Paysagiste pays basque Paysagiste conseil

14 octobre 2019

👨‍🌾 De grosses larves blanches dans mon jardin...par Paysagiste Pays Basque

Paysagiste pays basque et paysagiste Landes, j'ai souvent à répondre à cette question. j'en profite donc pour ce petit article sur ces grosses larves blanches dans le jardin...

larves blanches par paysagiste pays basque

 

#PaysagistePaysBasque

 

  • Si votre découverte de Jardinier s'accompagne de dégats visibles sur les végétaux différents d'un insecte, il y à fort a parié que vous êtes en présence du redoutable Hanneton...du moins de sa larve comme quoi il n'y à pas que les Pucerons, Mouches ou autres Chenilles comme Parasite.... Ce Ver blanc s'attaque aux plantes du jardin en se nourissant du systéme racinaire de nos plus beaux sujets. Ils peuvent défolier un arbre très rapidement. Selon l' Infestation, une Haie peut dépérir en un temps très court.Il est également redoutable et redouté sur le Potager.
  • Les Jardiniers, connaissent et redoute ces Hannetons. Ce Grand Prédateur  peut ravager nombre de plantes suivant son appetit, il peut s'attaquer au Fruitiers  ou tout arbres et arbustes d'ornements en passant pas les graminées. De pllus, son Cycle de vie lui permet de reste une à plusieurs années dans le sol en compagnie de vos Racines, du moins celles de vos plantes sans parler des Tubercules.
  • Si votre découverte ne s’accompagne pas de dégâts visibles sur vos Cultures, il vous faudra reconnaître l'intrus: Allié ou ennemis?
  • En effet il existe deux larves blanches présentent en grands nombre dans nos jardins.

 

Comme Paysagiste conseils auprès des particuliers, j'imagine toujours un jardin en pensant aux attaques possibles sur les végétaux. N'hésitez pas à varier ces derniers afin d'éviter la monoculture favorisant la déperdition d'une même espèce végétale si cette dernière est sensible à un prédateur.

N'hésiter pas à cliquer sur: Comment je pense un jardin.

hanneton adulte par paysagiste pays basque                  

L'Hanneton et la Cétoine.

                                         

cetoine adulte par paysagiste pays basque

 

 

  • Le premier, à ce Stade larvaire, cause des dégats sur les Racines des plantes , mais le deuxiéme et un allié qui se nourrie de débris de végétaux en décomposition et favorise donc le compostage donc améliore votre Compost à son stade Larvaire.

 

                                                                                   

Comment les reconnaître:

cetoine par paysagiste pays basque  

  • Si la taille et supérieure à 20mm, a coup sur c'est un hanneton future Coléoptère, si il est inférieur le doute est permis. Observer alors la tête de l'intrus, si elle est minuscule à l'extrémité d'un corps boudiné, c'est une cétoine. Si elle est brune, plus grosse sur un abdomen mieux dessiné c'est une larve d'hanneton.

hanneton par paysagiste pays basque

                                                                                       

Comment la combattre:

  • Le travail des sols au printemps permet de découvrir et de réguler les larves d'Hanneton et d'autres Ravageurs notamment par la mise à jour des Oeufs résultat d'autres insectes Femelles qui ont réussi à Pondre en évitant les Pièges. Vous éviterez ainsi l' Éclosion du Ravageur.
  • Vous popuvez les rammasser à la main et les disposer dans une assiette dans le jardin...La table est mise pour ses prédateurs naturels: moineaux, corneilles, piverts, hérissons...

 

 

taupe par paysagiste pays basque

 

  • Autres prédateurs des larves Nuisibles à différents stades , mais aussi du jardin...faut-il tolérer les taupes? Qui se régalent de nos indésirables Coléoptères...

 

  • Les insecticides du sols, sont redoutables et pas seulement pour les Insectes Parasites , mais pour toute la vie dans nos substrat, oublié les d'autan plus que vous ne devriez pas les trouver dans vos jardineries car interdit depuis 2018 du moins pour les particuliers et si il vous reste un vieille Insecticide, ne l'utilisé pas, ramené le dans votre déchéterie et opter pour la Lutte biologique par nématode.
  • Vous opter pour une lutte Biologique,  appliqué par arrosage des Nématodes qui parasiteront les larves et provoqueront leurs disparitions.

 

nématode par paysagiste pays basque

 

 Bon jardinage à tous!

 

Loïc BANCE Paysagiste conseil auprès des particuliers.

Paysagiste-Bayonne-Loic-BANCE-Paysagiste-conseil-gratuit-aupres-des-particuliers


07 octobre 2019

Octobre en poème: Paysagiste Pays Basque.

Les soleils d'octobre: 

Paysagiste-Pays-Basque-octobre-en-poeme


Aux jours où les feuilles jaunissent,
Aux jours où les soleils finissent,
Hélas ! nous voici revenus ;
Le temps n’est plus, ma-bien-aimée,
Où sur la pelouse embaumée
Tu posais tes pieds blancs et nus.

L’herbe que la pluie a mouillée
Se traîne frileuse et souillée ;
On n’entend plus de joyeux bruits
Sortir des gazons et des mousses ;
Les châtaigniers aux branches rousses
Laissent au vent tomber leurs fruits.

Sur les coteaux aux pentes chauves,
De longs groupes d’arbustes fauves
Dressent leurs rameaux amaigris ;
Dans la forêt qui se dépouille,
Les bois ont des teintes de rouille ;
L’astre est voilé, le ciel est gris.

Cependant, sous les vitres closes,
Triste de la chute des roses,
Il n’est pas temps de s’enfermer ;
Toute fleur n’est pas morte encore ;
Un beau jour, une belle aurore
Au ciel, demain, peut s’allumer.

La terre, ô ma frileuse amie !
Ne s’est point encore endormie
Du morne sommeil de l’hiver…
Vois ! la lumière est revenue :
Le soleil, entr’ouvrant la nue,
Attiédit les moiteurs de l’air.

Sous la lumière molle et sobre
De ces soleils calmes d’octobre,
Par les bois je voudrais errer !
L’automne a de tièdes délices :
Allons sur les derniers calices,
Ensemble, allons les respirer !

Je sais dans la forêt prochaine,
Je sais un site au pied du chêne
Où le vent est plus doux qu’ailleurs ;
Où l’eau, qui fuit sous les ramures,
Échange de charmants murmures
Avec l’abeille, avec les fleurs.

Dans ce lieu plein d’un charme agreste,
Où pour rêver souvent je reste,
Veux-tu t’asseoir, veux-tu venir ?
Veux-tu, sur les mousses jaunies,
Goûter les pâles harmonies
De la saison qui va finir ?

Partons ! et, ma main dans la tienne,
Qu’à mon bras ton bras se soutienne !
Des bois si l’humide vapeur
Te fait frissonner sous ta mante,
Pour réchauffer ta main charmante
Je la poserai sur mon cœur.

Et devant l’astre qui décline,
Debout sur la froide colline,
Et ton beau front penché sur moi,
Tu sentiras mille pensées,
Des herbes, des feuilles froissées
Et des bois morts, monter vers toi.

Et devant la terne verdure,
Songeant qu’ici-bas rien ne dure,
Que tout passe, fleurs et beaux jours,
A cette nature sans flamme
Tu pourras comparer, jeune âme,
Mon cœur, pour toi brûlant toujours !

Mon cœur, foyer toujours le même,
Foyer vivant, foyer qui t’aime,
Que ton regard fait resplendir !
Que les saisons, que les années,
Que l’âpre vent des destinées
Ne pourront jamais refroidir !

Et quand, noyés de brume et d’ombre,
Nous descendrons le coteau sombre,
Rayon d’amour, rayon d’espoir,
Un sourire, ô ma bien-aimée !
Jouera sur ta lèvre embaumée
Avec les derniers feux du soir.

 

Auguste Lacaussade

Paysagiste-Bayonne-Loic-BANCE-Paysagiste-conseil-gratuit-aupres-des-particuliers

04 octobre 2019

👨‍🌾 Paysagiste Bayonne: Octobre au jardin.

#PaysagisteBayonne

Paysagiste-Bayonne-Octobre-au-jardin

Octobre est bon, s'il est de saison.
A la Saint Luc, il faut semer que la terre soit dure ou molle.
Beau temps à la Saint-Denis hiver pourri.
En octobre tonnerre,vendange prospère.
#PaysagistePaysBasque
 

C'est un mois de transition important.

L'arrière saison est souvent très belle, et l'on se croit parfois encore en été. Et d'un coup, sans prévenir, à la faveur d'une nuit claire et sans vent, on se retrouve un beau matin d'octobre avec un jardin tout blanc de gelées. Le thermomètre qui affichait encore 15° la veille, a du mal à remonter ces 4° au dessous de zéro.
Mieux vaut prévenir que guérir.
 

Au jardin d'agrément:

  • Rentrez vos espèces les plus frileuses, sans oublier vos boutures du mois dernier.
  • Maintenez une température aux alentours des 10°.
  • Nettoyez vos massifs et allées, c'est le moment de planter vos bulbes à fleurs de printemps.
  • N'oubliez pas de mettre en terre vos bisannuelles.
  • Arrachez et rentrez dans un endroit à l'abri du gel vos rhizomes,tubercules et bulbes récupères dans votre jardin.
  • Plantez vos vivaces, sans oublier de les arroser même si il pleut.
  • Comme dit le poète, ramassez les feuilles mortes à la pelle. Pour ce faire, plusieurs solutions:
  • Soit vous êtes un adepte du compost, et là pas de problèmes vous pouvez vous en donner à cœur joie.
  • Soit vous vous découvrez une âme de cantonnier et faites brûler vos feuilles en vous réchauffant dans votre jardin. Attention aux incendies et à la fumée qui pourrait gêner votre voisinage ou une voie automobile proche.
  • Vous pouvez aussi vous en servir pour protéger vos plantes en les épandant à leurs pieds pour éviter au gel de descendre trop bas dans le sol.
  • Continuez à planter vos arbustes persistants, et surtout vos conifères.
 

Au potager:

  • Le moment des dernières récoltes est venu, vos tomates finiront de mûrir à l'intérieur.
  • Vous pouvez encore planter des radis noirs, carottes, navets, et betteraves.
  • C'est le moment des fraises! pas des fruits hélas, mais des plants à mettre en terre et surtout à protéger de l'hiver.
  • Vous aviez peut être planté des pommes de terres. Alors vous avez aussi du les ramasser. Protégez votre récolte, surtout si l'endroit de stockage est susceptible d'atteindre les 3 ou 4 degrés.

Pour vos fruitiers:

  • La cueillette,se poursuit jusqu'à la fin du mois.
 
 Paysagiste-Bayonne-Loic-BANCE-Paysagiste-conseil-gratuit-aupres-des-particuliers-Octobre-au-jardin

 

 

Besoins d’infos, de conseils, ou d’idées pour l’aménagement de votrejardin, balcon, terrasse :Loïc BANCE.  Conseils en aménagement extérieurs. www.loic-bance.fr

23 septembre 2019

👨‍🌾 Paysagiste Bayone : Le Lotus.

Lotus

Jujubier (Zizyphus lotus).

#PaysagisteBayonne

 

 Paysagiste Bayonne l'histoire des plantes, les mythes et légendes les entourant mes passionne autant que leur utilisations...Mais les deux sont-elles dissociées ?

 En savoir Loïc BANCE.

  

Dryope-Lotus-Paysagiste-Bayonne

 

Chez les auteurs Grecs et Latins, le Lotus désigne tantôt  un arbre, un arbrisseau, une herbe ou une plante aquatique.

Ovide raconte ici la métamorphose de Dryope.

 

Ovide: Les métamorphoses.

Livre neuvième

(325-394)

-

Iole1, raconte à Alemène, l’aventure de sa sœur, Dryope2 qui eut un fils de son union avec apollon.

Dryope était la plus célèbre par sa beauté parmi les femmes d’Oechalie3 ; le dieu qui règne sur Delphes4 et sur Délos lui avait déjà ravi sa virginité par la violence, lorsque Andrémon la reçut en mariage. Il passait pour avoir trouvé le bonheur dans cette union.

Il est un lac dont les bords en pente douce rappellent les rivages inclinés de la mer et sont couronné de myrtes à leur partie supérieure. Dryope s’y était rendue sans se douter de sa destinée ; ce qui te paraitra plus révoltant, c’est qu’elle allait offrir des couronnes aux nymphes et qu’elle portait, doux fardeau pour ses bras, un enfant qui n’avait pas encore accomplit sa première année et quelle nourrissait de son lait tiède et bienfaisant.

Non loin du lac, un lotus6, amis des eaux, était couvert de fleurs dont l’éclat rappelait la pourpre de Tyr, promettant autant de baies nouvelles.

Dryope en avait cueilli quelques-unes, quels voulait donner à son enfant pour l’amuser ; je me disposais à l’imiter (car j’étais avec elle), quand je vis des gouttes de sang tomber de ces fleurs et leurs tiges s’agiter, secoués par un frisson.  C’et, en effet, comme nous l’apprirent enfin des paysans, mais trop tard, la nymphe lotis, fuyant les approches obscènes de Priapre, avait quitté sa forme première, sans changer de nom, pour prendre celle de cet arbre.

Ma sœur n’en avait rien su ; épouvanté ; elle veut revenir sur ses pas et s’éloigner des nymphes qu’elle était venue adorer ; mais ses pieds avaient pris racines et adhéraient à la terre ; elle lutte pour les en retirer, mais elle ne peu mouvoir que le haut de son corps ; l’écorce monte lentement du bas, enveloppe peu à peu ses deux aines. A cette vue, elle porte la main à ses cheveux et cherche à les arracher ; sa main se remplit de feuilles ; des feuilles couvraient toute sa tête.

Le petit Amphissos (tel était le nom que lui avait donné Eurytus, son aïeul) sent que le sein maternel se durcit et, malgré ses efforts, le lait n’arrive plus jusqu’à sa bouche. Je voyais s’accomplir devant moi cette destinée cruelle sans pouvoir te porter secours, ô ma sœur ; autant que mes forces me le permettaient, j’essayai de retarder par mes embrassements les progrès du tronc et des rameaux ; j’ai même souhaité, je l’avoue, d’être enfermée sous la même écorce.

Voilà qu’arrivent cherchant dryope, son époux Andrémon et son malheureux père ; au lieu de cette dryope qu’il cherchaient, je leur montre un lotus ; Ils couvrent de baiser le bois encore tiède ; prosternés sur les racines de cet arbre chéri, il le serre entre leurs bras. Tu n’avais plus rien ô ma sœur bien-aimé, qui ne fut d’un arbre, si ce n’est le visage ; des larmes arrosent les feuilles nées de son corps ; tandis que sa bouche peut encore livrer passage à sa voix, elle exhale ces plaintes dans les airs :

« Si les malheureux sont dignes de foi, non, je le jure par les dieux, je n’ai point mériter ce monstrueux traitement ; je suis châtiée sans être coupable. J’ai vécu dans l’innocence ; si je mens, puissé-je me dessécher et perdre le feuillage qui me couvre, puissé-je tomber sous les coups de la hache et finir dans les flammes !

Mais au moins enlevez cet enfant aux rameaux maternels, confiez-le à une nourrice ; permettez que je le vois souvent allaiter sous mon arbre, que sous mon arbre il vienne souvent jouer. Quand il pourra parler, faite qu’il me salue au nom de mère, qu’il dise tristement : Ma mère est caché sous ce tronc. Mais qu’il craigne les étangs, qu’il se garde de cueillir les fleurs des arbres, que dans toutes leurs tiges il s’attende à trouver des corps divins.

Adieu, cher époux, et vous aussi, ma sœur, mon père ; si vous m’aimez, protéger mon feuillage contre les blessures de la serpe tranchante et contre les morsures des troupeaux. Puisqu’il m’est interdit de me pencher vers vous, dressez-vous vers moi, venez recevoir mes baisers, tandis qu’on peut encore toucher mes lèvres ; levez jusque-là mon enfant. Je ne puis en dire d’avantage ; déjà une tendre écorce s’allonge sur mon cou blanc et ma tête disparaît sous une cime. Ecartez vos mains de mes yeux ; il est inutile que vous me rendiez les derniers devoirs, laissez l’écorce qui monte fermer mes yeux mourants. »

Sa bouche cessa en même temps de parler et d’existe ; longtemps après sa métamorphose, ses branches nouvelles conservèrent la chaleur de son corps.

 

 

  

1/Dans la mythologie grecque, Iole, (du grec ιολε) fille d'Eurytos, roi d'Œchalie, et sœur de Déionée et d'Iphitos.

2/Le récit d'Ovide est assez différent du mythe : demi-sœur d'Iole « sœur » (et donc fille d'Eurytos, roi d'Œchalie).

3/ Œchalie ou Oichalia (en grec ancien Οἰχαλία) est le nom d'une cité de Grèce antique dont l'emplacement n'est pas bien connu.

4/ Delphes (en grec : Δελφοί, ancien : Delphoí, moderne : Delfí) est le site d'un sanctuaire panhellénique, situé au pied du mont Parnasse, en Phocide, où parlait l'oracle d'Apollon à travers sa prophétesse, la Pythie.

5/ Délos (en grec moderne : Δήλος) est l'une des îles des Cyclades, en Grèce. Minuscule (3,5 km2), aride, inhabitée depuis longtemps. Dans la partie basse se trouvait jadis un lac sacré d'eau douce, aujourd'hui à sec.

6/Ce lotus, tel qu’il est décrit plus bas, est un arbre en général identifié avec le jujubier. Lotis est un exemple de nymphes qui fuient les amours d’un dieu.

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👨‍🌾 Arbre à Encens par Paysagiste Bayonne

Arbre a Encens.

Libanos, Libanötos (gr.)

Boswellia carteri Birdwood

 

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Légère faille de l'esprit ou peut s'engouffrer l'inquiétude.

Comment être sûr que tout cela est fabuleux et seulement fabuleux, alors que d'obscures terreurs réveillées tressaillent au fond de notre âme?

A trop regarder, on risque de trop voir, mais comment ne pas regarder?

 

D'après Ovide les métamorphoses Livre IV Leucothoé et Clytie.

 

Leucothoé

 

Métamorphose de Leucothoé fille du roi Orchamos en arbres à encens, suite à ces amours avec Apollon le dieu solaire.

 

  • Sous le ciel de l’Hespérie(1) sont les pâturages des chevaux du soleil ; au lieu de gazon ils y trouvent l’ambroisie (2) ; elle nourrit leurs corps fatigués par leur service journalier et leur rend les forces pour un nouveau travail. Tandis que dans ce séjour ses coursiers se repaissent du céleste aliment et que le tour de la nuit est venu, le dieu pénètre dans la chambre de celle qu’il aime, sous les traits d’Eurynome, sa mère ; au milieu de douze servantes, il voit Leucothoé, à la clarté des lampes, étirer des fils qu’elle égalise en faisant tourner ses fuseaux. Donc, après lui avoir donné des baisers comme une mère à sa fille chérie : « Il s’agit d’un secret, dit-il ; servantes, retirez-vous et n’enlevez pas à une mère le droit de parler seul à son enfant. »
  • Elles avaient obéi ; le dieu, resté sans témoins dans la chambre : « Je suis, dit-il, celui qui mesure le cour de l’année, celui qui voit tout et par qui la terre voit tout, l’œil du monde. Crois-moi, je t’aime.
  • Leucothoé tremble ; dans son émoi, sa quenouille et ses fuseaux, échappant à ces doigts, sont tombés à terre. La crainte même rehausse encore sa beauté ? Sans plus attendre, son amant a repris sa véritable forme et sa splendeur ordinaire ; alors la jeune fille, quoiqu’effrayée par cette apparition soudaine, vaincue par l’éclat du dieu, cède à sa violence, sans faire entendre aucune plainte.
  • Elle éveilla la jalousie de Clytie (3), pour qui le soleil avait eu une passion jusqu’à la sans bornes ; excitée par sa colère contre sa rivale, Clytie publie partout l’adultère et, dans des termes calomnieux le dénonce au père de Leucothoé (4)0
  • Celui-ci, cruel, impitoyable, repousse les prières de sa fille ; elle a beau tendre ses mains vers les feux du soleil et dire : « il m’a fait violence ; ma volonté n’y était pour rien » ; le barbare l’enferme dans une fosse profonde et il entasse au-dessus un lourd monceau de sable.
  • Le fils d’Hypérion(5) le disperse avec ses rayons ; il t’ouvre ô nymphe, une issue, par où ton visage enseveli pourra faire jour ; mais non, tu ne pouvais déjà plus lever la tête, d’où la vie avait fui sous le poids de la terre ; tu n’étais plus qu’un corps exsangue, étendue sans mouvement. Le dieu à qui obéissent de rapides coursiers n’avaient jamais vu, dit-on, de spectacle plus douloureux, depuis que Phaèthon avait été frappé de la foudre. Par la puissance de ses rayons il essaie de rappeler dans ces membres glacés la chaleur de la vie ; mais le destin s’oppose à de si grands efforts ; alors il répand un nectar odorant sur le corps et sur la sépulture ; après de longues plaintes, il s’écrie : « Malgré tout, tu monteras dans les airs. » Aussitôt, imprégné du nectar céleste, le corps s’amollit et baigne la terre de son parfum ; à travers la glèbe, où elle a poussé peu à peu ses racines, lève une tige d’encens, dont la pointe brise le tombeau (6).

 

Notes:

(1)    Dans l'Antiquité, le terme Hespérie (en grec ancien Ἑσπερία / Hespería) désignait la contrée à l'ouest la plus proche du lieu où l'on en faisait la mention. Ainsi l'Hespérie désignait en général l'Italie, si l'on se mettait du point de vue de la Grèce, mais aussi parfois la péninsule Ibérique, si l'on prend celui de l'Italie.

(2)    Dans la mythologie grec l’ambroisie est une substance divine : ambrósios, « immortel, divin, qui appartient aux Dieux ».

(3)    Une des Océanides, fille d'Océan et Téthys.

(4)    Au lieu de permettre à Clytie de regagner l'amour  du dieu solaire, la mort de Leucothoé ne lui rapporta que le ressentiment de celui-ci. Désespérée, elle s'assit nue sur les rochers et y demeura durant neuf jours, sans eau ni nourriture, tournée vers le soleil, suivant du regard la course du char de son bien-aimé. Jaunie et brunie par son éclat, elle se change alors en...ceci sera la prochaine histoire !

(5)    Hyperíôn, « celui qui est au-dessus » est un Titan, fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), il épouse Théia, sa sœur, dont il a trois enfants : Hélios (le Soleil), Séléné (la Lune) et Éos (l'Aurore). Hypérion est alors le « Soleil au zénith». Il représente le feu du Soleil et devient par conséquent l'équivalent d'un Dieu Primordial, comme son frère aîné, Océan. (Hésiode, Théogonie).

(6)    L’encens qu’est devenue Leucothoé fournit une résine qu’on brûlait dans les sacrifices.

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👨‍🌾 Paysagiste Bayonne : Peuplier.

#PaysagisteBayonne.

Aigéros (gr), Populus nigra, Populus nigra L. (Salicacées)

Métamorphose en peuplier 
des Héliades: Phaéthuse, Lampétie et Phabè . Nom Grec qui rappellent tous l'éclat du soleil.


 D'après Ovide les métamorphoses Livre II Les Héliades.

 

Paysagiste Bayonne l'histoire des plantes, les mythes et légendes les entourant mes passionne autant que leur utilisations...Mais les deux sont-elles dissociées ?

 

En savoir plus Loïc BANCE.

 

 

Paysagiste-Bayonne-peuplier-metamorphose

 


Légère faille de l'esprit ou peut s'engouffrer l'inquiétude.

 

  • Comment être sûr que tout cela est fabuleux et seulement fabuleux, alors que d'obscures terreurs réveillées tressaillent au fond de notre âme?

A trop regarder, on risque de trop voir, mais comment ne pas regarder?

Voici son histoire 

  • Après que Paéthéon demanda au soleil comme signe de sa tendresse de lui laisser la faveur de conduire son char à travers les cieux, ce dernier malgrès les conseils de son pére le soleil, ne pu tenir les cheveaux qui s'emportent en mettant au passage le feu à l'univers. Sur la plainte de la terre embrasée, Jupiter le foudroie; son corps, précipité sur les bords de lEridan, y est enseveli par ses soeurs.La commence notre histoire:

 

  • Clymène l'Océanide, mère des Héliades et de Paéthéon, après avoir exhalé toutes les plaintes que devait lui inspirer une telle catastrophe, en deuil, éperdue, déchirant son sein, parcouru tout l'univers; elle chercha d'abord le corps inanimé de son fils, puis ses ossements. Elle les trouva enfin, mais ensevelis sous une terre étrangère; la elle se prosterna et, ayant lu son nom, elle arrosa le marbre de ses pleurs et le réchauffa de sa poitrine découverte.
  • Les Héliades ne sont pas moins désolées; elles offrent à la mort de leur frère le vaint tribu de leurs larmes; elles se frappent la poitrine de leurs mains, et comme si Phaéthon pouvait entendre leurs plaintes lamentables, nuit et jour elles l'appellent, étendues au bord de son tombeau. Quatre fois la lune entre ses cornes rapprochées avait rempli son disque; et elles, suivant leur habitude (car le temps en avait fait une habitude), elles avaient poussé des cris de désespoir.
  • L'une des soeurs, Phaéthuse, l'aînée, qui voulait se prosterner sur la terre, se plaignit que ses pieds etaient devenus rigides; en s'efforçant d'aller juqu'à elle, la blanche Lampétie fut tout à coup retenue par une racine; la troisième voulait s'arracher les cheveux et ses mains détachent des feuilles de sa tête; l'une gémit de voir ses jambes immobilisées sous la forme d'un tronc, l'autre de voir ses bras changés en longs rameaux.
  • Tandis qu'elles s'étonnent, l'écorce enveloppe leurs cuisses; par degrés elle emprisonne leur ventre, leur poitrine, leur épaule et leur main; seule restait encore libre leur bouche, appellant leur mére. Et que pourrait faire leur mére, sinon courir ça et là, ou la méne l'emportement de sa douleur, et, pendant qu'il en est temps, unir ses baisers à ceux de ses filles? C'est trop peu encore: elle essaie d'arracher leurs corps aux troncs qui les eferment et elle brise avec ses mains les rameaux tendres; mais il en sort comme d'une plaie, des gouttes de sang: "arrête, je t'en conjure; c'est notre corps que tu déchires dans un arbre. Et maintenant, adieu"
  • L'écorce avait gagné leur visage sur ces dernières paroles. De là coulent les larmes que distillent leurs jeunes rameaux, ces gouttes d'ambre, durcie au soleil, que reçoit le fleuve limpide et qu'il renvoie aux jeunes femmes du Latium pour qu'elles en fassent leur parure*

La réction du pére de Phaéthon (le soleil) dans Ovide livre II 366-394 Cygnus.

 

*Note:

Dans l'antiquité, l'ambre était considéré comme une substance d'origine végétale qui suintait du tronc de certain arbres? Son assimilation aux "pleurs du peuplier" provient peut-être d'une confusion du peuplier noir avec certaines espèces de peupliers (comme Populus balsamifera L.) dont les bourgeons hivernaux sont couverts d'une résine à l'odeur balsamisue.

 

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👨‍🌾 Paysagiste Bayonne : Jacinthe.

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Paysagiste-bayonne-Jacinthe

Et pourtant quel est mon crime ? A moins que l’on puisse dire que c’est un crime de jouer, un autre crime d’aimer.

 

Jacinthe.

Hyacinthos (gr.), Hyacinthus, Hyacinthus orientalis L. (Liliacées)

 

Dans la mythologie grecque, Hyacinthe est un jeune homme d'une grande beauté? de son sang naît une fleur.

 (en grec ancien Ὑάκινθος / Huákinthos)  , aimé d'Apollon et de Zéphyr. Il trouve la mort accidentellement ; 

 

Voici son histoire 

 

Ovide. Les métamorphoses. Livre Dixième, 206-216.

 

Toi aussi, fils d’Amyclas1, Phébus t’aurais placé dans les cieux, si les destins contraires le lui eussent permis. Pourtant ils t’accordent d’une autre manière l’immortalité ; autant de fois le printemps chasse l’hiver et le Bélier succède au poisson pluvieux, autant de fois te renait et fleurit dans le gazon verdoyant. Mon père t’a chéri entre tous et Delphes, centre du monde, fut privé de son dieu tutélaire, quand il fréquentait pour toi les bords de l’Eurotas et Sparte sans remparts ; il ne se soucie plus de sa lyre ni de ses flèches ; oublieux de lui-même, il ne se refuse ni à porter tes filets, ni à tenir tes chiens, ni à t’accompagner sur les sommets d’une montagne escarpée ; une longue habitude de ta présence entretien sa flamme.

Déjà le titan était presque au milieu de sa course, à égale distance entre la nuit qui vient et la nuit écoulée ; ils se dépouillent de leurs vêtements ; puis, tout brillant du suc de l’huile onctueuse, ils s’apprêtent à se mesurer en lançant un large disque. Le premier, Phébus, après l’avoir balancé dans sa main, l’envoie à travers les espaces de l’air, ou, il fend de tout son poids les nuées qu’il rencontre sur son passage. Longtemps après, cette lourde masse retombe sur la terre, prouvant à la fois la force et l’adresse du dieux.

Aussitôt l’imprudent enfant du Ténare2, emporté par l’ardeur du jeu, accourt pour ramasser le disque ; mais la dure surface de la terre, renvoyant le coup qui l’a frappé du haut des airs, le fait rebondir, ô Hyacinthe, sur ton visage.

L’enfant a pâli ; le dieu, non moins pâle que lui reçoit son corps défaillant ; tantôt il essaie de le ranimer ; tantôt il étanche son affreuse blessure, ou bien il y applique des herbes pour retenir son âme qui s’enfuit. L’art est impuissant, la blessure inguérissable.

Si dans un jardin bien arroser on vient à briser des giroflées, des pavots, des lis dressant leurs jaunes étamines, ils se flétrissent aussitôt, penchent leurs têtes languissantes, et, incapables de se soutenir, tournent leurs fronts vers la terre ; ainsi le visage d’Hyacinthe mourant s’incline ; son cou, que la force abandonne est à lui-même un fardeau et tombe sur son épaule.

« Tu péris, enfant de l’Obalie3, enlevé à la fleur de l’âge, dit alors Phébus ; je vois ta blessure qui m’accuse. Tu es ma douleur et mon forfait ; il faut inscrire sur ta tombe que ma main t’a tué ; c’est moi qui suis l’auteur de ta mort. Et pourtant quel est mon crime ? A moins que l’on puisse dire que c’est un crime de jouer, un autre crime d’aimer. Que ne puis-je, comme je le mérite, mourir avec toi ! puisque la loi du destin me l’interdit, tu seras toujours présent à ma pensé et ma bouche fidèle ne cessera point de répéter ton nom. En ton honneur retentiront mes chants et ma lyre vibrant sous ma main, fleur nouvelle ; tu rappelleras mes gémissements par un mot que tu porteras écrit sur toi.

Un temps viendra où un vaillant héros ( Ajax) prendra lui aussi, la forme de cette fleur et ou son nom se lira sur les mêmes pétales. »

Tandis que ces mots s’exhalent de la bouche d’Apollon, voilà que le sang, qui, en ce répandant sur la terre, avait coloré l’herbe, cesse d’être du sang ; plus brillante que la pourpre de Tyr, une fleur apparaît, qui ressemblerait au lis, si elle n’était pas vermeille et le lis argenté. Ce n’est point assez pour Phébus (car c’est de lui que venait cet hommage) ; il rappelle lui-même ses gémissements par un mot qui se lit sur les pétales : La fleur porte l’inscription AI AI4, lettres funèbres tracées par le Dieu AI AI4

Sparte ne rougit pas d’avoir donné le jour à Hyacinthe ; maintenant encore il y est en honneur ; chaque année y reviennent les Hyacinthies, qu’on doit célébrer suivant le rite antique par des pompes solennelles5.

  

Note :

1 Amyclas, fils de Lacédémon et de Sparté, est le fondateur e la ville d’Amyclées sur le fleuve Eurotas.

2 Le cap Ténare (en grec moderne : Ακρωτήριο Ταίναρο / Akrotírio Ténaro), aussi connu sous le nom de cap Matapan, est un cap du Péloponnèse, situé à l’extrême sud de la péninsule du Magne, en Laconie. Il baigne la mer Méditerranée à l'est et au sud, tandis que la mer Ionienne le borde à l'ouest. C’est le point le plus méridional de la Grèce continentale.

Il était considéré par les Anciens comme une des entrées des Enfers

 

3 L’Oebalie est la Laconie, nommée d’après le roi mythique Oebalos. On pourrait comprendre que Hyacinthe est fils d’Oebalos, mais, selon la généalogie la plus courante, celui-ci est le neveu d’Hyacinthe.

 

4 Les lignes ressemblant aux lettres AIA qui figurent sur le pétale inférieur de la fleur rappelle les initiales de son nom, et pourraient être aussi un culte à la végétation par la réinterprétation d’une de ses divinités. Elle aurait besoin du soleil pour donner naissance aux fleurs du printemps, qui se dessèchent quand celui-ci devient trop ardent. Le disque qui causa la mort de Hyacinthe symboliserait le danger du soleil.

 

5 Hyacinthies : Fête célébré en mai à Amyclées en l’honneur du héros d’Apollon.

 

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👨‍🌾 Le chêne par Paysagiste Bayonne.

 Paysagiste Bayonne l'histoire des plantes, les mythes et légendes les entourant mes passionne autant que leur utilisations...Mais les deux sont-elles dissociées ?

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Erysichthon-le-chene-Paysagiste-bayonne

 

 

S’il est un arbre qui aujourd’hui encore force le respect c’est bien le Chêne.

Nombre de mythes, légendes et autres comptes jalonne nos écrits, sans qu’il soit toujours possible de connaître l’espèce précise.

 

D'après Ovide. Les Métamorphoses: Livre VIII 725-753

 

Erysichthon :

Malédiction   d’Erysichthon.

  • (Mnestra) La fille d’Erysichthon, fils de Tropias, avait les mêmes pouvoirs que Proté1, celui de se métamorphoser successivement en plusieurs figures. Tantôt jeune homme, tantôt lion ; un jours sanglier furieux, un autre serpent…
  • Son père, Erysichthon, était assez fou pour mépriser la puissance des dieux et pour refuse de brûler des parfums sur leurs autels. On dit même qu’il avait profané un temple de Céres3, une hache à la main, et porté un fer sacrilège sur ses antiques ombrages. La s’élevait un chêne immense, au tronc séculaire, entouré de bandelette, de tablettes commémoratives et de guirlandes, témoignages de vœux satisfaits. Souvent à son ombre les Dryades 2 menèrent leurs dance joyeuses ; souvent aussi, les mains entrelacées, elles se rangèrent en cercle autour du tronc et il leurs fallait quinze brasses pour avoir la mesure de sa masse énorme ; il dépassait les autres arbres autant que les autres arbres dépassaient l’herbe qui croissait sous leur ombre.
  • Mais rien ne put empécher le fils de Triopas d’y porter le fer ; il ordonne à ses serviteurs de couper au pied ce chêne sacré et, voyant qu’ils hésitent à accomplir son ordre, le misérable arrache à l’un d’eux sa cogné e il s’écrie : « Quand il serait cher à la déesse, ou mieux encore, quand il serait la déesse elle-même, il va toucher terre de sa cime verdoyante. » Il dit et son arme balancée assène à l’arbre des coups obliques ; aussitôt le chêne de Déo 3 tressaille et pousse un gémissement ; en un instant ses feuilles et ses glands commencent à pâlir et la même pâleur envahit ses longues branches. A peine que la main sacrilège a-t-elle fait une blessure dans le tronc que l’écorce fendue laisse échapper du sang ; ainsi, quand un énorme taureau choisi pour victime s’est abattu devant les autels, le sang jaillit de son coup déchiré.
  • Tous les assistants sont saisis de stupeur ; l’un deux ose mettre obstacle à cet attentat et retenir la hache barbare. Le Thessalien jetant sur lui les yeux : « reçoit lui dit-il, la récompense de ta pitié. » A ces mots, il tourne son fer de l’arbre contre l’homme et lui tranche la tête ; puis il revient porter au chêne de nouveaux coups ; alors du milieu du chêne s’éleva une voie qui disait : « Je suis sous ce bois qui me cache, une nymphe très chère à Cérès ; je te prédis en mourant que le châtiment de tes forfaits approche et c’est ce qui me console de quitter la vie. » Erysichthon poursuit l’exécution de son crime ; enfin ébranlé par des coups sans nombre et tiré par des cordes, l’arbre s’abat, écrasant sous son poids une grande partie des ombrages voisins.

 

 

La Faim8 :

  • Les Dryades sont consternées de cette perte qui les frappe en même temps que la forêt ; toutes, pleurant leur sœur, vêtues de noire, elles vont trouver Cérès et lui demande le châtiment d’Erysichthon. Celle-ci fait un signe d’assentiment et le mouvement de sa tête admirable ébranle les guérets4 chargés de lourdes moissons. Elle invente une sorte de châtiment qui eût excité la pitié en faveur du coupable, si ces crimes l’avaient rendu indigne de toute pitié ; livrer son corps aux tourments ravageurs de la faim. La déesse ne peut se rendre elle-même au prés de ce monstre (car les destins ne permettent pas que Cérès et la Faim se rencontre) ; alors elle appelle une divinité des montagnes, une rustique Oréade5 et lui adresse ces paroles : « Il est, à l’extrémité de, la Scythie6, un lieu glacial, un pays désolé, une terre stérile, sans moissons, sans arbres ; là habitent le Froid qui engourdit, la pâleur, le Frisson et la Faim toujours à jeun. Ordonne à celle-ci de pénétrer dans le sein criminel du sacrilège ; quelle ne se laisse pas vaincre par l’abondance des aliments et quelle lutte avec moi jusqu’à ce quelle triomphe de ma puissance ; il ne faut pas non plus que la longueur du voyage t’effraie ; prend mon char, prend mes dragons, que tu gouverneras avec le frein dans les hauteurs du ciel. »  Elle les donne aussitôt. La nymphe, montée sur le char que lui a donné Cérès, traverse les airs ; elle arrive en Scythie et là, sur le sommet d’une montagne glacée (on l’appelle le Caucase), elle débarrasse du joug le cou des dragons ; elle cherche la Faim ; elle la voit dans un champ pierreux, qui arrachait aves ses ongles et avec ses dents quelques rare brin d’herbe. Elle avait les cheveux hérissés, les yeux caves, le visage pâle, les lèvres blanchies par une bave infecte, la gorge enrouée ; à travers sa peau dure on aurait pu voir ses entrailles ; ses os décharnés perçaient sous la courbe de ses reins ; du ventre elle n’avait que la place ; sa poitrine semblait suspendue comme si elle ne tenait qu’à la claie de l’épine dorsale. La maigreur avait fait ressortir ses articulations, le tour de ses genoux était enflé et ses talons formaient au-dehors une énorme saillie. Dès que la nymphe l’a aperçue de loin (car elle n’a pas osé l’approcher), elle lui rapporte le message de la déesse. Elle ne s’arrête qu’un instant ; elle se tient à distance et elle venait à peine d’arriver, déjà pourtant elle croit sentir les atteintes de la faim. Alors, ayant tourné brides, au milieu des espaces célestes, elle ramène les dragons en Hémonie7.
  • La Faim, quoique toujours contraire à l’œuvre de Cérès, exécute ses ordres ; transportée par le vent à travers les airs jusqu’à la demeure indiquée, elle entre sans tarder dans la chambre du sacrilège, quelle trouve plongé dans un profond sommeil (car il était nuit) et elle l’étreint entre ses deux bras ; elle se communique à lui par son haleine ; elle lui remplit de son souffle le gosier, la poitrine, la bouche et elle répand dans les veines vides du dormeur le besoin de la nourriture. Après s’être acquittée de sa mission, elle abandonne ce monde fécond et retourne dans sa demeure misérable, dans les champs qui lui sont familiers.
  • Le doux sommeil caressait encore Erysichthon de ses ailes bienfaisantes ; le malheureux, sous l’empire d’un rêve, cherche des aliments, il agite en vain ses mâchoires, fatigue ses dents sur ses dents, tourmente son gosier trompé par une nourriture imaginaire et, au lieu d’un repas, dévore sans profit l’air impalpable. A peine a-t-il chassé le sommeil qu’il est pris d’un besoin furieux de manger, qui tyrannise son gosier avide et ses entrailles sans fond. Sur le champ il demande qu’on lui apporte ce que produisent la mer, la terre et les airs ; devant sa table chargée de mets il se plaint qu’on le fait jeûner ; au milieu des plats qu’on lui sert il en cherche encore d’autres, ce qui pourrait suffire à des villes, à tout un peuple, ne suffit pas à un seul homme ; plus son estomac englouti et plus augmente ses désirs. Comme la mer reçoit dans son sein les fleuves de toutes la terre sans apaiser sa soif et absorbe les cours d’eau des contrées lointaines ; comme le feu dans sa violence, qu’aucun aliment ne rebute, consume d’innombrables pièces de bois, toujours plus avide à mesure qu’on lui donne plus de matériaux, d’autant plus vorace qu’ils sont plus abondants ; ainsi la bouche de l’impie Erysichthon avale et réclame en même temps tous les mets ; toute nourriture l’excite à en vouloir davantage ; il fait sans cesse le vide en lui à force de manger.

 

 

Mnestra9 :

  • Déjà, pour satisfaire sa faim et pour remplir jusqu’au fond le gouffre de son ventre, il avait diminué son patrimoine ; mais il n’avait pas diminué sa faim cruelle ; la flamme de sa gloutonnerie insatiable subsistait aussi ardente. Enfin, quand il eut jeté tout son bien dans ses entrailles, il lui restait une fille, digne d’un autre père. Dans sa détresse il la vend aussi ; mais elle est trop fière pour accepter un maitre. Tendant ses mains au-dessus de la mer voisine : « Arrache-moi à mon maitre, dit-elle, toi qui eut le privilège de me ravir ma virginité. » C’était en effet Neptune qui avait eu ce privilège. Il ne rejette pas s prière ; son maître qui la suivait, venait encore de la voir devant lui, quand le dieu la revêt d’une forme nouvelle ; il lui donne les traits d’un homme et le costume propre à ce qui pêchent le poisson. Son maître la regarde : « Ô toi, dit-il, qui cache sous une petite amorce tes hameçons de bronze, toi qui manies adroitement le roseau, puisse tu trouver la mer toujours calme et sous les eaux le poisson toujours crédule ! Tout à l’heure une femme vêtue d’un habit grossier, les cheveux en désordre, était là, debout, sur cette côte ; je l’y ai vue moi-même ; dis-mois ou elle est ; car ces traces ne vont pas plus loin. » La jeune fille comprend que la protection du dieu a eu un heureux effet ; ravie qu’on lui demande à elle-même où elle est, elle répond à la question en ces termes : « Qui que tu sois, pardonne-moi ; je n’ai pas détourné les yeux de ces eaux profondes et mon attention est restée fixée sur mon travail. Pour dissiper tes doutes, j’atteste le dieu des mers : puisse-t-il m’aider dans mon métier comme il est vraie qu’excepté moi il n’a paru depuis longtemps sur ce rivage ni un homme, ni une femme ! » Son maître la croit ; il s’en retourne en foulant le sable sous ses pas et s’éloigne, victime de la ruse ; la jeune fille reprend sa forme première.
  • Alors, voyant que la petite fille de Triopas10 avait le don de se métamorphoser, son père la vend plusieurs fois à des maîtres différents ; changée tantôt en cavale, tantôt en oiseau, un jour en bœuf, un autre en cerfs, elle leur échappait et fournissait à l’avidité paternelle des aliments acquis par la fraude. Mais quand l’excès de la souffrance, ayant consumé tout ce qui lui servait de matière, donna une pâture nouvelle à son horrible maladie, Érysichthon se mit à déchirer lui-même ses propres membres à coup de dents ; l’infortuné nourrit son corps en le diminuant.

 

 

NOTES :

1 Dans la mythologie grecque, Protée (en grec ancien Πρωτεύς / Prôteús, de l’égyptien Prouti) est une divinité marine, mentionnée en particulier par Homère dans l’Odyssée comme « Vieillard de la Mer » et gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Il est doté du don de prophétie et du pouvoir de se métamorphoser. « Il représente à la fois le feu magique dompté et le magicien lui-même. »

2 Les dryades sont, dans la mythologie grecque, trois nymphes, des déesses mineures liées aux chênes en particulier, et aux arbres en général. Le nom de dryades fut plus tard utilisé pour désigner les figures divines présidant au culte des arbres et de la forêt. Elles sont généralement considérées comme des créatures très timides qui se montrent rarement.

3 Déo est la forme dorienne (dialecte du grec ancien) du nom de la terre. Complété par le mot méter, la mére, il donne le nom de Déméter-Cérès.

4 désignait des terres plusieurs fois labourées.

5 Dans la mythologie grecque, les oréades (en grec ancien Ὀρεάδες, de ὄρος / óros, « montagne »), orestiades, ou encore orodemniades sont les nymphes des montagnes et des grottes. Parmi elles figure la plus connue : Écho.

6 Steppes Nordiques : Pour les Grecs et les Romains, le monde dans lequel évoluent les tribus scythes est marqué par le froid et la neige : Homère parle d'une terre froide, Hérodote du ciel neigeux ; Ovide d'un monde de glaces éternelles et de mer gelée.

Ce contact avec le climat continental déstabilise les auteurs méditerranéens, peu habitués aux vents. Lucien signale que les invocations des Scythes se font souvent « par le fer et par le vent ».

 

7 L’Hémonie est l’ancien nom de la Thessalie. partie septentrionale de la Thrace ; elle s’étendait entre le mont Hémo ou Costignazzo, la Mariza, jusqu’au Pont-Euxin. Andrinople, Anchilaüs & Nicopolis en étaient les lieux principaux.

 

8 La Faim, divinité, est fille de la Nuit. Virgile la place aux portes des Enfers, et d'autres sur les bords du Cocyte. D'ordinaire, on la représente accroupie dans un champ aride, où quelques arbres dépouillés de feuillage ne présentent qu'un ombrage triste et rare ; elle arrache avec ses ongles quelques plantes infertiles.

 

9 Mestra ou Mnestra est un personnage de la mythologie grecque. Elle intervient dans la légende de son père Érysichthon telle que la raconte Ovide.

Son père après avoir offensé la déesse Déméter est puni d'un appétit insatiable. Après avoir vendu tous ses biens pour s'acheter de la nourriture, il vendit sa fille, mais celle-ci implore Poséidon de lui éviter l'esclavage. En effet, le dieu lui est dévoué pour lui avoir pris sa virginité. Il la transforme en homme et habillée en pêcheur, elle s’échappe de chez son maître. Son père la vend de nouveau, et à chaque fois elle se transforme (en jument, en vache, en oiseau, en cerf...) et son père peut continuer à acheter de la nourriture.

 

10 Triopas est un demi-dieu, roi de Thessalie. Il est le fils de Poséidon et de Canacé la fille d'Éole de Phthie. Il est le père d'Érysichthon et d'Iphimédie.

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18 septembre 2019

🖌Paysagiste Ahetze 6421. Un jardin des dessins.

Dessins de jardins pour présentation projet au client.

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Le plus beau des jardins...Le vôtre!

  • Pour moi, paysagiste Pays Basque, toutes les demandes d'aménagement de jardins, terrasses, balcons ou autres font l'objet du même traitement . Petits ou grands jardins sont étudiés de la même manières. Petits ou grands budgets également.
  • Il est vrai que ce principe demande un peu de temps pour l'exécution des croquis, mais le jardin mérite que l'on prenne ce temps pour réaliser le plus beau des projets... Le vôtre !

Des croquis pour un jardin réussi !

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13 septembre 2019

🍂 BRF Broyage au jardin Paysagiste Pays Basque

Le Broyage : BRF.

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Au départ, pour broyer, il vous faudra un broyeur…La PALLISSE me guette….mais si vous le souhaitez un peu d'info à mon sujet. concernant mon activité de Paysagiste conseil auprès des particuliers sur le Pays Basque et le Sud des Landes.

Mais revenons au broyage et plus particuliérement au BRF.

Broyage-BRF-Paysagiste-Pays-Basque

  • Un broyeur, d’accord mais quel broyeur ?
  • Gros, petit, électrique ou thermique ?
  • Broyer du 23mm, du 40, 80, 100 ou plus ?

Vous l’aurez compris, seule la tâche à accomplir vous guidera dans ce choix. Sans négliger le prix d’achat d’un tel appareil.

N’oubliez pas qu’une location est également possible.

 

 

Pourquoi Broyer :

Le broyage consiste à réduire en copeaux vos déchets issus de taille des végétaux de votre jardin.

Broyage-BRF-Paysagiste-Pays-Basque-résultat

 

Tout d'abord cella va vous permettre de limiter le volume de vos déchets verts et de faciliter ainsi le transport de vos déchets de coupe et de taille. De plus, certain pourront être réutilisé sur place.

Certains végétaux sont à proscrire pour leurs utilisations dans le jardin.

 

  • Rosiers
  • Fruitiers
  • Résineux

Contentez-vous de les réduire pour faciliter leurs transports en déchèterie.

 

Quelle utilisation dans mon jardin :

Broyage-BRF-Paysagiste-Pays-Basque-utilisation

Le broyage peut être utilisé de différentes manières suivant le temps que vous consacrer à votre jardin.

  • Si vous êtes du genre pressé, utilisez le broyage pour pailler directement le pied de végétaux afin de limiter les mauvaise herbes et de garder l’humidité du sol.
  • Si vous consacrer plus de temps à votre jardin, le broyage pourra faire partie des matières à ajouter à votre composteur en plus du paillage.
  • Si vous êtes dans l’air du temps et avez du temps à consacrer à votre jardin, toutes les techniques ci-dessus sont possibles. Mais vous pouvez en plus expérimenter le BRF (Bois Raméal Fragmenté) à condition de respecter certaines prescriptions.

Cette technique encore expérimental venant du Canada, consiste à régénérer le sol en favorisant la création d’humus, à l’image du fonctionnement naturel d’une forêt.

 

Attention :

 

  • Comme le paillage, le BRF peut créer un appauvrissement du sol en azote du moins dans un premier temps. Ce phénomène est dû à la grande consommation d’azote des champignons responsable de la dégradation de vos copeaux. Afin d’éviter une Faim d’azote, un apport de fertilisant peut s’avérer utile.
  • Seule les bois raméal (jeune bois sans feuillage) doit servir dans le BRF, donc en automne. Incorporer votre épandage au printemps par simple griffage du sol.

 

Broyage-BRF-Paysagiste-Pays-Basque-Loic-BANCE

Loic BANCE. Paysagiste conseil auprès des particuliers.

Pays Basque et Sud des Landes.

0669106726

banceloic@gmail.com