia japonica.

 

  • Son nom pourrait presque être sympathique. Popillia japonica. Un petit coléoptère d'environ un centimètre, avec des reflets métalliques verts et cuivrés. Mais derrière cette jolie carrosserie se cache un ravageur particulièrement préoccupant. Il peut s'attaquer à plus de 300 espèces végétales : vigne, arbres fruitiers, rosiers, plantes ornementales, cultures et gazons.

 

  • L'adulte dévore les feuilles, les larves vivent dans le sol et consomment notamment les racines des graminées. Et ce petit scarabée possède un talent assez extraordinaire : Il fait de l'auto-stop ! Il peut voyager dans les voitures, les camions ou les trains et parcourir ainsi de grandes distances. Des individus isolés ont été interceptés en France en 2025, et la surveillance s'est poursuivie en 2026, avec de nouvelles captures notamment dans le Doubs, à Strasbourg et dans les Alpes-Maritimes. Cela ne signifie pas que tous nos jardins sont envahis par le scarabée japonais, mais cela signifie que la vigilance est désormais nécessaire. Et en Nouvelle-Aquitaine, les services de surveillance phytosanitaire demandent justement de signaler toute observation suspecte.

 

  • Encore une fois : détecter tôt permet parfois d'éviter d'avoir à combattre pendant des décennies. Je vous mets la photo de cet insecte sur mon blog dans cette émission, vous pourrez ainsi facilement le reconnaître. Et si vous pensez l’avoir reconnu, une photo, et comme je fais partie du réseau sentinelle de FREDON nouvelle aquitaine, contactez-moi.

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🐜Les nouveaux envahisseurs... 🔥LA FOURMI DE FEU et la LA FOURMI ÉLECTRIQUE . 

 

 

 

Une autre voyageuse à surveiller.

 

Solenopsis invicta, la fourmi de feu.
Solenopsis invicta

 

  • Continuons notre petit catalogue des réjouissances. Voici Solenopsis invicta, la fourmi de feu. Retenez que le nom Invicta, signifie en latin, invincible, invaincu ou non vaincu, ce qui en dit long sur la lutte contre cette fourmi.

 

  • Originaire d'Amérique du Sud, elle est devenue invasive dans différentes régions du monde. Et en 2023, une population installée a été identifiée en Sicile. Les chercheurs y avaient identifié plusieurs dizaines de nids.

 

  • Pourquoi nous intéresse-t-elle ? Parce qu'elle est capable d’entraîner des conséquences importantes sur la biodiversité, l'agriculture mais également sur l'être humain. Sa piqûre est douloureuse et peut, chez certaines personnes, provoquer des réactions allergiques sévères. 

 

  • Elle n'est donc pas aujourd'hui une habitante ordinaire de nos jardins français. Mais son installation en Europe change la donne. Le commerce, les transports et les déplacements de terre ou de végétaux constituent autant de possibilités de déplacement pour certaines espèces invasives.

 

 

 

⚡ Une fourmi encore plus petite : LA FOURMI ÉLECTRIQUE.

 

Wasmannia auropunctata la Fourmi électrique
Wasmannia auropunctata

 

  • Elle mesure à peine un millimètre et demi, autant dire qu'on ne la voit presque pas. Son nom scientifique est Wasmannia auropunctata. On l'appelle petite fourmi de feu ou fourmi électrique, en raison de la sensation provoquée par sa piqûre. Auropunctata signifie à points dorés, fautes de points, cette fourmi semble bien dorée, donc petite, mais facilement reconnaissable.

 

  • Et contrairement à Solenopsis invicta, celle-ci a déjà été détectée en France métropolitaine, notamment à Toulon en 2022. Elle peut former des populations extrêmement importantes et perturber fortement les communautés d'insectes locales. 

 

  • Et voilà qui nous ramène une nouvelle fois à notre sujet. Une espèce invasive est infiniment plus facile à gérer lorsque quelques foyers seulement existent que lorsqu'elle occupe des milliers de kilomètres carrés. La surveillance des jardins n'est donc pas anodine.

 

 

Le jardinier est aussi un observateur du territoire.

 

 

 


🌍 Faut-il avoir peur de tous les insectes exotiques ?

 

 

  • Non ! Et c'est un point important. Il ne faudrait surtout pas que cette émission donne envie d'écraser tout insecte que l'on ne reconnaît pas. Nous avons dans nos jardins énormément d'espèces parfaitement inoffensives, parfois rares, parfois spectaculaires et souvent très utiles, certaines ressemblent même beaucoup aux espèces invasives recherchées.

 

  • Donc : on photographie d'abord, on identifie ensuite et on agit seulement lorsque l'identification est certaine. 

 

 

Un jardinier curieux vaut beaucoup mieux qu'un jardinier armé d'une bombe insecticide.

 

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🍂 Préparez 2027 dès l'automne 2026.

 

 

 

 

  • Et finalement, tout ce dont nous venons de parler conduit à la même conclusion, le jardin de l'été prochain commence maintenant.

 

  • Vous avez eu trop chaud sur votre terrasse ? Réfléchissez à l'ombre maintenant. Votre pelouse a grillé ? Demandez-vous si elle doit absolument occuper la même surface l'année prochaine, ou peut-être opter pour une autre variété de semences.

 

  • Certaines plantes ont souffert ? Regardez lesquelles ont résisté avant de choisir leurs remplaçantes. Vous avez passé l'été à arroser ? Travaillez votre sol, paillez et réfléchissez à la récupération de l'eau. Vous avez été dévoré par les moustiques ? Cherchez dès maintenant les réserves d'eau stagnante. Et surtout, rester à l’écoute de jardins d’ici, je vous ferais prochainement visiter mon jardin et les solutions anti-moustiques ! En attendant, relisez l’article sur ce sujet. Vous avez découvert des processionnaires ? Préparez votre stratégie avant les processions. Et relisez l’article sur ce sujet. Vous avez un nid de frelons ? Faites-le identifier et prenez conseil auprès des organismes ou professionnels compétents.

 


Et surtout : observez, car observer c’est déjà traiter !
 

 

 

🌱 Le jardin résilient.

 

 

  • On parle beaucoup de résilience, peut-être faudra-t-il progressivement abandonner une vieille idée. Celle du jardin que l'on pourrait maintenir exactement identique année après année. Le climat change, les températures changent avec lui, les périodes de sécheresse évoluent, elles sont plus précoces, plus fréquentes, plus intenses…

 

  • Certains parasites progressent et de nouvelles espèces arrivent. Nos jardins vont donc devoir évoluer eux aussi, mais cela ne signifie pas qu'ils seront moins beaux. Au contraire, nous pouvons créer davantage d'ombre, davantage de strates végétales, planter des arbres, associer arbres, arbustes, vivaces et couvre-sols, pour protéger le sol plutôt que de le laisser nu. Bien sûr, récupérer l'eau de pluie, favoriser son infiltration.

 

  • Très important, choisir les végétaux en fonction du sol plutôt que vouloir constamment modifier le sol pour imposer une plante, et, ainsi, redonner au jardin une certaine capacité à fonctionner sans nous, parce qu'un jardin résilient n'est pas un jardin que l'on abandonne, c'est un jardin que l'on a suffisamment bien pensé pour ne pas avoir à le sauver chaque été.

 

 

"être résilient, c'es pouvoir faire pousser des fleurs sur des ruines"
 

 

 

🍁 Prévenir c'est déjà traiter.

 

 

  • Au jardin, nous avons longtemps pris l'habitude d'intervenir lorsque le problème était visible, une plante malade : on traite. Des pucerons : on traite. Des moustiques : on traite. Une pelouse sèche : on arrose. Mais nous pouvons aussi retourner le raisonnement : Pourquoi la plante est-elle malade ? Pourquoi les moustiques trouvent-ils autant de lieux de ponte ?  Pourquoi cette pelouse réclame-t-elle autant d'eau ? Pourquoi ce végétal souffre-t-il tous les étés ? Pourquoi certaines plantes résistent-elles alors que leurs voisines dépérissent ? Le jardinier de demain sera peut-être moins celui qui sait traiter… et davantage celui qui sait observer, comprendre et anticiper.

 

  • Et finalement, l'automne est la saison parfaite pour cela. Le jardin ralentit, les feuilles commencent à tomber, les couleurs changent, les premières pluies reviennent, et sous nos pieds, tranquillement, la prochaine saison commence déjà à se préparer.

 

  • Alors profitez de l'automne tant qu’il y à encore des saisons marquées, regardez votre jardin, regardez ce qu'il vous raconte de l'été que nous venons de traverser. Parce que les plantes ont une mémoire, le sol aussi. Et si nous prenons le temps de les écouter aujourd'hui… nous aurons peut-être beaucoup moins besoin d'intervenir demain.


 

Voilà peut-être la phrase à retenir aujourd'hui. Prévenir, c'est déjà traiter.

 

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Paysagiste Pays basque Paysagiste Landes L'automne au jardin.
Au jardin, le meilleur problème reste encore celui que l’on a réussi à empêcher d’apparaître.

 

 Vous êtes pressé ? un raccourci en10 questions-réponses.

 

 

1. Après un été très chaud, faut-il tailler immédiatement les végétaux qui semblent avoir souffert ?

 

Non. Un végétal qui a perdu ses feuilles ou dont certaines branches semblent sèches n’est pas forcément mort. La chute prématurée du feuillage peut être une réaction de défense permettant de limiter les pertes d’eau. À l’automne, mieux vaut observer les bourgeons et les rameaux et supprimer uniquement ce qui est manifestement mort ou dangereux. Une taille sévère peut ajouter un stress supplémentaire à une plante déjà fragilisée.

 

 

2. Faut-il mettre de l’engrais aux plantes qui ont souffert de la chaleur et de la sécheresse ?

 

Pas systématiquement, et surtout pas beaucoup d’azote à l’automne. Une plante stressée n’a pas forcément besoin d’être « nourrie » : elle doit d’abord retrouver un fonctionnement racinaire normal et reconstituer ses réserves. Un apport de matière organique et un paillage sont souvent plus intéressants qu’un engrais destiné à provoquer une croissance rapide.

 

 

3. Comment savoir si un arbre ou un arbuste desséché est encore vivant ?

 

On peut observer les bourgeons, la souplesse des jeunes rameaux et éventuellement gratter très légèrement l’écorce d’un petit rameau : des tissus encore verts indiquent généralement qu’il est vivant. Mais le meilleur diagnostic reste souvent le temps. Certaines plantes très éprouvées peuvent sembler mortes pendant plusieurs semaines avant de montrer des signes de reprise.

 

 

4. Que nous apprend la canicule sur la manière d’aménager nos futurs jardins ?

 

Elle nous rappelle qu’il faut penser davantage à l’ombre, au sol et à l’eau. Planter des arbres, créer plusieurs strates végétales, couvrir le sol, utiliser des paillages, améliorer sa teneur en matière organique, favoriser l’infiltration des pluies et récupérer les eaux de toiture permettent de rendre le jardin plus résilient. L’objectif n’est plus seulement de savoir comment arroser davantage, mais comment perdre moins d’eau.

 

 

5. Pourquoi faut-il déjà penser aux moustiques en automne ?

 

Parce que la meilleure lutte contre les moustiques commence bien avant les premières soirées d’été. L’automne et l’hiver permettent de rechercher et de supprimer les endroits où l’eau peut stagner : soucoupes, seaux, bâches, gouttières bouchées, pieds de parasols, regards, jouets ou récupérateurs d’eau mal protégés. Empêcher la reproduction est beaucoup plus efficace que courir après les moustiques adultes.

 

 

6. Les plantes dites « anti-moustiques » suffisent-elles à protéger une terrasse ?

 

Non. Géranium odorant, citronnelle, lavande ou certaines plantes aromatiques peuvent contenir des molécules aux propriétés répulsives, mais leur simple présence dans un pot ne crée pas une barrière infranchissable. Il vaut beaucoup mieux supprimer les eaux stagnantes et réfléchir dès la conception du jardin à la gestion de l’eau. Un joli pot de citronnelle n’annulera jamais les effets d’une soucoupe remplie d’eau située juste à côté !

 

 

7. Pourquoi faut-il penser aux chenilles processionnaires avant de voir les processions ?

 

Parce que lorsque les chenilles descendent des pins, leur cycle est déjà bien avancé. La surveillance des arbres et l’anticipation permettent de mettre en œuvre les moyens adaptés au bon moment. Il faut surtout éviter de toucher les chenilles ou les nids : leurs poils urticants peuvent provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires et constituent également un danger sérieux pour les chiens et autres animaux.

 

 

8. Que peut-on faire contre le frelon à pattes jaunes à l’automne ?

 

L’automne correspond à une période de forte activité des colonies et à la production des futures femelles reproductrices. Il faut donc rester attentif aux nids actifs et éviter de s’en approcher ou de tenter de les détruire soi-même. Une précaution toute simple est également utile avant de tailler une haie dense : observer pendant quelques minutes les éventuelles allées et venues de frelons. Un nid peut être totalement invisible derrière le feuillage.

 

 

9. Pourquoi parle-t-on désormais du scarabée japonais et de nouvelles fourmis invasives ?

 

Parce que les échanges commerciaux, les transports et les déplacements de végétaux ou de terre facilitent la progression d’espèces exotiques. Le scarabée japonais, Popillia japonica, est particulièrement surveillé car il peut s’attaquer à plusieurs centaines d’espèces végétales. La fourmi de feu rouge, Solenopsis invicta, s’est installée en Sicile, tandis que la petite fourmi de feu ou fourmi électrique, Wasmannia auropunctata, a déjà été détectée en France métropolitaine. L’enjeu est de détecter rapidement les nouveaux foyers avant qu’ils ne deviennent impossibles à contenir.

 

 

10. Quel est finalement le meilleur traitement pour protéger son jardin ?

 

Très souvent : la prévention. Observer ses végétaux, choisir des espèces adaptées au sol et à l’exposition, préserver la biodiversité, protéger le sol, mieux gérer l’eau, surveiller l’apparition des ravageurs et intervenir au bon moment évitent de nombreux traitements ultérieurs. Au jardin, le meilleur problème reste encore celui que l’on a réussi à empêcher d’apparaître. C’est tout le sens du fil rouge de cette émission : « Prévenir, c’est déjà traiter ! »
C'était Jardins d'ici, prenez soin de vous… et surtout, prenez soin de vos jardins. 
Parce qu'un jardin bien préparé en automne… c'est déjà un petit morceau du printemps prochain.
 

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9 septembre 2026

Le bois dans le jardin N°2 par Paysagiste Pays Basque Paysagiste Landes.

Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 83 : La N°2 du Bois au jardin.

 

 

📅 Publié le : 09/09/2026 🔄 Mis à jour le : 09/09/2026

 

 

 

🌿 Le bois et son emploi au jardin.

 

 

 

 

 

Cette émission fait suite à l’émission du 22 juillet 2026, la numéro 80 de jardins d’ici, qui avait également pour titre, le bois en aménagement paysager.

 

 

 

  • Aujourd’hui, si, nous allons au bois, autour du bois, promenons-nous, non pas dans les bois, mais dans le bois pour cette émission consacré au bois dans les aménagements paysagers. 

 

  • C’est donc tout naturellement la suite de ce chapitre consacré au bois dans nos jardins. Et ça tombe bien, puisque l’on l’a vue la semaine dernière dans l’excellente émission « septembre au jardin », c’est une non moins excellente période pour envisager vos aménagements paysagers. Et j’en profite pour vous informer que si vous avez besoins de conseils pour vos aménagements paysagers, vous pouvez me contacter directement sur mon site internet loic-bance.fr ou vous informer sur mes services sur mon blog : loicbance.canalblog.com. Voilà, charité bien ordonnée commençant par sois même, ça, c’est fait ! …Mais revenons au sujet de cette émission, le numéro 83, le bois dans nos jardins, la numéro 2 sur ce sujet.

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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Lecture de l'émission jardin de la cote Basco Landaise.

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La n°2 du bois au jardin.

 

 

 

Sommaire :

 

 

 

 

 

 

  • Lorsque l'on parle de bois dans un jardin, beaucoup imaginent qu'un bois en vaut un autre. Pourtant, il existe des centaines d'essences utilisées dans le monde, chacune possédant ses propres caractéristiques.  Certaines résistent naturellement à l'humidité, d'autres sont très solides mais sensibles aux champignons, certaines vieillissent en prenant une belle patine grise tandis que d'autres nécessitent un entretien régulier pour conserver leur couleur d'origine.

 

  • Mais nous ferons avant cela, un petit retour nostalgique, un regard en arrière sur les bois d’autrefois, le bois dans les jardins d’antan avant de parler du bois dans nos jardins contemporains.

 

  • Et si, maintenant, ont parlé du bois dans nos aménagements paysagers. Du bois, pas de moi…comme j’ai un petit problème d’asthme… donc la sphère ORL quelque peu encombré, le B peuvent s’entendre M ou P… Je vous laisse traduire mes propos quelques peu déformés par mes problèmes respiratoires… Donc parlons de bois, du bois dans les aménagements paysagers ou plutôt, des bois, car, les forestiers distinguent généralement trois grandes familles de bois : les résineux, les feuillus et les bois exotiques qui peuvent être résineux ou feuillus. Cette classification n'a rien à voir avec la dureté du matériau, contrairement à une idée largement répandue. Un feuillu n'est pas forcément plus dur qu'un résineux, et certains bois tropicaux sont tellement denses qu'ils coulent dans l'eau, comme le Gaïac qui remplace la jambe des corsaire, la jambe de bois, le bois le plus dense au monde, mais ils peuvent aussi être extrêmement léger comme le Balsa qui sert entre autres aux maquettes d’aéronefs. 

 

 

 

 

 

Faisons le tour des arbres : Résineux et feuillus.

 

 

 

 

  • Aussi, je vous propose une petite promenade en forêt, nous allons faire le tour de ces arbres remarquables à plus d’un titre.
     

 

 

 

Les résineux : les champions de la construction.

 

 

 

  • Les résineux proviennent des arbres que l'on appelle aussi les conifères. Leur feuillage est généralement composé d'aiguilles ou d'écailles, et la plupart conservent leurs aguilles, toute l'année. Ils produisent souvent de la résine, véritable système de défense naturel contre les blessures, les insectes et certains champignons.

 

  • Grâce à leur croissance relativement rapide, les résineux représentent aujourd'hui la principale source de bois d'œuvre en Europe. Ils sont abondants, renouvelables et souvent plus abordables que les feuillus.

 

 

 

Dans les aménagements paysagers, plusieurs espèces dominent largement le marché.

 

 

 

  • Le Pin maritime, Pin maritime omniprésent dans les Landes, est particulièrement apprécié pour son excellent rapport qualité-prix. Facile à travailler, il est très utilisé pour les terrasses, les pergolas, les clôtures, les jeux d'enfants et les aménagements extérieurs. En revanche, sa durabilité naturelle reste limitée. Pour les usages exposés aux intempéries, il reçoit généralement un traitement autoclave afin d'améliorer sa résistance.

 

  • Le Douglas, Douglas parfois appelé pin d'Oregon bien qu'il ne s'agisse pas d'un véritable pin, connaît un succès croissant en France. Son bois rosé possède une bonne résistance naturelle aux champignons lorsqu'il est utilisé hors contact permanent avec le sol. Sa stabilité et son esthétique en font un excellent choix pour les pergolas, les bardages ou certaines terrasses.

 

  • Le Mélèze, Mélèze d'Europe est un cas particulier parmi les conifères puisqu'il perd ses aiguilles en hiver, mais ce n’est pas le seul conifère à perdent ses aiguilles l’hiver venu, juste pour info : il y a le Cyprès chauve, le bien nommé, le Métaséquoia, cousin du Séquoia, et plus surprenant, un feuillus qui est un conifère, l’arbre d’Hiroshima, le Ginkgo biloba appelé aussi, l’arbre aux quarante écus. Mais revenons au Mélèze, son bois est naturellement plus durable que celui de nombreux autres résineux. Il supporte bien les climats rigoureux et offre une belle teinte brun doré qui évolue progressivement vers un gris argenté.

 

  • L’Épicéa commun, davantage destinés à la charpente et aux constructions abritées. La faible résistance naturelle à l'humidité le rend moins adapté aux ouvrages extérieurs non protégés et aux climats plus humides, il préfère les climats secs et froids, c’est d’ailleurs pour cela que l’on le trouve en altitude, c’est le rois des montagnes.

 

  • Les résineux : Ils présentent plusieurs avantages majeurs : ils poussent rapidement, stockent efficacement le carbone, sont faciles à travailler et offrent des prix généralement accessibles. En contrepartie, leur durabilité naturelle est souvent plus faible que celle de certains feuillus, ce qui explique le recours fréquent aux traitements de préservation.

 

 

 

Les feuillus : la noblesse des bois européens.

 

 

 

  • Les feuillus regroupent les arbres dont les feuilles sont généralement larges et qui, pour la plupart, les perdent en automne. Ils offrent une extraordinaire diversité de couleurs, de densités et de propriétés mécaniques.

 

  • Le chêne : Le roi incontesté reste le Chêne, représenté principalement par le Chêne pédonculé et le Chêne sessile. Depuis des siècles, le chêne symbolise la solidité et la longévité. Son bois, riche en tanins, résiste naturellement aux champignons lorsqu'il est correctement utilisé. Il a servi à construire des cathédrales, des navires, des ponts, des charpentes et du mobilier d'exception. Dans le jardin, il trouve sa place dans les pergolas haut de gamme, les portails, les pontons ou encore certains mobiliers extérieurs, et pour ma part, j’aime l’utiliser pour les bordures de terrains de jeux, comme les terrains de pétanques ou bien comme bordures verticales déstructurés, des berlinoises de retenues de terres.

 

  • Le Châtaignier :  Il est souvent considéré comme l'un des meilleurs compromis pour les aménagements paysagers. Naturellement riche en tanins, il résiste très bien aux intempéries sans nécessiter de traitement chimique. Les piquets de clôture en châtaignier peuvent ainsi durer plusieurs décennies lorsqu'ils sont correctement installés. Bien que très résistant, il n’est pourtant pas très courant dans les enseignes spécialisés. C’est surement dû à sa plus grande difficulté de mise en œuvre par les bricoleurs amateurs du fait de sa « fissilité » c’est-à-dire qu’il à tendance à fendre dans le sens du fil si on ne pré-perce pas.

 

  • Le Robinier faux-acacia, Robinia pseudoacacia ou le Carouge mérite une attention particulière. Malgré son nom courant, il ne s'agit pas d'un véritable acacia. C'est probablement l'un des bois européens les plus durables naturellement. Sa résistance est telle qu'il rivalise avec certains bois tropicaux. Très utilisé pour les jeux d'enfants, les piquets, les passerelles, les terrasses ou les ouvrages en contact avec le sol, il représente une excellente alternative locale aux essences exotiques.

 

  • Le Frêne, dit Frêne élevé ou Fraxinus Exelsior, est apprécié pour sa souplesse et sa résistance aux chocs. On le retrouve davantage dans les manches d'outils ou certains mobiliers, plus rarement dans les aménagements extérieurs directement exposés. Et si vous vous posez la question « Pourquoi l’appelle-t-on le Frêne élevé… ? » Je pense que dans élevé vous avez la réponse, c’est un des plus hauts arbres d’Europe, 30 à 40 mètres, d’où « Elevé ».

 

  • Le Hêtre commun : Il possède un bois homogène et élégant, mais sa faible durabilité naturelle limite son utilisation en extérieur sans traitement spécifique. Donc, on l’oublie, du moins pour les aménagements extérieurs. On oublie le Hêtre, ou ne pas être…Désolé je n’ai pas pu m’en empêcher !

 

 

 

Résineux VS Feuillus :

 

 

 

Pour faire un rapide résumé entre résineux et feuillus ; on constate que les feuillus poussent généralement plus lentement que les résineux. Cette croissance plus longue explique souvent leur densité supérieure, mais également leur coût plus élevé.
 

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Et on en arrive au voyage de cette émission avec : Le bois exotiques.

 

 

 

 


Les bois exotiques :

 

 

 

 

performances remarquables … Mais ! vigilance environnementale.

 

 

 

  • Depuis plusieurs décennies, les bois tropicaux se sont imposés dans les aménagements extérieurs grâce à leurs qualités exceptionnelles.

 

 

  • L'Ipé : Originaire d'Amérique du Sud, est souvent considéré comme l'une des références pour les terrasses haut de gamme. Sa densité est telle qu'il peut parfois couler dans l'eau. Extrêmement durable, il résiste naturellement aux insectes, aux champignons et aux intempéries. Il résiste aussi, parfois, aux portefeuilles des clients !

 

  • Le Cumaru, Cumaru offre des performances presque comparables, avec une belle couleur brun doré et une excellente stabilité et un tarif quelque peu… peu plus accessible.

 

  • Le Teck :  Il est mondialement connu pour sa richesse en huiles naturelles. Depuis des siècles, il est utilisé dans la construction navale et le mobilier extérieur grâce à son exceptionnelle résistance à l'humidité. Là encore, il est quand même réservé aux terrasses ou constructions haut de gammes.

 

  • D'autres essences, sans faire un inventaire à la Prévert, comme le Padouk d'Afrique, le Bangkirai, le Massaranduba ou l'Azobé sont également très recherchées pour leurs remarquables qualités mécaniques.

 

 

 

Leur impact environnemental.

 

 

Cependant, ces performances soulèvent une question essentielle :

 

 

  • Importer une terrasse depuis l'autre bout du monde représente un coût carbone lié au transport. Plus préoccupant encore, certaines régions tropicales souffrent encore aujourd'hui d'exploitation forestière illégale, de déforestation et de trafics de bois. Heureusement, de nombreuses filières responsables existent désormais. Les certifications de gestion durable permettent d'orienter les consommateurs vers des bois issus de forêts exploitées de manière plus respectueuse de l'environnement et des populations locales.

 

 

Mais, à retenir, même avec la meilleure des essences, le bois n'est jamais parfait.

 

 

 

  • On cherche souvent à savoir quel est le meilleur bois. En réalité, cette question n'a pas de réponse universelle. Le meilleur bois est avant tout celui qui correspond à son usage.

 

  • Une terrasse soumise aux embruns marins n'aura pas les mêmes exigences qu'une pergola installée à l'abri d'un patio. Un ponton traversant une zone humide ne sera pas conçu avec les mêmes essences qu'un simple carré potager.
     

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Alors, comment choisir le bois qui me convient au jardin ?

 

 

 

 

 

  • Le coût, l'entretien, la durabilité, l'esthétique, l'origine géographique, le bilan carbone, la disponibilité locale et même la facilité de remplacement sont autant de critères qui doivent être pris en compte.

 

  • En tant que paysagiste, je préfère toujours parler du bon bois au bon endroit, plutôt que du meilleur bois tout court.

 

  • Cette réflexion conduit naturellement à une autre question fondamentale. Pourquoi certains bois résistent-ils naturellement pendant plusieurs décennies alors que d'autres doivent être protégés par des traitements spécifiques ? C'est justement pour répondre à cette problématique qu'ont été définies les classes d'emploi du bois, un système de classification qui guide aujourd'hui tous les professionnels dans le choix des essences et de leurs traitements selon les conditions d'utilisation. C'est ce que nous découvrirons dans un prochain chapitre. Mais j’aimerai vous parler avant de classer le bois dans des catégories bien définis, j’aimerais vous parler de jardins d’autrefois. Comme les dires de nos anciens, les jardins d’antan ont aussi utilisé le bois. Et pas qu’un peu !

 

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Le bois dans les jardins d'autrefois.

 

 

 

  • Il existe des jardins qui racontent une histoire avant même que l'on y entre. Il suffit parfois d'une vieille barrière en chêne, d'un banc usé par les années ou d'une tonnelle recouverte de vigne pour sentir que le temps s'est arrêté. Les jardins d'autrefois possédaient une âme particulière, non pas parce qu'ils étaient plus beaux que ceux d'aujourd'hui, mais parce qu'ils étaient profondément liés à leur territoire et aux ressources offertes par la nature. La proximité était le maître mot ! Aujourd’hui, d’un clic on importe directement dans son jardin. Avant fallait porter le bois sur son dos… De nos jours on ne force plus, mais le mal de dos et le mal du siècle… mais ça, c’est une autre histoire…

 

  • Pendant des siècles, le bois fut le matériau roi des jardins. La pierre était souvent réservée aux constructions les plus importantes, le métal demeurait coûteux, le béton n'existait pas encore sous sa forme moderne, même s’il existait depuis les Romains, mais sous une autre forme. Quant aux matières plastiques, elles appartenaient encore au domaine de l'imagination. Le jardinier travaillait avec ce qu'il trouvait autour de lui : les arbres de la forêt voisine, les haies du bocage, les taillis entretenus par les paysans ou les branches issues des tailles hivernales.

 

 

 

 

Chaque arbre avait sa fonction.

 

 

 

  • Le châtaignier fournissait les piquets de clôture et les échalas destinés aux vignes. Le chêne devenait poutres, portails ou bancs. Le noisetier servait de tuteur aux haricots et aux pois ou aux arcs des enfants. Les jeunes branches de saule étaient tressées pour fabriquer des bordures, des paniers, des fascines qui servaient soit à combler des fossés ou réparer des routes en mauvaises états, des sortes de fagots de bois qui limiter l’érosion des sols ou de véritables clôtures vivantes qui reviennent quelque peu à la mode, et oui, le jardin répond aussi à la ronde de la mode…. Rien n'était perdu. Chaque essence trouvait naturellement sa place dans le jardin.

 

 

 

 

Le bois était également omniprésent dans le jardin nourricier.

 

 

 

  • Les fruitiers étaient eux aussi accompagnés par le bois. Les espaliers étaient maintenus par des piquets reliés entre eux par des traverses ou des fils métalliques On appelle cela également des culture palissés, idéale pour les petits jardins ou le long d’un mur. Les treilles permettaient de guider la vigne au-dessus des chemins, créant des tunnels de verdure qui offraient une ombre bienvenue durant les journées d'été. Dans de nombreuses fermes du Sud-Ouest, la treille constituait une véritable pièce de vie extérieure où l'on partageait les repas à l'abri du soleil.

 

  • Les ruches traditionnelles étaient parfois fabriquées dans des troncs évidés ou à partir de planches assemblées à la main. Les composts étaient contenus dans des caisses de bois. Les réserves d'eau prenaient souvent la forme de tonneaux récupérés des domaines viticoles et ici, entre Tursan, Jurançon et vignoble Bordelais, le tonneau est roi ! les outils eux-mêmes associaient le métal et le bois : manches de bêche, de houe, de râteau, de faux ou de serpe. Le contact du bois dans la main faisait partie du geste quotidien du jardinier. 

 

  • Dans les campagnes, il existait une véritable économie circulaire avant l'heure. Les branches issues des tailles étaient réutilisées comme bois de chauffage, transformées en fagots, utilisées pour fabriquer des fascines destinées à retenir les terres ou simplement broyées pour enrichir les sols. Aujourd'hui, nous parlerions de recyclage ou de valorisation des déchets verts de BRF, que de mots compliqués pour dire ce que nos anciens disaient. Simplement du bon sens, le bon sens paysans. J’ai l’impression que des fois, on complique un peu tout de nos jours… 

 

  • Et le bois n’est pas exclusivement au service de l’homme. Le bois servait également à accueillir la vie sauvage. En même temps, la vie sauvage rend bien service à l’homme…

 

  • Les haies sèches, constituées de branchages empilés entre deux rangées de piquets, offraient un refuge à une multitude d'insectes, d'oiseaux, de hérissons et de petits mammifères. Les vieux troncs conservés dans un coin du jardin devenaient des hôtels naturels pour les coléoptères et les champignons. Sans le savoir, les jardiniers favorisaient déjà une biodiversité que nous cherchons aujourd'hui à retrouver après avoir durant des années rendu nos jardins stériles.

 

 

 

 

Le bois dans les Landes et au Pays Basque.

 

 

 

  • Dans les Landes comme au Pays Basque, les clôtures en piquets de châtaignier, les portails en bois massif et les cabanes construites avec les matériaux locaux faisaient partie intégrante du paysage. Les bergers landais entretenaient leurs cabanes avec les ressources de la forêt. Les pêcheurs et les ostréiculteurs construisaient leurs pontons et leurs cabanes en utilisant les bois disponibles à proximité. Chaque métier développait son propre savoir-faire, transmis de génération en génération. Les cabanes de pécheurs ont d’ailleurs donné une inspiration aux architectes pour construire à partir d’un modeste cabanon, de somptueuses villas aux charmes d’autrefois.

 

  • Les jardins d'autrefois étaient aussi des lieux où le temps s'exprimait autrement. Le bois grisait sous l'action du soleil et de la pluie. Il se couvrait parfois de mousses ou de lichens. Loin d'être considéré comme un défaut, ce vieillissement était souvent accepté, voire recherché. Le jardin évoluait avec les saisons et les matériaux racontaient le passage des années.

 

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Le rôle du paysagiste face au bois.

 

 

 

 

  • Aujourd'hui, nous cherchons souvent à conserver au bois l'aspect qu'il avait le jour de son installation. Nous appliquons des saturateurs, des huiles ou des lasures pour préserver sa couleur d'origine. Nos ancêtres, eux, savaient que le bois était vivant et qu'il changerait naturellement d'apparence. Ils l'entretenaient lorsque cela était nécessaire, mais ils acceptaient aussi qu'il vieillisse avec élégance.

 

  • La majorité de mes clients ne veulent pas que le bois grise… Pour ce faire ils se tournent vers le bois composite en matière plastique avec « un peu » de sciure de bois pour se donner bonne conscience… Paradoxe, c’est un produit manufacturé, plus chaud, voire très chaud aux pies nus. Certes il ne grise pas, mais 95% du colorie choisie est gris ! Donc, à moi et aux paysagistes de les conseiller et de leurs rappeler que les ouvrages doivent être construits pour être réparés comme dans les jardins d’autrefois. Une planche abîmée était remplacée sans démonter l'ensemble de la structure. Un piquet fatigué était changé. Une traverse était retaillée dans une bille de bois conservée à la ferme. Cette approche de la réparation, aujourd'hui remise à l'honneur, faisait partie de la vie quotidienne.

 

  • Ce qui me touche particulièrement dans ces jardins anciens, c'est leur extraordinaire sobriété. Ils n'avaient pas besoin de matériaux venus de l'autre bout du monde pour être harmonieux. Ils étaient le reflet du paysage qui les entourait. Les arbres de la forêt devenaient les clôtures du jardin. Les haies fournissaient les tuteurs. Les tailles alimentaient le feu ou enrichissaient le compost. Tout formait un cycle où chaque ressource trouvait naturellement sa place.

 

  • En tant que paysagiste, je pense que nous avons beaucoup à apprendre de ces jardins. Non pas pour les reproduire à l'identique, car notre manière de vivre a changé, mais pour retrouver cette logique qui consistait à construire avec intelligence, à privilégier les ressources locales, à réparer plutôt qu'à remplacer et à accepter que les matériaux naturels évoluent avec le temps.

 

  • Au fond, les jardins d'autrefois nous rappellent une chose essentielle : le bois n'était pas considéré comme un simple produit de consommation. Il était un héritage de la forêt, un matériau précieux que l'on respectait parce que l'on connaissait le temps nécessaire à sa croissance. Entre la graine plantée par un forestier et la poutre installée dans un jardin, il s'écoulait parfois plusieurs générations. Cette patience force encore aujourd'hui mon admiration.

 

  • Et c'est peut-être là la plus belle leçon que nous lèguent ces jardins anciens : avant d'être un matériau, le bois est d'abord une histoire. Une histoire de forêts, de femmes et d'hommes, de savoir-faire et de transmission. Une histoire qui continue de s'écrire dans chacun de nos jardins.

 

  • Si ce chapitre est empreint de nostalgie, de tradition et de savoir-faire ancestral. La suite de notre émission de Jardins d’ici, nous montre que le bois n'a pas disparu : il s'est réinventé. C'est une belle transition entre l'héritage de nos anciens et les innovations d'aujourd'hui. Le bois est probablement le plus ancien matériau... mais aussi l'un des plus modernes. 

 

 

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Paysagiste Saint-Étienne-de-Baïgorry 64430. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Pays Basque.
Si l'on y regarde de plus près, le bois n'a jamais été aussi présent dans les aménagements paysagers.

 

 

 

 

Les questions fréquente sur le bois au jardin "et les réponses   ;-).

 

 

 

1. Pourquoi le bois est-il autant utilisé dans les aménagements paysagers ?

 

  • Le bois s'intègre naturellement au jardin parce qu'il crée une transition douce entre l'architecture de la maison et le végétal. Terrasses, clôtures, pergolas, claustras, bordures ou mobilier peuvent ainsi participer à une même composition paysagère. C'est également un matériau renouvelable lorsqu'il provient de forêts gérées durablement et, correctement choisi et mis en œuvre, il peut offrir une très bonne longévité.

 

 

2. Un bois feuillu est-il toujours plus dur qu'un résineux ?

 

  • Non. La distinction entre feuillus et résineux est botanique et ne permet pas, à elle seule, de déterminer la dureté du bois. Certains feuillus sont relativement tendres tandis que certains résineux possèdent de bonnes caractéristiques mécaniques. Pour un aménagement extérieur, il faut donc s'intéresser à l'essence, à sa densité, à sa durabilité et surtout à son aptitude à l'usage auquel on la destine.

 

 

  • 3. Pourquoi certains bois flottent-ils et d'autres coulent-ils dans l'eau ?

 

  • Cela dépend principalement de leur densité. La plupart des bois ont une densité inférieure à celle de l'eau et flottent. Mais certaines essences particulièrement denses peuvent couler. À l'opposé, le balsa est extrêmement léger. Le monde du bois réserve donc quelques surprises : un bois feuillu n'est pas nécessairement lourd et un bois très dense peut parfaitement finir au fond de l'eau !

 

 

4. Quel bois choisir pour réaliser une terrasse de jardin ?

 

  • Le choix dépend de l'exposition, du système constructif, du contact éventuel avec l'humidité, de l'entretien souhaité, du budget et de l'esthétique recherchée. Douglas, mélèze, pin traité, bois thermiquement modifiés ou certaines essences naturellement durables peuvent être utilisés selon les situations. Une terrasse durable dépend toutefois autant de la conception et de la ventilation de l'ouvrage que de l'essence choisie.

 

 

5. Quelle différence existe-t-il entre la classe d'emploi d'un bois et sa durabilité ?

 

  • Ce sont deux notions qu'il ne faut pas confondre. La classe d'emploi correspond aux conditions dans lesquelles le bois va être utilisé et notamment à son exposition à l'humidité. La durabilité caractérise quant à elle la résistance du bois, notamment face aux agents biologiques susceptibles de le dégrader. Choisir un bois extérieur consiste donc à mettre ses caractéristiques en adéquation avec les contraintes réelles de l'ouvrage.

 

 

6. Faut-il obligatoirement traiter le bois utilisé au jardin ?

 

  • Non. Certaines essences possèdent naturellement une durabilité suffisante pour certains usages extérieurs. D'autres nécessitent un traitement permettant d'améliorer leur résistance dans les conditions prévues. Il faut également distinguer les traitements de préservation des produits de finition destinés principalement à modifier ou conserver l'aspect esthétique du bois.

 

 

7. Pourquoi une terrasse ou une clôture en bois devient-elle grise avec le temps ?

 

  • Sous l'action des rayons ultraviolets, de la pluie et des intempéries, la surface du bois évolue progressivement vers une teinte grise ou argentée. Ce grisaillement est avant tout un phénomène superficiel et esthétique : il ne signifie pas automatiquement que le bois est en train de pourrir. On peut accepter cette patine naturelle ou utiliser des produits adaptés pour conserver plus longtemps sa teinte d'origine.

 

 

8. Quelle est la principale cause de dégradation du bois dans un jardin ?

 

  • L'un de ses principaux ennemis est l'humidité lorsqu'elle persiste. Un bois constamment humide et mal ventilé devient plus vulnérable aux champignons lignivores et autres organismes de dégradation. Une bonne conception doit donc favoriser l'écoulement de l'eau, éviter les pièges à humidité et permettre au bois de sécher. Au jardin, la longévité commence souvent sur la planche à dessin.

 

 

9. Peut-on mettre n'importe quel bois directement en contact avec le sol ?

 

  • Non. Le contact avec le sol représente une situation particulièrement contraignante en raison de l'humidité et des organismes présents dans celui-ci. Le bois choisi doit être adapté à cette classe d'emploi, naturellement ou après un traitement approprié. Poteaux, retenues de terre, bordures ou éléments structurels demandent donc une attention particulière.

 

 

10. Comment prolonger la durée de vie d'un aménagement paysager en bois ?

 

  • Il faut commencer par choisir une essence et une classe d'emploi adaptées, mais la conception de l'ouvrage est tout aussi importante. Il convient d'éviter la stagnation de l'eau, de favoriser la ventilation, de protéger les zones sensibles et de contrôler régulièrement les assemblages. Un bois bien choisi mais mal posé vieillira parfois beaucoup plus vite qu'un bois correctement sélectionné et intelligemment mis en œuvre.

 

 

 

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2 septembre 2026

Paysagiste pays Basque Paysagiste Landes Septembre 2026 au jardin.

Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 82 : Septembre au jardin.

 

 

📅 Publié le : 02/09/2026 🔄 Mis à jour le : 02/09/2026

 

 

 

🌿 Septembre au jardin : Les travaux.

 

 

 

 

 

Juillet met les œufs dans leurs coques, août sur les épis mûrs s'endort, septembre aux grands soirs équivoques, glisse partout ses feuilles d'or.

Armand Silvestre. 

 

 

 

  • Comme les enfants retrouvent le chemin de l'école, le jardin reprend lui aussi le chemin du travail. Cartable, fournitures, organisation… et si nous faisions la même chose avec notre jardin ? Septembre est sans doute le véritable début de l'année pour le jardinier.
    En septembre, le jardin ne se termine pas, il change de rythme. Les vacances s'achèvent, les journées raccourcissent, mais pour le jardinier, c'est presque un nouveau printemps. Beaucoup de plantations réussissent même mieux en septembre qu'en été même si c’est encore l’été ! Il nous faudra attendre le 23 septembre pour être officiellement en automne !
    Mais en attendant, les cartables reprennent du service, les plages retrouvent leur calme, et pendant que beaucoup pensent que le jardin va bientôt s'endormir… lui, au contraire, se réveille.

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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Lecture de l'émission jardin de la cote Basco Landaise.

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Septembre 2026 au jardin. Les travaux.

 

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Septembre au jardin.

 

  • Septembre est probablement le mois le plus agréable de l'année pour jardiner. Les grosses chaleurs s'éloignent, même si cette année il faudra faire avec El Nino, les pluies reviennent doucement, la terre reste chaude et les plantes retrouvent l'envie de pousser. On peut d’ailleurs observer quelques floraisons que la canicule avait suspendue. Septembre, pour le jardinier, c'est une seconde saison qui commence. Et cela tombe bien, j’adore les saison qui commence et pour vous le prouver, je vais dans cette émission vous faire part d’une petite découverte Botanique et je vous raconterais l’histoire extraordinaire de cette plante, vous allez vous apercevoir que l’on connait bien mal l’histoire, ou du moins, l’histoire officiel n’est pas toujours l’histoire réel, alors rester bien à l’écoute, vous allez non seulement découvrir, non pas une plante, vous connaissez forcément la plante en question, mais une nouvelle variété qui à mon avis va faire un carton dans les jardins !

 

 

Cela étant dit, de quoi allons nous parler dans cette émission de jardin d’ici 
 

 

Sommaire :

 

Mais aussi bien d'autres découvertes sur ce blog !

 

 

 

Et nous voila dans septembre au jardin :

 

  • « Ça y est, les vacances touchent à leur fin. Les cartables reprennent du service, les réveils sonnent un peu plus tôt... et même les jardins semblent regarder le calendrier en se disant : "Bon, les amis, on s'y remet !" Rassurez-vous, ici, pas de contrôle surprise, pas de punition, et encore moins de bonnet d'âne. Au jardin, la rentrée est plutôt une bonne nouvelle. La terre est encore chaude, les grosses chaleurs commencent à s'éloigner, et c'est sans doute l'une des plus belles périodes de l'année pour jardiner. »

 

 

Pourquoi septembre est un mois si important.

 

 

 

  • « Si votre jardin avait reçu un bulletin de notes cet été, certaines plantes auraient décroché les félicitations du jury, d'autres un simple "peut mieux faire"... et quelques-unes auraient sans doute demandé un rendez-vous avec le paysagiste avant le prochain trimestre ! » et je vous aurais dit, que si l’on parle souvent du printemps comme de la saison idéale, en tant que paysagiste, je plante énormément entre septembre et novembre.  Donc, au travail dès maintenant, si vous vous réveillez au printemps prochain c’est un peu tard pour obtenir les félicitations du jury ! 

 

  • Si septembre est important, c’est que les conditions sont idéales, le soleil chauffe encore le sol, les nuits deviennent fraîches, l'évaporation diminue, les racines peuvent travailler tranquillement pendant plusieurs mois avant les fortes chaleurs de l'été suivant. Et il va falloir s’habituer à ces fortes chaleurs, donc, on anticipe ! Résultat : un arbre planté en septembre prend souvent plusieurs mois d'avance sur un arbre planté au printemps, surtout, si l’arbre ou l’arbuste en question a pour principale crainte la chaleur, il aura ainsi trois saison pleine, automne, hiver, printemps pour affronter son premier été. 

 

  • Pour faire une allusion à la coupe du monde de cet été, septembre est un peu le marché des transferts du jardin : on accueille de nouveaux végétaux, on change parfois la composition des massifs, et chacun cherche la plante qui fera la plus belle saison l'année prochaine.

 

 

 

Septembre, c'est le moment de faire le bilan.

 

 

 

Avant de courir acheter de nouvelles plantes, prenez quelques minutes pour observer votre jardin.

 

 

  • Posez-vous quelques questions : Qu'est-ce qui a bien résisté à l'été ? Quelles plantes ont souffert ? Quels massifs paraissent vides ? Quels arbustes deviennent trop volumineux ? Où manque-t-il un peu d'ombre ?

 

  • Cette observation vaut parfois bien plus que des heures passées dans une jardinerie. Le jardin nous montre lui-même ce qu'il faut améliorer.

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Septembre, les plantations commencent.

 

 

 

  • L'été vient de nous laisser un véritable bulletin scolaire du jardin. Quelles plantes ont obtenu les félicitations ? Lesquelles sont passées tout juste dans la classe supérieure ? Lesquelles ont complètement échoué ?  

 

  • Cette année, le jardin nous a imposé un double examen. Un hiver marqué par plusieurs épisodes de gel parfois inhabituels sur notre région, suivi d'un été très chaud et très sec. Certaines plantes que l'on croyait robustes ont montré leurs limites. D'autres, parfois plus discrètes, ont traversé ces deux saisons sans broncher. Avant de planter, observons le carnet de notes du jardin éditer par maitresse nature. C'est probablement la meilleure leçon de cette année : plutôt que de choisir une plante parce qu'elle est à la mode, observons celles qui réussissent réellement dans notre climat.

 

 

 

Septembre marque le retour des plantations. Les vivaces. Les graminées. Les arbustes. Les haies. 

 

 

 

  • Les arbres. Les plantes méditerranéennes. Même les pelouses peuvent être refaites maintenant, le sol encore chaud favorise une levée rapide des graines, les jeunes gazons souffrent beaucoup moins qu'au printemps, comme les arbres et arbustes décrit précédemment, la pelouse aura elle aussi trois saisons pleines pour s’installer, automne, hiver, printemps avant d’affronter le premier été qui sera son plus grand défi. Et à ce sujet, on me demande souvent quelles sont les plantes capables de résister aussi bien au froid qu'à la sécheresse, sachant qu’il n'existe pas de plante miracle, mais certaines cumulent de nombreuses qualités. Comme on est à la rentrée, je vous présente les premières de la classe !

 

 

 

Pour les arbres : (non exhaustif).

 

 

 

  • Micocoulier de Provence (Celtis australis), Chêne vert (Quercus ilex), Charme houblon (Ostrya carpinifolia), Févier d'Amérique (Gleditsia triacanthos), Arbre de Judée (Cercis siliquastrum).

 

 

 

Pour les arbustes : (non exhaustif).

 

 

  • Arbousier, Laurier-tin, Éléagnus ebbingei, Pittosporum tobira,et donc Tobira nana aussi, Grenadier à fleurs, Myrte, Céanothe persistant (avec quelques précautions selon les secteurs).

 

 

 

Pour les vivaces : (non exhaustif).

 

 

 

  • Gaura, Sauges arbustives, Nepeta, Achillée, Perovskia, Verbena bonariensis, Euphorbes méditerranéennes.

 

 

 

Les graminées : (non exhaustif).

 

 

  • Stipa tenuissima, Pennisetum alopecuroides, Miscanthus, Panicum, Calamagrostis.

 

Toutes ne résistent pas aux mêmes températures, mais elles présentent généralement un bon compromis entre rusticité et résistance à la sécheresse dans le Sud-Ouest, à condition d'être installées dans un sol bien drainé.

 

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Septembre, le nettoyage du jardin... mais intelligemment.

 

 

 

 

  • Après l'été, beaucoup de fleurs sont fanées, les tomates arrivent en fin de production, certaines vivaces fatiguent et on peut commencer à nettoyer... Mais pas à tout raser. Car, les fleurs fanées nourriront les oiseaux, les tiges creuses serviront d'abri aux insectes et les feuilles mortes protégeront le sol.

 

  • Aujourd'hui, un jardin vivant est un jardin où l'on laisse aussi une place à la nature. Si c’est trop carré, ça ne peut pas tourner rond !

 

  • Septembre au jardin, c’est aussi, Le grand retour des semis, les températures deviennent idéales et permettent de semer : mâche, épinards, radis, navets, laitues d'hiver, engrais verts, les engrais verts sont souvent oubliés, pourtant ils enrichissent naturellement le terrain, et en occupant l’espace il empêche la battance des sols et son compactage, Ils limitent les mauvaises herbes et améliorent la structure du sol.

 

 

 

Septembre et vos pelouses.

 

 

 

  • On a déjà parlé des pelouses un peu plus en amont dans cette émission, du moins pour leurs créations, mais pour les pelouses déjà installées ? L'été laisse parfois des traces, des plaques jaunes, des zones brûlées, des trous. Tout cela n’est pas trop esthétique au jardin !

 

  • Septembre est le meilleur moment pour réparer tous ces petits dégâts de l’été, on défeutre, on scarifie on ressème, on apporte un peu de compost et d’engrais organique puis on laisse faire les pluies de l'automne.

 

 

 

Et avec tout ce nettoyage on ne ferait pas un peu de composte ?

 

 

  • Après tout ce nettoyage, une question revient. Que faire de tous ces déchets ? Le compost reste la meilleure solution. Les feuilles, les fleurs, les braches bien broyées, les légumes, les tailles légères.

 

  • Tout cela deviendra un excellent amendement. Et si vous n'avez pas de composteur, c'est peut-être le bon moment pour en installer un. Si vous êtes dans notre belle région, vous faite surement partie du secteur du SITCOM 40 pour les Landes. Réservez en ligne non seulement votre composteur, mais aussi un broyeur pour réduire votre volume de végétaux taillés et les rendent soit assimilables au compost ou vous en servir comme paillage. Pour info, composteurs et broyeurs sont gratuitement mis à disposition. Un site internet : sitcom40.fr

 

 

 

Et si on parlait des fruitiers en septembre.

 

  • Les récoltes continuent en septembre, pommes, poires, figues, raisins, noix et bien d’autres encore, mais septembre est aussi le moment de préparer la saison suivante. Pour ce faire, on retire les fruits malades, on ramasse ceux tombés au sol, on surveille les maladies, car, un verger propre passe beaucoup mieux l'hiver. Cette année peut nous apprendre beaucoup sur les variétés les mieux adaptées à notre région. 

 

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En septembre, on préparer la rentrée… du jardin.

 

 

 

  • Comme une salle de classe que l'on remet en ordre après les vacances, le jardin d'ornement mérite un peu d'organisation, Eh oui, la rentrée ne concerne pas seulement les enfants, le jardin aussi retrouve un rythme.

 

  • Comme un élève prépare ses cahiers avant la rentrée, le jardinier prépare son matériel avant l'automne. On range les outils et on en profite pour faire un point, Les outils sont-ils propres ? Les manches sont-ils encore solides ? Le manche de la bêche tient-il toujours ?  Les gants sont-ils encore en état ?  Le sécateur coupe-t-il correctement ? Un sécateur bien affûté vaut parfois mieux qu'un gros effort !  Pour info, moi, je suis passé au sécateur électrique… On nettoie les pots, on vérifie les systèmes d'arrosage, on programme les futurs aménagements. 

 

  • L'automne est souvent la meilleure période pour lancer un projet paysager, que ce soit une terrasse, une allée, une haie, un massif, une pergola et tout ce qui vous passe par la tête ! En pensant et en préparant maintenant ces aménagements, ils pourront être réalisés dans les meilleures conditions.

 

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Le conseil du paysagiste en septembre au jardin.

 

 

 

Ce qu'il ne faut surtout pas faire.

 

 

  • Septembre donne parfois envie de tout couper, c'est une erreur, les tailles sévères attendront l'hiver.
  • Continuer à arroser comme en plein mois de juillet. En septembre, « normalement », les besoins diminuent.
  • Apportez des engrais riches en azote aux arbustes : Ils produiraient de jeunes pousses qui risqueraient de souffrir dès les premiers froids.

 

 

 

Je donne souvent le même conseil à mes clients

 

 

  • Ne regardez pas seulement votre jardin aujourd'hui, imaginez le au printemps prochain. Chaque plantation réalisée en septembre est un cadeau que l'on fait au jardin… et à soi-même et quelques heures de travail maintenant feront gagner beaucoup de temps au retour du printemps qui croyez moi, reviendra en 2027 !

 

  • Même si j’évoque « déjà » 2027, septembre n'est pas la fin de la saison, c'est le début d'un nouveau chapitre, le jardin ralentit en surface, mais sous terre, les racines travaillent plus que jamais. Alors profitons de cette période douce pour préparer les mois à venir, car les plus beaux jardins ne se construisent pas au printemps, ils se préparent dès l'automne.

 

  • Septembre est le moment idéal pour photographier son jardin. Les photos prises maintenant permettront de repérer cet hiver les espaces trop vides ou au contraire les plantations devenues trop denses.

 

  • Alors non, la rentrée du jardin n'a rien d'une corvée. C'est même tout le contraire. On travaille sans transpirer autant qu'en juillet, on retrouve le plaisir de mettre les mains dans la terre, et chaque plantation réalisée aujourd'hui est une belle promesse pour le printemps prochain. Finalement, si toutes les rentrées pouvaient se passer comme celle du jardin, il y aurait sans doute beaucoup moins de monde à regretter les vacances ! »

 

  • Cette année encore, le professeur Nature nous a donné une sacrée leçon. Entre un hiver plus froid que prévu et un été particulièrement sec, il nous rappelle qu'un beau jardin ne se construit pas contre le climat, mais avec lui. À nous maintenant de retenir la leçon... sans avoir besoin de passer le rattrapage au printemps prochain ! » Mais, dans le jardin, il n'y a ni bonnet d'âne, ni retenue le mercredi après-midi, le mercredi après midi c’est la récompense, c’est Jardins d’ici !


Et comme je vois que vous avez été assidues à mes propose de la rentrée de septembre au jardin, vous avez méritaient une image, une grande image. Je m’en vais vous conter une histoire que vous croyez peut-être connaître, mais la connaissez-vous vraiment ?

 

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Suivez mois dans l'histoire extraordinaire de cette plante !

 

 

 

Mais avant cela, comment m’est venu l’idée de vous raconter ce récit ?

 

 

  • Je suis comme vous, bien que professionnel du jardin, je craque hors saison, quelque fois sur une plant qui me fait un clin d’œil… Et ce fut le cas en ce mois trop chaud de juillet, un Bougainvillier ! Mais pas n’importe quelle Bougainvillier, le Bougainvillier Sweet Odyssée, le premier bougainvillier sans épines et qui de pus à un port arbustif contrairement aux autres Bougainvillier qui sont grimpants, mais surtout piquant. Ni une, ni deux, aussitôt vu aussitôt dans mon jardin à un endroit ou d’habitude je m’interdis d’installer un Bougainvillier, un passage au bord d’une piscine. Pour moi, paysagiste, concepteur de jardins, cette variété révolutionne l’emploi du Bougainvillier dans les jardins.

 

 

  • Et donc, le Bougainvillier, surtout Odyssée, ma fait remonté l’histoire de la découverte du Bougainvillier ! La plante star de septembre, Le Bougainvillier, Le mystère du bougainvillier que je m’en vais vous raconter, une histoire de plantes, une histoire de bateau, une histoire de déguisement, une histoire d'une femme que l'Histoire a presque effacée… Et pourtant, sans elle, le bougainvillier qui illumine aujourd'hui tant de jardins n'aurait peut-être jamais connu un destin aussi extraordinaire. »

 

« Installez-vous confortablement... parce que cette histoire commence il y a plus de deux siècles. »
 

 

 

Une expédition extraordinaire.

 

 

  • Nous sommes en 1766, le roi de France, Louis croix V bâton XVI finance une expédition exceptionnelle. Un navire va faire le tour du monde.  De grands voiliers…  La Boudeuse et à leurs tête avec Louis-Antoine de Bougainville, à qui on attribuera forcément le nom du Bougainvillier.

 

  • À bord se trouvent des marins, des officiers, des savants, des cartographes et un célèbre botaniste : Philibert Commerson. Sa mission ? Rapporter des plantes inconnues en Europe, des plantes ? des centaines et peut-être des milliers. Mais voilà, Commerson est malade, très malade et il lui faut un assistant, un homme solide, capable de porter les caisses, de grimper, de récolter, de sécher les plantes, d'écrire, d'observer. Un homme capable d’exécuter quelques dures besognes et sachant écrire, dessiner et former à la botanique ce n’est pas très courant à cette époque, mais il se trouve que Commerson à formé ce fidèle serviteur depuis déjà plusieurs années, et, tellement bien formé qu’il est devenu sont assistant. Un certain... Jean Barret. Enfin... C'est ce que tout le monde croit… 
     


 

Premier rebondissement.

 

 

  • Jean Barret... n'existe pas, ou plutôt... Jean est Jeanne. Une femme. À cette époque, les femmes n'ont tout simplement pas le droit d'embarquer sur les navires de la Marine royale. Commerson se voit donc refusé d’embarquer avec lui sa fidèle assistante, la seule formée pour faire de ses recherches un succès. Mais que faire, on ne désobéit pas au Roi de France ou alors au risque de perdre sa tête… D’ailleurs on ne répond plus après Louis XVI…ça a du coupé !

 

  • Alors Jeanne prend une décision incroyable pour l’époque, elle coupe ses cheveux, elle s'habille en homme, Bandes très fort sa poitrine et elle embarque, discrètement, évitant les contacts dans ce monde d’hommes et la promiscuité de l’endroit. Pendant des mois… personne ne découvre son secret…
     

 

 

La chasse aux plantes.

 

 

  • Pendant que Bougainville explore le monde… Jean ou plutôt Jeanne sous les traits de Jean, explore les forêts, les montagnes, les rivages. Elle grimpe partout, elle récolte, elle presse les plantes, elle prépare les herbiers transportant parfois des dizaines de kilos d'échantillons. Sans elle, Commerson n'aurait jamais pu réunir une collection aussi exceptionnelle, d’autan qu’il a été cloué au lit du bateau à cause de son état de santé précaire. Les historiens estiment que plusieurs milliers de spécimens ont été récoltés durant cette expédition, grâce au travail conjoint de Commerson et de Jeanne Barret.

 

 

Une plante extraordinaire.

 

 

  • Un jour...au Brésil...une liane attire leur regard. Des couleurs incroyables, rose, pourpre, magenta ou, orange selon les espèces. Ce n'est pas vraiment la fleur qui attire le regard, ce sont ses bractées, ces dernières feuilles colorés. Le botaniste comprend immédiatement qu'il tient quelque chose d'exceptionnel, cette plante recevra plus tard le nom de Bougainvillea, en hommage à Bougainville. Le nom du capitaine est devenu célèbre dans le monde entier. Celui de Jeanne est presque tombé dans l'oubli.

 

 

Le secret éclate.

 

 

  • Mais garder un tel secret pendant trois ans est impossible, lors d'une escale dans le Pacifique… probablement Tahiti, la véritable identité de Jeanne finit par être découverte. Les récits divergent sur les circonstances exactes de cette révélation, mais une chose est certaine : son déguisement ne pouvait durer éternellement. Elle est débarquée avec Commerson sur l’île de France, nous sommes en 1768, non, pas l’île de France actuelle, Paris, mais sur l’ancienne île de France plus connue aujourd’hui sous le nom de l’île Maurice. Commerson y meurt Cinq ans après en 1773. Jeanne, arrive à rentrer en France. Elle devient alors… la première femme connue à accomplir un tour du monde.
     

Une héroïne oubliée.

 

 

  • Pendant très longtemps... les livres ont surtout retenu Bougainville, puis Commerson. Mais Jeanne ? Quelques lignes, parfois rien. Il faudra attendre près de deux siècles et demi pour qu'on lui rende enfin un hommage botanique.

 

  • En 2012, des botanistes donnent son nom à une nouvelle espèce : Solanum, le Solanum Barretiae, pour son nom de famille Barret. Une manière de reconnaître officiellement son rôle majeur dans l'histoire de la botanique.

 

 

Fin de l’histoire…

 

  • Quand vous admirerez un bougainvillier avec ses grandes bractées colorées, sa vigueur et son incroyable floraison... qui ne sont pas des fleurs, mais des bractées, pensez aussi à Jeanne Barret. Une femme, une jeune femme de 28 ans qui a dû se faire passer pour un homme afin de vivre sa passion des plantes, une exploratrice, une botaniste, une aventurière, une pionnière qui n’avait au départ rien pour découvrir le monde, issue d’une famille de modestes paysans de Bourgogne sa rencontre avec Commerson, elle fut d’ailleurs sa compagne auprès duquel elle à appris à lire, à écrire, la Botanique.

 

  • Comme souvent, les femmes comme Marie Curry est bien d’autres sont souvent les grandes oubliées de l’histoire, place aux hommes... Jeanne Barret et l'une des grandes héroïnes oubliées de l'histoire du végétal.

 

  • Je voulais ici, vous faire part de ce récit historique et fabuleux afin de remettre l’église au centre du village comme on dit ! Et d’ailleurs, il peut y avoir confusion sur l’écriture du nom BARET avec un R ou deux R on le trouve souvent écrit avec deux R, mais il semble qu’à l’origine il n’y en ai qu’un…

 

  • Après ce récit qui je l’espère aura su vous captiver, on revient sur septembre au jardin pour ceux qui auraient pris cette émission en cours de route, on fait un rapide retour sur ce que’ l’on s’ai dit en dix questions réponses plus une en cadeau, bref ça fait onze !

 

 

 

Paysagiste Bidache 64520. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Pays Basque.
C'est sans doute l'une des plus belles périodes de l'année pour jardiner.

 

Les FAQ de Septembre au jardin.

 

 

 

1. Pourquoi septembre est-il considéré comme l'un des meilleurs mois pour jardiner ?

 

  • Septembre offre des conditions idéales pour le jardin. La terre est encore chaude après l'été, les nuits deviennent plus fraîches et les pluies sont généralement plus fréquentes. Les végétaux reprennent leur croissance sans subir le stress des fortes chaleurs, ce qui favorise un bon enracinement avant l'hiver.

 

 

2. Quels sont les travaux prioritaires au jardin d'ornement en septembre ?

 

  • Au jardin d'ornement, septembre est consacré au nettoyage des massifs, à la suppression des fleurs fanées, au désherbage si nécessaire, au paillage et à la préparation des futures plantations. C'est également le bon moment pour diviser certaines vivaces et planter les premières espèces d'automne.

 

 

3. Que peut-on encore récolter au potager en septembre ?

 

  • Le potager reste généreux en septembre. Les tomates, courgettes, aubergines, poivrons, haricots, betteraves et pommes de terre continuent d'être récoltés selon les régions. Les courges commencent également à arriver à maturité.

 

 

4. Quels légumes peut-on semer ou planter en septembre ?

 

  • Septembre permet de préparer les récoltes d'automne et d'hiver. On peut semer la mâche, les épinards, les radis, les navets, les laitues d'hiver ou encore les engrais verts. C'est aussi une bonne période pour planter les choux, les poireaux et certains oignons.

 

 

5. Pourquoi est-il conseillé de planter arbres et arbustes dès septembre ?

 

  • Les plantations réalisées en septembre profitent d'un sol encore chaud, favorable au développement des racines. Les végétaux s'installent tranquillement pendant l'automne et l'hiver, ce qui leur permet de mieux résister aux fortes chaleurs de l'été suivant.  Trois saisons pleines avent la quatrième, l’été.

 

 

6. Comment préparer le verger à l'automne ?

 

  • Le verger mérite une attention particulière en septembre. Il est conseillé de ramasser les fruits tombés au sol, de retirer ceux qui sont malades, de surveiller l'état des branches après l'été et de poursuivre les récoltes. Ces gestes limitent le développement de certaines maladies et préparent une meilleure fructification l'année suivante.

 

 

7. Faut-il continuer à arroser en septembre ?

 

  • Oui, mais les besoins diminuent progressivement. Les jeunes plantations, les arbres récemment installés et les potées nécessitent encore des arrosages réguliers si les pluies tardent à revenir. En revanche, il est inutile d'arroser autant qu'en plein mois de juillet.

 

 

8. Quelles plantes choisir face aux épisodes de gel et de sécheresse ?

 

  • Les épisodes climatiques récents invitent à privilégier des végétaux bien adaptés à notre région. Le micocoulier, le chêne vert, l'arbousier, le laurier-tin, les gauras, les sauges arbustives, les achillées ou encore certaines graminées offrent un bon compromis entre rusticité et résistance à la sécheresse.

 

 

9. Peut-on refaire une pelouse en septembre ?

 

  • Oui, septembre est même l'une des meilleures périodes pour créer ou rénover une pelouse. Le sol est encore chaud, les températures deviennent plus douces et les pluies facilitent la germination. Le gazon s'installe ainsi dans d'excellentes conditions avant l'hiver. Il sera surtout bien implanté avant le premier été.

 

 

10. Pourquoi faut-il observer son jardin avant d'acheter de nouvelles plantes ?

 

  • Le jardin est un excellent indicateur. Après un hiver parfois rigoureux et un été souvent sec, il révèle quelles plantes sont réellement adaptées à votre terrain et à votre climat. Observer les végétaux qui ont le mieux résisté permet de faire des choix plus durables et de concevoir un jardin plus résilient face aux évolutions climatiques.

 

 

11. Pourquoi dit-on que septembre est la véritable rentrée du jardin ?

 

  • Comme les écoliers retrouvent le chemin de l'école, le jardin entre dans une nouvelle phase de son année. Les fortes chaleurs s'éloignent, les plantations reprennent, le potager se renouvelle et les projets d'aménagement peuvent commencer. Pour de nombreux paysagistes, septembre marque le véritable début de la saison des créations paysagères, avec des conditions idéales pour préparer les jardins de demain.

 

 

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29 juillet 2026

Jardins d'ici : La forêt Française épisode 2.

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📅 Publié le : 29/07/2026 🔄 Mis à jour le : 29/07/2026

 

 

 

🌿 La forêt Française. Episode N° 2.

 

 

Épisode 2

 

 

Il est vrai que je suis une forêt pleine de ténèbres et de grands arbres sombres ; mais qui ne craint pas mes ténèbres trouvera sous mes cyprès des sentiers fleuris de roses.

Friedrich Nietzsche

 

 

 

  • Nous avons, déjà, ce mois-ci, pu écouter, la N°78 Emission du 08-07-26 La forêt Num 1, puis, la N°79 Emission du 15-07-2026 Le débroussaillage pour protéger ces forêts, et la N°80 Emission du 22-07-26 Le bois en aménagements paysagers, bois issus de ces forêts, et nous voici en cette fin de mois, le 29 -07-26 La forêt Française numéro 2. Dans cette émission, nous parlerons de : La forêt royale. La révolution industrielle. Les grands programmes de reboisement. La forêt de guerre et plus réjouissant, la forêt de notre mémoire collective. Contes et légendes des forêt Basque et Landaises, on parlera surement du Basajaun qui rode dans les forêt Basque…

 

 

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La deuxième partie de la forêt Française.

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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La forêt Française épisode : 2

 

 

 

Sommaire :

 

 

 

 

La forêt Française Numéro 2.

 

 

 

  • Nous avons, déjà, ce mois-ci, pu écouter, la N°78 Emission du 08-07-26 La forêt Num 1, puis, la N°79 Emission du 15-07-2026 Le débroussaillage pour protéger ces forêts, et la N°80 Emission du 22-07-26 Le bois en aménagements paysagers, bois issus de ces forêts, et nous voici en cette fin de mois, le 29 -07-26 La forêt Française numéro 2. Dans cette émission, nous parlerons de : La forêt royale. La révolution industrielle. Les grands programmes de reboisement. La forêt de guerre et plus réjouissant, la forêt de notre mémoire collective. Contes et légendes des forêt Basque et Landaises, on parlera surement du Basajaun qui rode dans les forêt Basque…

 

  • À mesure que les défrichements progressent, une évidence s'impose peu à peu aux souverains : si l'on continue à couper les arbres sans retenue, la forêt finira par disparaître. Or, le bois est devenu une ressource stratégique. Il ne sert plus seulement à se chauffer ou à construire des maisons. Il est indispensable à la puissance du royaume. Et qui dit Royaume dit Forêt royale !

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La forêt royale :

 

 

 

 

  • Qui a le pouvoir sur la forêt à cette époque : Les rois de France pour la France les autres rois pour les autres pays ! C'est ainsi que naît progressivement ce que l'on appellera la forêt royale. Dès le XIIIᵉ siècle, les rois de France commencent à protéger certaines forêts qui deviennent leur propriété. Elles servent de réserves de chasse, bien sûr, mais pas uniquement. Elles représentent également un immense stock de bois destiné à la construction, aux fortifications et, plus tard, à la marine royale. 

 

  • Les chênes les plus majestueux sont particulièrement recherchés. Il faut parfois plus de cent cinquante ans pour obtenir un arbre capable de fournir les longues pièces de bois nécessaires à la fabrication de la coque d'un navire de guerre. On comprend alors qu'un arbre planté sous un roi ne sera parfois exploité que sous le règne de plusieurs de ses successeurs. 

 

  • La forêt devient une richesse qu'il faut gérer sur le très long terme. Cette prise de conscience atteint son apogée sous le règne de Louis XIV. Son ministre Jean-Baptiste Colbert comprend que la France ne pourra jamais posséder une grande marine sans une gestion rigoureuse de ses forêts. 

 

  • En 1669, il promulgue la célèbre Ordonnance sur les Eaux et Forêts, un texte fondateur qui organise l'exploitation forestière dans tout le royaume. Les coupes sont réglementées, les abus sanctionnés et des gardes forestiers sont chargés de faire respecter les règles. Cette ordonnance est souvent considérée comme l'un des premiers grands textes de gestion durable des forêts en Europe. Beaucoup de ses principes inspirent encore aujourd'hui la sylviculture moderne. Les arbres deviennent alors un investissement pour les générations futures. On ne plante plus seulement pour soi, mais pour ses enfants et parfois même pour ses arrière-petits-enfants. Une belle leçon de patience dans une époque où tout semble aujourd'hui devoir aller toujours plus vite. 

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La révolution Française.

 

 

 

 

  • Puis vient la Révolution française. Les biens de la Couronne et du clergé changent de propriétaires. Certaines forêts sont vendues, d'autres surexploitées. Mais c'est surtout le XIXᵉ siècle qui va profondément bouleverser les paysages forestiers français. 

 

  • Il est intéressant de préciser, que de nos jours, s’il ne s’agit plus que d’une désignation historique, la forêt Royale est un élément du patrimoine. Mais toujours en vigueur en Angleterre, des terres, pas seulement des forêts, réservés à l’usage exclusif de l’Aristocratie.

 

  • En France on dirait plutôt de nos jours une chasse privée ... Mais rendons à César ce qui appartient à César et aux Rois ce qui nous appartient désormais : Ces forêt Royale, ayant une fonction symbolique et très rarement accessible au peuple ; on ait comme une « réserve » et ont quand même permis une conservation du milieu, ce qui a permis une sauvegarde et une transmission jusqu’à nos jour d’une forêt presque identique qu’autrefois. Une sorte de forêt primaire, épargnée de la révolution, non, pas la bastille, la révolution industrielle.

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La révolution industrielle.

 

 

 

 

  • Elle transforme complètement les besoins de la société. Les villes grandissent rapidement. Les chemins de fer sillonnent le territoire. Les mines se développent. Les traverses de chemin de fer, les charpentes, les échafaudages, les poteaux télégraphiques, les wagons, les bateaux et les premières industries consomment des quantités considérables de bois. 

 

  • Pourtant, un paradoxe apparaît. Le charbon remplace progressivement le bois comme principale source d'énergie. Cette évolution réduit la pression exercée sur certaines forêts. 

 

  • Dans le même temps, de nombreuses terres agricoles peu productives sont abandonnées, notamment dans les régions montagneuses ou les sols sont plus pauvres. La forêt recommence alors à gagner du terrain. C'est une véritable renaissance. 

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Les grands programmes de reboisement.

 

 

 

 

  • Le XIXᵉ siècle marque également le début des grands programmes de reboisement. L'exemple le plus spectaculaire se trouve tout près de chez nous, dans les Landes de Gascogne. Avant le milieu du XIXᵉ siècle, cette immense région n'avait rien du paysage que nous connaissons aujourd'hui. Elle était constituée de landes humides, de marécages et de vastes étendues où les bergers se déplaçaient sur d'impressionnantes échasses pour surveiller leurs troupeaux. Les sols, très pauvres et souvent gorgés d'eau, rendaient l'agriculture difficile. 

 

  • En 1857, sous le règne de Napoléon III, une loi impose l'assainissement et le boisement des Landes de Gascogne. Des millions de pins maritimes sont plantés afin de fixer les sols sableux, d'assécher les terrains humides et de développer une économie forestière. En quelques décennies seulement naît la plus grande forêt artificielle d'Europe occidentale. 

 

  • Ce paysage, que beaucoup considèrent aujourd'hui comme naturel, est en réalité le fruit d'une formidable volonté humaine. Il témoigne de la capacité de l'Homme à transformer profondément un territoire, parfois pour le meilleur, parfois avec des conséquences inattendues. Car cette immense forêt de pins, composée majoritairement d'une seule essence, la monoculture, se révèle également plus vulnérable aux tempêtes, aux incendies ou à certains ravageurs. La forêt nous rappelle ainsi qu'en matière de nature, la diversité reste souvent la meilleure des assurances.

 

  • À la même époque, dans de nombreuses montagnes françaises, d'autres campagnes de reboisement voient le jour. Les pentes surexploitées provoquent des glissements de terrain, des torrents dévastateurs et une forte érosion. L'État engage alors d'importants travaux de Restauration des Terrains en Montagne, plus connus sous le sigle RTM. Des milliers d'hectares sont replantés en pins noirs d'Autriche, en mélèzes, en sapins ou encore en épicéas afin de stabiliser les sols et de protéger les vallées. Ces plantations, parfois critiquées pour leur aspect uniforme, ont néanmoins permis de sauver de nombreux villages des crues torrentielles et des éboulements.

 

  • Aujourd'hui, la forêt française couvre environ un tiers du territoire métropolitain. Avec plus de dix-sept millions d'hectares, elle est la quatrième plus grande forêt d'Europe. Ce chiffre surprend souvent, car beaucoup imaginent que nos forêts disparaissent inexorablement. En réalité, leur superficie augmente depuis près de deux siècles. L'abandon progressif de certaines terres agricoles, les politiques de reboisement et une meilleure gestion forestière expliquent cette évolution. Mais il serait trompeur de croire que tout va bien. Une forêt plus vaste n'est pas forcément une forêt en meilleure santé. Les épisodes de sécheresse deviennent plus fréquents. Les canicules fragilisent certaines essences. Les incendies gagnent des régions jusque-là relativement épargnées. Les tempêtes peuvent abattre en quelques heures des milliers d'hectares de peuplements. De nouveaux insectes ravageurs profitent du réchauffement climatique pour coloniser des territoires où ils ne pouvaient pas survivre autrefois. Certaines maladies progressent elles aussi plus rapidement. Les forestiers doivent désormais imaginer la forêt de demain en tenant compte d'un climat qui évolue plus vite que les arbres eux-mêmes.

 

  • Pourtant, malgré ces défis, la forêt française demeure un patrimoine exceptionnel. Elle est à la fois un réservoir de biodiversité, un puits de carbone, une source de matériaux renouvelables, un refuge pour la faune, un espace de promenade, un lieu d'inspiration et, pour beaucoup d'entre nous, un véritable havre de paix. En tant que paysagiste, j'aime penser que la forêt est notre plus grande école. Chaque jardin que nous dessinons, chaque arbre que nous plantons, chaque haie que nous préservons trouve une partie de son inspiration dans ce formidable laboratoire naturel qui fonctionne depuis des milliers d'années. Observer une forêt, c'est finalement observer le temps à l'œuvre. Un temps qui ne se compte ni en jours, ni en mois, mais en générations d'arbres, d'animaux... et d'êtres humains.

 

 

Avant de parler de la forêt dans l’imaginaire des Français, j’aimerais aborder un sujet, rarement traité dans les émissions sur la forêt, alors qu'il raconte une autre facette de son histoire : la forêt comme refuge, comme ressource, comme champ de bataille... et comme victime.

 

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La forêt de guerre. 

 

 

 

 

  • Pendant des siècles, la forêt n'a pas seulement protégé les animaux. Elle a aussi protégé les hommes. Lorsque les guerres éclataient, les massifs forestiers devenaient des refuges naturels. Leur densité, leur relief et leur connaissance par les habitants rendaient les poursuites difficiles. Déjà au temps des Gaulois, certaines tribus se repliaient dans les grands bois pour échapper aux armées romaines. Plus tard, durant la guerre de Cent Ans, puis pendant les guerres de Religion, les forêts servent de cachettes aux populations qui fuient les combats. Elles deviennent parfois le dernier rempart entre la vie et la mort. Les soldats eux-mêmes apprennent rapidement à utiliser les arbres comme protection. Une lisière peut masquer une armée entière. Un massif forestier ralentit une cavalerie. Un simple chemin forestier peut permettre de contourner un adversaire sans être vu. Les stratèges militaires connaissent parfaitement ces avantages. Encore aujourd'hui, de nombreuses écoles militaires enseignent le combat en milieu forestier, car les arbres limitent les observations aériennes, compliquent les communications et offrent une protection naturelle contre certains tirs. Mais ça, c’est la théorie, un bombardement dans une forêt, ces autant d’éclat de bois que de métal, les projections d’arbres déchiquetés deviennent alors de véritables engins de mort. De plus les techniques nouvelles de visions infrarouge, nocturnes, ne permettent plus à la forêt de protéger efficacement le combattant. Et puisque l’on parle de combat, c'est probablement au cours du XXᵉ siècle que la forêt française devient l'un des plus grands témoins de notre histoire. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs massifs disparaissent littéralement sous les bombardements. Autour de Verdun, dans l'Argonne ou sur les hauteurs des Vosges, des millions d'obus transforment les forêts en paysages lunaires. Des arbres centenaires sont pulvérisés en quelques secondes. Les sols sont retournés sur plusieurs mètres de profondeur. Là où se dressaient de majestueux peuplements ne subsistent parfois que des souches calcinées et des cratères d'obus. Pourtant, une fois les combats terminés, la nature entreprend un lent travail de reconstruction. Les premières herbes apparaissent, puis les bouleaux, les saules, les pins et enfin les feuillus recolonisent progressivement ces terres meurtries. Certaines des forêts que nous admirons aujourd'hui autour de Verdun sont donc relativement jeunes. Elles poussent sur un sol qui conserve encore les cicatrices de la guerre.

 

  • Et ces cicatrices sont parfois invisibles. Chaque année encore, les démineurs découvrent des milliers d'obus, de grenades ou de munitions enfouis dans les sous-bois. C'est ce que l'on appelle la récolte de fer. Plus d'un siècle après la Première Guerre mondiale, certaines zones restent dangereuses. La célèbre Zone Rouge, créée après 1918, interdit encore aujourd'hui toute activité dans certains secteurs tellement les sols demeurent pollués par les métaux lourds, les explosifs et les substances toxiques. La forêt est ainsi devenue la gardienne silencieuse d'une mémoire que la terre n'a jamais complètement effacée. 

 

  • Durant la Seconde Guerre mondiale, les forêts retrouvent un autre rôle. Elles deviennent les refuges des résistants. Les maquis s'installent dans les grands massifs forestiers où ils organisent leurs camps, cachent des armes, accueillent les parachutages alliés et préparent les actions contre l'occupant. Les Cévennes, le Vercors, le Limousin, le Morvan ou encore certaines forêts des Pyrénées et du Sud-Ouest restent profondément marquées par cette période. Pour beaucoup de résistants, la forêt n'était pas seulement une cachette ; elle était devenue un allié. Elle offrait l'eau, le bois pour se chauffer, les baies, les champignons, parfois le gibier, mais surtout l'anonymat.

 

  • Les conflits modernes continuent malheureusement de laisser leur empreinte sur les forêts du monde. Les incendies provoqués par les combats, les mines antipersonnel, les bombardements, les pollutions chimiques ou les déforestations destinées à dégager des zones militaires bouleversent durablement les écosystèmes. Dans certains pays, des forêts entières restent interdites d'accès plusieurs décennies après la fin des hostilités en raison des munitions non explosées. Les arbres repoussent, les oiseaux reviennent, les animaux recolonisent les lieux… mais sous leurs racines demeurent parfois les traces d'une violence que la nature mettra très longtemps à effacer.

 

  • Et c'est peut-être là l'une des plus belles leçons que nous offre la forêt. Elle possède une extraordinaire capacité de résilience. Lorsqu'on lui en laisse le temps, elle reconquiert les terrains dévastés, stabilise les sols, accueille de nouveau la biodiversité et transforme peu à peu les champs de bataille en lieux de vie. Sans oublier le passé, elle prépare toujours l'avenir. Peu de personnes savent que la forêt est à la fois mémoire, victime et guérisseuse des guerres. C'est une manière très forte de montrer que les arbres ne sont pas seulement des éléments du paysage : ils sont aussi des témoins de notre histoire, un joli clin d'œil à cette résilience, les forêts se reconstruisent naturellement après les grandes perturbations, qu'elles soient d'origine humaine ou naturelle. Me vient à l’esprit à cette instant la vision de la forêt de Tchernobyl, mais ce sera une autre histoire de la forêt...

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La forêt de notre mémoire collective.

 

 

 

  • Si la forêt est un patrimoine naturel exceptionnel, elle est aussi un patrimoine culturel. Depuis toujours, les hommes y ont projeté leurs peurs, leurs croyances, leurs rêves et leurs légendes. Bien avant que les scientifiques n'étudient les arbres, les conteurs avaient déjà fait de la forêt un personnage à part entière. Dans les récits populaires, elle n'est jamais un simple décor. Elle protège, elle nourrit, elle égare, elle met à l'épreuve, elle révèle le courage, parfois la peur, mais elle conduit presque toujours à une transformation. 

 

  • Combien d'entre nous ont grandi en écoutant les aventures du Petit Chaperon rouge, du Petit Poucet ou de pierre et le Loup ! de Robin des bois prince des voleurs, dans chacune de ces histoires, la forêt représente l'inconnu. On y entre enfant, on en ressort changer. Elle est le lieu de tous les possibles. Derrière ces histoires se cache une réalité historique. Pendant des siècles, les grandes forêts françaises étaient immenses, sombres et parfois dangereuses. Les chemins étaient peu nombreux, les cartes inexistantes, et il suffisait de s'éloigner de quelques centaines de mètres d'un sentier pour perdre tout repère, et à conditions d’aimer explorer quelques territoires hostiles, je pense que des grands moments de solitudes sont nées de ces expériences.

 

  • Les voyageurs redoutaient autant les loups que les mauvaises rencontres. Les brigands connaissaient parfaitement ces bois où ils pouvaient tendre des embuscades avant de disparaître entre les arbres. Certaines forêts, comme celle de Fontainebleau ou de Tronçais, ont longtemps entretenu cette réputation de refuge pour les hors-la-loi. Les contrebandiers, eux aussi, empruntaient les chemins forestiers pour échapper aux contrôles. Les bois étaient alors synonymes de liberté… mais aussi d'insécurité.

 

  • Parmi tous les animaux qui ont nourri l'imaginaire collectif, aucun n'occupe une place aussi importante que le loup. Pendant des siècles, il partagea le territoire avec les hommes. Les hivers rigoureux, les famines et les guerres rapprochaient parfois les meutes des villages. Les attaques contre les troupeaux étaient fréquentes et, plus rarement, quelques attaques contre l'homme furent rapportées, souvent amplifiées par les récits populaires. Peu à peu, le loup est devenu le symbole de la peur. Il hante les contes, les proverbes et les expressions de notre langue. Pourtant, l'histoire est souvent plus nuancée que la légende, mais vous souvenez-vous de 1760 à 1767 ? … allez fournissez un effort ! dans un département aujourd’hui situé en Lozère, une époque où le royaume de France compte 20000 loups. La bête du Gévaudan !

 

  • Aujourd'hui revenu dans plusieurs régions françaises, le loup continue d'alimenter les débats entre protection de la biodiversité et préservation du pastoralisme. Comme souvent avec la forêt, les questions d'hier rejoignent celles d'aujourd'hui.

 

  • La forêt fut également le royaume d'hommes dont les métiers ont presque disparu. Pensons aux charbonniers. Ils vivaient parfois plusieurs semaines au cœur des bois pour fabriquer du charbon de bois. Celui-ci était indispensable aux forges, aux verreries et à de nombreux artisans. Leur travail demandait une connaissance extraordinaire des essences forestières et de la combustion lente du bois. Ils édifiaient de grandes meules soigneusement recouvertes de terre afin de contrôler l'arrivée d'oxygène. Une surveillance constante était nécessaire. Une simple fissure pouvait embraser tout le tas de bois et anéantir plusieurs jours de travail. Les charbonniers formaient une communauté discrète, souvent isolée, vivant au rythme de la forêt.

 

  • Dans les Landes de Gascogne, une autre silhouette appartient désormais au patrimoine régional : celle du résinier. Pendant près de deux siècles, des générations d'hommes ont parcouru les pinèdes pour récolter la résine du pin maritime. À l'aide d'un outil appelé le hapchot, ils pratiquaient une entaille dans l'écorce afin de faire couler cette précieuse sève épaisse, recueillie dans un petit pot de terre fixé au tronc, appelé Hugues, du nom d’un avocat Bordelais en 1884 qui mit au point cette méthode pour récolter la résine. La gemme cette substance exsudée du pin, produit renouvelable et naturel servait ensuite à fabriquer de l'essence de térébenthine, de la colophane, des vernis, des peintures, des savons ou encore des produits pharmaceutiques. C'était un métier difficile, exigeant et profondément lié au paysage landais. Beaucoup de ces arbres portent encore aujourd'hui les cicatrices de ce travail, véritables témoins silencieux d'une activité qui a façonné toute une région.

 

  • Aujourd’hui, cette pratique est relancée, mais plus moderne, scie à cloche jusqu’au bois, puis application d’une pate biologique qui retarde la cicatrisation des arbres, et qui permettent donc une récolte plus longue et plus abondante. Une poche plastique de récupération de la gemme et ensuite installée au bout d’un connecteur luis aussi en plastique insérer dans le tronc. C’est plus moderne, mais moins jolies que les pots de terre, mais, parait-il plus responsable, car le gemmage ancien infligé de grandes cicatrice aux arbres pelés de leur écorce sur plusieurs mètres de hauteur et aspergé d’acide pour retarder la cicatrisation…  Les époques changent, les méthodes aussi, mais la filière semble vouloir se relancer, mais loin derrière le brésil et la Chine qui ont le monopole du gemmage. On reparlera de la chine dans une autre émission, la chine face à nos forêt Française. Forêt qui semble très convoitées.

 

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Les contes et légendes de la forêt.

 

 

 

  • En tant que paysagiste du Pays Basque et du sud des Landes, je ne peux évoquer la forêt sans parler des légendes qui habitent nos montagnes. Ici, les bois ne sont jamais tout à fait ordinaires. Les anciens racontaient qu'au détour d'un chemin, dans la forêt d’Iraty, pouvait apparaître Basajaun, le « Seigneur de la forêt » de la mythologie basque. Couvert de poils, d'une force exceptionnelle, il était présenté comme le protecteur des animaux sauvages et des montagnes. On disait qu'il connaissait les secrets de la nature bien avant les hommes et qu'il leur avait parfois enseigné l'agriculture, la forge ou encore l'élevage. Plus qu'un simple personnage légendaire, Basajaun rappelle combien la forêt était perçue comme un lieu sacré, peuplé de forces invisibles qu'il convenait de respecter. Mais il n’est pas seul ce géant des forêts, sa compagne, Basandere, la gardienne des trésor enfouis, partage ses connaissances avec le Lamiak, autres génies Basque des forêts. Vous voila avertis, si vous croisez le Basajaun, la Basandere ou les Lamiak .

 

  • Plus au nord, dans les Landes, les récits populaires évoquent les mystérieuses dames blanches, les feux follets des zones humides, les arbres que l'on n'osait pas couper parce qu'ils auraient porté malheur, ou encore les fontaines cachées au fond des bois auxquelles on prêtait des vertus guérisseuses. Chaque région de France possède ainsi ses histoires, ses croyances et ses arbres protecteurs.

 

  • Et puis il y a ces arbres que l'on appelle aujourd'hui les arbres remarquables. Certains ont traversé plusieurs siècles, parfois près d'un millénaire. Ils ont vu passer les rois, les révolutions, les guerres, les tempêtes et les générations successives d'habitants. Leurs troncs gigantesques impressionnent autant qu'ils rassurent. 

 

  • Sous leurs branches se sont tenues des assemblées, des marchés, des fêtes de village, parfois même des jugements. Ils sont devenus des repères, des lieux de mémoire. Dans une époque où tout change très vite, ces géants nous rappellent que la nature mesure le temps autrement que nous.

 

  • Avez-vous déjà eu l’occasion de voir un arbre remarquable ? Si ce n’est pas le cas, et que vous êtes dans les Landes, vous pouvez voir ces « ancêtres » remarquables dans les Landes : Le chêne de Cantaure, un Chêne pédonculé du XVI siècle sur la commune de Luê au Nord-Ouest de Labouheyre, onze mètres de circonférence au sol. Il y a également le Chêne de Saint-Vincent-de-Paul, Lou biel cassou, un arbre qui est âgé de 700 ou 800 ans mais n’oublions pas Biscarosse et son Orme de plus de 600 ans, le doyen des Ormes en France aujourd’hui disparu t bien d'autre à découvrir !

 

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Mais, rester à l'écoute, nous évoquerons prochainement ces arbres remarquables !

 

 

 

Paysagiste Irissarry 64780. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Pays Basque.
Les questions posées sur la forêt Française.

 

 

 

Questions/Réponses sur la Forêt Française.

 

 

 

 

1. Pourquoi les rois de France ont-ils commencé à protéger les forêts ?

 

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les rois ne protégeaient pas les forêts uniquement pour le plaisir de la chasse. Le bois était une ressource stratégique. Il servait à construire les maisons, les ponts, les fortifications, mais surtout les navires de guerre. Un grand chêne destiné à la marine royale pouvait mettre plus de 150 ans à atteindre la taille souhaitée. Les souverains ont donc compris qu'il fallait gérer les forêts sur le long terme afin d'assurer les besoins des générations futures.

 

 

2.  Qui était Jean-Baptiste Colbert et quel rôle a-t-il joué pour les forêts françaises ?

 

Ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert est l'un des premiers à avoir organisé une véritable politique forestière. En 1669, il fait adopter l'Ordonnance sur les Eaux et Forêts, qui réglemente les coupes de bois, protège certaines futaies et lutte contre les exploitations abusives. Beaucoup considèrent ce texte comme l'un des fondements de la gestion durable des forêts françaises.

 

 

3.  Que s'est-il passé pour les forêts pendant la Révolution française ?

 

La Révolution française a profondément modifié la propriété des forêts. Les biens appartenant au roi, au clergé et à une partie de la noblesse ont été confisqués puis vendus. Certaines forêts ont été très fortement exploitées pour répondre aux besoins économiques de l'époque. Mais cette période marque aussi le début d'une réflexion sur la place de la forêt comme bien collectif, dont la gestion ne pouvait plus être laissée au seul hasard.

 

 

4.  Pourquoi la révolution industrielle a-t-elle transformé les forêts ?

 

Au XIXᵉ siècle, l'industrie se développe rapidement. Il faut construire des chemins de fer, des mines, des ponts, des bâtiments et de nombreuses infrastructures. Le bois est partout. Paradoxalement, le charbon remplace progressivement le bois comme principale source d'énergie. Cette évolution réduit la pression exercée sur certaines forêts et permet même à plusieurs massifs de recommencer à s'étendre naturellement.

 

 

5.  Pourquoi a-t-on planté des millions de pins dans les Landes ?

 

Avant le XIXᵉ siècle, les Landes étaient constituées de vastes marécages et de landes humides. Une loi votée en 1857 décide leur assainissement et leur boisement. Des millions de pins maritimes sont alors plantés afin de fixer les sols sableux, assécher les terrains et développer une économie fondée sur le bois et la résine. C'est ainsi qu'est née la plus grande forêt artificielle d'Europe occidentale.

 

 

6. Qu'est-ce que la Restauration des Terrains en Montagne ?

 

À la fin du XIXᵉ siècle, de nombreuses montagnes françaises souffrent d'une forte érosion provoquée par les défrichements excessifs. Pour protéger les villages contre les torrents, les glissements de terrain et les avalanches, l'État lance un vaste programme de reboisement. Des milliers d'hectares sont replantés. Ce programme, appelé Restauration des Terrains en Montagne, existe toujours aujourd'hui et constitue l'une des plus anciennes politiques environnementales françaises.

 

 

7.  Pourquoi les forêts ont-elles joué un rôle si important pendant les guerres ?

 

Depuis l'Antiquité, les forêts offrent un refuge naturel. Elles permettent de se cacher, de se déplacer discrètement ou de protéger des populations civiles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles deviennent le territoire des maquis de la Résistance. Dans les Cévennes, le Vercors, le Morvan ou les Pyrénées, de nombreux résistants ont trouvé dans les massifs forestiers un allié précieux pour organiser leurs actions contre l'occupant.

 

 

8. Les guerres laissent-elles encore des traces dans les forêts françaises ?

 

Oui, et parfois de manière spectaculaire. Autour de Verdun ou dans certaines forêts de l'Est de la France, les sols renferment encore des millions d'obus, de grenades et d'éclats métalliques datant de la Première Guerre mondiale. Chaque année, les équipes de déminage récupèrent des tonnes de munitions. Certaines zones restent interdites d'accès plus d'un siècle après la fin du conflit en raison de la pollution des sols et des risques d'explosion.

 

 

9.  Pourquoi la forêt occupe-t-elle une place si importante dans notre imaginaire ?

 

Parce qu'elle accompagne l'humanité depuis des milliers d'années. Les contes comme Le Petit Chaperon rouge, Le Petit Poucet ou Hansel et Gretel se déroulent tous en forêt. Les Celtes y voyaient un lieu sacré. Les légendes basques racontent les aventures de Basajaun, le gardien des bois. Pendant longtemps, la forêt représentait à la fois un refuge, un mystère, un danger et une source de vie. Cette image continue de marquer notre culture.

 

 

10.  Qu'appelle-t-on un arbre remarquable ?

 

Un arbre remarquable est un arbre qui se distingue par son âge, ses dimensions, son histoire ou son intérêt patrimonial. Certains chênes, tilleuls ou ifs ont plus de cinq cents ans et ont traversé plusieurs siècles d'histoire. Ils ont vu passer des générations d'habitants, parfois même des rois ou des événements historiques. Ces géants vivants sont de véritables monuments naturels, au même titre que les châteaux ou les cathédrales.

 

 

 

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22 juillet 2026

Le bois dans les aménagements paysagers.


Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 80 : Le bois dans les aménagements paysagers.

 


 

📅 Publié le : 22/07/2026 🔄 Mis à jour le : 22/07/2026

 


 

 

"🌿Le bois dans les aménagements paysagers."

 

 

 

 

 

  • Nous avons, dans Jardins d’ici, parler de la forêt et, nous avons aussi évoqué le débroussaillage pour préserver cette forêt. Nous avons également pu parler de l’utilisation de la forêt à travers les âges, mais, aujourd’hui, rien n’a vraiment changé, la forêt nous permet de « récolter » du bois, comme avant, mais avec quelques différences dans leurs traitements et dans leurs utilisations. 

 

 

 

 

  • En réalité, la forêt répond à la question : « D'où vient le bois ? » Cette émission répondra à : « Que devient-il ? » Et pour ce faire, nous aborderons plusieurs points, Vous saurez tout, tout sur le …  Bois ! J’en vois qui vont déjà chercher des glaçons, je vous arrête tout de suite, nous allons parler de bois, pas du verbe, je bois, tu bois, il boit, non ! du bois d’arbre ! Donc pas de l’expression avoir la gueule de bois, mais plutôt : Toucher du bois, envoyer du bois ou, un chèque en bois. Pour faire simple, nous allons parler sans langue de bois, et vous allez comprendre de quel bois on se chauffe…

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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Le bois dans les aménagements paysagers.

 

 

Sommaire :
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L'homme et le bois.

 

Pourquoi le bois fascine autant l'Homme ?

 

 

 

 

  • Avant même que l'Homme ne sache travailler le métal, avant qu'il ne découvre les secrets de la pierre taillée ou de la brique cuite, il avait déjà trouvé dans les arbres un allié indispensable à sa survie. Depuis des centaines de milliers d'années, le bois accompagne chacune des grandes étapes de notre évolution. Il est sans doute le matériau qui a le plus façonné notre civilisation, tout en restant aujourd'hui encore l'un des plus modernes.

 

  • En tant que paysagiste, je suis toujours fasciné de constater que lorsque nous parlons du bois dans un jardin, nous ne parlons pas simplement d'un matériau de construction. Nous parlons d'un être vivant qui a grandi pendant plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines d'années. Chaque planche de terrasse, chaque poutre, chaque pergola, chaque banc raconte une histoire qui a commencé bien avant notre naissance.

 

  • Imaginez nos lointains ancêtres. Les premières branches ramassées servaient à éloigner les prédateurs. Puis elles sont devenues des bâtons pour marcher, des leviers pour déplacer des pierres, des lances pour chasser. Avec le bois, l'Homme découvre qu'il peut prolonger la force de son bras. C'est une véritable révolution.

 

  • Très vite, le bois devient également le compagnon du feu. Sans lui, pas de cuisson des aliments, pas de chaleur durant les longues nuits glaciales, pas de protection contre les animaux sauvages. Le bois éclaire les premières grottes, réchauffe les premiers foyers et rassemble les familles autour des flammes. Pendant des millénaires, la vie quotidienne s'organisera autour de ce combustible si précieux.

 

  • Puis vient le temps des premiers abris. Quelques branches, des troncs, des feuillages… L'Homme comprend qu'il peut construire. Le bois devient alors architecture. Les premières cabanes apparaissent, suivies des palissades, des villages, puis des charpentes qui permettront d'élever des maisons toujours plus grandes. Dans certaines régions du monde, des constructions en bois vieilles de plusieurs centaines d'années témoignent encore aujourd'hui du savoir-faire exceptionnel des anciens.

 

 

 

 

Mais le génie du bois ne s'arrête pas là.

 

 

 

  • Les premiers ponts sont réalisés avec des troncs couchés au-dessus des rivières. Les premières roues utilisent des disques de bois assemblés. Les premiers bateaux sont creusés directement dans un tronc d'arbre. Les premiers tonneaux permettent de conserver les aliments et le vin. Les premiers outils agricoles possèdent des manches en bois. Les premiers moulins, les premières charrettes, les premières clôtures... partout, le bois accompagne le développement des sociétés humaines.

 

  • Lorsque les grandes civilisations apparaissent, le bois devient stratégique. Les Égyptiens importent déjà des cèdres du Liban pour construire leurs navires. Les Grecs et les Romains exploitent d'immenses forêts afin d'alimenter leurs flottes militaires et commerciales. Plus tard, les cathédrales médiévales nécessiteront des milliers de chênes pour leurs charpentes monumentales, au point que certaines furent surnommées « la forêt » tant la quantité de bois utilisée était impressionnante.

 

  • Les grandes découvertes maritimes des XVe et XVIe siècles reposent elles aussi sur les forêts. Un seul navire pouvait nécessiter plusieurs milliers de chênes soigneusement sélectionnés. Derrière chaque caravelle, derrière chaque galion, derrière chaque vaisseau se cachait une immense forêt.

 

 

Et pourtant, malgré les siècles qui passent, le bois ne disparaît jamais de notre quotidien.

 

 

  • Nous avons inventé le béton, l'acier, l'aluminium, les plastiques, les matériaux composites… mais aucun n'a réussi à remplacer totalement le bois. Pourquoi ? Parce qu'il possède des qualités uniques. Le bois est chaleureux. Il est léger tout en étant résistant. Il isole naturellement du froid comme de la chaleur. Il absorbe une partie des vibrations et des bruits. Il vieillit avec élégance. Il porte les marques du temps sans forcément perdre sa beauté. Chaque nœud, chaque veinure, chaque changement de teinte raconte la vie de l'arbre dont il est issu. Deux planches provenant du même arbre ne seront jamais parfaitement identiques.

 

  • Le bois possède aussi une dimension profondément émotionnelle. Nous aimons le toucher. Nous apprécions son odeur lorsqu'il vient d'être scié. Nous reconnaissons le parfum d'un cèdre, d'un pin, d'un mélèze ou d'un chêne fraîchement coupé. Peu de matériaux éveillent autant nos sens. Les scientifiques parlent parfois de biophilie, ce concept issu de la psychologie environnementale selon lequel l'être humain possède une attirance naturelle pour le vivant. Biophilie Cette proximité expliquerait en partie pourquoi les espaces où le bois est présent nous paraissent souvent plus accueillants, plus apaisants et plus confortables.

 

  • Dans nos jardins, cette sensation est particulièrement évidente. Une terrasse en bois invite spontanément à marcher pieds nus. Une pergola en bois semble prolonger naturellement les arbres qui l'entourent. Une simple clôture en châtaignier s'intègre bien plus harmonieusement dans le paysage qu'un mur de béton. Le bois crée une transition douce entre la maison et la nature. C'est peut-être là sa plus grande force : il ne cherche pas à dominer le jardin, il dialogue avec lui.

 

  • En tant que paysagiste, je remarque souvent que mes clients hésitent entre plusieurs matériaux : pierre, acier, aluminium, composite ou bois. Et très souvent, lorsque l'on prend le temps de parler du projet, de l'ambiance recherchée, du plaisir d'utiliser le jardin au quotidien, le bois s'impose presque naturellement. Non pas parce qu'il serait meilleur dans toutes les situations, mais parce qu'il possède une qualité rare : il vieillit avec le jardin. Au fil des années, il prend une patine, se nuance, se fond dans le paysage. Il accompagne les saisons au lieu de leur résister.

 

  • Finalement, le bois nous fascine parce qu'il est bien plus qu'un matériau. Il est le lien entre la forêt et notre quotidien. Chaque planche conserve en elle la mémoire d'un arbre qui a parfois grandi pendant plusieurs générations. Chaque ouvrage en bois nous rappelle discrètement que nos maisons, nos jardins et nos paysages trouvent tous leur origine dans une forêt.

 

  • Et avant de choisir un bois pour construire une terrasse, une pergola ou une clôture, encore faut-il comprendre que tous les bois ne se ressemblent pas. Certains résistent naturellement aux intempéries, d'autres nécessitent une protection particulière. Certains poussent dans nos forêts françaises, d'autres parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver jusqu'à nous.  Mais savons-nous vraiment comment ce bois est venu jusqu’à nous … Mais dans tous les cas, au départ, il y a un arbre qui pousse. Mais, Comment pousse un arbre... et pourquoi cela influence la qualité du bois ?

 

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Comment pousse un arbre…

 

 

 

 

 

Pourquoi cela influence la qualité du bois ?

 

 

 

  • Lorsque nous achetons une planche de bois pour fabriquer une terrasse, une pergola ou une clôture, nous oublions souvent une chose essentielle : cette planche a d'abord été un arbre vivant. Pendant plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines d'années, il a affronté les saisons, les tempêtes, les sécheresses, les insectes et les maladies. Le bois que nous utilisons aujourd'hui est en réalité le résultat de toute cette histoire.

 

  • En tant que paysagiste, j'aime rappeler que le bois n'est pas un matériau fabriqué en usine. C'est un organisme vivant qui a lentement construit sa propre structure, année après année. Comprendre la façon dont pousse un arbre, c'est déjà comprendre pourquoi certains bois dureront cinquante ans dans un jardin, tandis que d'autres montreront des signes de faiblesse beaucoup plus rapidement.

 

  • Contrairement à nous, un arbre ne possède pas de squelette. C'est son bois qui assure à la fois sa solidité, le transport de l'eau, le stockage des réserves nutritives et sa capacité à résister au vent. Chaque année, il fabrique une nouvelle couche de bois. C'est cette succession de couches qui forme les célèbres cernes de croissance, véritables archives naturelles du climat.

 

  • Si l'on observe la coupe d'un tronc, on distingue une série de cercles concentriques. Chaque cercle correspond généralement à une année de croissance. Les années favorables, lorsque l'eau est abondante et les températures clémentes, les cernes sont plus larges. Les années de sécheresse, de froid ou de stress, ils deviennent beaucoup plus fins. Ainsi, un arbre conserve dans son bois la mémoire de toute sa vie.

 

  • Les scientifiques utilisent d'ailleurs cette particularité dans une discipline appelée Dendrochronologie. En étudiant les cernes, ils peuvent déterminer l'âge d'un arbre, reconstituer les conditions climatiques passées et parfois même dater avec précision des bâtiments historiques construits il y a plusieurs siècles.

 

 

Mais tous les cernes ne se ressemblent pas.

 

 

 

 

Le bois de Printemps :

 

  • Au printemps, lorsque la végétation redémarre, l'arbre produit ce que l'on appelle le bois de printemps, également nommé bois initial. Les cellules sont larges, légères et peu denses. Leur rôle est avant tout de transporter rapidement la sève brute, chargée d'eau et de sels minéraux, depuis les racines jusqu'aux feuilles.

 

 

Le bois d’été.

 

  • À la fin de l'été et au début de l'automne, la croissance ralentit. L'arbre fabrique alors un bois beaucoup plus dense, constitué de cellules plus petites et aux parois plus épaisses. C'est le bois d'été, ou bois final. Plus dur, plus résistant, il assure principalement la solidité mécanique du tronc.

 

  • Cette alternance entre bois tendre de printemps et bois dense d'été forme le cerne annuel que nous observons sur une section de tronc. Plus le bois d'été est important, plus le matériau sera généralement dense et résistant. C'est l'une des raisons pour lesquelles deux arbres de la même espèce peuvent produire des bois de qualités très différentes.

 

  • En regardant plus attentivement une coupe de tronc, plusieurs zones apparaissent. Tout au centre se trouve la moelle, vestige des premières années de croissance de l'arbre. Elle occupe généralement une place très réduite chez les arbres adultes. Autour de cette moelle se développe le duramen, plus connu sous le nom de bois de cœur. Il s'agit de la partie la plus ancienne du tronc. Les cellules qui le composent ne transportent plus la sève, mais elles assurent une fonction essentielle : la résistance mécanique. Chez de nombreuses essences, le duramen est naturellement imprégné de substances protectrices comme les tanins, les résines ou certains composés phénoliques, composés organiques. Ces molécules expliquent pourquoi certains bois résistent naturellement aux champignons, aux insectes et à l'humidité.

 

  • Autour du duramen se trouve l'aubier, beaucoup plus clair. Cette partie est toujours vivante. C'est elle qui transporte la sève brute depuis les racines jusqu'aux feuilles. L'aubier est généralement plus tendre, plus humide et surtout beaucoup plus sensible aux attaques biologiques. C'est pourquoi, dans certaines applications extérieures exigeantes, on cherche à limiter sa présence.

 

  • Entre l'aubier et l'écorce se cache une couche extrêmement fine, presque invisible à l'œil nu : le cambium. C'est lui qui produit chaque année les nouvelles cellules du bois vers l'intérieur et les nouvelles cellules de l'écorce vers l'extérieur. Sans ce tissu vivant, l'arbre ne pourrait plus grandir en diamètre.

 

  • Enfin, l'écorce constitue la première ligne de défense de l'arbre contre les agressions extérieures. Elle le protège des blessures, des variations de température, des insectes et de nombreux champignons. 

 

 

Les conditions de croissance.

 

  • Mais la qualité d'un bois ne dépend pas uniquement de sa structure interne.  les conditions jouent un rôle tout aussi déterminant. Un arbre ayant poussé lentement dans une forêt dense produira souvent un bois plus homogène, aux fibres serrées et régulières. À l'inverse, un arbre ayant grandi seul, exposé au vent et bénéficiant d'un fort ensoleillement développera des branches plus nombreuses et un tronc parfois moins rectiligne. Son bois contiendra davantage de nœuds, correspondant aux anciennes insertions des branches.

 

  • Ces nœuds ne sont pas forcément des défauts. Ils participent au charme esthétique du bois, mais ils modifient localement sa résistance mécanique. Dans certaines utilisations structurelles, ils doivent donc être pris en compte.

 

  • Le climat influence également fortement les propriétés du bois. Les arbres des régions froides poussent lentement et produisent souvent des bois plus denses. À l'inverse, certaines essences connaissent une croissance rapide, elles développent naturellement des bois extrêmement compacts grâce à leur composition anatomique. D'autres espèces tropicales, en revanche, poussent vite et produisent des bois beaucoup plus légers.

 

  • La nature du sol intervient elle aussi. Un terrain profond, bien drainé et riche en éléments nutritifs favorisera une croissance régulière. À l'inverse, un sol pauvre ou soumis à des périodes de sécheresse entraînera des adaptations qui influenceront directement la densité, la texture et parfois même la couleur du bois.

 

  • Le vent laisse également son empreinte. Un arbre régulièrement soumis aux tempêtes développe ce que les forestiers appellent le bois de réaction. Cette croissance particulière lui permet de renforcer certaines parties de son tronc ou de ses branches afin de mieux résister aux contraintes mécaniques. Ce bois présente cependant des caractéristiques différentes qui peuvent compliquer son utilisation en menuiserie ou en charpente.

 

  • La vitesse de croissance est également un facteur déterminant. Contrairement à une idée largement répandue, un arbre qui pousse très vite ne produit pas toujours le meilleur bois. Une croissance rapide peut conduire à des fibres moins denses et à une résistance mécanique plus faible. C'est pourquoi certaines forêts sont conduites avec soin afin de trouver le meilleur équilibre entre vitesse de production et qualité du matériau.

 

  • Le sylviculteur joue ici un rôle essentiel. Par les éclaircies, les tailles de formation, le choix des essences et la gestion des peuplements, il influence directement la qualité des bois qui seront récoltés plusieurs décennies plus tard. Planter une forêt aujourd'hui, c'est souvent préparer les matériaux que nos enfants ou nos petits-enfants utiliseront demain.

 

  • Finalement, lorsque nous observons une simple lame de terrasse ou une poutre de pergola, nous regardons bien plus qu'un morceau de bois. Nous contemplons le résultat de dizaines d'années de croissance, d'adaptation et de résilience. Chaque veinure, chaque nœud, chaque nuance de couleur raconte l'histoire d'un arbre qui a lentement transformé la lumière du soleil, l'eau et le dioxyde de carbone en une matière à la fois légère, résistante et renouvelable.

 

  • Et c'est précisément parce que chaque essence construit son bois d'une manière différente que toutes ne possèdent pas les mêmes qualités. Certaines résistent naturellement à l'humidité, d'autres excellent en charpente, d'autres encore sont recherchées pour leur stabilité ou leur beauté. C'est ce que nous allons découvrir dans le prochain chapitre consacré aux différentes essences de bois et à leurs usages dans les aménagements paysagers.

 

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Paysagiste SIEST 40180. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste LANDES.

 

 

 

Le bois dans les jardins du Pays Basque et des Landes.

 

 

 

 

 

  • Le bois n'a jamais été un matériau choisi au hasard. Pendant des siècles, les hommes ont construit avec ce que la nature leur offrait à proximité. Bien avant l'apparition des grandes surfaces de bricolage et des importations venues des quatre coins du monde, chaque région développait son propre savoir-faire en utilisant les essences locales. Le jardin racontait ainsi le paysage qui l'entourait.

 

  • Au Pays Basque comme dans les Landes, cette histoire est particulièrement riche. Ici, la forêt est omniprésente. Elle façonne les paysages, influence l'architecture, protège les dunes, fournit du travail à des milliers de personnes et offre depuis toujours un matériau de construction remarquable.

 

  • En tant que paysagiste, je constate souvent qu'un aménagement paraît naturellement harmonieux lorsqu'il est réalisé avec des matériaux issus de son territoire. Le bois local possède cette capacité à se fondre dans le paysage. Il semble avoir toujours été là. À l'inverse, certaines essences exotiques, pourtant très performantes, peuvent parfois donner l'impression d'être étrangères au jardin qui les accueille.

 

  • Dans les Landes, impossible de parler du bois sans évoquer le Pin maritime. Pin maritime Aujourd'hui encore, il couvre près d'un million d'hectares et constitue la plus grande forêt cultivée d'Europe occidentale. Pourtant, cette immense forêt est relativement récente à l'échelle de l'histoire. On parle d’échelle, n’oublions pas que dans nos paysages Landais il y a des échasses … en bois bien sûr

 

  • Au milieu du XIXᵉ siècle, les Landes étaient principalement composées de landes humides, de marécages et de zones difficiles à exploiter. La grande politique de boisement, menée sous le Second Empire, transforma profondément le paysage. Le Pin maritime fut planté massivement pour fixer les sols sableux, assainir les terrains humides grâce à son importante consommation d'eau et développer une véritable économie forestière.

 

  • Cette forêt a longtemps vécu au rythme du gemmage. Les anciens résiniers pratiquaient une entaille dans le tronc afin de récolter la résine, cette sève épaisse qui servait à fabriquer la térébenthine, la colophane, résine servant à frotter les crins des archets, les vernis, les peintures et de nombreux produits industriels. Pendant près d'un siècle, le gemmage a façonné la vie économique et sociale des Landes. 

 

  • Le Pin maritime est naturellement riche en résine. Cette caractéristique lui confère une meilleure résistance naturelle aux intempéries que d'autres résineux européens, sans toutefois rivaliser avec certaines essences naturellement très durables comme le robinier ou les bois tropicaux. C'est pourquoi il est souvent traité pour les usages extérieurs les plus exigeants.

 

  • Dans nos jardins, il est aujourd'hui utilisé pour fabriquer des terrasses, des clôtures, des pergolas, des jeux d'enfants, des bordures, des bacs potagers, des palissades ou encore du mobilier de jardin. Son excellent rapport qualité-prix explique largement son succès.

 

 

 

 

Mais le Pays Basque possède lui aussi une longue tradition liée au bois.

 

 

 

  • Les vallées basques ont toujours été riches en Chêne pédonculé et en Chêne sessile, Chêne pédonculé et Chêne sessile dont le bois exceptionnel servait à construire les charpentes des maisons labourdines, les poutres, les colombages et parfois même les navires. Le chêne est un bois dense, riche en tanins, capable de traverser les siècles lorsqu'il est correctement mis en œuvre.

 

  • Une anecdote illustre parfaitement cette remarquable longévité. Peu de personnes savent que le centre historique de Bayonne repose encore aujourd'hui sur des milliers de pieux de chêne enfoncés dans les terrains humides il y a plusieurs siècles. Tant que ces pieux demeurent entièrement immergés, privés d'oxygène, les champignons responsables de leur dégradation ne peuvent se développer. Ce qui pourrait sembler fragile devient alors incroyablement durable. Voilà pourquoi certaines fondations en bois traversent les siècles sans difficulté lorsqu'elles sont placées dans les bonnes conditions.

 

  • Cette capacité du bois à résister lorsqu'il est utilisé intelligemment est un enseignement précieux pour tous les aménageurs de jardins. Contrairement aux idées reçues, le bois ne craint pas forcément l'eau, Il craint surtout l'alternance permanente entre humidité et séchage, qui favorise le développement des champignons et accélère son vieillissement.

 

  • Le Châtaignier, Châtaignier est un autre arbre emblématique du Sud-Ouest. Grâce à sa richesse naturelle en tanins, il résiste particulièrement bien aux intempéries sans nécessiter de traitement chimique. Depuis des générations, il est utilisé pour fabriquer les célèbres piquets de clôture, les échalas, tuteurs en bois destinés à la vigne, les portails rustiques, les pergolas ou encore les ganivelles.

 

  • Les ganivelles constituent d'ailleurs l'un des paysages caractéristiques du littoral aquitain. Ces clôtures composées de lattes verticales reliées par des fils galvanisés permettent de fixer les dunes tout en laissant circuler le vent et le sable. Elles illustrent parfaitement l'intelligence des aménagements traditionnels, où le matériau s'adapte au milieu naturel plutôt que de chercher à le contraindre.

 

  • Sur le littoral basque, les bois sont soumis à des conditions particulièrement sévères. Les embruns marins déposent du sel sur les ouvrages. Le soleil accélère le vieillissement des fibres. Les alternances d'humidité et de sécheresse mettent les matériaux à rude épreuve. Dans ces conditions, le choix de l'essence devient essentiel. Certaines espèces résistent naturellement mieux que d'autres, tandis que certaines nécessitent un entretien régulier pour conserver leurs qualités esthétiques et mécaniques.

 

  • En tant que paysagiste, je privilégie toujours, lorsque cela est possible, des essences adaptées à leur environnement plutôt que de rechercher systématiquement le bois le plus exotique ou le plus coûteux. Le meilleur matériau n'est pas forcément celui qui possède les performances les plus impressionnantes sur le papier. C'est celui qui répond aux contraintes du lieu, aux attentes du client et à la durée de vie recherchée.

 

 

Cette réflexion nous conduit naturellement à évoquer la notion de circuit court. On est tous plus ou moins maintenant impliqué dans l’écologie du moins dans une prise de conscience de notre temps.

 

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Le circuit court !

 

 

 

  • Choisir un bois issu des forêts françaises, et lorsque cela est possible des massifs forestiers régionaux, permet de réduire considérablement les distances de transport. C'est également soutenir une filière qui entretient les paysages, crée des emplois locaux et participe au renouvellement des forêts. Le bois est l'un des rares matériaux de construction capables de stocker durablement le carbone capté par l'arbre tout au long de sa croissance. Utiliser du bois local, c'est donc souvent réduire l'empreinte carbone globale d'un aménagement paysager.

 

  • Cela ne signifie pas que les bois exotiques soient systématiquement à proscrire. Certains présentent des qualités exceptionnelles de durabilité naturelle et proviennent de forêts gérées durablement. En revanche, leur choix doit être réfléchi, en privilégiant les filières certifiées et en s'interrogeant sur la distance parcourue, les conditions d'exploitation et les conséquences environnementales de leur importation.

 

  • Aujourd'hui, les jardins du Pays Basque et des Landes évoluent. Les terrasses en bois côtoient les pergolas contemporaines, les claustras ajourés dialoguent avec les plantations locales, les passerelles en bois traversent les zones humides et les pontons permettent de découvrir les espaces naturels sans les dégrader. Vous pouvez d’ailleurs si vous êtes de passage sur Seignosse, en profitez pour aller voir le dernier aménagement paysager sur le bord du lac Blanc. Pourtant, malgré ces évolutions, le principe reste le même qu'autrefois : choisir le bon bois, au bon endroit, pour le bon usage et si possible local.

 

  • Car un matériau durable n'est pas seulement un matériau qui résiste longtemps. C'est avant tout un matériau que l'on a su sélectionner avec intelligence, en tenant compte de son environnement, de son origine et de la manière dont il sera mis en œuvre.

 

  • C'est justement ce que nous allons découvrir dans le chapitre suivant, en passant en revue les principales essences utilisées dans les aménagements paysagers, leurs qualités, leurs limites et les usages auxquels elles sont le mieux adaptées.

 

 

Je vais essayer, de vous faire une approche suffisamment technique, mais, avec un ton accessible pour ne pas vous perdent, vous qui êtes des passionnés de jardin. 

 

 

 

rester à l'écoute !
 

 

 

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Paysagiste SIEST 40180. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste LANDES.
Bien choisir son bois pour le jardin est essentiel.

 

 

 

10 questions- Réponses sur le Bois au Jardins.

 

 

 

 

 

 

 

1. Pourquoi le bois est-il considéré comme le premier matériau de l'humanité ?

 

Bien avant la pierre taillée ou les métaux, le bois a permis à l'Homme de fabriquer des abris, des outils, des armes, des embarcations et de produire du feu. Facile à travailler et abondant, il a accompagné toutes les grandes étapes de notre évolution. Aujourd'hui encore, il reste l'un des rares matériaux à la fois renouvelable, recyclable et capable de stocker naturellement du carbone.

 

 

2. Pourquoi le bois procure-t-il une sensation de chaleur que le métal ou le béton n'offrent pas ?

 

Le bois est un excellent isolant thermique. Contrairement au métal ou à la pierre, il absorbe peu la chaleur de notre peau lorsque nous le touchons. Notre cerveau l'associe également à la nature, aux forêts et aux paysages familiers. Cette combinaison de sensations physiques et émotionnelles explique pourquoi le bois est souvent perçu comme un matériau chaleureux et accueillant.

 

 

3. Toutes les essences de bois poussent-elles à la même vitesse ?

 

Non. Certaines essences, comme le peuplier ou le pin maritime, grandissent rapidement, tandis que d'autres, comme le chêne, peuvent mettre plus d'un siècle à atteindre leur pleine maturité. La vitesse de croissance influence directement la densité, la résistance mécanique et parfois la durabilité naturelle du bois.

 

 

4. Pourquoi observe-t-on des cernes sur une planche de bois ?

 

Chaque cerne correspond généralement à une année de croissance de l'arbre. Au printemps, le bois est plus tendre et plus clair ; en été, il devient plus dense et plus foncé. En comptant ces cernes, il est possible d'estimer l'âge de l'arbre, mais aussi de reconstituer les conditions climatiques qu'il a connues au cours de sa vie.

 

 

5. Un arbre qui pousse vite produit-il forcément un bois de mauvaise qualité ?

 

Pas forcément. Une croissance rapide donne souvent un bois plus léger et plus souple, ce qui peut être un avantage pour certaines utilisations. À l'inverse, une croissance lente produit généralement un bois plus dense et plus résistant. Le choix dépend donc avant tout de l'usage recherché.

 

 

6. Pourquoi le pin maritime est-il si présent dans les Landes ?

 

Le pin maritime est particulièrement adapté aux sols sableux, pauvres et acides du massif landais. Il résiste bien aux embruns du littoral, pousse rapidement et fournit un bois utilisé aussi bien pour la charpente que pour les aménagements extérieurs. Son développement à grande échelle au XIXᵉ siècle a profondément transformé le paysage des Landes de Gascogne.

 

 

7. Pourquoi les ganivelles sont-elles fabriquées en châtaignier ?

 

Le châtaignier possède une excellente résistance naturelle aux champignons et à l'humidité grâce à sa forte teneur en tanins. Cette caractéristique permet de fabriquer des clôtures durables sans traitement chimique. C'est pourquoi les ganivelles en châtaignier sont devenues un élément emblématique du littoral atlantique et des paysages du Pays Basque et des Landes.

 

 

8. Les ganivelles servent-elles uniquement à délimiter les jardins ?

 

Non. Leur rôle principal est souvent de protéger les dunes en ralentissant le vent afin de favoriser le dépôt naturel du sable. Elles servent également à canaliser les promeneurs, préserver les milieux naturels sensibles, protéger les jeunes plantations ou encore créer des clôtures discrètes parfaitement intégrées au paysage.

 

 

9. Pourquoi les anciennes clôtures en châtaignier duraient-elles parfois plusieurs dizaines d'années sans traitement ?

 

Les anciens choisissaient soigneusement des arbres arrivés à maturité, les coupaient durant la période de repos végétatif et utilisaient des piquets fendus plutôt que sciés. Cette technique conservait les fibres du bois intactes, limitait les infiltrations d'eau et augmentait naturellement leur longévité.

 

 

10. Le bois utilisé dans les jardins du Pays Basque et des Landes est-il toujours produit localement ?

 

Pas toujours. Si le pin maritime, le châtaignier ou le chêne proviennent encore largement des forêts françaises, de nombreux aménagements utilisent aujourd'hui des bois importés, notamment des bois exotiques ou du douglas issu d'autres régions. Privilégier des essences locales et certifiées permet généralement de réduire l'empreinte carbone liée au transport tout en soutenant la filière forestière française.

 

 

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21 juillet 2026

Paysagiste Ondres 40440

Paysagiste Ondres (40440) | Concepteur de jardins dans le Seignanx - Loïc BANCE : Je conçois des jardins adaptés au littoral landais. Études paysagères pour la création de jardins, choix des végétaux et conseils personnalisés dans le Seignanx.

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Cette commune appartient au Seignanx. Retrouvez également mon dossier consacré au :  Seignanx.

 

📅 Publié le : 21/07/2026 🔄 Mis à jour le : 22/08/2026

 

 

 

 

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Paysagiste Ondres 40440 Paysagiste Landes. Concepteur de Jardins.
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✍️ Article rédigé par Loïc BANCE, Paysagiste conseil sur Ondres 40440.

 

 

 

 

 

 

 

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Paysagiste à Ondres (40440) – Concevoir un jardin entre océan, dunes et forêt landaise.

 

 

 

  • Située entre Bayonne et Labenne, au cœur du Seignanx, Ondres bénéficie d'un cadre naturel remarquable où se rencontrent l'océan Atlantique, les dunes, la forêt landaise et les espaces agricoles. Cette identité paysagère unique façonne les jardins de la commune et influence profondément les choix d'aménagement, des végétaux jusqu'à l'organisation des espaces extérieurs.

 

  • Créer un jardin à Ondres ne consiste pas seulement à planter quelques arbustes ou à dessiner une terrasse. Il s'agit avant tout de concevoir un espace de vie capable de s'adapter à son environnement. Les embruns marins, les vents dominants, les sols souvent sableux et les épisodes de sécheresse estivale imposent de réfléchir autrement. Un jardin bien pensé est un jardin qui respecte le lieu dans lequel il s'inscrit.

 

  • En tant que paysagiste conseil, j'accompagne les particuliers dans leurs projets d'aménagement paysager avec une approche personnalisée. Chaque étude tient compte des caractéristiques du terrain, de l'exposition, des habitudes de vie de ses occupants, mais aussi de l'identité du paysage ondrais. L'objectif n'est pas de reproduire un jardin standard, mais d'imaginer un espace harmonieux, durable et agréable à vivre en toute saison.

 

  • Qu'il s'agisse de créer un nouveau jardin, de restructurer des massifs devenus trop envahissants, d'intégrer une piscine, de choisir les végétaux les mieux adaptés ou simplement de redonner une cohérence à un espace extérieur, chaque projet mérite une réflexion globale. Un jardin réussi est celui qui semble avoir toujours existé, en parfaite harmonie avec la maison et le paysage qui l'entoure.

 

  • Cette page vous invite à découvrir les particularités des jardins d'Ondres, les solutions d'aménagement les plus adaptées au littoral landais, ainsi que quelques réalisations concrètes illustrant mon travail de paysagiste conseil dans cette commune du Seignanx.

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Ondres (40440), une commune où la nature façonne les jardins.

 

 

 

  • Située à l'extrémité sud des Landes, entre Tarnos et Labenne, Ondres occupe une position privilégiée entre l'océan Atlantique, la forêt landaise et les premiers reliefs du Pays Basque. Membre de la Communauté de communes du Seignanx, elle offre un équilibre remarquable entre espaces naturels préservés, quartiers résidentiels et activités de plein air.

 

  • Longtemps tournée vers la forêt, la résine et les activités agricoles, Ondres a su préserver une grande partie de son patrimoine naturel tout en accompagnant son développement. Aujourd'hui encore, la pinède, les dunes littorales, les zones humides et les chemins forestiers participent pleinement à l'identité de la commune. Cette proximité permanente avec la nature constitue une véritable richesse, mais elle demande également une attention particulière lorsqu'il s'agit d'aménager un jardin.

 

  • À quelques centaines de mètres seulement de l'océan, certaines propriétés sont directement soumises aux embruns, tandis que d'autres bénéficient de la protection de la forêt. D'un quartier à l'autre, la nature du sol peut également évoluer : sable dunaire, terre plus humifère sous les pins ou terrains légèrement argileux en s'éloignant du littoral. Cette diversité explique qu'il n'existe pas de solution universelle pour créer un jardin à Ondres. Chaque projet doit être pensé en fonction de son environnement immédiat.

 

 

 

Un jardin entre influence océanique et forêt landaise.

 

 

 

  • Le climat d'Ondres est particulièrement agréable à vivre. Les hivers restent généralement doux et les étés sont tempérés par la proximité de l'océan. Pourtant, derrière cette apparente douceur se cachent plusieurs contraintes que tout projet paysager doit prendre en compte.

 

  • Le vent est sans doute l'un des premiers éléments à considérer. Selon l'exposition du terrain, il peut accentuer l'évaporation, fragiliser certaines plantations ou dessécher rapidement les jeunes végétaux. Les embruns, invisibles mais bien présents, déposent progressivement du sel sur les feuilles des plantes les plus sensibles. Quant aux sols sableux, ils offrent un excellent drainage mais retiennent peu l'eau en période estivale.

 

  • Ces caractéristiques ne constituent pas des obstacles. Elles invitent simplement à privilégier des végétaux adaptés au littoral atlantique, à organiser les plantations de manière réfléchie et à créer des espaces protégés où le jardin pourra pleinement s'épanouir.

 

 

 

 

Un cadre de vie propice aux jardins.

 

 

 

  • L'une des grandes qualités d'Ondres réside dans la diversité de ses espaces extérieurs. Les terrains permettent aussi bien de concevoir un jardin familial, un espace contemporain aux lignes épurées qu'un jardin d'inspiration plus naturelle où les végétaux s'intègrent harmonieusement au paysage environnant.

 

  • Les terrasses deviennent de véritables pièces à vivre, les pergolas offrent une protection appréciable durant les journées estivales et les plantations créent progressivement des ambiances plus intimes tout en favorisant la biodiversité. Oiseaux, insectes pollinisateurs et petits auxiliaires trouvent naturellement leur place dans ces jardins où la nature reste omniprésente.

 

  • Concevoir un jardin à Ondres, c'est finalement rechercher un équilibre entre confort, esthétique et respect du paysage local. Un équilibre qui fait toute la richesse des jardins du littoral landais.

 

 

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Concevoir un jardin à Ondres : de l'idée au projet paysager.

 

 

 

 

  • Chaque jardin raconte une histoire. Celle de ses propriétaires, de leur mode de vie, de leurs envies, mais aussi du paysage qui l'entoure. À Ondres, cette histoire s'écrit avec l'océan, la forêt, les vents dominants et une végétation qui doit apprendre à vivre dans un environnement parfois exigeant. C'est pourquoi chaque projet mérite une réflexion approfondie avant même la première plantation.

 

  • Un jardin réussi ne s'improvise pas. Derrière chaque massif, chaque allée, chaque terrasse ou chaque arbre se cachent des choix qui influenceront l'évolution du jardin pendant de nombreuses années. Une plante qui se développe trop rapidement, une haie mal adaptée au vent ou une circulation mal pensée peuvent rapidement transformer un espace agréable en une succession de contraintes.

 

Mon rôle de paysagiste conseil consiste justement à anticiper ces évolutions afin de concevoir un jardin durable, harmonieux et facile à vivre.

 

 

 

 

Observer avant de dessiner.

 

 

 

  • Tout projet commence par une visite sur place. C'est une étape essentielle qui permet de comprendre le terrain, son exposition, la nature du sol, les points de vue à préserver, les zones d'ombre ou d'ensoleillement, mais aussi les habitudes de vie et les envies des occupants.

 

  • J'accorde une grande importance à cette phase d'observation. Un jardin doit répondre à des besoins concrets : recevoir des amis, créer un espace de détente, protéger son intimité, faciliter l'entretien, valoriser une piscine ou mettre en scène une belle perspective. Chaque famille possède sa propre façon de vivre son jardin, et c'est cette dimension humaine imprégnée des réalités du terrain qui guide les premières esquisses.

 

  • À Ondres, cette analyse permet également d'identifier les contraintes spécifiques du terrain : influence des embruns, exposition aux vents, présence de grands pins, qualité du drainage ou nécessité de préserver certains végétaux déjà en place.

 

 

 

Imaginer un jardin qui évoluera avec le temps.

 

 

  • Contrairement à une maison, un jardin n'est jamais terminé (quoi que…). Les arbres grandissent, les arbustes prennent de l'ampleur, les floraisons se succèdent et les saisons modifient en permanence les ambiances. Concevoir un jardin, c'est donc imaginer son évolution dans cinq, dix ou vingt ans.

 

  • Cette vision à long terme souvent difficile à appréhender par mes clients, évite bien des erreurs. Elle permet d'installer chaque végétal à la bonne place, de prévoir les volumes futurs et de limiter les interventions importantes quelques années plus tard. Pour ce faire, je privilégie toujours des compositions végétales équilibrées, où les persistants assurent la structure du jardin tandis que les floraisons, les feuillages et les graminées apportent rythme et mouvement au fil des saisons.

 

 

 

 

 

Une étude paysagère pour mieux se projeter.

 

 

 

  • Un projet d'aménagement est souvent difficile à imaginer lorsque l'on regarde simplement son jardin depuis la terrasse si elle existe bien sûr ! C'est pourquoi je réalise, selon les besoins, des études paysagères illustrées par des plans, des croquis ou des vues en deux et trois dimensions.

 

  • Ces documents permettent de visualiser les futurs espaces, d'affiner les choix de matériaux, de comparer plusieurs solutions et de construire le projet étape par étape. Ils facilitent également les échanges et chiffrages avec les entreprises qui interviendront ensuite sur le chantier.

 

  • Cette approche rigoureuse offre une vision globale du jardin avant le début des travaux. Elle permet d'ajuster les choix en toute sérénité et de créer un projet cohérent avec les attentes, le budget et les caractéristiques du terrain.

 

 

 

Un accompagnement sur mesure.

 

 

  • Chaque projet est unique. Certains propriétaires souhaitent transformer entièrement leur jardin, tandis que d'autres préfèrent avancer progressivement, au rythme de leurs envies ou de leur budget.

 

  • Mon rôle est aussi de proposer des solutions réalistes, évolutives et adaptées à chaque situation. Une étude paysagère peut ainsi devenir une véritable feuille de route, permettant de réaliser les travaux en plusieurs étapes sans perdre la cohérence de l'ensemble.

 

  • Cette méthode apporte une grande souplesse et permet d'envisager sereinement les évolutions futures du jardin, qu'il s'agisse d'intégrer une terrasse, une pergola, une piscine, un nouvel espace de détente ou simplement de renouveler les plantations au fil des années.

 

 

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Questions fréquentes sur l'aménagement paysager à Ondres (40440).

 

 

Cette page est régulièrement enrichie au fil de nouveaux projets réalisés à Ondres, de conseils paysagers et de réalisations locales. N'hésitez pas à la consulter de nouveau pour découvrir les dernières mises à jour.

 

Une envie de jardin sur Ondres ?

 

Contact : Loïc BANCE. Paysagiste conseils aux particuliers.

ou

06 69 10 67 26 (laissez moi un message et je vous rappelle !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 10 questions réponses sur paysagiste Ondres.

 

 

1. Pourquoi faire appel à un paysagiste à Ondres ?

 

Faire appel à un paysagiste à Ondres permet de concevoir un jardin adapté aux caractéristiques particulières du territoire. La proximité de l'océan, les embruns, les vents dominants, les sols parfois sableux et les périodes de sécheresse estivale nécessitent une réflexion avant de choisir les végétaux et d'organiser les espaces extérieurs.

Un paysagiste conseil accompagne les propriétaires dans la conception globale de leur jardin : analyse du terrain, choix des plantes, organisation des circulations, création des massifs, intégration d'une terrasse, d'une pergola ou d'autres aménagements. L'objectif est de créer un jardin esthétique, durable et facile à vivre.

 

 

2. Quelles sont les particularités d'un jardin situé à Ondres ?

 

Un jardin à Ondres évolue dans un environnement marqué par l'influence du littoral atlantique et de la forêt landaise. Selon sa situation, il peut être exposé aux embruns marins, au vent, à un sol filtrant ou à des périodes de forte chaleur en été.

Ces contraintes ne sont pas des obstacles, mais des éléments à prendre en compte dans la conception du jardin. Le choix des végétaux, la protection des zones sensibles et la gestion de l'eau permettent de créer des espaces extérieurs parfaitement adaptés au climat local.

 

 

3. Quels végétaux choisir pour un jardin proche de l'océan à Ondres ?

 

Dans un jardin situé à Ondres, il est préférable de privilégier des plantes capables de supporter les conditions du littoral : vent, soleil, embruns et sols drainants.

Selon l'exposition du terrain, des végétaux comme les graminées, certains arbustes méditerranéens, les plantes de bord de mer, les persistants adaptés ou encore des essences locales peuvent trouver leur place. Le choix dépend toujours de l'environnement précis du jardin, car chaque terrain possède ses propres caractéristiques.

 

 

4. Comment créer un jardin résistant aux embruns et au vent à Ondres ?

 

Un jardin résistant au vent et aux embruns repose avant tout sur une conception adaptée. Il est possible de créer des zones plus protégées grâce à la disposition des plantations, l'utilisation de haies végétales, de petits écrans paysagers ou d'aménagements permettant de ralentir les vents dominants.

Le choix des plantes est également essentiel. Certaines espèces possèdent naturellement une meilleure résistance aux conditions maritimes et conserveront plus facilement leur beauté au fil des saisons.

 

 

5. Peut-on aménager un jardin sur un sol sableux à Ondres ?

 

Oui, un sol sableux peut parfaitement accueillir un jardin de qualité. Il possède même certains avantages, notamment un excellent drainage qui évite les excès d'eau en hiver.

En revanche, le sable retient moins les éléments nutritifs et l'humidité. Une bonne conception paysagère pourra intégrer des améliorations du sol, un choix de végétaux adaptés et une gestion raisonnée de l'arrosage afin de créer un jardin équilibré et durable.

 

 

6. Quelle différence entre un paysagiste conseil et une entreprise d'entretien de jardin ?

 

Une entreprise d'entretien intervient principalement pour réaliser des travaux comme la tonte, la taille, le nettoyage ou l'entretien courant des espaces verts.

Le rôle d'un paysagiste conseil est différent : il intervient en amont pour réfléchir au projet, analyser le terrain, imaginer les aménagements et proposer des solutions adaptées aux envies des propriétaires et aux contraintes du lieu.

Son approche consiste à concevoir un jardin cohérent dans son ensemble, en anticipant son évolution dans le temps.

 

 

7. Comment se déroule une étude paysagère pour un jardin à Ondres ?

 

Une étude paysagère commence généralement par une rencontre sur place afin d'observer le terrain, comprendre les attentes des propriétaires et analyser les contraintes existantes.

Cette réflexion peut ensuite aboutir à des propositions d'aménagement, des plans, des esquisses ou des vues en trois dimensions permettant de mieux visualiser le futur jardin. L'étude devient alors une véritable feuille de route pour réaliser le projet sereinement.

 

 

8. Est-il possible de réaménager un jardin existant à Ondres ?

 

Oui, un jardin existant possède souvent un potentiel important. Avec le temps, certains massifs peuvent devenir trop denses, les plantations peuvent ne plus être adaptées ou l'organisation générale du jardin peut ne plus correspondre aux usages des propriétaires.

Un paysagiste peut alors proposer une restructuration : nouvelle organisation des espaces, remplacement de certains végétaux, création de nouvelles ambiances ou mise en valeur des plantations déjà présentes.

 

 

9. Combien coûte une étude paysagère pour un jardin à Ondres ?

 

Le prix d'une étude paysagère dépend de nombreux éléments : superficie du terrain, complexité du projet, niveau de détail souhaité et besoins du propriétaire.

Une étude paysagère représente avant tout un investissement dans la réflexion et la préparation du projet. Elle permet d'éviter des erreurs de conception, de mieux maîtriser les choix d'aménagement et d'avancer progressivement selon les possibilités de chacun.

 

 

10. Un paysagiste peut-il accompagner un projet réalisé progressivement ?

 

Oui, un projet paysager peut tout à fait être réalisé par étapes. Tous les aménagements ne doivent pas forcément être réalisés en une seule fois.

Une étude globale permet de conserver une cohérence d'ensemble : création d'un premier massif, aménagement d'une terrasse, plantations complémentaires ou évolution progressive du jardin au fil des années.

Cette approche permet d'adapter les travaux au budget et au rythme souhaité par les propriétaires tout en conservant une vision durable du jardin.

 

A très bientôt pour la suite de cette article.

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15 juillet 2026

Jardins d'ici : Le débroussaillage obligatoire

Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 79 : Le débroussaillage

 

 

📅 Publié le : 15/07/2026 🔄 Mis à jour le : 15/07/2026

 

 

 

🌿 Le débroussaillage.

 

 

 

 

 

Un jardin n’est jamais seulement un décor. C’est un espace vivant, un refuge, parfois même un rempart. Et dans certaines régions, il devient aussi une ligne de défense.

 

 

 

Paysagiste Bélus 40300. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Le débroussaillage, entre jardin et sécurité.

 

 

  • Chaque été, la même inquiétude revient dans les zones boisées du sud-ouest de la France, du Pays Basque aux Landes, en passant par de nombreuses communes rurales : celle du feu. Les incendies de forêt ne sont plus des événements exceptionnels, ils deviennent des réalités régulières, parfois violentes, rapides, imprévisibles. Dans ce contexte, une pratique longtemps perçue comme une contrainte administrative prend aujourd’hui une dimension beaucoup plus large : le débroussaillage.

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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Le débroussaillage.

 

 

Sommaire :

 

 

 

 

 

Le débroussaillage, entre jardin et sécurité.

 

 

 

 

 

  • Le débroussaillage est souvent mal compris. Pour certains, il évoque une forme de destruction de la nature, une coupe excessive, une artificialisation du paysage. Pour d’autres, il reste une obligation obscure, rappelée par une lettre de la mairie ou un arrêté préfectoral que l’on découvre parfois trop tard ou une amende bien salée 1500 euros, je crois que là, vous allez être attentif… Pourtant, lorsqu’on prend le temps de comprendre sa logique profonde, on réalise qu’il s’agit d’un des gestes les plus intelligents et les plus efficaces pour limiter les dégâts des incendies.

 

  • Dans cette émission de Jardins d’ici, nous allons prendre le temps de tout expliquer. Simplement, concrètement, comme on le ferait sur un terrain, entre deux haies ou au bord d’une terrasse. Nous allons voir ce qu’est réellement le débroussaillage, pourquoi il est devenu indispensable dans de nombreuses régions, notamment la nôtre Landes et Pays Basque, et comment le réaliser correctement sans dénaturer son jardin, mais aussi qui est concerné, qui doit le faire, et ce qu’il se passe en cas de non-respect. Nous aborderons également des situations très concrètes du quotidien : le qui n’entretient pas son terrain, la vente d’une maison en zone à risque, et comment savoir si on se trouve dans une zone à risque ou, encore les cas où aucune obligation légale n’existe mais où le bon sens paysager reste essentiel.

 

  • Le débroussaillage est souvent réduit à une image simple : couper de l’herbe sèche autour d’une maison. En réalité, c’est beaucoup plus subtil. Il s’agit de casser les continuités végétales qui permettent au feu de progresser. Une herbe sèche peut sembler anodine, mais elle peut transmettre une flamme à un arbuste, qui lui-même peut transmettre le feu à une branche basse, puis à la couronne d’un arbre. Ce que l’on appelle en écologie du feu « l’échelle de combustible » est précisément ce que le débroussaillage cherche à interrompre.

 

  • Mais avant d’entrer dans le détail technique, il faut comprendre une chose essentielle : le débroussaillage n’est pas une action isolée. C’est un élément d’un ensemble beaucoup plus large de prévention des incendies. Il fait partie d’une stratégie globale qui inclut l’aménagement du territoire, la gestion des forêts, les accès pompiers, la sensibilisation des habitants, et même la manière dont nous concevons nos jardins.

 

  • Dans les régions comme le Pays Basque ou les Landes, où la végétation est dense, souvent composée de pins, de landes, de fougères et de broussailles, le feu trouve facilement du combustible. Ajoutons à cela les périodes de sécheresse de plus en plus longues, les épisodes de vent chaud, et l’urbanisation qui rapproche les habitations des espaces naturels, et l’on comprend pourquoi la question du débroussaillage est devenue centrale.

 

  • Ce que nous allons voir ensemble dans cette émission, c’est finalement une manière de repenser notre rapport au jardin. Un jardin n’est pas seulement un lieu que l’on embellit. C’est aussi un espace que l’on organise, que l’on structure, et parfois que l’on sécurise. Et le débroussaillage, loin d’être une contrainte, peut devenir un outil de conception paysagère à part entière.

 

 

 

De quoi allons nous parler dans cette émission ?

 

  • Qu’est-ce que le débroussaillage ? et, pourquoi le débroussaillage est essentiel ? mais aussi, comment bien débroussailler ? et Quelles sont les erreurs les plus fréquentes, et ce qui vous concerne peut-être, qui est concerné par le débroussaillage obligatoire, je vous rappelle que nul n’est censé ignorer la loi ! Propriétaire ou locataire : qui doit débroussailler ? et, l’éternelle responsabilité en cas de non-respect du débroussaillage, et si on parlait de votre « forcément » sympathique voisin… Il ne débroussaille pas : que puis-je faire ? Mais surtout, comment savoir si vous êtes concerné par le débroussaillage obligatoire ? et une petite information souvent utile, je suis en plein dedans avec un client : Je vends ma maison : quelles sont mes obligations en matière de débroussaillage ? et si je ne suis pas en zone obligatoire, dois-je débroussailler ? Et si je ne fais rien ? Quelles sanctions en cas de non-débroussaillement, et pour terminer, si on en a le temps… Mon regard de paysagiste sur cette question et un rapide point sur ce que l’on s’est dit dans cette émission, pour les retardataires qui auraient pris cette émission en cours de route … On a que 55 minutes, alors, entrons dans le sujet. Et commençons par le début : qu’est-ce que le débroussaillage, concrètement, sur le terrain ?

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Qu’est-ce que le débroussaillage ? 

 

 

 

 

  • Le débroussaillage est souvent mal interprété, et c’est probablement là que naissent la majorité des incompréhensions. Beaucoup imaginent qu’il s’agit de “nettoyer” un terrain en supprimant toute végétation, comme si l’objectif était de transformer un jardin en espace minéral. En réalité, c’est exactement l’inverse. Le débroussaillage ne vise pas à supprimer la nature, mais à l’organiser pour qu’elle devienne moins dangereuse en cas d’incendie.

 

  • Concrètement, le débroussaillage consiste à réduire la densité de végétation combustible autour des habitations, des constructions et parfois des voies d’accès. Il s’agit de supprimer les continuités végétales qui permettent au feu de se propager rapidement. Cela inclut les herbes sèches, les broussailles trop denses, les branches basses des arbres, les bois morts, mais aussi tout ce qui peut servir de “pont” au feu entre le sol et les parties hautes de la végétation.

 

  • On parle souvent de “rupture de combustible”. L’idée est simple : un incendie a besoin d’un chemin pour avancer. Ce chemin peut être horizontal, lorsque les herbes sèches s’enflamment et propagent le feu au sol, ou vertical, lorsque les flammes passent des herbes aux arbustes, puis aux arbres. Le débroussaillage consiste donc à casser cette continuité, à empêcher le feu de trouver une progression logique et continue.

 

  • Dans un jardin, cela ne signifie pas tout enlever. Au contraire, un espace débroussaillé peut rester très végétal, structuré et même esthétique. On conserve des arbres, des arbustes, des massifs, mais on les espace, on les taille, on les entretient pour éviter qu’ils ne forment une masse compacte et inflammable. On supprime les branches basses, on limite les accumulations de bois mort, on maintient des zones plus ouvertes, et surtout on veille à ce que la végétation ne soit pas en contact direct avec les bâtiments.

 

  • Le débroussaillage est donc un équilibre. Trop peu, et le risque d’incendie augmente fortement. Trop radical, et on dénature le paysage. L’objectif est de trouver une gestion raisonnée de la végétation, adaptée au terrain, au climat et à la configuration du jardin.

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Pourquoi le débroussaillage est essentiel ?

 

 

 

  • Si le débroussaillage est devenu une obligation dans de nombreuses zones, ce n’est pas par hasard ni par excès de réglementation. C’est parce que les retours d’expérience sur les incendies sont extrêmement clairs : la majorité des habitations détruites se situent dans des zones où la végétation était trop dense, trop proche des bâtiments, ou insuffisamment entretenue.

 

  • Le feu de forêt n’est pas seulement une flamme qui avance. C’est un phénomène complexe, alimenté par le vent, la sécheresse, la chaleur et surtout la disponibilité du combustible. Une maison entourée de végétation dense devient, malgré elle, une cible vulnérable. Les flammes peuvent s’approcher directement, mais ce sont souvent les braises portées par le vent qui provoquent les départs de feu sur les toitures, les terrasses ou les abords immédiats.

 

  • Le débroussaillage joue ici un rôle fondamental : il crée une zone de protection autour de la maison. Cette zone permet de ralentir la progression du feu, de réduire son intensité et surtout de donner aux pompiers les conditions nécessaires pour intervenir. Une maison débroussaillée est une maison accessible, défendable, visible et moins exposée aux effets thermiques du feu.

 

  • Il faut aussi comprendre un point essentiel : le débroussaillage ne protège pas seulement la maison elle-même, il protège aussi tout le quartier. Dans un incendie, une habitation mal entretenue peut devenir un point de départ secondaire, un relais pour les flammes. À l’inverse, un ensemble de jardins bien gérés peut ralentir considérablement la propagation d’un feu à l’échelle d’un lotissement ou d’un village.

 

  • Dans les zones comme les Landes ou le Pays Basque, où la forêt est omniprésente et souvent proche des habitations, cette logique est encore plus importante. Le contact entre espace naturel et espace habité est direct. Le débroussaillage devient alors une interface de sécurité entre deux mondes : celui de la forêt et celui de la maison.

 

  • Enfin, il faut évoquer un aspect souvent oublié : la facilité d’intervention des secours. Un terrain débroussaillé permet aux pompiers de circuler, de positionner leurs véhicules, de déployer leurs moyens et de travailler dans de meilleures conditions. À l’inverse, une végétation trop dense peut ralentir, voire empêcher certaines interventions. Dans une situation d’urgence, chaque minute compte.

 

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Comment bien débroussailler ?

 

 

 

  • Le débroussaillage efficace repose sur une logique simple mais rigoureuse : supprimer les continuités de végétation tout en conservant un jardin vivant. La première étape consiste à éliminer tout ce qui est mort ou sec. Les herbes desséchées, les feuilles accumulées, les branches mortes au sol ou dans les arbres sont autant de matériaux hautement inflammables. Leur suppression est la base du travail.

 

  • Ensuite, il faut s’attaquer à la structure végétale. Les arbustes doivent être espacés de manière à éviter la formation de masses compactes. On recherche de la lumière et de l’air entre les végétaux. Cela limite non seulement le risque d’incendie, mais améliore aussi la santé générale du jardin. Les arbres, quant à eux, doivent être entretenus en supprimant les branches basses afin d’éviter ce que l’on appelle l’effet “échelle”, où le feu passe du sol à la canopée.

 

  • Autour des habitations, il est essentiel de maintenir une zone dégagée. Cela ne signifie pas une absence totale de végétation, mais une maîtrise stricte de sa densité et de sa proximité avec les bâtiments. Les branches ne doivent pas toucher les façades ou les toitures, les haies ne doivent pas être trop épaisses ni trop proches des ouvertures, et les matériaux inflammables doivent être éloignés des murs.

 

  • Le débroussaillage doit aussi être pensé dans le temps. Ce n’est pas une action ponctuelle réalisée une fois par an à la hâte. C’est un entretien régulier, adapté aux saisons. Le printemps et le début d’été sont des périodes clés, car la végétation commence à sécher et les risques augmentent progressivement. Un suivi régulier permet d’éviter les accumulations dangereuses.

 

  • Enfin, il ne faut pas oublier que chaque terrain est unique. Une pente, une exposition au vent, la nature du sol ou la densité de la végétation environnante peuvent modifier les besoins. C’est là que le regard du paysagiste prend tout son sens : adapter les principes généraux à la réalité du terrain, sans rigidité, mais avec bon sens et expérience.

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Les erreurs les plus fréquentes.

 

 

 

 

  • Le débroussaillage est une pratique simple dans son principe, mais dans les faits, beaucoup de propriétaires commettent des erreurs qui réduisent fortement son efficacité. La première erreur, la plus courante, consiste à croire qu’un simple passage de débroussailleuse une fois par an suffit. En réalité, un débroussaillage efficace repose sur une logique d’entretien régulier, car la végétation repousse, se densifie et se réorganise très rapidement, surtout dans les régions tempérées et humides comme le Pays Basque ou les Landes.

 

  • Une autre erreur fréquente est de tout raser de manière uniforme. On obtient alors un terrain très ouvert mais souvent fragile, où les herbes sèches peuvent revenir rapidement et former un tapis inflammable continu. Le débroussaillage n’est pas une question de “raser”, mais de structurer. Il faut conserver des végétaux, mais les organiser pour qu’ils ne forment pas une continuité dangereuse.

 

  • On voit aussi souvent des accumulations de déchets verts laissés sur place après les travaux. Branches coupées, tas de feuilles ou résidus de taille deviennent alors des foyers potentiels. Ce qui devait sécuriser le terrain peut paradoxalement augmenter le risque si les résidus ne sont pas évacués ou correctement broyés.

 

  • Une autre confusion concerne les arbres. Beaucoup pensent que les arbres hauts protègent naturellement la maison. En réalité, si les branches basses ne sont pas supprimées, ils peuvent au contraire devenir une “échelle” permettant au feu de monter rapidement vers la canopée, où les flammes se propagent encore plus vite.

 

  • Enfin, l’erreur la plus subtile est de ne pas adapter le débroussaillage au contexte du terrain. Une parcelle en pente, exposée au vent ou située en lisière de forêt n’a pas les mêmes besoins qu’un jardin plat en zone urbaine. Appliquer une méthode uniforme sans prise en compte du contexte réduit fortement l’efficacité du travail.

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Qui est concerné par le débroussaillage obligatoire ?

 

 

 

 

  • Le débroussaillage obligatoire ne concerne pas tout le territoire français de la même manière. Il s’applique principalement dans les zones dites “exposées aux risques d’incendie de forêt”. Ces zones sont définies par les préfets et les communes en fonction de la présence de massifs forestiers, de la densité de végétation et des historiques d’incendies.

 

  • Dans ces secteurs, appelés souvent zones OLD (Obligations Légales de Débroussaillement), les propriétaires de constructions situées à proximité de forêts ou de landes doivent débroussailler leur terrain sur une certaine distance autour des bâtiments. Cette distance varie selon les départements et les arrêtés préfectoraux, mais l’objectif reste toujours le même : créer une zone de protection autour des habitations.

 

  • Cela concerne les maisons individuelles, mais aussi les dépendances, les garages, les abris, les terrains constructibles non bâtis et parfois même les voies privées d’accès. L’idée est de protéger non seulement la construction principale, mais aussi son environnement immédiat.

 

  • Dans des régions comme le sud-ouest, cette réglementation est particulièrement importante. Le mélange de végétation dense, de climat parfois très sec en été et de vents réguliers crée des conditions favorables à la propagation rapide des incendies. C’est pourquoi de nombreuses communes du Pays Basque et des Landes sont concernées.

 

 

 

Propriétaire ou locataire : qui doit débroussailler ?

 

 

 

  • La question revient très souvent et elle est essentielle, car elle touche à la responsabilité juridique. En principe, l’obligation de débroussailler repose sur le propriétaire du terrain. C’est lui qui est tenu par la réglementation de maintenir son bien conforme aux obligations légales de débroussaillement.

 

  • Cependant, la situation peut être plus nuancée lorsqu’un bien est loué. Dans ce cas, le contrat de bail peut prévoir que certaines obligations d’entretien courant reviennent au locataire. Mais le débroussaillage, en tant qu’obligation légale liée à la sécurité et à la prévention des incendies, reste généralement sous la responsabilité du propriétaire vis-à-vis des autorités.

 

  • Cela signifie que même si un locataire réalise certains travaux dans le jardin, c’est bien le propriétaire qui peut être mis en demeure en cas de non-respect de la réglementation. Il peut ensuite, en fonction du bail, se retourner vers le locataire si une clause le prévoit, mais cela relève d’un cadre privé.

 

  • Dans tous les cas, le plus important est la coordination entre les deux parties. Dans les zones à risque, il est essentiel que propriétaire et locataire soient informés des obligations et s’organisent pour assurer un entretien régulier du terrain. Le débroussaillage ne peut pas être laissé de côté ou considéré comme secondaire, car les conséquences en cas d’incendie peuvent être lourdes, tant sur le plan matériel que juridique.

 

 

 

La responsabilité en cas de non-respect du débroussaillage.

 

 

 

  • La question de la responsabilité est centrale, car elle dépasse largement le simple cadre du jardinage. Lorsqu’un terrain n’est pas débroussaillé alors qu’il est soumis à une obligation légale, la responsabilité juridique repose en premier lieu sur le propriétaire du terrain concerné. C’est lui qui est identifié par l’administration comme le détenteur de l’obligation d’entretien.

 

  • En cas de contrôle, la mairie ou la préfecture peut adresser une mise en demeure. Si les travaux ne sont pas réalisés dans les délais impartis, l’administration peut faire exécuter le débroussaillage d’office, aux frais du propriétaire. Cela signifie que non seulement les travaux seront réalisés sans son accord direct, mais qu’ils seront également facturés, parfois de manière significative.

 

  • Mais la responsabilité ne s’arrête pas là. En cas d’incendie, si un défaut de débroussaillage est identifié comme ayant contribué à la propagation du feu ou à l’aggravation des dégâts, la responsabilité civile du propriétaire peut être engagée. Dans certains cas extrêmes, une responsabilité pénale peut également être examinée, notamment si une négligence manifeste est retenue.

 

  • Il faut également rappeler que les assurances peuvent se pencher sur le respect des obligations légales. Dans certaines situations, un manquement grave aux obligations de débroussaillement peut compliquer, voire limiter, l’indemnisation d’un sinistre. Le débroussaillage n’est donc pas seulement une obligation administrative, c’est aussi un élément de protection juridique et financière.

 

 

 

Mon voisin ne débroussaille pas : que puis-je faire ?

 

 

 

  • C’est une situation très fréquente, notamment dans les zones résidentielles en lisière de forêt ou en milieu diffus. On entretient correctement son terrain, mais juste à côté, la végétation est dense, haute et parfois totalement abandonnée. Cela crée une inquiétude légitime, surtout en période estivale.

 

  • La première chose à comprendre est qu’on ne peut pas intervenir soi-même sur le terrain d’un voisin sans autorisation. Même si la végétation représente un risque, la propriété privée reste protégée par la loi. Entrer sur un terrain sans accord constitue une intrusion.

 

  • En revanche, dans les zones soumises aux obligations légales de débroussaillement, le voisin est également tenu de respecter la réglementation sur sa parcelle. Si son terrain contribue à la protection de votre habitation, la loi prévoit des mécanismes permettant d’exiger l’entretien, notamment via la mairie.

 

  • Dans la pratique, la première étape est toujours le dialogue. Beaucoup de situations proviennent simplement d’un manque d’information. Certains propriétaires ignorent totalement qu’ils sont concernés par une obligation de débroussaillement.

 

  • Si le dialogue ne suffit pas, il est possible de signaler la situation à la mairie, qui dispose des outils réglementaires pour intervenir. Dans certains cas, une mise en demeure peut être adressée au propriétaire négligent.

 

  • L’objectif n’est jamais de créer un conflit de voisinage, mais de garantir la sécurité de tous. Car en matière d’incendie, les parcelles sont liées entre elles : un terrain mal entretenu peut mettre en danger tout un quartier. Un modèle de lettre type à adresser à votre voisin récalcitrant est disponible ici.

 

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Comment savoir si je suis concerné par le débroussaillage obligatoire ?

 

 

 

 

 

  • C’est sans doute la question la plus importante, car beaucoup de propriétaires découvrent leurs obligations trop tard. Pour savoir si un terrain est soumis au débroussaillage obligatoire, il faut d’abord se référer à la localisation du bien. Les zones concernées sont définies par arrêté préfectoral et concernent principalement les secteurs proches des massifs forestiers, des landes, ou des zones boisées sensibles.

 

  • Dans les faits, la première démarche consiste à se rapprocher de la mairie. Le service urbanisme est généralement en mesure d’indiquer si la parcelle est située en zone soumise aux obligations légales de débroussaillement. Les Plans Locaux d’Urbanisme et les documents préfectoraux permettent également de vérifier ces informations.

 

  • Il existe aussi des cartes de prévention des incendies disponibles dans certaines préfectures, qui permettent de visualiser les zones à risque. Ces outils sont de plus en plus accessibles au grand public, notamment en ligne.

 

  • Un autre indice simple est la proximité avec des espaces naturels. Si une maison est située à moins de quelques centaines de mètres d’une forêt, d’une lande ou d’un espace boisé, il y a de fortes chances qu’elle soit concernée par une obligation de débroussaillage.

 

  • En cas de doute, il est toujours préférable de vérifier plutôt que de supposer. Car en matière de sécurité incendie, l’ignorance de la règle n’exonère pas de sa responsabilité.

 

 

Vous pouvez consulter le site : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33298

 

 

 

 

Je vends ma maison : quelles sont mes obligations ?

 

 

 

  • La vente d’un bien immobilier situé en zone exposée au risque d’incendie implique une vigilance particulière, car le débroussaillage fait partie des éléments liés à la sécurité du bien. Lorsqu’une maison est située dans une zone soumise aux Obligations Légales de Débroussaillement, le vendeur a un devoir d’information envers l’acquéreur. Cela signifie qu’il doit signaler clairement que le terrain est concerné par ces obligations et que des travaux réguliers sont nécessaires pour maintenir la conformité du bien.

 

  • Dans la pratique, cette information passe souvent par les documents remis lors de la vente, notamment les diagnostics et les annexes liées à la situation du bien. Le notaire joue un rôle central dans cette transmission, mais il est important de comprendre que la responsabilité initiale de la transparence repose aussi sur le vendeur.

 

  • Il est fortement recommandé, lorsque cela est possible, de réaliser le débroussaillage avant la mise en vente. Un terrain entretenu est non seulement plus sécurisant, mais aussi plus attractif pour un acquéreur. Il donne une image de soin, de maîtrise et de valeur ajoutée au bien.

 

  • Un document, attestation sur l’honneur doit être annexée a la promesse et à l’acte de vente. Vous trouverez ici une lettre type.

 

  • Dans certains cas, lorsque les travaux n’ont pas été réalisés avant la vente, l’acheteur doit être clairement informé de leur existence et de leur nécessité. Cela évite les malentendus et les litiges ultérieurs, notamment lorsque l’acquéreur découvre après coup l’étendue des obligations d’entretien.

 

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Si je ne suis pas en zone obligatoire, dois-je débroussailler ?

 

 

 

  • C’est une question essentielle, car elle dépasse le simple cadre réglementaire. Ne pas être soumis à une obligation légale de débroussaillement ne signifie pas que le débroussaillage est inutile. Cela signifie simplement qu’il n’est pas imposé par la loi dans votre secteur. Mais le risque d’incendie, lui, ne disparaît pas pour autant.

 

  • Le changement climatique, l’augmentation des périodes de sécheresse et la multiplication des épisodes de vent fort rendent de plus en plus de jardins vulnérables, même en dehors des zones officiellement classées à risque. Une végétation dense, sèche ou mal entretenue peut toujours favoriser la propagation d’un feu, même à distance d’un massif forestier.

 

  • C’est pourquoi le débroussaillage peut être considéré comme une démarche de bon sens paysager, au-delà de la réglementation. Il permet de structurer le jardin, d’améliorer la santé des végétaux, de faciliter l’entretien et de réduire les risques liés aux fortes chaleurs estivales.

 

  • En tant que paysagiste, on observe d’ailleurs que les jardins entretenus de manière raisonnée, avec des espaces aérés et des végétaux bien structurés, sont non seulement plus sûrs, mais aussi plus agréables à vivre. La lumière circule mieux, les massifs respirent davantage, et l’ensemble du jardin gagne en lisibilité.

 

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Les sanctions en cas de non-débroussaillement.

 

 

 

 

  • Le non-respect des obligations légales de débroussaillement peut entraîner plusieurs types de sanctions. Dans un premier temps, l’administration peut adresser une mise en demeure au propriétaire afin qu’il réalise les travaux dans un délai déterminé. Cette étape vise à permettre une régularisation volontaire de la situation.

 

  • Si cette mise en demeure n’est pas suivie d’effet, la commune ou la préfecture peut faire exécuter les travaux d’office. Dans ce cas, le débroussaillage est réalisé par une entreprise mandatée par l’administration, et la facture est intégralement transmise au propriétaire concerné. Le coût peut être significatif, notamment si le terrain est vaste ou difficile d’accès.

 

  • Au-delà de cet aspect financier, des sanctions administratives peuvent également être appliquées, notamment sous forme d’amendes. Leur montant varie en fonction des situations et des réglementations locales, mais elles viennent sanctionner le manquement à une obligation de sécurité publique.

 

  • Enfin, il ne faut pas négliger les conséquences indirectes. En cas d’incendie, un défaut de débroussaillage peut être pris en compte dans l’évaluation des responsabilités. Cela peut avoir des impacts sur les assurances, voire sur d’éventuelles procédures civiles ou pénales si une négligence grave est établie.

 

  • Le débroussaillage n’est donc pas une simple formalité. C’est une obligation qui engage la responsabilité du propriétaire et qui peut avoir des conséquences importantes en cas de non-respect.

 

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Le regard du paysagiste.

 

 

 

  • Quand on parle de débroussaillage, on pense souvent à une contrainte, à une règle administrative ou à une obligation imposée par les autorités. Pourtant, lorsqu’on prend un peu de recul, et surtout lorsqu’on observe les jardins au quotidien, on se rend compte que le débroussaillage peut être bien plus que cela. Il peut devenir un véritable outil de conception paysagère.

 

  • Dans mon métier de paysagiste conseil, je vois souvent des jardins où la végétation a été laissée à elle-même pendant plusieurs années. Le résultat est toujours le même : une perte de structure, une accumulation de masse végétale, des zones d’ombre trop denses, et parfois une impression d’enfermement autour de la maison. Dans ces situations, le débroussaillage ne consiste pas seulement à répondre à une obligation, il permet aussi de redonner de la lisibilité au jardin.

 

  • Un jardin débroussaillé n’est pas un jardin vide. C’est un jardin organisé. Les volumes sont mieux répartis, les arbres sont mis en valeur, les perspectives sont dégagées, et la lumière circule davantage. On redécouvre parfois des éléments paysagers qui étaient masqués depuis des années. Une haie structurante, un arbre remarquable, une vue sur le paysage environnant.

 

  • Le débroussaillage permet aussi d’améliorer la santé globale du jardin. Une végétation trop dense favorise l’humidité stagnante, les maladies cryptogamiques, et la concurrence entre les plantes. En aérant les espaces, on permet aux végétaux de mieux respirer, de mieux se développer et d’être plus résistants.

 

  • Il y a également une dimension très concrète liée à l’entretien. Un jardin structuré et débroussaillé est beaucoup plus facile à gérer au fil des saisons. Les interventions sont plus rapides, plus ciblées, et souvent moins coûteuses sur le long terme. On ne subit plus le jardin, on le pilote.

 

  • Mais le point essentiel reste la sécurité. Dans les zones exposées aux incendies, un jardin bien pensé peut faire la différence. Il ne s’agit pas de transformer les espaces en zones stériles, mais de créer une organisation végétale intelligente, où chaque plante a sa place sans créer de continuité dangereuse.

 

  • Finalement, le débroussaillage, vu par le paysagiste, n’est pas une fin en soi. C’est une manière de réconcilier trois dimensions qui sont souvent opposées dans l’imaginaire collectif : la nature, l’esthétique et la sécurité. Et c’est précisément dans cet équilibre que réside tout l’intérêt de notre métier.

 

  • Le débroussaillage est souvent perçu comme une contrainte administrative, une obligation supplémentaire ou une tâche fastidieuse. Pourtant, lorsqu’on prend le temps de comprendre son rôle, on réalise qu’il s’agit avant tout d’un geste de prévention essentiel. Dans un contexte où les incendies deviennent plus fréquents, plus rapides et parfois plus violents, la gestion de la végétation autour des habitations n’est plus une option secondaire.

 

  • Débroussailler, ce n’est pas supprimer la nature. C’est l’organiser pour qu’elle cohabite avec l’habitat humain sans devenir un danger. C’est accepter que le jardin n’est pas seulement un espace esthétique, mais aussi un espace vivant soumis à des contraintes climatiques et environnementales fortes.

 

  • Que l’on soit en zone obligatoire ou non, la logique reste la même : plus un jardin est structuré, entretenu et aéré, plus il est résilient face aux aléas, qu’il s’agisse d’incendies, de sécheresses ou simplement de dégradation naturelle.

 

  • Le débroussaillage est donc à la fois un acte de responsabilité individuelle et une contribution à la sécurité collective. Car dans les situations de feu, chaque terrain compte, chaque espace entretenu peut ralentir une propagation, et chaque geste de prévention peut faire la différence.
     

 

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Paysagiste Bélus 40300. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Dans cette émission de Jardins d’ici, nous allons prendre le temps de tout expliquer.

 

 

 

 

Les 10 questions/Réponses sur le débroussaillage.

 

 

 

1. Le débroussaillage consiste-t-il à tout couper ?


Non, il ne s’agit pas de raser la végétation mais de réduire sa densité et de supprimer les continuités inflammables autour des habitations.

 

 

2. Dois-je débroussailler même si mon jardin est joli et entretenu ?


Oui, car un jardin esthétique peut malgré tout présenter des risques s’il est trop dense ou mal structuré face au feu.

 

 

3. Qui doit débroussailler, le propriétaire ou le locataire ?


En principe, la responsabilité repose sur le propriétaire vis-à-vis de la réglementation, même si le bail peut prévoir des tâches d’entretien pour le locataire.

 

 

4. Puis-je être sanctionné si je ne débroussaille pas ?


Oui, cela peut aller de la mise en demeure aux amendes, voire à l’exécution des travaux d’office à vos frais.

 

 

5. Mon voisin ne débroussaille pas, puis-je intervenir ?


Non, vous ne pouvez pas intervenir sur son terrain sans autorisation, mais vous pouvez signaler la situation à la mairie.

 

 

6. Comment savoir si je suis en zone obligatoire ?


En consultant la mairie, le PLU ou les documents préfectoraux liés aux obligations de débroussaillement.

 

 

7. Dois-je débroussailler avant de vendre ma maison ?


Oui, et surtout informer l’acquéreur si le bien est concerné par une obligation légale.

 

 

8. Si je ne suis pas en zone obligatoire, dois-je quand même débroussailler ?


C’est fortement recommandé, car le risque d’incendie et d’autres problèmes végétaux reste présent.

 

 

9. Le débroussaillage abîme-t-il le jardin ?


Non, s’il est bien fait, il améliore même la structure, la santé des plantes et la lisibilité du jardin.

 

 

10. À quelle fréquence faut-il débroussailler ?


Idéalement de manière régulière, au moins une à deux fois par an selon la croissance de la végétation et les conditions locales.

 

 

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8 juillet 2026

Jardins d'ici : La forêt Française épisode 1.

Loïc BANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 78 : La forêt Française Épisode1 .

 

 

📅 Publié le : 08/07/2026 🔄 Mis à jour le : 08/07/2026

 

 

 

🌿 La forêt Française. Episode N° 1.

 

 

Épisode 1

 

 

Celui qui plante un arbre, sachant qu'il ne s'assiéra jamais à son ombre, a déjà commencé à comprendre le sens de la vie.

— Rabindranath Tagore.

 

 

 

 

  • Bonjour à toutes et à tous, et soyez les bienvenus dans Jardins d'ici. Aujourd'hui, je vous invite à quitter un instant les allées bien dessinées de nos jardins, les massifs fleuris et les potagers soigneusement entretenus.

 

  • Je vous propose de pousser ensemble une vieille barrière de bois, de suivre un petit sentier recouvert de feuilles mortes, d'écouter le craquement discret des brindilles sous nos pas… et entrons dans un monde que nous croyons connaître.   La forêt.

 

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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La forêt Française épisode : 1

 

 

Sommaire :

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Le mois passé : Juin au jardin.

Le mois à venir : Août au jardin.

 

 

 

 

La forêt française, une longue histoire.

 

 


 

 

 

  • Si au printemps, le vert tendre du feuillage nous sort de l’hiver, si en été ce même feuillage plus dense nous abrite de notre étoile, nous admirons ses couleurs automnales et même si l’hiver nous est quelque peu moins confortable, nous aimons aussi ces paysages d’arbres enneigés.

 

  • Bref, quelque soit la saison, nous apprécions son silence… Enfin… son apparent silence, car une forêt n'est jamais silencieuse pour qui s’ai l’entendre, car oui, la forêt bruisse, elle respire, elle pousse, elle échange, elle se nourrit, elle protège, elle recycle, elle communique. Tout cela pour simplement dire : Ma forêt vie !

 

  • Si nos jardins sont l'œuvres de l'homme, la forêt, elle, est l'œuvre du temps. Observer une forêt, c'est souvent comprendre pourquoi certaines plantes se plaisent chez nous, pourquoi les sols sont si différents d'une région à l'autre et comment la nature crée, sans aucun jardinier, des équilibres d'une remarquable efficacité. Et, aujourd'hui, la science nous apprend que derrière l'immobilité des arbres se cache une activité permanente, presque une société organisée. 

 

 

Mais avant de parler des extraordinaires capacités des arbres, il faut d'abord comprendre une chose essentielle.

 

 

 

 

Les forêts françaises n'ont pas toujours existé.

 

 

 

  • Mieux encore… Pendant des milliers d'années… Il n'y avait pratiquement aucun arbre sur une grande partie de notre territoire. Alors aujourd'hui, je vous propose un véritable voyage dans le temps. Nous allons remonter plusieurs dizaines de milliers d'années en arrière pour découvrir comment est née la forêt française. 

 

 

Une histoire faite de glace, de feu, de guerre, de rois, de paysans, de bûcherons et finalement d'hommes qui ont parfois détruit la forêt… mais aussi appris à la protéger.

 

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Après les glaciations. 

 

 

 

 

  • Pour comprendre nos forêts, il faut remonter à une époque où notre pays ne ressemblait absolument pas à celui que nous connaissons aujourd'hui. Nous sommes il y a environ vingt mille ans. L'Europe est en pleine période glaciaire, d'immenses glaciers descendent des Alpes et les Pyrénées sont couvertes de glace. Le climat est beaucoup plus froid qu'aujourd'hui.

 

  • Dans certaines régions françaises, les températures moyennes sont inférieures de dix degrés à celles que nous connaissons actuellement. Bon comme en ce moment elles sont supérieures de 10 degrés disons quelles sont inférieur de 20 degrés…. Je me comprends…j’espère que vous aussi…

 

  • Imaginez le paysage, pas de grandes chênaies, pas de hêtraies, pas encore Iraty du coup, pas de forêts de pins maritimes, nous ne reconnaîtrions pas le paysage Landais ! Bref, une immense steppe froide, parcourue par les vents… Du fun quoi !

 

 

  • Mais que y-a-t-il sur ce terrain hostile en apparence… Des herbes, quelques arbustes, de rares bouleaux, pas le travail, l’arbre… des saules nains. Les arbres ne peuvent pratiquement pas s'installer car, la glace, le gel permanent et les vents les empêchent de grandir. Puis, lentement… très lentement… plus lentement qu’aujourd’hui… le climat commence à se réchauffer. Les glaciers reculent, les sols se libèrent et la vie reprend et avec elle arrivent les supers pouvoir des plantes, les premiers véritables pionniers du monde végétal. Les premières forêts

 

  • Les premiers arbres ne sont pas les grands chênes majestueux que nous admirons aujourd'hui, ce sont des espèces particulièrement courageuses, le bouleau, encore lui, le pin sylvestre à ne pas confondre avec le pin des Landes, le tremble, bizarre comme nom pour un arbres qui préfère la chaleur ! mois je tremble quand j’ai froid… Donc, le tremble. Tous ces arbres supportent les sols pauvres, mais aussi, le froid, mais moins froid que le froid du début… Je ne sais pas si vous me suivez toujours…  En tout cas, Ils supportent aussi le vent et surtout ils poussent très vite et leurs graines sont transportées sur des kilomètres, donc, ils colonisent les terrains nus laissés par la fonte des glaces, et petit à petit, la forêt avance, année après année, siècle après siècle.

 

  • Puis arrivent d'autres espèces, le noisetier, l'orme, Le tilleul, le frêne, et enfin apparaissent les grands chênes, puis les hêtres, les sapins et les épicéas dans les montagnes. À cette époque, la forêt couvre progressivement une immense partie de notre territoire. On estime qu'avant les grands défrichements humains, près de 80 à 90 % de certaines régions étaient boisées.

 

 

 

 

La nature suit alors son propre rythme.

 

 


Un arbre tombe, la lumière revient, de jeunes arbres poussent, des animaux transportent des graines, les tempêtes renouvellent naturellement les peuplements, bref, la forêt vit seule, sans intervention humaine.

 

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Nos ancêtres : Les Gaulois.

 

 

 

 

  • Lorsque les premiers peuples celtes s'installent durablement sur notre territoire, ils découvrent une forêt immense. Pour eux, elle représente tout à la fois une richesse, un refuge, mais aussi un lieu mystérieux, mais utile, car, la forêt nourrit, elle fournit le bois pour construire les maisons, pour fabriquer les outils, les chariots, les armes, le chauffage.

 

 

  • Le chêne devient un arbre symbolique, surement pour la puissance qu’il dégage, sa longévité et la sagesse qu’il inspire et, le gui, que l'on récolte parfois sur les vieux chênes, possède-lui aussi une valeur spirituelle importante.

 

  • Contrairement à une idée souvent répandue, les Gaulois ne vivent pas uniquement dans les forêts, ils cultivent déjà largement les terres, mais les massifs forestiers restent immenses et, surtout ils sont encore capables de se régénérer naturellement.

 

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Puis arrive Rome : Les Romains.

 

 

 

 

  • Avec elle, une nouvelle façon de considérer la forêt, les Romains sont de grands bâtisseurs, ils construisent des routes, des villes, des ponts, des aqueducs, le pont du Gard me vient soudain à l’esprit, mais aussi des navires, et, tout cela demande énormément de bois et pour ce faire, des milliers d'hectares sont exploités et, les premiers grands défrichements organisés apparaissent. Du coup, on ouvre de nouvelles terres agricoles, on développe les cultures, on produit davantage de charbon de bois pour alimenter les forges. La forêt commence véritablement à reculer. Pour autant, les Romains comprennent déjà qu'une ressource peut s'épuiser.

 

  • Et de là, naissent les premières mises en place des règles de gestion afin d'assurer un renouvellement des peuplements. Une idée qui paraît moderne… mais qui a plus de deux mille ans.

 

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L'essor du régime féodal : Le Moyen Âge.

 

 

 

 

  • Après la chute de l'Empire romain, la forêt reprend parfois du terrain, certaines terres agricoles sont abandonnées, les arbres recolonisent naturellement les paysages, mais à partir du XIᵉ siècle, la population augmente fortement, donc, il faut nourrir davantage de monde et, les grands défrichements commencent et des villages entiers participent à l'ouverture de nouvelles terres.

 

  • Le Moyen Age, ce n’est pas que les régimes féodaux, mais c’est aussi l'hégémonie de l'Église et, les moines jouent un rôle majeur. Ils assèchent des marécages, défrichent, plantent, organisent les campagnes. Chaque hectare gagné sur la forêt devient une terre cultivable et, à cette époque, la forêt devient aussi une véritable réserve alimentaire. On y fait paître les cochons qui se nourrissent de glands, des lapins bien gras, la cuniculture, on récolte les baies, les champignons, le miel sauvage.

 

  • Le bois reste indispensable à tous les aspects de la vie quotidienne, sans lui, pas de cuisson, pas de chauffage, pas d'outils, pas de maisons. Bref comme les Gaulois et les Romains mais avec un autre style !

 

  • Et à ce stade de l’émission, j’aimerai faire une petite parenthèse avant, prochainement dans Jardins d’ici continuer ce chapitre sur les forêts ou nous parlerons des grands défrichements, la forêt royale, la révolution industrielle, le reboisement du XIXᵉ siècle et la forêt française d'aujourd'hui. Une petite parenthèse sur les forêts d'hier et d'aujourd'hui.

 

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La France d’aujourd’hui sur les forêts d’hier.

 

 

 

 

  • Il suffit parfois de regarder les panneaux à l'entrée des communes pour comprendre à quel point la forêt a façonné notre histoire. Beaucoup de villages portent encore aujourd'hui la trace des grands massifs forestiers qui les entouraient autrefois.

 

  • Lorsque vous traversez une commune appelée Le Bois, Les Bois, Bois-Guillaume, près de 40 communes portent ces noms ou Le Bosc dans le Sud-Ouest ou encore Le Bosquet, vous lisez en quelque sorte une vieille carte du paysage. Le mot bois désignait tout simplement un secteur forestier, souvent plus petit qu'une vaste forêt, mais un autre nom revient très souvent : La Haye.

 

  • Aujourd'hui, nous pensons immédiatement à une haie végétale qui sépare deux propriétés, pourtant, son origine est beaucoup plus ancienne. Le mot haye vient du vieux germanique hagja, qui désignait un espace protégé par des arbres, des arbustes ou une clôture naturelle. Au Moyen Âge, une haye constituait une véritable frontière végétale, parfois défensive, parfois destinée à contenir les animaux domestiques. Lorsque vous rencontrez des communes comme La Haye, La Haie-Fouassière, Les Hayes ou des lieux-dits portant ce nom, ils témoignent souvent de ces anciennes limites forestières.

 

  • On retrouve également des noms comme La Forêt, Forest, Forest-l'Abbaye, La Forest-Landerneau ou encore La Forêt-Fouesnant. Ces noms rappellent qu'avant les grands défrichements, ces territoires étaient largement boisés.

 

  • Dans le Sud-Ouest, d'autres termes apparaissent : Le mot Bosc, très présent en Gascogne, vient directement du latin boscus, qui signifie tout simplement... le bois. À lui seul, notre patrimoine toponymique raconte une histoire vieille de plusieurs siècles, chaque panneau de village devient ainsi un petit livre d'histoire.

 

  • Mais au-delà des noms de nos communes, la forêt nous a également légué tout un vocabulaire que nous utilisons parfois sans vraiment connaître son origine.

 

  • Prenons par exemple le mot sylve. Il vient du latin silva, qui signifie tout simplement la forêt. C'est de lui que sont nés des mots comme sylviculture, c'est-à-dire l'art de cultiver et de gérer les forêts, ou encore sylvestre, qui signifie "qui vit dans les bois". Le pin Sylvestre vit effectivement dans les bois.

 

  • Autre mot souvent entendu : futaie. Une futaie est une forêt où les arbres sont issus de graines et que l'on laisse grandir durant plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'années. On y admire de grands troncs bien droits, recherchés pour produire un bois de qualité. À l'inverse, le taillis est une forêt régulièrement coupée près du sol. Les souches repoussent naturellement en produisant plusieurs tiges. Cette méthode permettait autrefois de produire rapidement du bois de chauffage, des piquets ou du charbon de bois.

 

  • Vous entendrez aussi parler de grume. Une grume n'est rien d'autre qu'un tronc fraîchement abattu, débarrassé de ses branches mais encore recouvert de son écorce. Avant d'arriver à la scierie, chaque arbre devient une grume.

 

  • Et puis il existe un mot que connaissent particulièrement les tonneliers : le merrain. Le merrain désigne des planches de chêne soigneusement fendues qui serviront à fabriquer les tonneaux destinés au vin, au cognac ou à l'armagnac.

 

 

Tous ces mots témoignent de l'immense relation que notre civilisation entretient depuis toujours avec les arbres.

 

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Les arbres dans les croyances populaires.

 

 

 

 

  • Pendant des millénaires, les arbres n'ont pas seulement fourni du bois ou de l'ombre, ils ont aussi nourri l'imaginaire des hommes. Chez les Celtes, le chêne était considéré comme l'arbre des dieux. Chez les Vikings, Yggdrasil relié des mondes imaginaires et réels, trois racines d'If ou de Frêne permettaient la connexion entre ces mondes. Vous allez me dire, les Celtes d'accord puisque l'ion parle de forêt Française, mais que vienne faire les vikings dans ce récit, il ne sont pas gaulois … Certes, mais je ne peux résister à vous raconter l'histoire qui lie ces redoutables vikings à une ville que vous connaissez bien, Bayonne. Qui dit Bayonne dit ? Jambon… Oui, mais non, Bonne rivière ? pas mal du tout, Baïa Ona on est au X siècle, Quoi d'autre ? Fête ? Pas mal… Je vous donne un indice, Rois de Bayonne ! Et oui Léon, comme le quartier Saint Léon aussi et pour cause, Léon évêque de Rouen, Léon de Cuarantan envoyé au printemps 890 évangélisé L'Hispanie au moment où les viking remontaient l'Adour pour piller l’intérieur des terres et faisaient escale à Lapurdum, Bayonne.  Léon se mis en tête d'évangéliser les vikings, bien mal lui en a pris, cette idée en tête lui a valu de perdre la sienne d'un coup de hache, mais cette histoire ancienne est pourtant bien ancrée dans la ville puisque vous pouvez de nos jours voire le miracle qui s'en est suivie. Une source jaillie à l'emplacement de sa tête, encore visible avec la fontaine St Léon, une fontaine miraculeuse visible en face du siège de l'Aviron Bayonnais.

 

  • La longévité du chêne, sa puissance et sa capacité à résister aux tempêtes en faisaient un symbole de force et de sagesse. Les druides célébraient parfois leurs cérémonies sous ses branches. Le gui, qui pousse quelquefois sur les vieux chênes, était récolté avec un cérémonial très précis. Il représentait la vie qui ne disparaît jamais totalement.

 

  • L'if, lui, possède une réputation bien différente. Présent dans de nombreux cimetières, il symbolise à la fois la mort... et l'éternité. Pourquoi ? Parce qu'il peut vivre plus de mille ans. Même lorsqu'il semble mourir, il produit souvent de nouvelles pousses à partir de son vieux tronc, les anciens y voyaient le symbole du renouveau.

 

  • Le tilleul, quant à lui, incarnait la protection. Dans de nombreux villages français, on plantait un tilleul sur la place principale, il offrait de l'ombre aux marchés, il accueillait les réunions du village. Parfois même, la justice se rendait sous son feuillage. On parlait alors du "tilleul de justice".

 

  • Le hêtre, enfin, était associé à la connaissance. Son bois servait à fabriquer de petites tablettes d'écriture avant l'apparition généralisée du papier. Je vais essayer de ne pas vous perdre, perdre un hêtre  fût-il un arbre serait de mauvais gout … Mais, certains linguistes pensent que le mot allemand Buch, prononcer Bouurae, qui signifie "livre", partage une ancienne parenté avec le nom du hêtre, puisque Buch aurait donner en anglais Book, encore le livre et que Buch, l'allemand désigne en anglais, Beech, le Hêtre ...On peut dire que cet arbre a accompagné la transmission du savoir. Il était le 14 jour du mois germinal dans le calendrier républicain. Et le mois Germinal, le septième mois, est précédé de Ventôse et suivi de Floréal, une dénomination que je trouve particulièrement parlante.

 

  • Toutes ces croyances peuvent aujourd'hui nous sembler lointaines, pourtant, elles traduisent une réalité très simple. Nos ancêtres vivaient au rythme de la forêt, ils la respectaient, ils la craignaient parfois, mais, ils savaient surtout qu'elle conditionnait leur survie.

 

  • Et finalement, même si notre mode de vie a profondément changé, nous continuons encore aujourd'hui à ressentir quelque chose de particulier lorsque nous pénétrons sous les grands arbres, est-ce simplement le silence ? La fraîcheur ? L'odeur de l'humus ? Ou bien subsiste-t-il, quelque part en nous, un héritage de plusieurs milliers d'années qui nous relie encore à cette forêt originelle ?

 

 

 

« Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois, Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois, Dans votre solitude où je rentre en moi-même, Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime !.

— Victore Hugo.

 

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Les grands défrichements : quand l'Homme transforma le paysage français.

 

 

 

 

  • Si la forêt a longtemps gagné du terrain après les grandes glaciations, elle va connaître, à partir du Moyen Âge, un formidable recul. Pourquoi ? Tout simplement parce que la population augmente. Au XIᵉ siècle, la France compte environ six à huit millions d'habitants. Deux siècles plus tard, ils sont près de quinze millions. Et qui dit davantage d'hommes, de femmes et d'enfants, dit davantage de nourriture, davantage de maisons, davantage de bois pour se chauffer, davantage de terres à cultiver.

 

  • La forêt devient alors une formidable réserve de terres. Les arbres sont abattus. Les souches arrachées. Les pierres retirées des champs. Peu à peu, les clairières s'agrandissent. Puis elles se rejoignent. Les paysages changent complètement.

 

  • Là où s'étendaient autrefois de vastes massifs forestiers apparaissent des villages, des pâturages, des cultures de céréales, des vergers et des vignes.

 

  • Le mot défricher vient d'ailleurs de l'ancien français desfricher, qui signifie littéralement « rendre une terre exploitable en la débarrassant des broussailles et des arbres ».

 

  • Les grands défrichements ne sont donc pas seulement une destruction, ils représentent aussi la naissance de nombreux terroirs agricoles que nous connaissons encore aujourd'hui.

 

 

 

 

Les moines, bâtisseurs de paysages.

 

 

  • Parmi les grands acteurs de cette transformation, il faut citer les communautés religieuses. Les moines bénédictins, puis les cisterciens, jouent un rôle essentiel. Leur devise est bien connue : « Ora et labora », c'est-à-dire « Prie et travaille ».

 

  • Ils ne se contentent pas de bâtir des monastères, ils aménagent les paysages, Ils drainent les marécages, ils construisent des moulins, ils détournent parfois des cours d'eau, ils plantent des vergers, ils créent des étangs, et bien sûr… Ils défrichent. Autour de nombreuses abbayes, les forêts reculent pour laisser place aux cultures, encore aujourd'hui, lorsqu'on observe certains paysages français, il est possible de retrouver l'empreinte laissée par ces grands bâtisseurs.

 

 

 

Le bois, l'or du Moyen Âge.

 

 

  • À cette époque, le pétrole n'existe pas, le charbon est encore très peu utilisé, le gaz est inconnu, l'électricité n'a pas été inventée, le bois est partout. Il chauffe les maisons, il alimente les fours des boulangers, les forges, les verreries, les poteries, il sert à fabriquer les maisons à colombages, les meubles, les outils, les charrettes, les roues, les tonneaux, les ponts, les navires, même les sabots sont taillés dans le bois.

 

  • On pourrait presque dire que le Moyen Âge repose sur les arbres, chaque famille en dépend quotidiennement, la pression exercée sur les forêts devient considérable.

 

 

 

Une forêt qui nourrit aussi.

 

 

 

  • Mais les arbres ne fournissent pas uniquement du bois, la forêt est également un immense garde-manger, à l'automne, les cochons sont conduits sous les chênes pour manger les glands, cette pratique porte un nom aujourd'hui presque oublié : La glandée.

 

  • Dans certaines régions, elle représente une part importante de l'alimentation des troupeaux, on récolte également les noisettes, les châtaignes, les mûres, les fraises sauvages, les champignons, le miel des ruches installées dans les arbres, certaines plantes médicinales proviennent exclusivement des sous-bois.

 

  • La forêt nourrit aussi les chasseurs, Cerfs, Chevreuils, Sangliers, Lièvres, Perdrix, Pigeons ramiers. Elle constitue un véritable supermarché naturel.

 

 

 

 

Les premiers conflits autour des forêts.

 

 

 

  • À mesure que les espaces boisés diminuent, les tensions apparaissent, qui a le droit de couper un arbre ? Qui peut ramasser le bois mort ? Qui peut faire paître ses animaux ? Qui peut chasser ? Ces questions donnent naissance à de nombreux conflits. Les seigneurs revendiquent certaines forêts. Les paysans souhaitent continuer à y prélever du bois. Les communautés religieuses défendent leurs droits. Les procès se multiplient et les premières réglementations forestières apparaissent progressivement. On comprend déjà qu'une forêt totalement exploitée mettra parfois plusieurs générations avant de retrouver son aspect d'origine.

 

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Des paysages que nous avons hérités.

 

 

 

 

  • Lorsque nous admirons aujourd'hui les grandes plaines céréalières de la Beauce, les vignobles de Bourgogne, les coteaux du Bordelais ou certaines vallées agricoles du Pays Basque, nous contemplons souvent des paysages issus de ces grands défrichements médiévaux. Sans eux, la France aurait probablement conservé une couverture forestière bien plus importante. Cela ne signifie pas que nos ancêtres aient commis une erreur. Ils répondaient aux besoins de leur époque. Il fallait nourrir une population toujours plus nombreuse, construire, se chauffer, vivre.

 

  • Simplement, les conséquences de ces choix façonnent encore aujourd'hui les paysages que nous traversons chaque jour.

 

 

Le regard du paysagiste.

 

 

 

  • En tant que paysagiste, cette histoire m'inspire une réflexion : Lorsque nous créons un jardin, nous transformons nous aussi un paysage. Nous décidons où planter un arbre, où installer une pelouse, où ouvrir une perspective ou construire une terrasse.

 

  • Nos ancêtres ont fait la même chose… mais à l'échelle de régions entières. Ils ont sculpté le territoire français. C'est peut-être pour cette raison que, lorsque nous nous promenons aujourd'hui entre un village, des champs cultivés et une lisière forestière, nous avons souvent le sentiment que tout cela a toujours existé.

 

  • En réalité, ces paysages sont le fruit de plus de mille ans de travail, de choix, d'adaptations… et parfois de sacrifices. La forêt que nous connaissons aujourd'hui n'est donc pas seulement une œuvre de la nature. Elle est aussi, en partie, une œuvre de l'Homme.

 

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Paysagiste Saint André de Seignanx 40390. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Derrière l'immobilité des arbres se cache une activité permanente

 

 

 

🌿Les FAQ = Questions fréquente sur la forêt.

 

 

 

 

 

La France a-t-elle toujours été couverte de forêts ?

 

Non. Il y a environ 20 000 ans, lors de la dernière grande glaciation, une grande partie de la France ressemblait davantage à une steppe froide qu'à une forêt. Les glaciers occupaient les massifs montagneux et les arbres ne subsistaient que dans quelques régions plus tempérées du sud de l'Europe. Ce n'est qu'avec le réchauffement climatique naturel que les arbres ont progressivement recolonisé notre territoire.

 

 

Quels ont été les premiers arbres à recoloniser la France ?

 

Les premiers furent des espèces pionnières, capables de pousser sur des sols pauvres et récemment libérés par la glace. Le bouleau, le pin sylvestre et le tremble ont ouvert la voie. Plus tard sont arrivés le noisetier, le chêne, le hêtre, le tilleul, le frêne et bien d'autres espèces qui composent aujourd'hui nos paysages forestiers.

 

 

Pourquoi trouve-t-on autant de villages appelés Le Bois, La Haye ou La Forêt ?

 

Parce que ces noms racontent l'histoire du paysage. Ils indiquent souvent qu'une forêt, un bois ou une haie importante occupaient autrefois ces lieux. La toponymie, c'est-à-dire l'étude des noms de lieux, constitue une véritable mémoire de notre territoire et permet de retrouver l'ancienne présence des forêts, parfois disparues depuis plusieurs siècles.

 

 

Les Gaulois vivaient-ils vraiment au cœur des forêts ?

 

Pas tout à fait. Contrairement aux idées reçues, les Gaulois étaient d'excellents agriculteurs et habitaient des villages organisés. Les forêts occupaient une place essentielle dans leur quotidien, mais ils vivaient surtout à proximité des terres cultivées. En revanche, certaines forêts étaient considérées comme sacrées et accueillaient des cérémonies religieuses dirigées par les druides.

 

 

Pourquoi le chêne est-il devenu un arbre si symbolique ?

 

Le chêne impressionne par sa taille, sa longévité et sa résistance. Certains individus vivent plusieurs siècles. Chez les Celtes, il représentait la force, la sagesse et la stabilité. Aujourd'hui encore, il reste l'un des arbres les plus emblématiques des paysages français et un symbole de solidité.

 

 

Quelle est la différence entre une forêt, un bois et un taillis ?

 

En langage courant, un bois est généralement plus petit qu'une forêt. Le taillis, lui, désigne un mode de gestion où les arbres sont régulièrement coupés près du sol afin qu'ils repoussent naturellement depuis leur souche. Cette technique permettait autrefois de produire rapidement du bois de chauffage ou des piquets sans replanter.

 

 

Pourquoi parle-t-on de futaie ?

 

Une futaie est une forêt composée d'arbres issus de graines que l'on laisse grandir pendant plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'années. Les troncs deviennent hauts, droits et particulièrement recherchés pour la construction, la menuiserie ou encore la tonnellerie. Les plus belles cathédrales françaises ont souvent été construites grâce au bois provenant de grandes futaies.

 

 

Les Romains ont-ils détruit les forêts françaises ?

 

Ils en ont largement exploité les ressources, car ils avaient besoin d'énormes quantités de bois pour construire des villes, des routes, des navires et alimenter les fours. Toutefois, ils avaient déjà conscience que cette ressource pouvait s'épuiser et mettaient parfois en place des règles pour limiter les coupes et favoriser le renouvellement des peuplements forestiers.

 

 

Pourquoi trouve-t-on souvent des ifs dans les cimetières ?

 

L'if est un arbre extraordinaire qui peut vivre plus de mille ans. Même lorsqu'il paraît très âgé ou presque mort, il est capable de produire de nouvelles pousses. Cette capacité de renaissance lui a valu d'être associé à l'éternité. C'est pourquoi il est traditionnellement planté dans de nombreux cimetières européens depuis le Moyen Âge.

 

 

La forêt française est-elle aujourd'hui plus grande qu'autrefois ?

 

Oui, et c'est une réalité qui surprend souvent. Après avoir fortement reculé pendant des siècles sous l'effet des défrichements, la forêt française regagne du terrain depuis le XIXᵉ siècle. Aujourd'hui, elle couvre environ un tiers du territoire métropolitain. Cette progression est due au reboisement, à l'abandon de certaines terres agricoles et à une gestion forestière plus durable. En revanche, si la surface augmente, cela ne signifie pas que toutes les forêts sont en parfaite santé : elles doivent désormais faire face au changement climatique, aux sécheresses, aux incendies et à de nouveaux ravageurs.

 

  • Merci de votre lecture… et je vous retrouve prochainement dans Jardins d’ici, rester informé pour ne rien louper du prochain épisode sur la forêt : les grands défrichements, la forêt royale, la révolution industrielle, le reboisement du XIXᵉ siècle et la forêt française d'aujourd'hui.

 

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