“Respirer… c’est un geste si naturel que l’on l’oublie.
- Et pourtant, l’air que nous respirons à l’intérieur de nos maisons est parfois plus chargé que celui de l’extérieur.
- Dans Jardins d’ici, nous avons déjà parlé des plantes dépolluantes. Nous avons créé une oasis verte à la maison.
- Mais aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin avec une invitée que vous allez découvrir dans cette émission la 63 de jardin d’ici.
- Mon invitée pour parler plantes dépolluantes… est-ce un mythe marketing ? Une vérité scientifique ? Ou une réalité plus subtile ? Mais elle va aussi nous présenter son activité, j’ai le plaisir d’accueillir Marion de Marion les Fleurs, une boutique de fleuriste installée au cœur de Saint-Martin-de-Seignanx, place Jean Rameau. Depuis 2018, Marion fait vivre fleurs et plantes au rythme des saisons : fleurs coupées majoritairement françaises, bouquets de fleurs séchées, compositions sous cloches, terrariums, kokedamas, plantes d’intérieur, cactus, orchidées… mais aussi des ateliers créatifs et des conseils précieux pour prendre soin du vivant chez soi.
- Aujourd’hui, avec Marion, nous allons parler d’un sujet bien présent dans Jardins d’ici : les plantes dépolluantes. Mythe ou réalité ? Quelles plantes choisir ? Et surtout… comment mieux respirer chez soi grâce au végétal ? et les conseils de Marion pour bien les choisir et les entretenir.
- Nous avions déjà parler de ce sujet, en 2025, le 28 mai – Plantes dépolluantes #1 : les polluants domestiques et les plantes alliées et également le 16 juillet – Plantes dépolluantes #2 : quelles plantes pour quelle pièce, mais aujourd’hui nous avons la chance d’accueillir une professionnelle du végétale et nous allons usés et abusés de ses conseils !
Mais avent cela, faisons connaissance avec :
Notre invitée Marion de la boutique Marion les fleurs.
Marion, peux-tu te présenter en quelques mots :
MARION :
- Oui ! Je m’appelle donc Marion, j’ai 32 printemps, je suis née à Pau sous une journée de neige. Je vis à Saint-Martin-de-Seignanx depuis 8 ans, je suis installée dans le coin depuis 10 ans, je suis fraîchement mariée et maman d’un petit garçon de 2 ans. J’ai suivi des études de sciences économiques, bac ES de l’époque, puis j’ai une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce/management et j’ai été acceptée suite aux concours à celle de Montpellier où je n’ai fait qu’un bref passage finalement… Je suis artisan fleuriste depuis 10 ans suite à une reconversion professionnelle. Et je tiens ma petite boutique depuis 8 ans, j’ai la chance d’employer depuis quelques années des salariés et je travaille en ce moment avec Cindy que j’embrasse !
Loïc :
Marion, comment est née l’aventure Marion les Fleurs ?
MARION :
- N’ayant pas trouvé mon compte dans mon premier choix d’étude, j’ai fait une petite pause pour me recentrer et essayer de trouver ma voix. Un beau matin, à peine éveillée dans mon lit c’est alors que j’ai eu flash : j’aime les couleurs, les saisons, la nature et j’ai toujours aimé faire pour vendre (je faisais des petits cosmétiques maison que je revendais de ci et là à des copains/copines !). L’évidence était là, je veux être fleuriste et ouvrir ma propre boutique. Je me suis aussitôt empressée de partager la nouvelle à ma maman qui était dans la cuisine ce matin-là et qui a été bien surprise par mon élan mais qui m’a de suite dit « Très bien ma chérie, vas-y! ». J’ai ensuite vérifié sur le terrain, avec des stages chez divers artisans fleuristes, que le métier me plaisait vraiment, car il est parfois quelque peu fantasmé… Et d’ailleurs j’en profite pour faire un gros bisou à tous mes confrères et consœurs fleuristes qui travaillent dur et avec engagement toute l’année, avec des produits frais et fragiles et qui font toujours au mieux pour satisfaire leur clientèle, c’est un très beau métier bien sûr mais un métier exigeant qui appelle une grande rigueur et une vraie passion pour les fleurs. Il y a beaucoup de préparations des végétaux avant d’obtenir un résultat, il faut d’abord préparer les fleurs à la mise à l’eau, bien les retailler avant de pouvoir les agencer entre elles notamment. C’était l’occasion de le dire et de soutenir notre artisanat ! Une fois les stages faits, j’ai pu passer un CAP fleuriste en 2016, grâce au CFPPA de Moïssac qui dispensait des formations pour adultes. J’ai ensuite effectué un remplacement d’une personne en congé maternité chez un fournisseur de fleurs, Rosedor à Saint-Pierre-d’Irube, où il y avait l’annonce d’un local commercial fleuriste à louer sur la commune de Saint-Martin-de-Seignanx. C’est comme cela que tout a commencé… fin 2017 !
Loïc :
Pourquoi ce choix de travailler en grande partie avec des fleurs françaises et de saison ?
MARION :
- Par logique avant tout. Les circuits courts nous permettent d’avoir des fleurs d’autant plus fraîches et de qualité. Le fait qu’elles soient de saison, sans être forcées, garantie aussi une meilleure tenue chez nos clients. Et par facilité aussi car maintenant je trouve qu’elles sont accessibles partout chez nos fournisseurs avec même des producteurs, des floricultrices et floricultureurs qui se déplacent directement dans les marchés au professionnel. Bravo et merci à eux de nous proposer toujours plus de choix et de beautés grâce à leurs fleurs. C’est un travail d’équipe.
Loïc :
Est-ce que tu sens un changement dans les attentes des clients depuis 2018 ?
MARION :
- Oui justement, je sens que nos clients sont de plus en plus sensibles à la saisonnalité des fleurs ou des plantes ! Ils nous demandent lors de leurs commandes ou leurs venues « Alors y a quoi qui poussent en ce moment ou qu’elles sont les fleurs de saison ? ». Et je sens aussi qu’ils se détournent quelque peu de la fleur coupée au profit de choses plus durables : des plantes, de la déco et aussi de la fleur séchée qui est très tendance !
Loïc :
Peux-tu nous raconter l’influence des saisons sur ton métier ? et qu’elle est ta saison préférée et pourquoi.
MARION :
- Je trouve d’abord que c’est une influence joyeuse et dynamisante. Car la Nature est en perpétuelle évolution et nous avec, j’adore accueillir chaque saison en boutique car avec elle c’est toujours le renouveau, de nouvelles variétés de fleurs, de couleurs et de plantes qu’on attendaient depuis l’année prochaine et puis ça fait du bien de changer tout simplement. D’ailleurs pour rappel, la saison des pivoines c’est en Mai et Juin, car on nous en demande toute l’année ! Et puis, chaque saison est aussi porteuse de dates clés car notre métier est grandement ponctué par les fêtes : Saint-Valentin, fête des mamies, Pâques, muguet, fêtes des mamans… pour le premier semestre de l’année entre Hiver et Printemps, qui nous occupe beaucoup et tant mieux. Viennent ensuite la saison estivale et le temps fort des mariages. Ensuite on ralentit le rythme avec la rentrée scolaire et l’automne pointe le bout de son nez avec ses couleurs chatoyantes et chaleureuses. Je crois que c’est le moment que je préfère, l’arrivée de l’Automne, la nature se met en repos et nous invite à faire de même pour se préparer à l’Hiver. Sentir l’énergie estivale passée m’apaise, le gros de l’année est aussi passée, il nous restera la Toussaint et Noël à fleurir et, nous travaillons un poil plus pour la Saint Isabelle ! Mais pour ma part, je crois qu’il convient de garder en tête surtout ce qu’on appelle Les Saints de glace, du 11 au 13 Mai, où on peut encore craindre une dernière gelée comme tu le sais, pour son calendrier de plantation. Ça, on le conseille très souvent à nos clients pour leurs plantations, même si nous vivons dans une région plutôt tempérée, cette année nous a montré que nous pouvons connaître des gelées plus fortes de temps à autre. Et pour les jours à fêter, sans aucun doute, ils jalonnent tout notre planning et on sait que ce sera des pics très nets d’activité. Pour te donner une idée, sur le week-end de la fête des mamans, nous réalisons un mois de chiffre d’affaires et donc un mois de travail en quelques jours seulement finalement ! De même pour la Toussaint, nous avons la chance d’être situé en ruralité où les traditions de fleurissement des tombes avec chrysanthèmes en bien ancrée. Pour Noël, on sait que ce sera le tunnel du 1 au 31 Décembre, un mois de grande activité entre la décoration de certaines vitrines, les ateliers à droite et à gauche, la livraison de sapin de Noël et la forte affluence en boutique.
Loïc :
J’ai «un peu» travaillé et je me suis bien sûr renseigné sur la boutique de Marion, et je vois bien que mon métier de paysagiste, même si je suis dans les plantes, fleuriste est un autre métier et comme je suis curieux, peux-tu donner quelques informations sur: Les compositions sous cloches, les terrariums, et les kokedamas, et ta boutique en particulier.
MARION :
- Avec plaisir ! Oui c’est un métier très complet, qui va de la fleur coupée avec toute sa préparation et ses divers aboutissements à la fleur séchée dont le travail est très différent en passant par les plantes et la décoration. Les fleuristes accompagnent leurs clients dans tous les moments marquant de leurs vies, nous proposons bien souvent beaucoup de créations uniques. Dans ma boutique, nous travaillons beaucoup la fleur séchée, oui sous cloche et d’ailleurs, elle se garde d’autant mieux et est plus à l’abris des poussières ! Nous créons aussi des terrariums tropicaux, avec des plantes vertes adaptées, ou désertiques avec des cactus ou plantes grasses, souvent cela rend une création très décorative car dans du verre et très facile d’entretien surtout pour les terrariums tropicaux clos avec un bouchon en liège où l’arrosage est très peu fréquent. Enfin, petite spécialité de la boutique, nous réalisons des kokedamas, qui est un art japonais. Koke signifie mousse et dama veut dire balle, littéralement balle de mousse. La plante évolue dans une sphère de substrats variés entouré de mousse des bois ou de fibre de coco. Nous avons créé notre propre recette suite à de nombreux essais et nous proposons aussi un petit service après-vente avec leur rempotage en un kokedama plus grand pour accompagner la croissance de la plante.
Loïc :
Et tu proposes aussi des plantes d’extérieurs, là c’est un peu plus mon domaine, peux-tu nous en dire un peu plus sur ce service. Et fais-tu des livraisons ?
MARION :
- Oui tout à fait, mais en toute humilité c’est plutôt de la petite plante d’extérieur que vous trouverez chez nous. En ce moment, on a des camélias, encore quelques bulbes de narcisses, les premiers œillets et j’ai aussi sélectionné les premiers kalanchoés, bégonias et cinéraire fleuris… Nous aurons bientôt des hortensias, rosiers, hibiscus… Nous effectuons des livraisons dans un rayon d’environ 20 kms de la boutique, c’est Cindy et moi qui les faisons alors il convient de nous contacter 24h/48h pour qu’on soit sûres de pouvoir assurer le service. C’est toujours un plaisir à faire en tout cas car on sait qu’on rend service à quelqu’un qui n’est pas forcément dans le coin mais qui tient à faire livrer des fleurs pour une personne qui lui ait chère. Pour les anniversaires nous sommes souvent sollicitées par exemple !
Loïc :
Une activité de fleuriste, fleurs coupées, fleurs sèches, plantes vertes d’intérieur, compositions sous cloches, terrariums, kokedamas, cactus, orchidées… mais aussi des ateliers créatifs en plus de cette activité de fleuriste. Peux-tu nous en parler, je pense qu’ils ont eux aussi comme les plantes une saisonnalité !
MARION :
- Oui tout à fait ! C’est aussi une particularité de la boutique. Nous proposons plusieurs dates d’atelier dans l’année, ateliers qui se passent en magasin sur différentes thématiques. Par exemple le prochain ce sera pour Pâques : Atelier parent enfant, en binômes, décoration florale d’un œuf de Pâques. On a souvent beaucoup de dates en périodes de Noël : couronnes er divers centres de tables. Nous animons aussi une fois par an un atelier de 35 personnes, plutôt un public d’enfant, sur le marché de Saint-Martin-de-Seignanx quelques jours avant Noël, l’atelier est offert par la municipalité ! Enfin, depuis quelques années, j’ai la chance d’animer plusieurs fois par an des ateliers dans une résidence autonomie et un Ehpad de Saint-Martin-de-Seignanx, j’adore faire ça et revoir les résidents au cours de l’année.
Les plantes dépolluantes.
Loïc :
On a fait « un peu » le tour de la boutique de Marion les fleurs, et si on parlait, bien sûr de plantes, mais de plantes d’intérieurs, de plantes dépolluantes.
J’aime à le rappeler, ça va sans le dire, mais c’est toujours mieux en le disant, Nous passons plus de 80 à 90 % de notre temps dans nos intérieurs, sans se soucier vraiment de l'air que l'on respire, nos maisons, appartements et bureaux sont des lieux ou les C.O.V (Composés Organiques Volatils) sont légion. Formaldéhyde, Xylène, Toluène, Benzène, Monoxyde de carbone et autres…
La meilleure dépollution commence par la réduction des sources de pollution, puis vient le végétal comme allié vivant.
Marion, as-tu une approche ou une démarche sur ce sujet dans ta boutique? Les clients sont-ils demandeurs ou est-ce toi qui leur donne l’information ?
MARION :
- Eh bien, déjà je note que beaucoup de personnes ne connaissent pas l’aspect dépolluant de certaines plantes et sont alors septiques quant à leurs bienfaits. Cela se comprend ! Mais j’avoue que comme la découverte a été faite par la NASA, ça leur donne de suite beaucoup plus de crédibilité. La NASA, pour qui la qualité de l’air dans des endroits qu’on ne peut pas aérer est cruciale, d’où la première étude avec les plantes. Depuis, les études se sont succédées et ont accrédité l’impact positif des plantes dans nos maisonnées. Et à l’inverse, pour le côté idées reçues, on pourrait penser qu’en installant quelques plantes voire une seule le tour est joué. Mais encore faut-il savoir les choisir, les placer et s’en occuper ce qui n’est pas toujours une mince affaire, j’espère pouvoir vous aider et vous conseiller.
Loïc :
Depuis les fameuses études de la NASA (menées en laboratoire dans les années 80), on sait que :
Oui, certaines plantes absorbent des COV. Mais en conditions réelles d’habitation, il faudrait énormément de plantes pour un effet mesurable. L’aération reste prioritaire. Comment perçois-tu cette question en boutique ?
MARION :
- Oui tout à fait, la première recommandation est l’aération quotidienne de nos intérieurs dont l’air, comme tu le rappelais sont bien souvent plus pollués que l’air extérieur. Sauf parfois en période d’alerte sur la qualité de l’air extérieur… C’est une question importante en tout cas, c’est une question de santé publique. Est-ce que les clients cherchent “une solution miracle” ? Eh bien je dirais que non, car très peu sont informés de l’usage de plante dépolluantes. Je sens qu’elles ont avant tout un attrait esthétique et décoratif, et il est vrai qu’elles sont très belles et qu’elles donnent de la vie à nos intérieurs. Souvent lors d’une vente d’une plante, je sens que l’argument « et vous savez, c’est en plus une plante dépolluante ! » fait mouche et suscite l’intérêt.
Loïc :
Quelles sont les plantes les plus demandées pour cet usage et lesquelles, toi, tu recommanderais particulièrement et pourquoi ?
MARION :
Je te propose de faire au préalable le point sur « comment ça marche ».
- Pour rappel, les plantes respirent, transpirent, se nourrissent des photons présents dans la lumière, des éléments contenus dans l’eau comme les sels minéraux et des éléments apportés par le sol ou le substrat si c’est une plante en pot. Le tour de magie des plantes c’est la photosynthèse, un processus au cours duquel la plante capte du gaz carbonique par ses feuilles et de l’eau via ses racines, la chlorophylle va ensuite transformer cela en glucose et oxygène dont elle rejette ce dernier par ses feuilles. Rien que par son processus naturel, la plante nous aide déjà à alléger notre intérieur en CO2. Et d’une manière complexe mais similaire, les plantes captent avec leurs feuilles certains produits toxiques volatils de nos intérieurs et les assimilent en les décomposant ensuite. Même si la photosynthèse est un programme du CAP fleuriste, il n’en est rien de l’aspect dépolluant des plantes. C’est bien dommage car, en magasin, nous en vendons beaucoup. Je me suis renseignée sur divers sites dans un premier temps puis grâce à un livre que mon amie Céline, la fleuriste de Ondres, m’a offert il y a quelques années. Je vous partage cette source « Mes plantes dépolluantes, pour un intérieur zen et frais » d’Ariane Boixière-Asseray et Geneviève Chaudet, publié aux éditions Rusticage editions. Je m’en suis servie pour préparer notre échange ! En tout cas, rares sont les clients qui viennent dans la démarche de purifier leur air intérieur avec les plantes. Mais si tel était le cas, je leur dirai déjà « Bonne nouvelle, vous en avez déjà sûrement chez vous ! ». Car en effet, la plus des grands classiques de nos plantes intérieures sont des plantes dépolluantes ! Comme par exemple l’anthurium, que je vous recommanderais facilement, qui est d’ailleurs parmi les plus efficaces dans le classement élaboré par la NASA pour l’élimination de l’ammoniac. De même le pothos et certains palmiers ou dracéna sont d’excellents alliés pour un air plus pur.
Loïc :
Est-ce qu’une plante dépolluante demande un entretien particulier?
MARION :
- Oui un petit peu, mais cela la en vaut la peine. Car pour que l’aspect dépolluant fonctionne, il est nécessaire que cette dernière soit en bon état de santé et soit donc bien entretenue… Déjà, bien choisir la place ! La plupart des plantes dépolluantes sont des plantes dites « vertes » qui requièrent un bel endroit lumineux pour bien se nourrir et s’épanouir. Jamais de Soleil direct cependant pour ne pas brûler les feuilles. Ensuite, respecter son besoin d’arrosage et ça, c’est plutôt du cas par cas… Toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins à ce niveau là et la température ambiante et le mode de chauffage ont un grand impact sur la transpiration de la plante et donc sur ses besoins en eau. Par exemple, l’anthurium dont on parlait tout à l’heure : beaucoup de lumière, pas de Soleil direct et arrosage environ 1 fois par semaine, possibilité de faire moins en Hiver et surtout le vaporiser régulièrement, 1 fois par semaine au moins, il a besoin de retrouver l’humidité de son atmosphère tropicale d’origine.
Loïc :
Peut-on concilier esthétique et efficacité ?
MARION :
- Oui tout à fait ! Après, c’est plutôt subjectif et une question de goût. J’aime beaucoup le palmier nain doré, un petit palmier, très facile d’entretien et tout mignon qui donne un côté exotique à un intérieur. Ce dernier peut trouver sa place dans une cuisine où une salle de bain. Tout à fait d’accord : Approche possible : augmentent légèrement l’humidité ambiante, captent des particules fines via le substrat, améliorent le bien-être psychologique, réduisent le stress (effet prouvé), favorisent la concentration. Ce n’est pas de la dépollution industrielle. C’est une écologie domestique douce.
Loïc :
Conseils pratiques pour les auditeurs : Quelles plantes, dans quelles pièces. On fait le tour de l’habitation…
MARION :
- La cuisine : Anthurium ou palmier nain doré.
- Le salon ou la salle à manger, généralement la pièce la plus vaste : spathiphyllum, pothos…
- La véranda : (le jardin d’hiver), pothos aussi, mais pas en dessous en 15 degrés, palmier nain doré, chlorophytum.
- La salle de bain : (la plus humide) : fougère néphrolepis / fougère de Boston
- La chambre à coucher : (Plantes CAM= Crassulacean Acid Metabolism" = Métabolisme Acide Crassulacéen) = dracena marginata ou chlorophytum
- La chambre de bébé : (Plantes SDE = Sans Danger pour les Enfants) : dracena fragrans
- Le bureau : (ondes) : Céréus péruvianus
Toujours avoir une source de lumière naturelle pour la plante.
Loïc :
Pour quelqu’un qui “n’a pas la main verte” ? Avec qu’elle plante démarrer ?
MARION :
- Pour débuter, je conseillerai le spathyphyllum, le céréus péruvianus, le pothos ou encore le chlorophytum qui sont à mon sens des plantes peu exigeantes et qui pardonnent assez facilement si on oublie de les arroser…
Loïc :
J’ai une fleuriste dans jardins d’ici, j’en profite pour avoir des conseils personnels qui j’en suis sûr seront aussi valables pour les auditeurs…. Je me posé les questions suivantes : Les fleurs coupées ont-elles un impact sur l’ambiance intérieure ? Les fleurs séchées ? (Moins d’humidité, mais présence symbolique forte) Les kokedamas et terrariums modifient-ils l’air ambiant ?
MARION :
- Oui je pense qu’un bouquet de fleurs coupées apporte naturellement du vivant, de la joie et des couleurs à nos intérieurs et qu’il participe à notre bien-être, il nous fait du bien visuellement et parfois son parfum nous fait voyager un peu ! Oui la fleur séchée je dirais que ce serait plutôt pour un côté déco, elles rencontrent un franc succès, elles sont souvent très colorées et nous offrent de la gaieté tout simplement. Sans grand entretien ! Pour ce qui est des terrariums, bien souvent ils sont clos, garnis de toutes petites plantes et par conséquent ils n’auront pas ou peu d’impact au niveau de la qualité de l’air! En ce qui concerne les kokedamas, nous utilisons souvent des plantes dépolluantes et elles participent donc de faite à la dépollution mais c’est à nuancé car ceux sont là aussi de petits gabarits.
Loïc :
Nous arrivons au terme de cette émission, peux-tu nous dire comment te joindre ou te contacter :
MARION :
- Oui bien sûr ! Nous sommes ouverts tous les jours, Mardi-Samedi 9h30-12h30/14h-18h30, Lundi 9h30-12h30/14h-18h et le Dimanche matin de 10h à 13h. Nous sommes présents sur Instagram, Facebook « Marion les fleurs » et nous avons un site internet « marionlesfleurs.fr. »
Loïc :
- Alors non… une plante n’est pas un filtre à air industriel. Mais elle est vivante. Elle respire. Elle transpire. Elle échange. Elle modifie imperceptiblement l’air… et profondément notre regard. Peut-être que la vraie dépollution commence là : dans la conscience que nous habitons un écosystème, même entre quatre murs. Merci à Marion, de Marion les Fleurs, de nous rappeler que chaque feuille est un geste de soin.
Et n’oublions pas : la meilleure plante dépolluante… reste celle dont on prend soin.”
Les 10 questions réponses sur les plantes dépolluantes.
La prochaine émission ?
Le 01 avril à 14h00 : Avril au jardin d'ornement, potager et fruitier.
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