Les plantes. Un pouvoir extraordinaire et pourtant bien ordinaire pour elles.
- Et si, maintenant, on s’émerveillé devant le superpouvoir des plantes, et si, maintenant, on se laisser surprendre, et si maintenant, on se laisser « apprendre », et si maintenant, on découvrait, ensemble des choses extraordinaires et pourtant si ordinaire… du moins pour les plantes.
- Les plantes, petites choses, ou grands sujets, bien immobiles est incapables de rivaliser avec « nous » les hommes, êtres supérieurs bien au-dessus, tout en haut du monde et de l’univers…
- Aristote, 384-322 AV JC. Les plantes, bien que considéraient comme de vrais êtres vivants, c’est déjà une véritable prise de conscience, elles sont pourtant placées tout en bas, très en bas de l’échelle de la vie, je vous laisse deviner qui se trouve tout en haut…de la Scala nature, l’échelle des êtres de la Grèce antique.
- Cette vision à perdurée jusqu’à ce que des chercheurs dotés de moyens moderne, plus perfectionnés se penche sérieusement sur le sujet. Mais ne jetons pas le discrédit sur nos anciens qui ne possédaient pas de tel outils et qui ont grandement débroussaillé le chemin par leurs observations. Même si il n’y a pas si longtemps, et même de nos jour, cet héritage semble, des fois plus se diriger vers des espaces à exploiter dans une direction bien précise de productivité et d’ordre bien ranger ou rien ne doit dépasser, quelques chercheurs ont sorti la tête de ses rangs bien ordonner et des vérités écrites et immobiles pour penser autrement et, je le pense, avec une sensibilité qui leurs permets de voir l’invisible ou du moins de voir et de pressentir que le vivants se trouve partout et que les plantes, ces êtres immobiles, sont, pourquoi pas aussi sensible que nous autres pauvres humains.
- Et je vous parle de la sensibilité des plantes, il est curieux que les premiers regards sur ce changement de perception du vivant, de la nature soit initié par des femmes. Dans les années 1970, ce pas si vieux, les mouvements féministes, notamment les écrits de Françoise d’Eaubonne, qui ose remettre en question l’ordre établi. Les femmes seraient-elles plus sensibles à notre monde…
- Sans rentrer dans les détails de la botanique et de la complexité de ces études, je vais essayer par des exemples précis sur certaines plantes de vous raconter ce fabuleux pouvoir des plantes, qui semble être un « pouvoir » que pour nous humain, les plantes le faisant naturellement… j’aime à le rappeler, nous sommes une espèce quelque peu aveugle et sourd au monde qui nous entoure.
- Est là, je pose la question : Les plantes sont telles sensibles, ont-elles une vis sociable, sont-elles capables d’appendre, d’écouter, d’échanger, de ressentir, de voir ?
- Nous ne sommes donc pas une exception dans le monde du vivant, mais là peut se poser la question, c’est quoi le vivant ?
On va faire simple parce que là aussi il n’y a pas consensus.
- Il faut : Matière organique, une cellule (LUCAS = Last Universal Common Ancestor), matériel génétique, se reproduire, communiquer et bien sûr ce qui fait partie de la vie, mourir…la vie se finirait-elle toujours mal….
« Ce qui est vivant doit sentir et peut être anesthésier. Le reste est mort.
— Claude BERNARD.
- Donc le vivant étant placé, je voudrais à ce stade remettre notre supériorité sur ce monde à sa place : 98% de notre patrimoine génétique est en commun avec le chimpanzé, donc nous descendons au sens figuré de l’arbre. 70% avec l’oursin, même au fond de l’eau salé ça pique quand même un peu et 30% avec les plantes, comme quoi, à force de se planter on va bien finir par pousser ! Et je parle de se planter, on pourrait aussi dire « végéter » et je voudrais là encore insister sur le poids des mots et le choc de photos comme on disait à l’époque : le verbe « végéter » qui dans notre langue signifie être inactif, vient pourtant du Latin « vegetare » qui signifie, croître, se développer…ça en dit déjà long sur la compréhension des plantes, qui je le rappelle, plante, qui désigne un ensemble de végétaux que nous pouvons foulé à la « plante » de nos pieds… comme quoi les mots sont un reflet de notre compréhension ou plutôt de l’incompréhension de ce monde.
Il était donc, ici, une fois les plantes et leurs super pouvoir.
- Même plus ou moins solidement fixés au sol, sur un rocher ou flottant au fils de l’eau, les plantes ont bel et bien une vie.
- Même immobile, du moins pour nos yeux, les plantes bougent. Leurs parties aériennes explores leurs environnements, elles s’entortillent, se posent, vont vers la lumière et sont même sensibles à la gravité et communiques via des signaux chimiques et même par des sons et certains chercheurs se demandes même si elles ne seraient pas capables de « vision » ! Leurs parties souterraines ne sont pas en restent, comme les parties aériennes, elle explore le sol, et communique tout autant, on leurs prêtent même aune audition notamment au cours d’eau.
Il y a chez les plantes des mouvements dit « passifs » et « Actif ».
- Les mouvement Passifs : ce sont des propriétés physiques des tissus dit « mort » sans aucun (à priori… » messages internes. La graine de la BEC de GRUE, l’Erodium (géraniaceae) en forme de tire-bouchon formé par des tissus inertes se contracte ou se dilate suivant l’humidité, et se mouvement répété permet l’enfouissement de la graine.
- Plus près de nous encore, la pomme de pin a également ce procédé hydrophobe, par temps sec, les écailles de la pomme de pin se dilate offrant les graines aux vents et par temps humide, elle se rétractent mettant les graines à l’abris.
- Les mouvements actifs : La, c’est la plante qui se met en mouvement… mais comment ? On voit bien les plantes grandir, s’orienter, s’entortiller, chercher la lumière ou un support, mais les racines sont tout autant capable que la partie aérienne, seulement elles sont invisibles à nos yeux. Mais si elles bougent, elles ne peuvent pas fuir, mais seulement agir plus ou moins rapidement comme la Dionée Muscipula, l’attrape mouche.
- Comment cela se produit ? Tout simplement si j’ose dire, par des cellules spécialisées dites turgescentes, gonflés d’eau. En se vidant brusquement elles permettent le déplacement soit d’une feuille, d’un pétale ou d’un organe come les stomates invisibles à l’œil nu qi régulent la transpiration de la plante.
- D’autres mouvements très discrets car se déroulant sur plusieurs heures, mais visible en caméra accéléré sont là encore surprenant, pas de muscle, comme chez nous les humains mais comparable par le résultat.
- Exemple : Pour nous, les muscle se contractent ou se dilate pour effectuer un mouvement. Si je plis le bras, le biceps se contracte et le triceps se relâche et inversement pour l’extension.
- Mettez une plante près d’une fenêtre, elle se dirigera vers celle-ci, tournez-la et elle repartira vers la lumière. Donc, la lumière agit dans un premier temps comme déclencheur puis arrive les « muscles » l’Auxine, une hormone de croissance qui pour pouvoir mener cette action de déplacement provoque un déséquilibre et de fait, une élongation de tissus d’un côté ou de l’autre.
- Dans cet exemple, la lumière semble être le déclencheur, dans d’autre cas, c’est le contact qui à le premier rôle, exemple les vrille du haricot, le cramponnage, mais la suite est la même. Et ce phénomène et aussi valable pour les racines.
- Donc, les plantes bougent bien, mais elle ne semble pas capable de se déplacer, du moins pas comme dans les films ou l’on voit des arbres marcher, mais elles savent emprunter milles et une astuces pour se disperser. Soit, les graines, promesses de vies sont éjectés violement, soit des animaux deviennent de véritables transports en commun, d’autres prendront les voies fluviales, ou seront portés par le vent et d’autres encore sont capable de se cloner pour gagner un peu plus de territoire. Pour conclure, pas de muscle, mais les plantes ont la bougeotte ! Mais une question demeure …
Les plantes communiquent-t-elle ?
- Nous avons-nous autres humain un cerveau qui nous transmet nombre d’informations, un système nerveux qui guide nos sens, mais les plantes ont-elles un cerveau ? Il semble évident que non, ont-elles un système nerveux ? Il semble que oui, pas le même que le nôtre, mais bien une perception et des informations circules dans les plantes : Réception, messages, réactions. On ne va pas rentrer dans le détail, c’est vous vous en doutez assez complexe, mais pour faire simple, les plantes possèdent un réseau de capteurs et de cellules spécialisés et dès qu’il y a un changement dans son environnement, attaque, climat, catastrophes en tous genres, la plante enclenche une série de réactions : signaux électriques, modifications hormonales, échanges chimiques. Cela entraine donc une réponse à la menace. Il suffit de toucher une feuille de la sensitive pour comprendre que la plante perçoit, et à une réaction de défense.
- Une plante attaquée par un herbivore peut après réception de ces messages, produire une substance amère et même émettre un signal gazeux pour avertir les autres plantes et si elles sont capables d’émettent elles sont donc capables de ressentir ces messages, qui pour nous sont olfactif, mais les plantes n’ont pas de nez, ces messages chimiques, ces COV que nous aussi ressentons, le limonène du citronnier, le pinène du pin des Landes agissent sur les plantes bien au-delà de nos sens. Et ce n’est pas les seules informations que la plantes perçoit, le toucher, les vibrations, la lumière, sont aussi des signaux exploités par la plante. Réception, messages, réactions. Et que dire de la gravité, non seulement elle guide les plantes, mais la plante est capable de s’orienter ou de se réorienter grâce à des capteurs, les Statolythes, petits grains d’amidons qui se déplacent et agit tel un gyroscope et après réception de ce signal l’auxine (le muscle de la plante précédemment cité) est répartie pour orienter correctement la plantes, racines vers le bas et tige vers le haut.
Cas concret :
Comment démontrer la sensibilité des plantes.
- La gravité semble importante, certaine plante étudier dans l’ISS montre que si sur terre les racines poussent bien dans le sens de la gravité, en apesanteur, c’est anarchique et la plante à une croissance réduite.
- Autre expérience réaliser avec un jeune plant de peuplier placé à l’horizontal en milieu éclairé, le peuplier se redresse, il détecte donc la gravité. Une fois mis en rotation constante, il ne perçoit plus la gravité, il se réaligne sur lui-même grâce ce que l’on pourrait appeler un sixième sens chez l’humain, la proprioception, cette capacité à percevoir sa propre position dans l’espace sans la vue.
- Le vent peut agir comme « un toucher » sur la plante, ce qui explique la réaction des végétaux de bord de mer qui sous l’effet du vent constant et des violentes tempêtes ajutes leurs croissances.
Une expérience réaliser sur la Bryonne (cucurbitacée) le démontre.
- Deux plants sont placés en pot et l’une d’elle est frottée deux fois par jour au niveau de la tige. La plante stimulée est beaucoup plus petite alors que la plante laissée tranquille croit normalement vers le haut. Et pourtant, leur biomasse est identique, la plante stimulée est juste plus trapue.
- Certaines plantes sont passées maitre dans la conquête de polinisateur, L’Ornagre de Drummond fait vibrer ces pétales, c’est inaudible pour nos pauvres oreilles, mais perceptible par l’abeille. En fait c’est une symbiose parfaite, la plante perçoit la fréquence du battement d’aile de l’abeille 1KHz = 1000Hz et elle produit instantanément plus de nectar et fait vibre ces pétales en résonance avec les battements de l’abeille pour l’attirer. Les autres fréquences d’autres pollinisateurs sont ignorés par la plante.
- Le maïs que nous connaissons bien ici ! Les plantules de maïs ! Expérience : Mise à pousser dans de l’eau, elles sont exposées à plusieurs fréquences sonores diffusées d’un seul côté du contenant.
- Si la fréquence passe à 220Kh qui est représentative d’un cours d’eau, les racines se réorientent vers la fréquence. Elles ne réagissent pas aux autres fréquences.
- On à tous dans notre vie appris du passé. On sait très bien faire la différence entre un papillon et un Lion et dans quel cas prendre les jambes à son cou…
- Nous avons donc appris et apprendre, la encore les mots sont importants, apprendre vient du latin « apprendere » qui signifie « étudier », « acquérir une connaissance » et qui par extension s’applique aussi à « s’habituer », « s’accoutumer » et les plantes ne sont pas insensibles au latin, elles portent d’ailleurs des noms latins !
Petite expérience à reproduire à la maison.
- Avec, encore elle, la sensitive, elle est parfaite pour cette expérience puisque ‘on peut la voir bouger ! Acheter deux ou trois plants et les placer alignées sur une plateforme. Lever la plateforme de 10 à 15cm et lâché là. Les folioles (petites feuilles) se refermes, normale on n’en attendait pas moins ! Répéter cette opérations plusieurs fois, elle se referme encore, normale… Jusqu’à ce qu’elle comprenne que ces chutes sont inoffensives pour elles et ne se ferme plus. Et elles s’en souviendront des semaines plus tard si vous répéter cette expérience. On peut conclure quelle distingue ce qui vaut une dépense d’énergie et ce qui ne mérite pas de réactions. Elle comprend et adapte sa réponse.
Rentrons dans la plante, au niveau de l’ADN,
- On peut aussi constater un autre super pouvoir. Autre expérience, mais de laboratoire cette fois avec L’Arabette des Dames, une plante de bord de route.
- On applique à la plante un stress, soit par UV ou avec des bactéries pathogènes, rien de très agréable pour la plante qui va activer un processus de défense ou de réparation suivant le cas rencontré, ce qui va induire une légère modification épigénétique de son ADN (régulent l'expression des gènes sans modifier la séquence d'ADN) et que va-t-il se passer ensuite ? Ces changements seront transmis à sa descendance, comme nous le faisons pour nos enfants.
- Vous allez me dire, d’accord, mais nous autres les humains on à quand même un plus, on se reconnait entre nous. Je sais qui sont mes proches parents et qui sont les étrangers. Demande à une plante d’en faire autant !
- Certaines plantes sont elles aussi capables de reconnaître leurs proches et d’adapter en conséquence leurs comportement. Je m’en vais de ce pas-vous conter l’histoire de l’Ipomée.
- On cultive par groupe de trois des ipomées, un groupe génétiquement proche et l’autre de parents différents. Et on constate que : Dans le groupe différent : Beaucoup plus de racines différentes taille de plantes et peu de graines. Dans le groupe des proches parents : moins de racines, les plantes semblent être un peu moins en compétitions pour absorber les nutriments du sol. La taille est plus uniforme, les graines beaucoup plus en nombre, les plantes semblent coopérer.
Très bien, mais nous on à des yeux, et paf la plantes, essaye de mettre des lunettes !
- Bon d’accord, les plante n’ont pas d’yeux. On est d’accord… quoi que… des études démontrent que certaines microalgues unicellulaire dispose d’un appareil oculaire appelé « ocelle ». Cette microalgue est capable d’analyser la durée du jour et de se diriger avec la lumière.
Et que dire de cette autre expérience que je vais vous raconter, elle va vous laisser sans voie !
- Une plante, une vigne vierge pas de chez nous, à une étrange habitude. Quand elle colonise un arbre ou une autre plante, elle modifie son feuillage. Ce comportement à posé quelques questions, est-ce une capacité à « pomper » l’ADN de la plante hôte ? ou bien est-ce une capacitée à absorber les COV de la plante hôte et d’changer avec elle par ces même COV ? ou bien est-elle capable de voir la plante hôte et de l’imiter ? Une possible vision par ces fameux « Ocelles » Il fallait en avoir le cœur net.
- Expérience : Si elle arrive à imiter le vivant, plaçons-la sur du pas vivant ! Sitôt dit, sitôt fait, on la place sur une plante artificiel, en plastique, rien de moins naturel que ça !
- Incroyable, la plante imite les feuilles de la plante artificielle… Il y a encore du boulot pour découvrir le secret des plantes…
La plantes un être vivant.
- Le vivant : Une phrase célèbre de Claude BERNARD, médecin, physiologiste et épistémologue français. Ce qui est vivant doit sentir et peut être anesthésier. Le reste est mort.
- La sensitive, encore elle, répond donc au toucher. Placer sous cloche à côté d’une éponge imbibée d’éther, la sensitive ne réagit plus. C’est valable sur d’autre plantes, l’attrape mouche… L’Ether empêche également la photosynthèse et la germination. L’anesthésie a donc un pouvoir sur le vivant, les plantes sont donc vivantes. Et autre expérience, l’anesthésie rend le riz insensible à la brûlure. On plonge deux plants de riz, l’un dans l’eau, l’autre dans la Lidocaïne, on brule une partie du feuillage. Le message électrique est détecté par des électrodes sur le plant dans l’eau, mais pas sur le plan dans la Lidocaïne.
Vous voulez en savoir plus sur ce sujet, je vous invite à lire : Sensible par nature aux éditions ULMER. La vie invisible des plantes révélée par les science écrit par Delphine ARBELET-BONNIN et Lucia SYLVAIN BONFANTI.
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Le 18 mars à 14h00 : Le super pouvoir des plantes
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Dix questions réponses sur le pouvoir des plantes.

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