- Les FAQ en 11 questions/réponses sur septembre au jardin.
- Préparer le jardin pour la rentrée.
- Les travaux passés : Août au jardin.
- Les travaux à venir. : Octobre au jardin.
- Comment profitez de son jardin en automne !
- Les bienfaits de l'automne pour votre jardin.
- Couleurs automnales, une invitation à la contemplation.
- Vous aimerez aussi lire.
Et nous voila dans septembre au jardin :
- « Ça y est, les vacances touchent à leur fin. Les cartables reprennent du service, les réveils sonnent un peu plus tôt... et même les jardins semblent regarder le calendrier en se disant : "Bon, les amis, on s'y remet !" Rassurez-vous, ici, pas de contrôle surprise, pas de punition, et encore moins de bonnet d'âne. Au jardin, la rentrée est plutôt une bonne nouvelle. La terre est encore chaude, les grosses chaleurs commencent à s'éloigner, et c'est sans doute l'une des plus belles périodes de l'année pour jardiner. »
Pourquoi septembre est un mois si important.
- « Si votre jardin avait reçu un bulletin de notes cet été, certaines plantes auraient décroché les félicitations du jury, d'autres un simple "peut mieux faire"... et quelques-unes auraient sans doute demandé un rendez-vous avec le paysagiste avant le prochain trimestre ! » et je vous aurais dit, que si l’on parle souvent du printemps comme de la saison idéale, en tant que paysagiste, je plante énormément entre septembre et novembre. Donc, au travail dès maintenant, si vous vous réveillez au printemps prochain c’est un peu tard pour obtenir les félicitations du jury !
- Si septembre est important, c’est que les conditions sont idéales, le soleil chauffe encore le sol, les nuits deviennent fraîches, l'évaporation diminue, les racines peuvent travailler tranquillement pendant plusieurs mois avant les fortes chaleurs de l'été suivant. Et il va falloir s’habituer à ces fortes chaleurs, donc, on anticipe ! Résultat : un arbre planté en septembre prend souvent plusieurs mois d'avance sur un arbre planté au printemps, surtout, si l’arbre ou l’arbuste en question a pour principale crainte la chaleur, il aura ainsi trois saison pleine, automne, hiver, printemps pour affronter son premier été.
- Pour faire une allusion à la coupe du monde de cet été, septembre est un peu le marché des transferts du jardin : on accueille de nouveaux végétaux, on change parfois la composition des massifs, et chacun cherche la plante qui fera la plus belle saison l'année prochaine.
Avant de courir acheter de nouvelles plantes, prenez quelques minutes pour observer votre jardin.
- Posez-vous quelques questions : Qu'est-ce qui a bien résisté à l'été ? Quelles plantes ont souffert ? Quels massifs paraissent vides ? Quels arbustes deviennent trop volumineux ? Où manque-t-il un peu d'ombre ?
- Cette observation vaut parfois bien plus que des heures passées dans une jardinerie. Le jardin nous montre lui-même ce qu'il faut améliorer.
Septembre, les plantations commencent.
- L'été vient de nous laisser un véritable bulletin scolaire du jardin. Quelles plantes ont obtenu les félicitations ? Lesquelles sont passées tout juste dans la classe supérieure ? Lesquelles ont complètement échoué ?
- Cette année, le jardin nous a imposé un double examen. Un hiver marqué par plusieurs épisodes de gel parfois inhabituels sur notre région, suivi d'un été très chaud et très sec. Certaines plantes que l'on croyait robustes ont montré leurs limites. D'autres, parfois plus discrètes, ont traversé ces deux saisons sans broncher. Avant de planter, observons le carnet de notes du jardin éditer par maitresse nature. C'est probablement la meilleure leçon de cette année : plutôt que de choisir une plante parce qu'elle est à la mode, observons celles qui réussissent réellement dans notre climat.
- Les arbres. Les plantes méditerranéennes. Même les pelouses peuvent être refaites maintenant, le sol encore chaud favorise une levée rapide des graines, les jeunes gazons souffrent beaucoup moins qu'au printemps, comme les arbres et arbustes décrit précédemment, la pelouse aura elle aussi trois saisons pleines pour s’installer, automne, hiver, printemps avant d’affronter le premier été qui sera son plus grand défi. Et à ce sujet, on me demande souvent quelles sont les plantes capables de résister aussi bien au froid qu'à la sécheresse, sachant qu’il n'existe pas de plante miracle, mais certaines cumulent de nombreuses qualités. Comme on est à la rentrée, je vous présente les premières de la classe !
- Micocoulier de Provence (Celtis australis), Chêne vert (Quercus ilex), Charme houblon (Ostrya carpinifolia), Févier d'Amérique (Gleditsia triacanthos), Arbre de Judée (Cercis siliquastrum).
- Arbousier, Laurier-tin, Éléagnus ebbingei, Pittosporum tobira,et donc Tobira nana aussi, Grenadier à fleurs, Myrte, Céanothe persistant (avec quelques précautions selon les secteurs).
- Gaura, Sauges arbustives, Nepeta, Achillée, Perovskia, Verbena bonariensis, Euphorbes méditerranéennes.
- Stipa tenuissima, Pennisetum alopecuroides, Miscanthus, Panicum, Calamagrostis.
Toutes ne résistent pas aux mêmes températures, mais elles présentent généralement un bon compromis entre rusticité et résistance à la sécheresse dans le Sud-Ouest, à condition d'être installées dans un sol bien drainé.
Septembre, le nettoyage du jardin... mais intelligemment.
- Après l'été, beaucoup de fleurs sont fanées, les tomates arrivent en fin de production, certaines vivaces fatiguent et on peut commencer à nettoyer... Mais pas à tout raser. Car, les fleurs fanées nourriront les oiseaux, les tiges creuses serviront d'abri aux insectes et les feuilles mortes protégeront le sol.
- Aujourd'hui, un jardin vivant est un jardin où l'on laisse aussi une place à la nature. Si c’est trop carré, ça ne peut pas tourner rond !
- Septembre au jardin, c’est aussi, Le grand retour des semis, les températures deviennent idéales et permettent de semer : mâche, épinards, radis, navets, laitues d'hiver, engrais verts, les engrais verts sont souvent oubliés, pourtant ils enrichissent naturellement le terrain, et en occupant l’espace il empêche la battance des sols et son compactage, Ils limitent les mauvaises herbes et améliorent la structure du sol.
- On a déjà parlé des pelouses un peu plus en amont dans cette émission, du moins pour leurs créations, mais pour les pelouses déjà installées ? L'été laisse parfois des traces, des plaques jaunes, des zones brûlées, des trous. Tout cela n’est pas trop esthétique au jardin !
- Septembre est le meilleur moment pour réparer tous ces petits dégâts de l’été, on défeutre, on scarifie on ressème, on apporte un peu de compost et d’engrais organique puis on laisse faire les pluies de l'automne.
- Après tout ce nettoyage, une question revient. Que faire de tous ces déchets ? Le compost reste la meilleure solution. Les feuilles, les fleurs, les braches bien broyées, les légumes, les tailles légères.
- Tout cela deviendra un excellent amendement. Et si vous n'avez pas de composteur, c'est peut-être le bon moment pour en installer un. Si vous êtes dans notre belle région, vous faite surement partie du secteur du SITCOM 40 pour les Landes. Réservez en ligne non seulement votre composteur, mais aussi un broyeur pour réduire votre volume de végétaux taillés et les rendent soit assimilables au compost ou vous en servir comme paillage. Pour info, composteurs et broyeurs sont gratuitement mis à disposition. Un site internet : sitcom40.fr
- Les récoltes continuent en septembre, pommes, poires, figues, raisins, noix et bien d’autres encore, mais septembre est aussi le moment de préparer la saison suivante. Pour ce faire, on retire les fruits malades, on ramasse ceux tombés au sol, on surveille les maladies, car, un verger propre passe beaucoup mieux l'hiver. Cette année peut nous apprendre beaucoup sur les variétés les mieux adaptées à notre région.
En septembre, on préparer la rentrée… du jardin.
- Comme une salle de classe que l'on remet en ordre après les vacances, le jardin d'ornement mérite un peu d'organisation, Eh oui, la rentrée ne concerne pas seulement les enfants, le jardin aussi retrouve un rythme.
- Comme un élève prépare ses cahiers avant la rentrée, le jardinier prépare son matériel avant l'automne. On range les outils et on en profite pour faire un point, Les outils sont-ils propres ? Les manches sont-ils encore solides ? Le manche de la bêche tient-il toujours ? Les gants sont-ils encore en état ? Le sécateur coupe-t-il correctement ? Un sécateur bien affûté vaut parfois mieux qu'un gros effort ! Pour info, moi, je suis passé au sécateur électrique… On nettoie les pots, on vérifie les systèmes d'arrosage, on programme les futurs aménagements.
- L'automne est souvent la meilleure période pour lancer un projet paysager, que ce soit une terrasse, une allée, une haie, un massif, une pergola et tout ce qui vous passe par la tête ! En pensant et en préparant maintenant ces aménagements, ils pourront être réalisés dans les meilleures conditions.
Le conseil du paysagiste en septembre au jardin.
- Septembre donne parfois envie de tout couper, c'est une erreur, les tailles sévères attendront l'hiver.
- Continuer à arroser comme en plein mois de juillet. En septembre, « normalement », les besoins diminuent.
- Apportez des engrais riches en azote aux arbustes : Ils produiraient de jeunes pousses qui risqueraient de souffrir dès les premiers froids.
- Ne regardez pas seulement votre jardin aujourd'hui, imaginez le au printemps prochain. Chaque plantation réalisée en septembre est un cadeau que l'on fait au jardin… et à soi-même et quelques heures de travail maintenant feront gagner beaucoup de temps au retour du printemps qui croyez moi, reviendra en 2027 !
- Même si j’évoque « déjà » 2027, septembre n'est pas la fin de la saison, c'est le début d'un nouveau chapitre, le jardin ralentit en surface, mais sous terre, les racines travaillent plus que jamais. Alors profitons de cette période douce pour préparer les mois à venir, car les plus beaux jardins ne se construisent pas au printemps, ils se préparent dès l'automne.
- Septembre est le moment idéal pour photographier son jardin. Les photos prises maintenant permettront de repérer cet hiver les espaces trop vides ou au contraire les plantations devenues trop denses.
- Alors non, la rentrée du jardin n'a rien d'une corvée. C'est même tout le contraire. On travaille sans transpirer autant qu'en juillet, on retrouve le plaisir de mettre les mains dans la terre, et chaque plantation réalisée aujourd'hui est une belle promesse pour le printemps prochain. Finalement, si toutes les rentrées pouvaient se passer comme celle du jardin, il y aurait sans doute beaucoup moins de monde à regretter les vacances ! »
- Cette année encore, le professeur Nature nous a donné une sacrée leçon. Entre un hiver plus froid que prévu et un été particulièrement sec, il nous rappelle qu'un beau jardin ne se construit pas contre le climat, mais avec lui. À nous maintenant de retenir la leçon... sans avoir besoin de passer le rattrapage au printemps prochain ! » Mais, dans le jardin, il n'y a ni bonnet d'âne, ni retenue le mercredi après-midi, le mercredi après midi c’est la récompense, c’est Jardins d’ici !
Et comme je vois que vous avez été assidues à mes propose de la rentrée de septembre au jardin, vous avez méritaient une image, une grande image. Je m’en vais vous conter une histoire que vous croyez peut-être connaître, mais la connaissez-vous vraiment ?
Suivez mois dans l'histoire extraordinaire de cette plante !
Mais avant cela, comment m’est venu l’idée de vous raconter ce récit ?
- Je suis comme vous, bien que professionnel du jardin, je craque hors saison, quelque fois sur une plant qui me fait un clin d’œil… Et ce fut le cas en ce mois trop chaud de juillet, un Bougainvillier ! Mais pas n’importe quelle Bougainvillier, le Bougainvillier Sweet Odyssée, le premier bougainvillier sans épines et qui de pus à un port arbustif contrairement aux autres Bougainvillier qui sont grimpants, mais surtout piquant. Ni une, ni deux, aussitôt vu aussitôt dans mon jardin à un endroit ou d’habitude je m’interdis d’installer un Bougainvillier, un passage au bord d’une piscine. Pour moi, paysagiste, concepteur de jardins, cette variété révolutionne l’emploi du Bougainvillier dans les jardins.
- Je ne vais pas vous faire l’article de cette plante, mais vous pouvez la découvrir sur mon site internet www.loic-bance.fr dans le menu : Actualité dans la rubrique plante star ou sur mon blog jardinage loicbance.canalblog.com barre de recherche Bougainvillier.
- Et donc, le Bougainvillier, surtout Odyssée, ma fait remonté l’histoire de la découverte du Bougainvillier ! La plante star de septembre, Le Bougainvillier, Le mystère du bougainvillier que je m’en vais vous raconter, une histoire de plantes, une histoire de bateau, une histoire de déguisement, une histoire d'une femme que l'Histoire a presque effacée… Et pourtant, sans elle, le bougainvillier qui illumine aujourd'hui tant de jardins n'aurait peut-être jamais connu un destin aussi extraordinaire. »
« Installez-vous confortablement... parce que cette histoire commence il y a plus de deux siècles. »
- Nous sommes en 1766, le roi de France, Louis croix V bâton XVI finance une expédition exceptionnelle. Un navire va faire le tour du monde. De grands voiliers… La Boudeuse et à leurs tête avec Louis-Antoine de Bougainville, à qui on attribuera forcément le nom du Bougainvillier.
- À bord se trouvent des marins, des officiers, des savants, des cartographes et un célèbre botaniste : Philibert Commerson. Sa mission ? Rapporter des plantes inconnues en Europe, des plantes ? des centaines et peut-être des milliers. Mais voilà, Commerson est malade, très malade et il lui faut un assistant, un homme solide, capable de porter les caisses, de grimper, de récolter, de sécher les plantes, d'écrire, d'observer. Un homme capable d’exécuter quelques dures besognes et sachant écrire, dessiner et former à la botanique ce n’est pas très courant à cette époque, mais il se trouve que Commerson à formé ce fidèle serviteur depuis déjà plusieurs années, et, tellement bien formé qu’il est devenu sont assistant. Un certain... Jean Barret. Enfin... C'est ce que tout le monde croit…
- Jean Barret... n'existe pas, ou plutôt... Jean est Jeanne. Une femme. À cette époque, les femmes n'ont tout simplement pas le droit d'embarquer sur les navires de la Marine royale. Commerson se voit donc refusé d’embarquer avec lui sa fidèle assistante, la seule formée pour faire de ses recherches un succès. Mais que faire, on ne désobéit pas au Roi de France ou alors au risque de perdre sa tête… D’ailleurs on ne répond plus après Louis XVI…ça a du coupé !
- Alors Jeanne prend une décision incroyable pour l’époque, elle coupe ses cheveux, elle s'habille en homme, Bandes très fort sa poitrine et elle embarque, discrètement, évitant les contacts dans ce monde d’hommes et la promiscuité de l’endroit. Pendant des mois… personne ne découvre son secret…
- Pendant que Bougainville explore le monde… Jean ou plutôt Jeanne sous les traits de Jean, explore les forêts, les montagnes, les rivages. Elle grimpe partout, elle récolte, elle presse les plantes, elle prépare les herbiers transportant parfois des dizaines de kilos d'échantillons. Sans elle, Commerson n'aurait jamais pu réunir une collection aussi exceptionnelle, d’autan qu’il a été cloué au lit du bateau à cause de son état de santé précaire. Les historiens estiment que plusieurs milliers de spécimens ont été récoltés durant cette expédition, grâce au travail conjoint de Commerson et de Jeanne Barret.
- Un jour...au Brésil...une liane attire leur regard. Des couleurs incroyables, rose, pourpre, magenta ou, orange selon les espèces. Ce n'est pas vraiment la fleur qui attire le regard, ce sont ses bractées, ces dernières feuilles colorés. Le botaniste comprend immédiatement qu'il tient quelque chose d'exceptionnel, cette plante recevra plus tard le nom de Bougainvillea, en hommage à Bougainville. Le nom du capitaine est devenu célèbre dans le monde entier. Celui de Jeanne est presque tombé dans l'oubli.
- Mais garder un tel secret pendant trois ans est impossible, lors d'une escale dans le Pacifique… probablement Tahiti, la véritable identité de Jeanne finit par être découverte. Les récits divergent sur les circonstances exactes de cette révélation, mais une chose est certaine : son déguisement ne pouvait durer éternellement. Elle est débarquée avec Commerson sur l’île de France, nous sommes en 1768, non, pas l’île de France actuelle, Paris, mais sur l’ancienne île de France plus connue aujourd’hui sous le nom de l’île Maurice. Commerson y meurt Cinq ans après en 1773. Jeanne, arrive à rentrer en France. Elle devient alors… la première femme connue à accomplir un tour du monde.

/image%2F1283448%2F20250820%2Fob_f08a8f_logo-facebook.png)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_046453_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)

/image%2F1283448%2F20250820%2Fob_27d48a_logo-instagram.jpg)
/image%2F1283448%2F20250227%2Fob_e31e7a_jardins-d-ici-le-replay-paysagiste-pay.png)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_9f7c55_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)
/image%2F1283448%2F20260814%2Fob_c1940e_paysagiste-pays-basque-paysagiste-land.jpg)