Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. conseils auprès des particuliers
Newsletter
3 abonnés
27 mai 2026

Les plantes amies au jardin.

Loïc ANCE Concepteur de jardins › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 72 : Plantes amies du jardin.

 

 

📅 Publié le : 27/05/2026 🔄 Mis à jour le : 27/05/2026

 

 

 

🌿 Les plantes amies du jardin.

 

 

 

  • Depuis des siècles, les jardiniers observateurs ont remarqué qu’en rapprochant certaines plantes, les récoltes devenaient plus belles, les maladies moins fréquentes, et les insectes ravageurs moins nombreux.

 

  • Une façon pour les plantes de se parler, de s’entraider, parfois même de se protéger mutuellement… sans bruit, sans agitation, sans chimie de synthèse.

 

  • Alors aujourd’hui dans *Jardins d’ici*, nous allons explorer ce monde fascinant des plantes utiles et répulsives au potager mais aussi transposable au jardin d'ornement.


Pourquoi le basilic aime-t-il tant la tomate ?


Pourquoi les choux apprécient-ils le thym ?


Pourquoi certaines fleurs deviennent-elles de véritables gardiennes du potager ?

 


 

 

 

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Suivez moi sur Facebook !

 

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Jardins d'ici tous les mercredis à 14h. 90.3fm. www.cotesudfm.fr

Côte Sud FM 90.3 et www.cotesudfm.fr : .

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Loïc BANCE 0669106726

✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs :  Landes : Capbreton – Seignosse -Hossegor – Dax - Mont de Marsan et autres. Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
L'actualité verte !

🎙️

Le Podcaste. cette émission en replay

 

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Le podcast de Cote Sud FM Jardins d'ici.

 

Allez directement au podcast.

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Lecture de l'émission jardin de la cote Basco Landaise.

En route pour la lecture.

 

Et vous aimerez aussi lire.

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.
Jardin d'ici sur 90.3fm et www.cotesudfm.fr

 

🌿 À lire comme vous voulez.

Vous pouvez lire cet article dans son intégralité ou utiliser le sommaire interactif pour aller directement à l’essentiel. Chaque section est pensée pour être claire, indépendante et accessible.

 

Si le sommaire ne s'affiche pas, c'est que vous êtes sur la page d'accueil du Blog.

 

Cliquez sur le titre de l'article ci-dessous pour l'afficher :

 

Les plantes amies au jardin.

 

 

Sommaire :

 

 

 

 

 

 

Parlons potager !

 

 

 

 

 

  • Le potager parfaitement carré, ultra-aligné, compartimenté en cases bien nettes, est finalement assez récent dans l’histoire du jardin.

 

  • Pendant des siècles, les jardins nourriciers furent beaucoup plus mélangés, foisonnants, parfois presque “désordonnés” à nos yeux modernes.

 

  • Le modèle du potager géométrique que l’on voit aujourd’hui partout, carrés potagers, bordures rectilignes, symétrie parfaite, correspond davantage à une vision culturelle de contrôle du vivant qu’à une réalité historique universelle. Les premiers jardins vivriers étaient souvent des systèmes complexes mêlant : légumes, plantes médicinales, fleurs utiles, arbres fruitiers, aromatiques, parfois même animaux.

 

On cultivait surtout selon les besoins pratiques et les complémentarités naturelles.

 

  • Dans de nombreuses civilisations anciennes et on à déjà parler du paysage dans "l'histoire du paysage", les potagers mésopotamiens, les jardins perses, les jardins monastiques médiévaux, les “milpas” d’Amérique centrale, ou encore certains jardins asiatiques… les cultures étaient très souvent associées.

 

  • Les Mayas, par exemple, associaient déjà maïs, haricots et courges dans le célèbre système des “trois sœurs” : le maïs servait de tuteur, les haricots enrichissaient le sol, les courges couvraient la terre.

 

C’était extrêmement moderne… il y a déjà plusieurs siècles.

 

 

 

 

Alors d’où viennent les potagers “carrés” ?

 

 

 

  • Le carré potager puise plusieurs origines. L’influence des jardins monastiques. Au Moyen Âge, les moines commencent à organiser les cultures en parcelles géométriques.

 

  • Pourquoi ? Parce qu’un jardin ordonné : facilite la rotation des cultures, simplifie l’entretien, permet une meilleure lecture des plantes médicinales, et symbolise aussi une certaine idée de l’ordre divin. Le potager représente d'ailleurs une croix, et le verger, près du potager à lui aussi son rôle : Les racines représentent le vivant, l'ancrage au sol, à la terre et les branches s'élevant au ciel l'appel du divin !

 

  • Puis, avec André Le Nôtre. Là, le jardin devient presque une démonstration philosophique : l’homme montre qu’il maîtrise la nature. Tout devient : aligné, symétrique, géométrique, maîtrisé.

 

Même les légumes entrent dans une esthétique. Le célèbre Potager du Roi en est un exemple spectaculaire.

 

 

  • Le XXe siècle a encore accentué les lignes droites Avec : la mécanisation, les motoculteurs, les rangs faciles à biner, les productions standardisées, … les jardins deviennent de plus en plus rationnels.

 

  • Le jardinage moderne hérite beaucoup de cette logique agricole : rangs parallèles, monocultures, zones séparées.  Et les fameux “carrés potagers” contemporains viennent aussi du besoin : de simplicité, de pédagogie, de facilité d’accès, et d’esthétique.

 

Ils sont très pratiques… mais pas forcément les plus naturels biologiquement.

 

 

 

 

Aujourd’hui, retour au jardin mélangé.

 

 

 

  • Depuis quelques années, on observe un retour massif vers des jardins plus libres : permaculture, jardins-forêts, cultures associées, mixed-border nourricières, potagers naturalistes. On redécouvre que les plantes poussent souvent mieux ensemble que séparées.

 

  • Et finalement, un potager très mélangé ressemble souvent davantage à ce que faisait le vivant spontanément avant que l’homme ne cherche à tout aligner.

 

  • Ce qui est intéressant en tant que paysagiste… C’est que l’on voit aussi évoluer le regard esthétique des particuliers.

 

Pendant longtemps : un beau jardin = un jardin propre et très contrôlé.

 

 

  • Aujourd’hui : un beau jardin peut être vivant, mouvant, mellifère, nourricier, mélangé, parfois même légèrement “sauvage”. Et paradoxalement, ces jardins-là demandent souvent davantage de compréhension du vivant… même s’ils semblent plus libres.

 

Retour au sommaire.

 

 

 

 

Les plantes aromatiques protectrices du potager.

 

 

 

 

Le basilic avec les tomates.

 

 

S’il existe un couple mythique au potager, c’est bien celui-là : la tomate et le basilic.

 

  • Le basilic diffuse des huiles essentielles riches en composés aromatiques qui perturbent certains insectes ravageurs, notamment les mouches blanches et certains pucerons.

 

  • Son parfum puissant semble brouiller les repères olfactifs des parasites qui recherchent les tomates. Mais ce n’est pas tout.

 

  • Le basilic attire également des insectes pollinisateurs, améliore la biodiversité immédiate autour du plant de tomate et contribue parfois à limiter certains stress liés à la chaleur du sol grâce à son feuillage couvrant.

 

  • Et puis il y a cette observation ancestrale des jardiniers : les tomates cultivées près du basilic semblent souvent plus parfumées. Mythe ou réalité ? Peut-être un peu des deux… mais les vieux jardiniers aiment dire que les plantes finissent par échanger plus que leurs racines.

 

 

 

Le persil avec les tomates.

 

 

  • Le persil agit davantage comme plante compagne que répulsive. Il attire de nombreux insectes auxiliaires, notamment les syrphes dont les larves dévorent les pucerons.

 

  • Son enracinement plus superficiel permet également une bonne cohabitation avec la tomate qui plonge plus profondément dans le sol.

 

  • Et puis le persil participe à l’équilibre biologique du potager en diversifiant les odeurs et les textures végétales.

 

Un potager varié est toujours moins vulnérable qu’une monoculture.

 

 

 

Le thym avec les choux.

 

 

  • Les choux attirent énormément de ravageurs : piérides, altises, chenilles… Le thym, lui, agit comme un brouilleur olfactif. Ses huiles essentielles riches en thymol perturbent la reconnaissance des choux par certains insectes.

 

  • Le thym attire aussi des pollinisateurs et des micro prédateurs utiles au jardin. Et contrairement à certaines plantes très gourmandes, il reste discret dans le sol, peu concurrentiel, et supporte très bien les zones sèches du potager.

 

 

 

La ciboulette avec les carottes.

 

 

  • La carotte possède un ennemi bien connu : la mouche de la carotte. La ciboulette, avec son parfum soufré proche de l’oignon, aide à perturber cet insecte. En échange, les carottes peuvent également éloigner certains ravageurs des alliacées.

 

C’est un véritable partenariat défensif.

 

  • Et visuellement, ces associations rendent aussi le potager plus vivant, moins rigide, plus proche d’un écosystème naturel.

 

 

 

 

La sarriette au pied des haricots.

 

 

  • La sarriette est souvent oubliée aujourd’hui, et pourtant… Elle aide à repousser certains pucerons et favorise une meilleure santé générale des haricots. Son parfum puissant agit comme une protection naturelle tout en attirant les pollinisateurs.

 

  • Autre avantage : elle aime les terrains plutôt secs, exactement comme les haricots qui craignent souvent les excès d’humidité.

 

 

 

Le romarin en bordure du potager.

 

 

  • Le romarin agit comme une véritable haie aromatique miniature. Il repousse certains insectes grâce à ses composés aromatiques puissants et attire une foule de pollinisateurs lorsqu’il fleurit.

 

En bordure, il sert aussi de refuge aux insectes auxiliaires.

 

  • Et puis le romarin structure le potager. Il donne une présence méditerranéenne, presque solaire, au jardin nourricier.

 

 

 

L’aneth entre les cucurbitacées.

 

 

  • L’aneth attire les syrphes, les guêpes parasitoïdes et de nombreux auxiliaires précieux. Entre les courges, concombres ou melons, il aide à réguler naturellement les pucerons.

 

Ses fleurs en ombelles deviennent de véritables restaurants pour insectes utiles.

 

 

 

L’origan au potager.

 

 

  • Son parfum puissant aide à limiter certains ravageurs et attire énormément d’insectes pollinisateurs. L’origan possède des propriétés antifongiques naturelles. Les composés volatils présents dans l'origan détruisent les champignons en décomposant leurs membranes cellulaires. C’est aussi valable pour le thym ou le romarin. Il a été démontré que le thymol et le carvacrol, tous deux présents dans l'origan, volent des électrons aux molécules lipidiques formant la membrane cellulaire fongique, provoquant la rupture des membranes.  On en à parlé dans les voleur de génétique au jardin.

 

  • Il crée aussi une diversité végétale bénéfique au jardin. Car finalement, le grand secret du potager naturel, c’est souvent la diversité.

Retour au sommaire.

 

 

 

 

 

Les fleurs protectrices du potager.

 

 

 

 

L’œillet d’Inde avec les tomates.

 

 

  • Impossible de parler de compagnonnage sans évoquer l’œillet d’Inde. Ses racines produisent des substances capables de limiter certains nématodes du sol. Ses fleurs attirent aussi de nombreux pollinisateurs et auxiliaires.

 

Et surtout, leur couleur vive agit comme un phare biologique au milieu du potager.

 

 

 

Les capucines avec les courges.

 

 

  • La capucine joue souvent le rôle de plante piège. Les pucerons préfèrent souvent s’installer sur elle plutôt que sur les cultures principales. Elle détourne donc une partie des attaques.

 

Et puis ses fleurs comestibles apportent de la couleur… jusque dans l’assiette.

 

 

 

La lavande au milieu des choux.

 

 

  • Cela peut sembler surprenant, et pourtant la lavande agit comme un puissant brouilleur olfactif. Les papillons responsables des chenilles du chou identifient moins facilement leurs plantes hôtes lorsque des parfums puissants viennent perturber leur recherche.

 

Et les abeilles adorent la lavande.

 

 

 

Le cosmos avec la carotte.

 

 

  • Le cosmos attire énormément d’insectes auxiliaires. Ses fleurs légères deviennent des plateformes d’alimentation pour les syrphes et les microguêpes prédatrices.

 

En plus, il apporte une verticalité aérienne magnifique au potager.

 

 

 

Les soucis avec les aubergines.

 

 

  • Le souci agit un peu comme l’œillet d’Inde. Il attire les pollinisateurs, détourne certains ravageurs et favorise une meilleure biodiversité.

 

Ses racines ont également des effets intéressants sur certains parasites du sol.

 

 

 

 La phacélie en bordure du potager.

 

 

  • La phacélie est une merveille écologique. Mellifère, structurante pour le sol, refuge pour les auxiliaires… Elle améliore aussi la vie microbienne et protège les terres nues.

 

Une bordure de phacélie, c’est un peu une réserve naturelle miniature.

 

 

 

La camomille et la laitue.

 

 

  • La camomille semble favoriser une meilleure santé générale des laitues. Elle attire les pollinisateurs, participe à la biodiversité et certains jardiniers estiment même qu’elle améliore la saveur de certaines cultures voisines.

 

 

 

Les zinnias avec les haricots.

 

 

  • Les zinnias sont de véritables aimants à pollinisateurs. Ils attirent abeilles, papillons et insectes auxiliaires. Leur longue floraison transforme le potager en espace vivant, presque sauvage.

 

Et plus un jardin accueille d’insectes variés, plus il devient équilibré.

 

Retour au sommaire.

 

 

 

 

 

Les légumes qui partagent le sol.

 

 

 

 

Le potager fonctionne aussi sous terre.

 

 

  • Les racines n’occupent pas toutes la même profondeur. Certaines plongent profondément, d’autres restent en surface. En associant intelligemment les légumes, on limite la concurrence et on optimise les ressources du sol.

 

 

 

Tomates et basilic.

 

 

Tomate : racines jusqu’à 60 à 100 cm.
Basilic : 20 à 30 cm.

  • La tomate va chercher l’eau en profondeur tandis que le basilic occupe la couche superficielle.

 

 

 

Maïs et haricots nains.

 

 

Maïs : 80 à 120 cm.
Haricots nains : 20 à 40 cm.

  • Le maïs structure le sol profondément alors que les haricots enrichissent la terre en azote grâce à leurs bactéries symbiotiques.

 

 

 

Poivrons et persil.

 

 

Poivrons : 40 à 60 cm.
Persil : 15 à 25 cm.

  • Association idéale dans un espace réduit.

 

 

 

Aubergines et ciboulette.

 

 

Aubergines : 50 à 80 cm.
Ciboulette : 15 à 20 cm.

  • Très bonne complémentarité racinaire et protection olfactive intéressante.

 

 

 

Choux et laitues.

 

 

Choux : 40 à 70 cm.
Laitues : 10 à 20 cm.

  • La laitue couvre rapidement le sol, limite l’évaporation et laisse la profondeur aux choux.

 

 

 

Courges et radis.

 

 

Courges : 40 à 80 cm.
Radis : 10 à 15 cm.

  • Le radis pousse rapidement avant que les courges n’occupent totalement l’espace. c'est aussi valable avec les carottes, les radis servent à l'éclaircissage.

 

 

 

Carottes et oignons.

 

 

Carottes : 25 à 50 cm.
Oignons : 15 à 25 cm.

  • Leur complémentarité olfactive aide à repousser mutuellement certains ravageurs.

 

 

 

Betteraves et céleri-branche.

 

 

Betteraves : 20 à 40 cm.
Céleri-branche : 30 à 50 cm.

  • Association intéressante pour maintenir un sol vivant et couvert.

 

 

 

Panais et coriandre.

 

 

Panais : jusqu’à 60 cm.
Coriandre : 15 à 25 cm.

  • Le panais explore les profondeurs tandis que la coriandre attire les auxiliaires en surface.

 

 

 

 

 

Le potager n’est pas une simple juxtaposition de légumes.

 

 

 

 

C’est une communauté vivante.

 

 

 

  • Certaines plantes protègent.  D’autres nourrissent le sol. Certaines attirent les insectes utiles pendant que d’autres brouillent les pistes des ravageurs.
  • Et peut-être qu’au fond, le jardin nous enseigne aussi cela : la force du vivant ne vient pas de l’isolement… mais des associations. Car dans un jardin équilibré, chaque plante finit par rendre service à une autre.
  • Et c’est probablement cette solidarité végétale silencieuse qui fait les plus beaux potagers.

 

Retour au sommaire.

 

 

 

Paysagiste Saint Pierre du Mont 40280. Loïc BANCE Concepteur de jardins. Paysagiste conseil aux particuliers. Paysagiste Landes.

 

 

 

 

Les FAQ sur le potager et plantes amies.

 

 

 

 

Les potagers ont-ils toujours été cultivés en carrés bien organisés ?

 

Non. Pendant une grande partie de l’histoire humaine, les potagers étaient souvent mélangés, irréguliers et associés à des plantes médicinales, aromatiques ou fruitières. Les cultures étaient organisées avant tout selon les besoins alimentaires, les associations utiles entre plantes et les contraintes du terrain.

 

 

Pourquoi les jardins anciens mélangeaient-ils autant les plantes ?

 

Parce que les jardiniers avaient observé que certaines plantes se protégeaient mutuellement. Mélanger légumes, fleurs et aromatiques permettait de limiter les ravageurs, d’attirer les pollinisateurs et de mieux utiliser le sol.

 

 

D’où vient l’idée du potager géométrique ?

 

Elle s’est développée principalement dans les jardins monastiques puis dans les jardins classiques français. Les formes carrées et symétriques facilitaient l’entretien, les rotations culturales et symbolisaient aussi une volonté de maîtriser la nature.

 

 

Les jardins médiévaux étaient-ils déjà très ordonnés ?

 

Oui et non. Certains jardins monastiques possédaient des parcelles bien délimitées, mais les plantations restaient souvent très diversifiées. On y trouvait côte à côte légumes, simples médicinales, fleurs et arbres fruitiers.

 

 

Pourquoi le jardin “à la française” a-t-il autant influencé les potagers modernes ?

 

Parce qu’il imposait une esthétique de l’ordre et de la symétrie. À partir du XVIIe siècle, le jardin devient aussi une démonstration de pouvoir et de contrôle du vivant. Cette vision influence encore aujourd’hui notre idée du “jardin propre”.

 

 

Les potagers très alignés sont-ils meilleurs pour les cultures ?

 

Pas forcément. Les lignes droites facilitent surtout l’entretien mécanique et l’organisation. Mais biologiquement, les cultures mélangées peuvent être plus résilientes face aux maladies, aux ravageurs et aux aléas climatiques.

 

 

Pourquoi voit-on autant de carrés potagers aujourd’hui ?

 

Parce qu’ils sont pratiques, esthétiques et faciles à entretenir. Ils conviennent bien aux petits jardins et permettent de mieux organiser les cultures. Ils répondent aussi à une envie moderne de structurer l’espace.

 

 

Les jardins naturels ou en permaculture sont-ils une nouveauté ?

 

Pas vraiment. Beaucoup de principes utilisés aujourd’hui en permaculture existaient déjà dans les jardins anciens : associations de plantes, couverture du sol, diversité végétale ou récupération naturelle de l’eau.

 

 

Un jardin très mélangé demande-t-il moins de travail ?

 

Pas toujours. Il demande souvent moins d’entretien mécanique, mais davantage d’observation et de compréhension du vivant. Il faut apprendre à gérer les équilibres naturels plutôt qu’à tout contrôler.

 

 

Peut-on concilier esthétique moderne et jardin plus naturel ?

 

Oui, et c’est même une tendance forte aujourd’hui. Beaucoup de jardins contemporains mélangent structure paysagère et végétation plus libre : bordures fleuries, potagers naturalistes, associations de légumes et de fleurs, ou espaces nourriciers plus sauvages.

 

 

 

Vous aimerez aussi lire.

Retour au sommaire.

Retour en haut de page.

 

 

 

Commentaires
Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. conseils auprès des particuliers
  • Paysagiste Pays Basque-Paysagiste Landes : Une mine d’information sur le jardin. Dessins de jardins : Issus d'études paysagères. Les plantes stars : les plus utilisés. Lecture paysagiste : sources d’inspirations. Le saviez-vous : conseils jardin. La lutte biologique : indispensable Les plantes dépolluantes : quelles pièces. La belle histoire des plantes : Chaque mois, les actualités du jardin.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Archives
Paysagiste Pays Basque et Paysagiste Landes. conseils auprès des particuliers
Visiteurs
Depuis la création 86 382