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13 mai 2026

Danger au jardin, plantes toxiques.

Accueil › Blog Jardin › MENU : Radio Jardins d’ici > La 70: Danger au jardin, plantes toxiques.

 

 

đź“… Publié le : 13/05/2062 🔄 Mis à jour le : 13/05/2026

 

 

 

🌿 Danger au jardin : Plantes toxiques !

 

 

 

  • Aujourd’hui, nous allons parler de danger au jardin, pas des accidents dus aux travaux paysagers, cela fera l’objet d’une autre émission, mais des plantes…  Car oui… derrière la beauté d’une floraison spectaculaire, derrière un parfum envoûtant ou un feuillage décoratif, certaines plantes cachent parfois une toxicité bien réelle.

 

 

 

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✍️ Article rédigé par :

Loïc BANCE Paysagiste conseils aux particuliers.

 

📍 Intervention sur les secteurs : Pays Basque : Bayonne – Anglet – Biarritz et autres – Landes : Capbreton – Hossegor – Dax - Seignosse et autres. Expert en aménagements paysagers au Pays Basque et dans les Landes.

 

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Cliquez sur le titre de l'article ci-dessous pour l'afficher :

 

Danger au jardin : Plantes toxiques.

 

 

 

Sommaire :

 

Les plantes dangereuses au jardin.

 

 

 

 

  • Des végétaux capables de provoquer des intoxications, des allergies respiratoires, des brûlures de la peau, voire des réactions graves chez l’enfant, les animaux… et parfois même chez l’adulte distrait. Et pourtant… ces plantes font partie de nos paysages depuis des siècles. Elles ornent nos jardins, nos parcs publics, nos haies, nos massifs méditerranéens.

 

  • Le laurier-rose, le datura, l’if, les euphorbes, les digitales… autant de plantes magnifiques qui nous rappellent une chose essentielle : dans le jardin, la beauté n’exclut pas le danger.

 

  • Depuis quelques années, l’État français impose même une information obligatoire sur certaines espèces végétales susceptibles de porter atteinte à la santé humaine. Un arrêté officiel du 4 septembre 2020 encadre désormais cette obligation d’information auprès des acheteurs de végétaux.

 

  • Alors aujourd’hui, durant cette émission, nous allons apprendre à connaître ces plantes, comprendre leurs dangers, découvrir leurs mécanismes de défense naturels… mais aussi relativiser certaines peurs. Car une plante toxique n’est pas forcément une plante à bannir. Tout est affaire de connaissance, de prudence… et de bon sens paysan. Installez-vous confortablement… Nous allons entrer ensemble dans le monde secret des plantes dangereuses.

 

  • Quand on parle de danger au jardin, beaucoup pensent immédiatement aux outils, aux chutes, ou aux produits phytosanitaires. Pourtant, le danger peut être là, silencieux, enraciné au cœur même d’un massif fleuri.

 

 

 

La nature ne produit pas de toxicité par hasard.

 

 

 

  • Les plantes, contrairement aux animaux, ne peuvent ni fuir ni se défendre physiquement quoique…. Elles ont donc développé au fil de l’évolution une incroyable chimie naturelle pour se protéger des prédateurs : alcaloïdes, latex irritants, toxines cardiaques, substances photosensibilisantes… Autrement dit : certaines plantes se défendent. Et ce qui était à l’origine destiné à éloigner les insectes ou les herbivores peut parfois provoquer chez l’être humain des intoxications sérieuses.

 

  • Mais attention : Le danger dépend toujours de plusieurs facteurs : la quantité absorbée, la partie de la plante concernée, l’âge de la personne, la sensibilité individuelle, et parfois même l’exposition au soleil. Une simple manipulation peut être anodine pour une personne… et provoquer une réaction spectaculaire chez une autre.

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Les plantes toxiques par ingestion :

 

 

 

 

  • Commençons par les plantes les plus connues : celles qui sont toxiques lorsqu’elles sont avalées. Et dans nos jardins, elles sont nombreuses. Le laurier-rose par exemple : Magnifique arbuste méditerranéen, extrêmement florifère, capable de résister à la sécheresse et aux embruns. Mais derrière cette élégance se cache une plante redoutablement toxique.

 

  • Toutes les parties du laurier-rose contiennent des substances capables de perturber gravement le rythme cardiaque. Quelques feuilles seulement peuvent provoquer une intoxication sévère. Et pourtant… combien de jardins du Sud-Ouest en possèdent sans le moindre problème depuis des décennies ? Encore une fois, tout repose sur la connaissance du risque, demandé à Napoléon… qui a perdu huit soldats sur un groupe de douze après que ces derniers ont eux la « pas très bonne idée » de faire une partie brochettes improvisé lors d’une pause surement bien méritée, mais pas très bien organisé, car faute de brochettes pour piquer la viande, ils ont improvisé avec des branches de laurier rose….

 

 

 

Dans la même catégorie, on retrouve :

 

 

 

  • L’if : Conifère assez peu rependu, d’ailleurs classé plante protégée au titre de l’habitat prioritaire en Europe, protégé, mais toxique. Toute la plante est toxique, sauf l’arille (enveloppe rouge qui contient le fruit). On rapporte que les jardiniers de Pise ne pouvaient couper cet arbre plus de trente minutes sans ressentir de violents maux de tête, l’if a été un symbole de mort très longtemps, mais de nos jours il est utilisé en pharmacie comme anti-cancéreux. 

 

  • Le ricin : la graine, des bienfaits pour la santé et la cosmétique, mais, 6 000 fois plus toxique que le cyanure. Le ricin, lui, produit l’une des toxines végétales les plus puissantes connues : la ricine. Ses graines marbrées intriguent souvent les enfants. Heureusement, les intoxications restent rares, mais la vigilance est indispensable. Le Ricin, très utilisé au jardin ornemental ou au potager pour repousser les doryphores des pommes de terre, mais aussi comme engrais naturel, le tourteau de Ricin, résidu sec suite à la pression à froid des graines pour extraire l’huile de ricin, ce tourteau et un engrais organique naturel, et un répulsif pour de nombreux indésirables, limaces, escargots, rongeurs, taupes ou vers blancs. 1 kilo égalerait 20 kilos de fumier… mais attention, port de gants indispensables, lunettes et masque de protection, enfouissez en profondeur et on stocke hors de portée !

 

  • La belladone : une plante herbacée de la famille des solanacées, famille souvent toxique, la Belladone avec ses baies noires et luisantes sont comme des bonbons, d’où son nom de « belle cerise », « belle-dame », mais d’autres appellation sont plus juste, comme, « bouton noir », « cerise du diable », « cerise empoisonnée » préviennent du danger ! somnolence, agitation et la perte de mémoire à court terme, des mouvements répétitifs des mains, des hallucinations, des convulsions et le coma… Belladon vient de Bella donna, une belle femme, cette plante à été à la renaissance utilisée pour dilater les pupilles des femmes afin de rendre le regard plus intense…Toutes la plantes est toxique, mais les baies sont-elles redoutable.

 

  • Le colchique : qui, si elles sont pourtant présente comme un symbole de gaité en fleurs à l’automne, elles sont-elles aussi toxiques de la tête aux pieds… Donc, moins dangereuses en chanson quand consommation… Colchiques dans les près, c’est la fin de l’été. Colchique dans le gosier, c’est la fin « enterré » !

 

  • La grande ciguë : autre plante herbacé ombellifère, qui fleurie en ombrelle blanche, qui donna son nom à un célèbre poison, la Ciguë, qui fut la dernière boisson du non moins célèbre Socrate… toute la plante est toxique, plus ou moins suivant son développement et l’endroit où elle pousse (latitude).

 

  • Le datura : Encore la famille des solanacées, si elle est utilisée en pharmacie, toute la plante est toxique. On la trouve à l’état sauvage avec ses grandes fleurs blanches en trompettes ou en plantes ornementales. Utilisé en magie noire ou en usage chamanique, la plante est très dangereuse … 

 

  • Les digitales : La digitale pourpre… parlons-en justement. Cette plante majestueuse, aux hampes florales roses ou violacées, pousse naturellement dans certains sous-bois et jardins champêtres. Elle contient des molécules extrêmement actives sur le cœur. Ironie de l’histoire : ces substances ont aussi permis de créer certains médicaments cardiologiques. Mais si elle soigne à faible dose, la plante est, elle toxique.
  • Une drôle d’histoire concernant la Digitale, Van Gogh, aurait été traiter avec de la digitale pour soigner son épilepsie, ce traitement aurait pour effet secondaire de teindre la vision en jaune… et comme par hasard, il a peint le portrait de son docteur, le Dr Gachet avec une branche de Digitale… Et comme par hasard, ce tableau à une teinte un peu « jaunâtre » …

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Les Solanacées toutes toxique ?

 

 

 

 

  • Comme souvent dans le vivant, la frontière entre poison et médicament dépend de la dose. Pourquoi toutes les Solanacées sont des plantes toxiques ? Vous aimez Halloween, vous aimez les grands frissons, vous aimez avoir peur…. Vous êtes au bon endroit et je pense que vous allez me détester…. Je vais vous faire peur jusque dans vos assiettes, dans vos jardins, dans votre potager… Vous allez, je pense commencer à apprécier la soupe de cailloux… c’est un peu dur sous la dent, mais plus digeste que…. Que quoi ?

 

  • Quand on y pense, même les poivrons, pomme de terre, aubergines ou plants de tomates font partie des plantes toxiques. En effet, toutes les plantes de la famille des Solanacées sont riches en alcaloïdes. Mais bien sûr tout dépend la encore de la partie de la plante et de la maturité : 

 

  • La pomme de terre contient plus de substances toxiques que la tomate, les Glyco-Alcaloîdes¨. Pour réduire ses effets, il vous faut bien conserver les pommes de terre dans un endroit à l’abris de la lumière, un endroit, frais et sec. Ne consommez pas de pomme de terre germé. Tout ces gestes réduisent la formation de Glyco-Alcaloïdes. Le bon geste paysans… la conservation des récoltes au bon endroit…

 

  • Pour les tomates, consommez des fruits mûrs, les Glyco-Alcaloïdes sont moins présents avec le murissement du fruit. Et je pense, qu’il ne vous viendra pas à l’idée de consommer les tiges ou feuilles de vos tomates ? Si oui, c’est une très mauvaise idée… Prévoyez du papier toilette….

 

 

 

Les Solanacées, 2700 espèces :

 

 

 

  • Difficile de cités ici toutes les plantes toxiques par ingestions, rien que dans les solanacées, 2700 espèces d’apparences très variés, dont 1500 sont des Solanums, dont la tomate, l’aubergine, le poivron, la pomme de terre pour le potager, mais aussi le Solanum Jasminoïdes, le solanum rantonnétii etc. pour le jardin ornemental, donc pas toujours facilement reconnaissables, mais cependant plus facilement indentifiable, comment ?

 

  • Cinq pétales, 5 sépales (éléments foliacés, généralement verts, dont la réunion compose le calice et supporte la corolle de la fleur), 5 étamines, 2 carpelles (enveloppe protectrice d'origine foliacée enfermant les ovules, ils constituent le pistil). On le dit souvent dans Jardins d’ici, observer c’est déjà traiter…Et là, on ne traite pas la plante, mais le possible problème. Un jardinier averti en vaut deux !

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Les enfants principale victimes des plantes toxique.

 

 

 

  • Le véritable enjeu concerne souvent les jeunes enfants. Car un enfant découvre le jardin avec ses mains… et parfois avec sa bouche.

 

  • Les baies rouges du daphné, les graines du ricin, les fruits de l’arum ou les fleurs trompettes du datura peuvent attirer la curiosité. Mais, dans un jardin familial, il ne s’agit pas forcément d’interdire toutes les plantes toxiques, mais plutôt : d’éviter les espèces les plus dangereuses à proximité des espaces de jeux, d’apprendre très tôt à ne jamais goûter une plante inconnue, et de conserver les étiquettes pour faciliter l’identification en cas d’accident.

 

  • L’arrêté ministériel rappelle d’ailleurs cette recommandation : conserver une photographie ou une étiquette du végétal peut faire gagner un temps précieux auprès d’un centre antipoison. On verra les numéros d’urgence en fin d’émission !

 

  • Pour info : Si vous garder des enfants à domicile ou en micro crèche ou crèches, la présence d’un Laurier Rose est formellement interdite… Pour les autres plantes, il existe une liste de plantes à éviter lors de l’accueil de jeunes enfants.  Il faut donc anticiper dès la conception du jardin et intégrer cette réflexion dans l’aménagement d’un espace destiné aux enfants.

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Les plantes qui irritent la peau :

 

 

  • Certaines plantes n’ont pas besoin d’être mangées pour devenir problématiques. Il suffit parfois de les toucher. Les euphorbes par exemple produisent un latex blanc extrêmement irritant. Un simple contact avec les yeux peut provoquer une douleur intense. En tant que paysagiste, je peux vous dire que beaucoup de jardiniers amateurs découvrent cela… après avoir taillé une euphorbe sans gants ou une Agave.

 

  • Même chose pour certaines plantes d’intérieur très courantes : Dieffenbachia, Philodendron, Pothos, Alocasia (orreille d’éléphants) … Leur sève peut provoquer des irritations cutanées ou des atteintes des muqueuses.

 

 

Et comme j’aime les dires des anciens au jardin, je ne peux m’empêcher celle-là : Il ne faut pas pousser mémé dans les orties surtout si elle est en short !

 

 

  • Qui n’a jamais fait l’expérience de l’accélération sanguine après un contact urticants des orties…  D’ailleurs, je ne peux résister à vous faire réécouter le premier contact « plante » de notre invité de la fin avril dans Jardins d’ici : Une jardinerie de Bayonne dans Jardin d’ici en la personne d’Erwan, responsable de la jardinerie Leclerc de Bayonne :

 

« 🎧 Écoute  »

 

 

Les plantes phototoxiques.

 

 

 

  • Celles-ci deviennent dangereuses lorsque leur sève entre en contact avec la peau… puis que la peau est exposée au soleil. Le résultat peut être spectaculaire : brûlures, cloques, pigmentation persistante.

 

  • La rue des jardins, certaines angéliques ou encore la berce sphondyle font partie de cette catégorie. La plus célèbre reste évidemment la berce du Caucase, particulièrement redoutée. Brûlures au deuxième degrés assurées !

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Les allergies respiratoires.

 

 

 

  • Je vous dévoile ma vie privée… Le danger végétal ne se voit pas toujours. Parfois… il flotte simplement dans l’air. Le pollen de certaines espèces peut provoquer de fortes allergies respiratoires. Le bouleau, le cyprès, les armoises, certaines graminées ou encore l’olivier sont aujourd’hui surveillés pour leur impact allergisant. Dans le Sud-Ouest, nous voyons aussi progresser l’ambroisie, une plante invasive dont le pollen est extrêmement allergisant. Certaines collectivités organisent même des campagnes d’arrachage. Et là encore, le changement climatique joue probablement un rôle : saisons polliniques plus longues, concentrations accrues, extension géographique de certaines espèces…

 

  • Les vecteurs de dispersion sont difficilement contrôlables : Camions, tracteurs, moissonneuses batteuses, ensileuses, ruissellement de l’eau, sac de semences contaminés, les graine pour oiseaux également contaminé malgré des normes pas toujours respectés, crans de chaussures, bottes, composte, potées fleuries…

 

  • Pour l’Ambroisie, sur la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2017 c’est 40.6 millions d’euros de coût sanitaire. Dix pour cent de la population soit six cent soixante mille personnes touchées. Et ça augment chaque année ! Une plateforme de signalement permet de déclarer la présence de l’Ambroisie.

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Le paradoxe du jardinier.

 

 

 

 

  • Ce qui est fascinant, c’est que beaucoup de plantes toxiques sont aussi parmi les plus belles. Pourquoi aimons-nous autant les digitales ? Pourquoi continuons-nous à planter des lauriers roses ? Pourquoi les jardins anglais regorgent-ils de plantes potentiellement dangereuses ?

 

 

Parce qu’un jardin n’est pas un environnement stérile. 

 

 

 

  • Un jardin vivant c’est un lieu où cohabitent : le beau, le fragile, le sauvage, le piquant, le parfumé, le toxique, le médicinal. Et souvent… une même plante peut être tout cela à la fois.

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Les plantes : Dangereuses ou mal comprises

 

 

 

 

  • Il faut aussi éviter les excès de peur. Une plante toxique n’attaque pas. Elle ne saute pas sur les passants. La plupart des accidents surviennent à cause : d’une confusion, d’une ingestion, d’une mauvaise manipulation, ou d’un manque d’information. Je vous rappelle qu’a toute fin utile, vous pouvez sur mon site internet www.loic-bance.fr rubrique Actualités, vous familiariser chaque mois avec une plante star de mes aménagements paysagers ! De nombreux jardiniers cohabitent toute leur vie avec ces végétaux sans aucun problème.

 

 

Comme le rappellent souvent les passionnés de botanique : « Tant qu’on ne prévoit pas d’en faire une salade, beaucoup de plantes toxiques ne posent aucun souci. »

 

 

  • Le vrai danger aujourd’hui est parfois ailleurs : la perte de connaissance du végétal. On reconnait un IPhone 55, j’avoue ne plus trop savoir ou on en est sur l’évolution de ces Smartphones…, mais on est incapable pour la plupart de reconnaître une plante… Nous reconnaissons de moins en moins les plantes. Nous transmettons moins les savoirs populaires. Et nous avons parfois oublié cette vieille prudence paysanne qui consistait simplement à dire : « On ne mange jamais ce qu’on ne connaît pas. » et moi, en tant ancien militaire, j’ai un dicton de circonstance : Objet inconnu, touche à ton…

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Le rôle du paysagiste.

 

 

 

 

  • Aujourd’hui, dans la conception paysagère, cette question devient importante. Un paysagiste doit penser : à la sécurité des enfants, aux allergies potentielles, aux animaux domestiques, aux usages du jardin, à l’emplacement des végétaux, et parfois même aux obligations réglementaires. Cela ne signifie pas créer des jardins aseptisés. Mais concevoir intelligemment. Un jardin familial avec de jeunes enfants n’aura pas les mêmes choix végétaux qu’un jardin contemplatif pour adultes passionnés de botanique.

 

  • Le métier de paysagiste consiste aussi à accompagner cette réflexion, c’est pourquoi, dans mes conceptions de jardins, l’accompagnement et totale. Je liste non seulement les végétaux implantés massif par massif et je les positionne sur des croquis, mais j’insère un hyperlien sur chaque plante, plante qui est d’ailleurs légendé par une image afin de bien l’identifier et de la reconnaître, mais j’ajoute aussi sur le nom de la plante, un hyperlien qui ouvre une fiche technique et ce pour toutes les plantes des aménagements paysager.

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Faisons un point sur ces plantes dangereuse.

 

 

 

Pour faire un point sur ce que l’on s’est dit : Les plante dangereuses oui, mais… :

 

 

  • Les plantes dangereuses nous rappellent finalement une vérité essentielle : Le jardin n’est pas un décor artificiel. C’est un monde vivant. Complexe. Puissant. Parfois protecteur… parfois défensif. Et c’est justement ce qui le rend passionnant.

 

  • Connaître les plantes, apprendre leurs secrets, comprendre leurs mécanismes naturels… c’est déjà mieux habiter le vivant.

 

  • Alors la prochaine fois que vous croiserez un laurier-rose, une digitale ou une euphorbe dans un jardin… ne les regardez plus seulement comme des plantes décoratives. Regardez-les comme des êtres vivants porteurs d’une histoire, d’une stratégie de survie… et d’un langage silencieux que le jardinier apprend peu à peu à comprendre.

 

  • Et surtout… gardons cette curiosité humble face au monde végétal. Car dans le jardin, la beauté et le danger poussent parfois côte à côte.

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Enfin… dangereuses tant que l’on n’en fait pas une salade… je vous livre mon menu qui lui est à consommer sans modération, entrée, plat, dessert.

 

 

 

Les plantes dangereuse au jardin en dix questions fréquentes et leurs réponses. 

 

 

 

Toutes les plantes toxiques sont-elles mortelles ?


Non, heureusement. Beaucoup de plantes dites toxiques provoquent simplement des troubles digestifs, des irritations ou des réactions cutanées bénignes.
Mais certaines espèces, comme le laurier-rose, l’if ou le ricin, peuvent devenir très dangereuses en cas d’ingestion importante.
Tout dépend de la plante, de la quantité absorbée et de la sensibilité de la personne.

 

 

Pourquoi les plantes produisent-elles du poison ?


Les plantes ne fabriquent pas de toxines “contre nous”.
Elles développent ces substances pour se protéger des insectes, des animaux herbivores, des maladies ou même de certaines agressions climatiques.
C’est une stratégie naturelle de survie apparue au fil de l’évolution.

 

 

Peut-on garder des plantes toxiques dans un jardin familial ?


Oui, bien sûr. La majorité des jardins contiennent déjà des plantes potentiellement toxiques sans que cela pose problème.
Le plus important est de connaître les risques, d’éviter les espèces les plus dangereuses près des zones de jeux et d’apprendre aux enfants à ne jamais goûter une plante inconnue.

 

 

Quelles sont les plantes les plus dangereuses dans nos jardins ?


Parmi les plus connues : le laurier-rose, le ricin, l’if, le datura, la digitale, la grande ciguë, le colchique.

Certaines sont toxiques par ingestion, d’autres par simple contact avec la peau ou sous l’effet du soleil.

 

 

Une plante toxique est-elle forcément interdite ?


Pas du tout. La plupart de ces plantes sont autorisées à la vente et très utilisées en jardin d’ornement.
En revanche, depuis quelques années, certaines doivent faire l’objet d’une information particulière auprès des acheteurs afin de prévenir les risques sanitaires.

 

 

Les animaux domestiques risquent-ils aussi une intoxication ?


Oui. Chiens, chats, lapins ou chevaux peuvent être sensibles à certaines plantes du jardin.
Le laurier-rose, l’if ou les bulbes de certaines fleurs peuvent provoquer des intoxications parfois graves chez les animaux domestiques, sauvages et même le bétail.

 

 

Peut-on être brûlé simplement en touchant une plante ?


Oui. Certaines plantes produisent des substances irritantes ou phototoxiques.
C’est le cas de plusieurs euphorbes ou de la berce du Caucase. La sève peut provoquer des rougeurs, des cloques ou des brûlures aggravées par le soleil. Certaines brûlures peuvent être égal ou supérieur au deuxième degré.

 

 

Les plantes médicinales peuvent-elles devenir dangereuses ?


Absolument. Beaucoup de plantes médicinales sont aussi toxiques à forte dose.
La différence entre remède et poison dépend souvent de la quantité utilisée.
C’est d’ailleurs de certaines plantes toxiques que sont issus plusieurs médicaments modernes.

 

 

Que faire en cas d’intoxication par une plante ? Des numéros à connaître ! A vos stylos :


Il faut : garder son calme, s’agiter augmente le rythme cardiaque et la diffusion de l’agent toxique. Identifier la plante si possible, d’où la photo… Conserver une photo ou une étiquette du végétal peut être très utile. Eviter de faire vomir, cela a pour effet de faire recirculer les agents toxiques, contacter rapidement un centre antipoison ou les secours si les symptômes sont importants. 05 56 96 40 80 Hôpital Pellegrin, le Centre Antipoison est un service du CHU de Bordeaux et couvre les régions Aquitaine et Poitou-Charentes. Les secours : le 15 SAMU. Le 17 Police secours. Le 18 Sapeur-pompier. Le 112 Appel d’Urgence Européen. Et pour rappel les autres numéros d’urgences autres mais à connaître : Le 196 pour nous autres habitants de la Côte Basco-Landaise, le Secours en Mer. Le 115 Hébergement d’urgence. Le 119 Enfance maltraitée.  Le 3919 Violences conjugales. 3018 Harcèlement scolaire. Le 114, Par SMS pour les malentendants.

 

 

Faut-il supprimer toutes les plantes toxiques du jardin ?


Non. Le jardin n’a pas vocation à devenir un espace stérile et sans diversité.
Le plus important reste la connaissance, la prudence et le bon sens.
Comprendre les plantes, leurs usages et leurs dangers permet justement de mieux vivre avec elles… sans peur excessive. Et vive la nature !

 

 

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