Bien choisir l’endroit du futur potager.
- C’est la première vraie décision… et elle est déterminante. Alors soyons honnêtes : cocher toutes les cases, ce n’est pas toujours possible. Mais on va essayer de s’en rapprocher.
- D’abord, l’emplacement : Un bon potager, c’est un potager qu’on voit… et qu’on visite souvent. Donc idéalement : pas trop loin de la cuisine. Pourquoi ? Parce que plus il est accessible, plus vous allez y aller. Et un potager, ça se vit au quotidien.
- Ensuite, pensez pratique : La surface, entre 10 et 15m² maxi, pour vous éviter des désillusions, un potager demande du travail, donc ou commence petit. Prévoir un emplacement en sus pour un petit abri de jardin de moins de 5 m². Pas de déclaration de travaux… et vos outils sont à portée de main, votre matériel protégé… et un espace organisé. Vous pourrez, plus tard agrandir ce potager, donc, prévoir déjà cette possible extension si le jardin le permet.
- Troisième point essentiel : le soleil : Un potager, c’est minimum 6 heures d’ensoleillement par jour. Moins que ça… et vous allez vite être frustré.
- Enfin, évitez la concurrence : Pas trop près des grands arbres, ni des haies. Sinon, vos légumes vont se battre pour l’eau et les nutriments… et ils perdent presque toujours.
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Établir un plan de plantation :
- Avant même de toucher la terre… on réfléchit. Et là, je vous propose quelque chose de simple mais redoutablement efficace : une réunion de famille.
- Qui aime quoi ? Parce que planter des choux de Bruxelles pour faire plaisir à peu de personnes… c’est une mauvaise idée. Alors que des tomates, des fraises ou des radis… ça met tout le monde d’accord. On pense aussi aux aromatiques : Basilic. Thym. Persil. Ciboulette. Certaines sont vivaces. Donc elles restent en place d’une année sur l’autre, et ça, il faut l’anticiper dès le départ, sur son plan de mise en scène, hé oui, le jardin c’est aussi un spectacle ! Et qui dit spectacle, dit scénario, on écrit l’histoire, on crée un plan de bataille ou plutôt de plantation.
- Et là… on devient un peu stratège. On tient compte de : la hauteur des plantes adultes, pourquoi adulte ? Vous allez vite vous rendre compte que quelques plantules d’à peine quelques centimètres peuvent devenir des géantes très rapidement. On prend aussi en compte, leurs besoins en soleil, leurs besoins en eau. Les grandes plantes au nord, les petites au sud. Simple… et efficace. On peut aussi jouer malin : Le maïs, le gingembre peut servir de tuteur aux haricots. Les grandes plantes peuvent créer de l’ombre pour les plus fragiles.
- Et puis, ici… on est dans Jardins d’ici, donc on ne fait pas juste un potager… on fait un beau potager. On travaille les couleurs, les volumes, les floraisons. On ajoute des fleurs mellifères : capucines, soucis, bourrache, elles attirent les pollinisateurs… des fleurs pour décorer la maison et embellissent le jardin.
- Personnellement, j’aime parler d’un nuancier du jardin. Un potager, c’est aussi une palette vivante, comme un peintre, vous pouvez vous aider d’un nuancier pantone spécifique au jardin. on a une approche esthétique. Et surtout… on pense à la rotation des cultures dans ce plan d’ensemble du potager, et comme c’est un plan d’ensemble, ou y trace les cheminements. Et croyez moi, ce plan, vous allez le garder précieusement, parce que la mémoire… elle est parfois capricieuse. Le plan permet de se rappeler d’une année sur l’autre ce que l’on à planter, on pense toujours que l’on s’en rappellera, mais une fois la saison venue, la mémoire fait défaut… Les écrits restent, la mémoire s’envole…
- Et comme on est encore à la planification du potager, le plan que l’on couche sur une feuille de papier, si possible à l’échelle pour y reporter l’emplacement sur le terrain, prévoyais de le faire sur une feuille à carreau, cela vous facilitera la tâche, donc sur ce plan, on délimite les planches, les espaces de plantations et on y inscrit ces dernières en connaissance des grandes familles du potager. Ce que j’appelle le jeu des sept familles.
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Les grandes familles de légumes :
- Les choux : Les choux pommés. Brocoli. Chou-fleur. Choux de Bruxelles. Choux chinois. Chou Kale. Choux verts. Chou-rave. Choux portugais, la liste n’est pas exhaustive…
- Les légumineuses : On laisse celle destiné au fourrage, on n'a pas la place, on se concentre sur celle destiné à la consommation humaine, mais uniquement celle que notre petit potager peut accueillir, on, laisse donc de côté les lentilles, cela demande trop de place. On se concentre au choix sur : Les haricots blanc ou rouge. Les fèves. Le soja. Le pois chiche. Liste non exhaustive.
- Les légumes fruits : La star des potagers. Tomates de toutes sortes, plus de 4000 variétés devrait vous laisser le choix, si trop de choix tue le choix, vous restreindre auprès des 480 variétés du catalogue Français. Courgette de toutes sortes, coureuses ou non coureuses de toutes formes et couleurs et saveur, faite votre choix, plus de 380 variétés au catalogue européen, Aubergines de toutes sortes, de toutes formes, rondes, blanches, violettes, striés, noire, là encore plus de 340 variétés. Poivrons de toutes sortes, de toutes couleurs, de toutes formes ou tailles mais aussi de piquant suivant le taux de capsaïcine. Piments de toutes sortes, toutes tailles, toutes couleurs, plus de 2300 variétés plus ou moins piquantes.
- Les légumes feuilles : La encore difficile de faire l’inventaire, mais les plus courant sont : Salade laitue avec plus de 100 variétés, la Roquette, l’Oseille, l’épinard, l’endive, cresson, pissenlit, le pourpier (que l’on désherbe souvent…), le poireau, la moutarde, céleri…Liste non exhaustive.
- Les légumes racines : Betteraves, carottes, Gingembre, Manioc, Panais, Patates douces, Pommes de terre, Radis, Oignons, ail…Liste non exhaustive.
- Les vivaces : Asperges, Poireau perpétuel, l’artichaut, la rhubarbe, poire e terre (Yacon), Crosne du Japon… Liste non exhaustive…
- Les fleurs au potager : Lâcher vous ! Œillet d’inde repousse les insectes indésirables, Les soucis seront vos alliés, ils attirent les insectes auxiliaires et les polinisateurs, Le Myosotis, une explosion de bleu de la fin de l’hiver au début de l’été, l’indispensable Bourrache, elle décompacte le sol et nourrit les plantes alentour lors de sa fanaison, de plus elle est une excellente plante mellifère et de plus comestible. Le tournesol, graphique et tellement mellifère. Et bien sûr, nombre de fleurs qui égaieront le potager et feront de très beaux bouquets champêtres. Liste non exhaustive, sans parler des la consoude et de la Phacélie, qui seront semé comme engrais vert.
- Pourquoi c’est important de connaître ces familles ? Parce que chaque famille a des besoins différents… et surtout des maladies spécifiques. Alterner les familles et la rotation des cultures permet de préserver la santé du sol.
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Préparer le terrain, Cette fois, on y est.
- Bêchage ou motoculteur… peu importe la méthode, tant qu’elle est adaptée à votre sol. On délimite au cordeau. Proprement, on prépare les lits de semences : Une terre fine, émiettée, nivelée. On trace les cheminements, qu’on peut border pour éviter que le potager déborde. Et on prévoit un espace pour un hôtel à insectes. Parce qu’un potager, ce n’est pas une lutte contre la nature… c’est une collaboration.
- On installe une clôture. Pas une barrière… une signature esthétique. Les ganivelles sont parfaites : naturelles, élégantes et fonctionnelles. Elles protègent le sol du piétinement et servent de support aux plantes grimpantes. Et elles donnent ce petit charme… très jardin vivant, très jardins champêtres.
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Les outils du parfait jardinier :
- Le sécateur à lame franche : Toujours sur soi, pour des coupes nettes, précises. Toujours à portée.
- Les gants : Protection contre les épines, les ampoules… et parfois les petites surprises du sol.
Dans l’abri de jardin :
- Le marqueur permanent : Pour identifier vos semis. Sinon… c’est la loterie.
- Les étiquettes : Ardoise, bois, tuiles… elles racontent votre potager.
- Carnet et crayon : Votre mémoire du jardin.
- Attaches et ficelles : Pour guider, soutenir, accompagner la croissance.
- Ciseaux : Toujours utiles pour récolter proprement.
- Transplantoir : Pour planter avec précision.
- Plantoir gradué : Pour respecter les profondeurs de semis.
- Cordeau : Pour aligner… et structurer.
- Panier en osier : Pour récolter… avec plaisir.
- Sachets en papier : Pour conserver vos graines.
- Brosses fer ou souple : Pour entretenir vos outils.
Les grands outils :
- Pelle : Déplacer la matière.
- Bêche : Travailler le sol en profondeur.
- Fourche-bêche : Aérer sans trop bouleverser.
- Tarabate : ( ou grelinette) L’indispensable aérateur du sol en permaculture.
- Râteau : Niveler, affiner.
- Râteau à feuilles : Nettoyer.
- Binette : Désherber en surface.
- Griffe (courte et longue) : Aérer, casser la croûte du sol.
- Sarcloir : Précision chirurgicale contre les adventices.
- Brouette : Transporter… sans se casser le dos.
Les indispensables du quotidien :
- Les tuteurs : Soutenir les plantes… avec élégance si possible.
- Les plaques de germination : Démarrer les cultures.
- Le pulvérisateur : Pour les traitements doux ou les purins.
- L’arrosoir : Le geste juste.
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L’eau, ressource précieuse.
- Installez un récupérateur d’eau de pluie connecté à votre abri, C’est écologique… et idéal pour vos plantes. Mais attention : pensez aux moustiques. Un couvercle, une moustiquaire… et le problème est réglé.
- Arrosage : matin ou soir, selon votre disponibilité, mais toujours au pied des plantes sans mouiller le feuillage sinon ce sont les maladies fongiques qui s’installent.
- Les oyas : arroser autrement. Une solution simple et efficace. Assez couteuses, mais très utiles. Vous pouvez également les fabriqués vous-même, comment ? : Deux pots en terre cuite, assemblés et enterrés. Deux pots, là encore en terre cuite, mais de différents diamètres. Un en diamètre15cm et l’autre en 17cm. On ferme le trou du pot de 17cm par un bouchon de vin en liège. Le pot de 15cm sur le pot de 17cm. On solidarise la jonction avec de l’argile de poterie. On place tout de suite le pot en terre avant que l’argile ne sèche. On remplit d’eau et le tour est joué ! 2,5 litres d’eau pour une semaine sur 1m².
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Les semis de printemps.
Vous êtes prêts, C’est le moment de semer.
- Carottes, radis, haricots… en pleine terre. Certaines plantes, comme les tomates ou les piments, seront plus simples à acheter déjà développées. Dans un petit potager, vous pouvez légèrement densifier les plantations. Moins d’espace pour les mauvaises herbes… plus de rendement. Évitez les semences F1 (Filius 1 ou Premier fils) leurs graines ne donneront pas la même variété. Préférez les variétés anciennes, reproductibles. Soyez inventif, parcourez les événements locaux qui proposent des échanges de plants ou de graines pour faire de votre potager une réserve de légumes anciens.
- Vous trouverez sur les paquets des semences toutes les instructions utiles, période de semis, profondeur, distance entre les plantes et les rangs, exposition, période de récolte. Attention, ces indications sont d’ordres générales, pour toute la France, à vous de savoir où vous êtes !
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Astuces et créativité au potager.
- Utilisez votre clôture : tomates cerises grimpantes, capucines pour attirer les pucerons, soyez imaginatif, en hauteur les plantes en pots suspendus pour les salades, elles seront moins à la merci des gastéropodes affamés !
- Des bambous croisés pour former des treillis et ainsi gagner de la hauteur pour les haricots grimpants ou pois de senteur ou autres cucurbitacées ! Et multipliez les refuges à insectes : Le fameux pot de terre cuite rempli de paille… pour accueillir les perce-oreilles, des alliés précieux que l’on voit de moins en moins…Comment faire ? : Un pot de terre cuite d’environ 10cm de diamètre, on attache d’abord une corde à un bout de bois d’une longueur correspondant à la largeur du pot, on passe le bout de la ficelle dans le trou du pot, on bourre le pot de paille bien tassé, on tire la ficelle, le bout de bois vient maintenir la paille et on installe le pot, tête en bas sur un piquet dans les rangs, on peut bien sûr en mettre plusieurs.
- On en a parler dans Jardins d'ici, le Super pouvoir des plantes, les graines que vous récolterez seront de plus en plus adapté à votre jardin, elles seront non seulement plus résistantes, mais aussi plus productives du fait de la transmission génétique de la plantes mère, c'est exactement comme pour nous, nos parents nous transmettent leurs gênes et leurs vécu… Et cerise sur le gâteau, vous ferez des économies !
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Entretenir son potager :
- Vous avez mis en place vos semis, vos plantations de légumes, d’aromatique de fleurs mellifères, il vous reste maintenant à entretenir, désherbé, éclaircir et surtout l’arrosage.
- Désherber : action mécanique, l’outils c’est vous, aider de votre binette, sarcloir ou simplement de vos mains.
- Eclaircir : c’est enlever certains plants pour laisser de la place aux autres. C’est difficile… faut faire un choix, mais c’est indispensable.
Il vous sera d'une grande utilité pour décomposer tous les déchets du jardin et vous offrira un compost maison, circuit court, du producteur au consommateur.
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Votre petit potager est né.
- Il va évoluer, vous surprendre, parfois vous frustrer… mais surtout vous apprendre. Parce que le jardin, ce n’est pas un résultat. C’est un chemin, et dans Jardins d’ici, on va continuer ce chemin ensemble. Chaque mois, je vous donnerai des conseils adaptés : Avril… mai… juin… et jusqu’à l’hiver, parce que oui… le jardin, c’est toute l’année.
Et votre petit potager… c’est peut-être le début d’une grande aventure 🌱
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les FAQ. Les dix questions fréquentes sur : Créer un petit potager.
- Oui, mais régulièrement et légèrement. Un petit désherbage fréquent évite d’être débordé. Et un sol entretenu est un sol vivant et productif.
- Parce qu’un potager, ça demande du temps, de l’attention et de la régularité. Un petit espace de 10 à 15 m² permet d’apprendre sans se décourager. Et bien organisé, il peut être très productif.
- Le plein soleil est indispensable. Idéalement, 6 à 8 heures de soleil par jour. Moins de lumière, c’est moins de croissance… et souvent plus de maladies.
- Ce n’est pas conseillé. Les racines des arbres et des haies entrent en concurrence avec les légumes pour l’eau et les nutriments. Résultat : des cultures moins vigoureuses.
- On privilégie les valeurs sûres : radis, salades, tomates, courgettes, haricots. Ce sont des plantes faciles, rapides et gratifiantes.
- Oui, absolument. Le plan permet d’organiser les cultures, d’anticiper la rotation et de se souvenir d’une année sur l’autre. Sans plan… on improvise, et souvent on s’emmêle.
- C’est le fait de ne pas replanter la même famille de légumes au même endroit d’une année sur l’autre. Cela permet d’éviter l’épuisement du sol et de limiter les maladies.
- Oui, légèrement. Dans un petit espace, on peut réduire un peu les distances pour optimiser la place. Cela limite aussi la pousse des herbes indésirables.
- Les fleurs attirent les pollinisateurs et les insectes utiles. Certaines, comme les capucines, attirent aussi les pucerons et protègent les autres cultures. Et en plus… elles rendent le potager beaucoup plus esthétique.
- Le matin ou le soir. Mais toujours au pied des plantes, sans mouiller le feuillage pour éviter les maladies. Et si possible avec de l’eau de pluie.

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