❓ Les FAQ : Questions fréquentes sur l'urbanisme et le paysage.
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📜 La petite phrase du moment :
De l'eau, de l'eau, de l'eau. Il n'y a pas de pénurie d'eau dans le désert, l'eau y est présente exactement dans la quantité qu'il faut, ici l'eau ne manque pas, sauf si vous essayez de bâtir une ville là où nulle ville ne devrait se trouver.
Desert solitaire - Edward Abbey. Ecrivain et essayiste américain, doublé d'un militant écologiste. 1927/1989.
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🌕 La lune de la semaine :
- Dernier croissant ce jour, 21% d’illumination une lune décroissante, prochaine pleine lune dans 18jours le 01 février, un dimanche. Cette semaine, la lune est descendante, donc propice au jardinage en tout genre, mais dépêcher vous, jeudi c’est lune montante ! Il faudra attendre le 30 janvier pour une lune plus favorable. Mais revenons à ce jour, la lune est donc descendante, en période feuille ce mercredi et jeudi, puis, elle devient, vendredi montante, donc favorable aux semis, en période fruits jusqu’à dimanche. Puis lundi et mardi en période racines. Et on se retrouve dans Jardins d’ici le mercredi 21 janvier à 14h00.
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👨🌾 Les dires de nos anciens au jardin de janvier :
On a vu le plus mauvais temps, quand janvier montre les dents.
- Un mois de janvier très froid peut parfois représenter un pic dans les températures froides et les conditions météorologiques difficiles de la saison hivernale. Par conséquent, après un mois de janvier rigoureux, les mois suivants, bien qu'ils restent froids, pourraient être légèrement plus doux progressivement, reflétant une transition vers le printemps.
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🌇 Urbanisme, paysage et paysagiste.
Comprendre l’évolution de nos sociétés pour imaginer un monde habitable pour tous
- Lors d’une émission précédente de Jardins d’ici, nous avons pris le temps de revenir sur l’histoire du paysage et des paysagistes. Une histoire longue, passionnante, qui commence bien avant que le mot « paysagiste » n’existe.
- Dans Jardins d’ici, on parle souvent de plantes, de saisons, de sols, de biodiversité…
Mais aujourd’hui, j’aimerais prendre un peu de hauteur.
- Parce que le paysage ne commence pas au portail du jardin. Il commence bien avant. Dans la façon dont nos villes sont pensées, construites, organisées. Le paysage, à l’origine, n’est pas un projet. Il est un héritage.
- Un héritage façonné par l’agriculture, par les usages, par les croyances, par la nécessité de se nourrir, de se protéger, de circuler. Les premiers paysages sont des paysages vécus, modelés lentement, presque inconsciemment.
- Puis vient le temps de la mise en scène : les jardins persans, les jardins médiévaux clos, les jardins de la renaissance, les grands parcs classiques, où l’homme affirme sa maîtrise sur la nature. Le paysage devient symbole de pouvoir, de culture, d’ordre. Le roi commande et la nature obéit !
- Au XXᵉ siècle, tout s’accélère. Les villes grandissent, les populations se concentrent, et il devient urgent d’organiser l’espace pour se loger, travailler, circuler, et se reposer.
- C’est dans ce contexte qu’apparaît un texte fondamental : La Charte d’Athènes. Elaborée lors du IVᵉ Congrès international d’architecture moderne (CIAM) et publiée en 1957 par Le Corbusier.
- Un texte fondateur, ambitieux, visionnaire… mais aussi profondément révélateur des limites de son époque.
- La Charte d’Athènes, publiée en 1957 par Le Corbusier, aux Éditions de Minuit. Un texte visionnaire, ambitieux, mais parfois dérangeant, qui a profondément marqué l’urbanisme… et nos paysages.
- Aujourd’hui, en tant que paysagiste, je vous propose de revoir ces idées, d’en comprendre les intentions, d’en reconnaître les réussites…mais aussi les erreurs, pour imaginer ensemble un monde plus habitable, plus sensible, plus vivant. » Et puisque je vous parle de jardins sensibles, nous ferons le 28 janvier une émission dédiée aux hypersensibles et comment le jardin, la nature peut accompagner nos émotions nous aurons d’ailleurs la première invitée dans jardins d’ici pour nous parler de cette hypersensibilité et du bienfait de contact avec la nature… Peut-être une émission complémentaire à une émission passée de 2025, l’Émission 10 du 12 mars 2025, créer un jardin pour les enfants. Mais revenons à notre sujet : Urbanisme et paysages.
« L’urbanisme est l’expression de la vie collective. »
— Le Corbusier. La Charte d’Athènes. 1957.
- Cette phrase est essentielle. Elle nous rappelle que la forme de nos villes, et donc de nos paysages, dit quelque chose de la société que nous sommes… et de celle que nous voulons devenir.
- Aujourd’hui, en tant que paysagiste, il est essentiel d’apprendre de ces succès, mais aussi de ces erreurs, pour imaginer des paysages urbains réellement habitables.
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🏡 L’habitation et le paysage : Habiter n’est pas seulement se loger.
- Dans La Charte d’Athènes, Le Corbusier affirme que l’habitation est la fonction première de la ville. Il écrit que le logement doit garantir l’air, la lumière, le soleil et l’espace. Une idée révolutionnaire à l’époque, quand les villes industrielles étouffaient dans l’insalubrité.
Sur le papier, l’intention est louable.
- Séparer les immeubles, libérer le sol, faire entrer la lumière, ouvrir la vue sur le paysage… Le paysage devient alors un cadre de vie, une respiration autour de l’habitat.
- Mais dans la réalité, cette vision a souvent été appliquée de manière techniciste qui a donc tendance à privilégier la technique.
- Les grands ensembles ont surgi, posés dans des espaces verts standardisés, sans âme, sans usage réel, sans appropriation possible.
- Le paysage, réduit à une fonction hygiéniste, devient décor. On plante de la pelouse, quelques arbres, mais sans projet sensible, sans récit, sans lien avec les habitants. Or, habiter, ce n’est pas seulement occuper un logement.
- Habiter, c’est se sentir appartenir à un lieu. C’est reconnaître un arbre, un chemin, une vue. C’est pouvoir jardiner, s’asseoir, observer les saisons passer.
- Aujourd’hui, le rôle du paysagiste est justement de réconcilier l’habitat et le paysage vécu. Créer des espaces extérieurs qui ne soient pas résiduels, mais essentiels.
- Des paysages à hauteur d’homme, adaptés aux usages quotidiens, aux enfants, aux personnes âgées, bref, adapté à tout le monde et aux rythmes de la vie. Un vrai défi !
- Le paysage devient alors un prolongement de l’habitation, un espace commun qui crée du lien social, du bien-être, et même de la santé. J’ai d’ailleurs tendance à dire à mes clients que le jardin doit être une pièce de la maison, une prolongation de l’habitat, une véranda ouverte sur la nature, la plus belle pièce de la maison, un lieu de vie et de partage.
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🏖️ Les loisirs et le paysage : Le temps libre comme besoin vital.
- La Charte d’Athènes consacre un chapitre entier aux loisirs. Le Corbusier y reconnaît une avancée majeure : le droit au temps libre pour tous.
- Il considère que les loisirs doivent s’exercer dans des espaces dédiés, en lien avec la nature : parcs, équipements sportifs, plages, forêts urbaines.
Là encore, l’intuition est juste. Le paysage n’est plus seulement productif ou décoratif, il devient récréatif.
- Mais la séparation stricte des fonctions, habiter ici, travailler là, se divertir ailleurs a engendré des paysages spécialisés, souvent éloignés, parfois inaccessibles sans voiture. Et que dire de ces centres commerciaux qui s’emblent être des copiés collés de nos grandes villes ! ou de ces parcs d’attractions qui imite la nature sous de grandes coupoles de verre. Le loisir devient un déplacement, une consommation. On « va » dans la nature au lieu de la vivre au quotidien.
- En tant que paysagiste, nous savons aujourd’hui que le loisir le plus précieux est souvent le plus simple : Ce que l’on désir le plus, c’est du temps, mais c’est aussi ce que l’on a de moins. Et si ce temps qui nous manque n’était qu’une question de volonté ? Lâcher son téléphone, le mettre sur pause et marcher sous des arbres, observer un oiseau, s’allonger dans l’herbe, cultiver un potager, vous n’avez pas de place pour cela, il existe nombre de potagers partagés.
Le paysage de loisir moderne doit être diffus, intégré, proche. Il doit s’inviter dans les quartiers, les rues, les cours d’école, les toits, les friches reconverties.
- Un banc bien placé, un arbre fruitier, une prairie fleurie peuvent devenir des lieux de ressourcement aussi puissants qu’un grand parc. Il vous appartient peut-être le pouvoir d’imposer, le mot et peut-être un peut fort, mais au moins proposer à vos élus cette vision de votre cadre de vie, bien que certaines communes le font déjà, sur Seignosse, les lacs sont adaptés à la découverte et offre des balades bucoliques, La mairie de Capbreton à élaborer une charte de l’arbre et concours à la labellisation des villages fleuris pour sa deuxième fleurs. J’ai d’ailleurs contacté cette municipalité (Françoise AGIER) pour qu’elle puisse dans Jardins d’ici nous parler de de cette volonté de nous sensibiliser au patrimoine arboré. Car, si on récupère mieux, si on se repose mieux, si on vie mieux dans un paysage paysager, on y travaille aussi beaucoup plus sereinement.
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🏭 Le travail et le paysage : Réconcilier production et qualité de vie.
- Dans la vision de la Charte d’Athènes, le travail est une fonction distincte, rationnalisée, localisée dans des zones spécifiques. L’objectif est clair : efficacité, productivité, ordre.
- Mais cette vision a souvent conduit à des zones d’activités minérales, déconnectées du vivant, sources de stress et de fatigue. Or, le paysage joue un rôle fondamental dans le rapport au travail. Il influence la concentration, la créativité, le bien-être, la santé mentale. Même dans nos intérieurs, le pouvoir des plantes est très sous-estimé.
Zones artisanales, parcs d’activités, bureaux, tiers-lieux, espaces agricoles urbains.
Le paysage devient un outil de performance durable, mais aussi de dignité humaine.
- Réintroduire le végétal, gérer l’eau à ciel ouvert, l’eau c’est la vie, pourquoi la contraindre dans des canalisations enterrées ? Et pourquoi pas créer de l’ombre, bien sûr pour nos très chères voitures, mais surtout pour le repos des employés, un lieu convivial où ils pourront prendre leurs repas aux beaux jours, et soyons fous, accueillir la biodiversité… Ce sont des choix qui transforment profondément le rapport au travail.
- Le travail n’est plus seulement une contrainte d’espace, mais un moment de vie inscrit dans un paysage vivant. Et je vous parlé d’ombre pour nos chers voitures…parlons de circulation !
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🚗 La circulation, piétons, véhicules et paysage : Du flux à l’expérience.
- La circulation est sans doute l’un des aspects les plus controversés de la Charte d’Athènes. Le Corbusier prône une séparation stricte des flux : piétons d’un côté, véhicules de l’autre, pour plus de sécurité et de fluidité.
- Mais cette logique a souvent donné naissance à des infrastructures dominées par la voiture, fragmentant les paysages, éloignant les habitants, détruisant les continuités écologiques. Le paysage est devenu un obstacle à contourner, plutôt qu’un espace à traverser.
- Aujourd’hui, nous changeons de regard. La rue redevient un lieu de vie, pas seulement un axe de circulation. Aujourd’hui, on parle plus de circulation douce.
- Le paysagiste travaille sur les mobilités douces, les cheminements ombragés, les trames vertes qui elles font plutôt références aux milieu naturels encore nombreux dans notre région et les trames bleues plus axées sur les zones humides, étangs, canaux, rivières fleuves tout aussi nombreux, mais aussi à l’imperméabilisation des sols, les alignements d’arbres et leurs diversités avec un regard sur le futur et donc les changements climatiques.
- Marcher, pédaler, flâner…La circulation devient une expérience paysagère, sensorielle, apaisée, sensibles et durables. Quoique la cohabitation ne se fait pas sur un coup de baguette magique, pourtant, nous sommes tous, un jour piéton, un jour cycliste, un jour conducteur, il faut croire qu’à chaque expérimentation de déplacement est associé une humeur…Le paysagiste peut-il influencer l’humeur ? Peut-être, le débat est lancé.
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🍃 Urbanisme et paysage : une responsabilité collective.
- La Charte d’Athènes reste un texte fondamental. Elle nous a légué une vision forte.
- Elle a voulu remettre de l’air, de la lumière, de l’ordre dans des villes qui étouffaient.
- Elle a posé les bases d’une réflexion globale sur la ville moderne. Mais elle porte aussi les limites de son époque : une vision parfois trop rationnelle, trop segmentée, trop éloignée du vivant.
- Avec le recul, nous comprenons que la ville ne peut pas être pensée uniquement par fonctions, ni le paysage réduit à un simple décor vert entre des bâtiments.
- Aujourd’hui, l’urbanisme ne peut plus se penser sans le paysage. Et le paysage ne peut plus être réduit à un décor.
- Le paysage est un lien. Un lien entre les habitants, entre l’homme et le vivant, entre le passé et l’avenir.
- Le paysagiste est un passeur : entre le passé et l’avenir, entre la nature et la culture, entre les usages et les émotions. L’urbanisme doit redevenir une discipline du sensible.
Et le paysagiste a toute sa place dans cette réflexion.
- Imaginer le monde de demain, ce n’est pas faire table rase du passé, c’est accepter de regarder nos erreurs avec lucidité, mais aussi de s’appuyer sur nos réussites.
- Rendre le monde habitable pour tous, c’est accepter que le paysage ne soit pas un luxe, mais une nécessité, bien qu’évidement il à un coup, mais, c’est remettre aussi le paysage au cœur de nos décisions, non pas comme une contrainte, mais comme une chance. Ici, dans Jardins d’ici, nous continuerons à parler de plantes, de saisons, de jardins… Parce qu’en réalité, chaque jardin est une petite pièce du grand paysage collectif.
L a prochaine émission ?
le 21 janvier 2026, le sujet : êtes vous fan de Grouding ?
ou
Les questions fréquentes Urbanisme et paysages.
Le podcast de cette émission en cliquant sur le lien ci-dessous :
🎧 Jardins d’ici – Émission n°53
Urbanisme, paysage et paysagiste
Émission radio Jardins d’ici, animée par Loïc Bance, diffusée sur Côte Sud FM.
https://loicbance.canalblog.com/main-tag/emissions_radio_jardin_d_ici

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